Une fable touchante qui raconte une histoire tragique d’amour et de jalousie dans le monde des forains. Anthony Quinn est inoubliable en forain brutal, incapable de comprendre ses propres sentiments pour la bouleversante et maltraitée Gelsomina. Oscar du meilleur film étranger.
Un beau moment de cinéma, un grand moment de cinéma. A partir d'une histoire toute simple, celle de deux vagabonds sans le sou, Fellini arrive à vivifier la mise en scène (de beaux plans et une musique touchante). Deux pauvres artistes, deux âmes en peine qui vont tout partager sur la route. Gelsomina est une fille attachante qui a un charme enfantin la rendant adorable comme tout ; et Zampano bien que colérique on sent qu'il refoule ses sentiments envers Gelsomina en jouant la carte de l'ignorance et de l'agressivité verbale (d'ailleurs il le regrettera bien plus tard. La dernière scène sur la plage avec un Anthony Quinn rongé par la tristesse est émouvante). Comment parler de La strada sans mentionner la direction d'acteur qui est des plus impressionnantes ! Anthony Quinn et Giulietta Masina sont excellents, mais pas juste excellent mais excellent avec un grand E.
Un des plus beaux films de l'histoire du cinéma. Interprétation magistrale de la part d'Anthony Quinn comme de Giuletta Masina. Film "culte", comme la musique du film....
Un chef-d'œuvre !!! J'ai eu la chance de le voir au cinéma (dans le cadre scolaire) et ce film est une très bonne surprise !! Le casting est génial (coup de cœur pour Giulietta Masina), la réalisation et le scénario sont exceptionnels... "La Strada" déborde de beauté et d'humanisme, et séduit grâce à son aspect humoristique et dramatique. Indispensable.
Premier film de Fellini que je découvre, "La Strada" est un petit bijou rempli de poésie, de tendresse et d'humanisme, à aucun moment le cinéaste ne pose un regard cruel sur ses personnages et il évite toujours le pathos malgré la triste situation de Gelsomina, qui va de malheurs en malheurs, forcée de suivre le brutal Zampano interprété avec charisme par Anthony Quinn qui impose sa stature et sa voix face à Giulietta Masina, toute frêle avec son visage tout rond et innocent. L'histoire est simple mais touchante et en artiste libre et poète, Richard Basehart vient compléter le casting de ce film inoubliable.
C'est avec La Strada que Federico Fellini connaîtra son premier succès international, oeuvre dans laquelle il met en scène le parcours d'une jeune fille vendue par sa famille très pauvre à un lutteur de foire.
À partir de ce point de départ, le cinéaste italien dresse le portrait de ces deux personnages où il opposera la brutalité et force de Zampano à l'innocence et fragilité de la jeune Gelsomnia. Deux visions qu'il n'hésite pas à pousser vers la caricature pour mieux en faire ressortir la force et l'émotion, ce qu'il fait merveilleusement, sans pour autant tomber dans la facilité ou le misérabilisme mais toujours avec justesse et intelligence.
C'est surtout autour de Gelsomnia qu'il va braquer sa caméra où, comme pour elle, il va nous faire passer par tout un panel d'émotion, de la tristesse à l'intensité du cirque et de la vie sur la route en passant par la joie éphémère. D'ailleurs, l'émotion passe autant par les gestes et regards que les mots et Gelsomnia est tout le long inoubliable, que ce soit avec ses expressions enfantines ou ses traits rappelant Chaplin. Fellini donne à son oeuvre une dimension humaniste, poétique, intemporelle, puissante et mélancolique et jette un regard tendre sur elle. Le cinéaste italien bénéficie aussi de la magnifique partition de Nino Rota, sublimant chaque image du récit.
L'histoire est assez simple mais touchante, Fellini trouvant toujours le bon équilibre entre les tons et sachant nous immerger sur les routes aux côtés des protagonistes. L'intrusion de certains personnages autour d'eux deux est toujours bien géré, sachant toujours faire rebondir l'histoire pour accentuer l'émotion et son étude riche, et fine, de l'âme humaine. De nombreuses scènes sont d'une force incroyable, que ce soient les regards de Gelsomnia ou les sanglots solitaires et bouleversants de Zamparo sur la plage. L'oeuvre tient aussi sur les épaules d'acteurs merveilleusement dirigés, que ce soit un imposant et charismatique Anthony Quinn, la frêle et touchante Giulietta Masina ou Richard "Le fou" Basehart.
C'est une oeuvre d'une infinie tristesse, mélancolie et humanisme que Federico Fellini met en scène avec La Strada, un film inoubliable porté par d'excellents interprètes et dont chaque image se révèle riche et émouvante.
Une oeuvre étrange et intemporelle par le nombre de thèmes qu'ils abordent (les artistes de cirque, la femme considérée comme un objet, la place de chacun dans l'univers,...) qui doit beaucoup à Anthony Quinn, acteur parfait dans l'incarnation de l'homme fort et brutal, et bien sûr à la lumineuse Giuletta Masina, parfaite elle aussi. Fellini a pleinement réussi une oeuvre complexe mais surtout émouvante magnifiée par le célèbre thème mélancolique de Nino Rota. Un chef d'oeuvre.
J'ai mis du temps pour trouver un édition DVD raisonnable (je veux dire avec l'option "VOSTFR") mais tous ça à été largement "récompensé" quand j'ai pu enfin voir ce chef d'oeuvre qui a "propulsé" la carrière du grand "maître" du cinéma, j'ai nommé : Federico Fellini ! On ne trouve pas le fantastique et le burlesque que seul le réalisateur a le secret dans celui-ci mais plutôt de la tristesse ainsi que le romanesque ! Pour les fans ou ceux qui n'on jamais vu un "Fellini" de leur vie, regardez "LA STRADA" !
Très Fellinien mais aussi très inaccessible. La grande présence de la pantomime et des arts du cirque crée une atmosphère sympathique au premier abord, puis rapidement usante. Ensuite, le rythme est lent, les dialogues sont pesants, et on s'ennuie parce qu'il ne se passe pas grand chose. Sur le fond, pourtant, le film propose un portrait intéressant quoiqu'un peu simpliste de la femme de l'époque, dont Fellini a une vision semble-t-il légèrement réductrice et biaisée. D'autre part, Anthony Quinn a vraisemblablement tourné en langue anglaise, puis a été doublé en italien, et c'est vraiment pénible, pour un amateur de versions originales, de supporter la non-synchronisation des paroles avec le mouvement des lèvres. Un grand classique, certes, mais une grande déception.
C’est fou comme ce classique ne m’a pas emballée... J’ai dû passer à côté mais je trouve qu’il a extrêmement mal vieilli. Anthony Quinn (Zampano) est crédible mais j’ai trouvé catastrophique l’actrice qui joue Gelsomina, elle surjoue complètement, et j’avoue que son interprétation a participé au fait que je ne suis pas rentrée dans cette histoire. On suit deux artistes de rue qui sillonnent les routes pour gagner un peu d’argent. Lui est rustre, elle gentille mais un peu simple d’esprit. Ils sont attachés l’un à l’autre mais sans savoir l’exprimer. Sur le papier c’est une belle histoire (la fin est d’ailleurs jolie), mais globalement il ne se passe pas grand chose, on tourne un peu en rond mis à part dans les 20 dernières minutes. Les dialogues et les situations ne sont pas crédibles. Peut être une des scènes les plus gênantes : lors d’un spectacle en pleine rue, Zampano introduit le numéro aux spectateurs en leur précisant qu’ils vont mourir de rire, le spectacle est au final d’une « non drôlerie » absolue (et ce n’est pas voulu car la foule a l’air ravie)... Bref je n’ai malheureusement pas aimé.
Tout est parfait dans ce film, scénario prenant, musique trés bonne, acteurs excellents. Un film parfait tant dans son humour que dans son aspect dramatique. Tous est reussi dans ce chef d'oeuvre.Bref un film à ne pas manquer. Merci Fellini
Pour un premier pas chez ce cinéaste italien, je reste un peu sur ma faim. Ce n'est pas mauvais en soi, mais delà à en faire autant d'éloges...Certes, ce film est un tableau qui peint un univers de saltimbanques des années 40 / 50 avec une certaine poésie mais pour le reste, c'est un peu vide et il ne se passe rien. C'est sans doute cela le néoréalisme Fellinien, mais il manque un réel effort dans le scénario pour qu'on atteigne une autre dimension. Heureusement l'actrice Giuleta Masina élève le niveau dans l'interprétation de son rôle . Un style de cinéma pas vraiment fais pour moi, question de gout, voilà tout !
Pour les fans de Caliméro. Moi le côté "Personne ne m'aime, je ne sers à rien, c'est trop injuste", ça me gonfle. Sans compter que l'histoire est bien linéaire, le scénario pourrait tenir sur une ligne. La musique est pas mal bien sûr, mais de là à ériger ce film au rang de chef-d'œuvre d' l'histoire du cinéma non. Faut pas pousser mémé dans les orties.
Le film se veut naïf mais trop forcé il en devient niais. Le jeu de l'actrice principale n'a rien d'attendrissant. Il devient rapidement insupportable. L'aspect psychologique n'est qu'effleuré. Le symbolique est noyé dans un misérabilisme incommensurable.