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JoeyTai
25 abonnés
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5,0
Publiée le 27 avril 2007
Brillantissime. Les interprétations d'Anthony Quinn et de l'actrice italienne atteignent la perfection et donnent corps à ce film simple, fort et bouleversant. Cette histoire d'amour qui ne dit pas son nom ne laissera pas intacts ses deux protagonistes, une brute épaisse et une simplette. Très dur par moments, émouvant à chaque instant, ce film réussit à enchanter ce qui pourrait n'être qu'une peinture cruelle d'un couple mal assorti vivant dans la misère et la crasse. La force de ce chef d'oeuvre, c'est qu'il parvient à humaniser des individus qu'on aurait facilement tendance à voir comme des fous, des "bêtes" dangereuses, incapables de donner ou de recevoir le moindre amour. Très grand film.
Un film d'une grande modernité pour l'époque. Ça respire la liberté et l'amour de la vie de bohème. Mais en même temps, le réalisateur réussit, dans un tel climat, et dans un film tourné à l'extérieur à mettre en scène la presque captivité d'une héroïne fascinante. Giuletta Masina est en effet la clef de voute du film et répond magistralement au bestial Anthony Quinn avec une tendresse infinie. Malheureusement, la tendresse laisse trop souvent la place à la pleurnicherie, et la faiblesse de l'héroïne en devient parfois horripilante.
AU XXIe force est de constater que "La strada" a pris un sacré coup de vieux. A moins d'être nostalgique jusqu'au plus profond de son être. Certes il y a une certaine tendresse touchante, une poésie naïve qui attendrit mais l'aspect gnan-gnan finit par primer et faire passer la sensibilité pour de la sensiblerie. Giuletta Masina finit par irriter avec ses simagrées. Le "fou" gonfle. Seul Anthony Quinn parvient à convaincre. Bref, Fellini on aime ou on aime pas, moi non plus.
Vu il y a longtemps et passé à coté de cette petite merveille, redécouverte ce mois- ci. Fellini dans le sillage de Rossellini, dans une veine plutôt néo-réaliste pose un regard d'une grande justesse sur ce petit peuple d'Italie aux prises avec ses stratégies de survie, mais s'annonce çà et là avec la tentation de l'exubérance et de la démesure portée par le Cirque , les marques esquissées de l'univers fellinien des chefs d'œuvre à venir.
Ce film, réalisé par Federico Fellini et sorti en 1955, est très bon ! Cela fait bien longtemps que je devais voir un film de ce grand réalisateur italien et j'ai commencé par celui-ci, chose que je ne regrette pas, car j'ai beaucoup apprécié et été assez étonné. Effectivement, le synopsis m'intéressait mais j'avais peur d'en être vite lassé, ce qui n'a pas du tout été le cas. De plus, je ne suis pas un fan de cinéma italien, surtout après vu quelques films de Pasolini qui ne m'ont pas donné envie de continuer dans cette direction. Le film nous conte les aventures d'une jeune fille, vendue par sa mère à un artiste itinérant. Encore beaucoup influencé par le néoréalisme italien, le réalisateur nous dépeint le quotidien de ces deux personnages qui est loin d'être facile, surtout pour Gelsomina qui a perdu ses repères du jour au lendemain. Malgré un rythme assez lent, on ne s'ennuie pas, enfin si on adhère à l'histoire bien-sûr, et la fin est d'ailleurs assez surprenante et correspond bien au ton général donné par le film. Du fait que nous ayons des "restes" du néoréalisme, nous avons donc à travers tout cela bien évidemment un discours social et notamment certains messages concernant les artistes de cirque. Ce qui est intéressant également, c'est que le film peut tantôt être touchant et drôle, notamment en ce qui concerne la relation entre les deux personnages principaux, qui est par ailleurs très bien écrite, et tantôt très dramatique avec des scènes assez dures et crues. Les images sont quant à elles très bonnes, de même que la mise en scène. Du côté des acteurs, nous avons principalement Anthony Quinn, Giulietta Masina et Richard Basehart qui jouent très bien. "La Strada" est donc une très belle découverte qui me donne envie de continuer dans la filmographie de Fellini et dans le cinéma italien en général.
Une histoire simple et émouvante , des personnages touchants , des acteurs au sommet , un immense réalisateur , tous les ingrédients sont la pour faire un grand film .
La Strada est un pur joyau. Fellini nous offre une magnifique parabole poétique sur la toute puissance de l'amour au travers de l'histoire de cette jeune femme simple d'abord achetée par une brute qui va ensuite découvrir en rencontrant le fou qu'elle a sa place, qu'elle sert à quelque chose. Nous en aurons la démonstration dans la scène finale poignante et émouvante. L'humanisation de Zampano, fruit de l'amour gratuit de Gelsomina est un véritable tableau de rédemption qui nous touche profondément. J'y vois également un hymne à la fidélité mise en valeur dans l'attitude radicalement opposée des deux personnages. Quant au discours du fou, il peut être entendu comme une métaphore poétique de la révélation. La profondeur des thèmes abordés est particulièrement bien portée par la justesse des acteurs. Anthony Quinn et Giuletta Masina signent là un de leurs rôles majeurs qui marquent définitivement l'histoire du cinéma.
Je n'ai pas été conquis par cette œuvre originale du cinéaste italien Fellini, je suis d'accord pour dire qu'Anthony Quinn est très convaincant dans son personnage (même si pour moi ce n'est pas le rôle de sa vie, pour moi c'est Lawrence d'Arabie), d'accord aussi pour Giulietta Masina qui est touchante dans son personnage de fille paumée et on ne peut plus d'accord pour la musique de Nino Rota, qui est superbe. J'ai trouvé que ce film avait de très beaux passages, mais dans l'ensemble, comme je l'ai déjà dit, je n'ai pas été conquis, un manque de rythme et trop de longueurs dans l'ensemble.
Un film qui a mal vieilli : entre une Chaplin au féminin (on peut presque couper le son et se croire dans un muet), une brute sans âme et un fou, le film a beaucoup de mal à s'installer. On enchaîne des scènes sans grand intérêt. Seule la dernière demie-heure relève un peu le niveau. Reste une belle description de la misère d'après guerre et de la solidarité.
Pas facile de trouver une copie en vo,j'ai eu cette chance mais j'attends avec impatience une remastérisation pour ce film rare tant par son histoire que par sa forme.Ceux qui le découvrent ,sans rien en savoir doivent être surpris car c'est un tout petit scénario ou 2 héros bien médiocres se retrouvent en couple.Une brute inculte,sinistre et renfermée avec une minuscule jeune femme asexuée et à tête d'artichaut.Pour une deuxième vision c'est facile mais pour une première en 2008 mieux vaut être préparé et prêt à faire quelques efforts qui seront assurément récompensés(passage dans le couvent,dialogue de sourd entre l'équilibriste intelligent et moqueur et Gelsomina qui découvre la parole d'un autre,retour final sur les lieux de l'abandon).Tout est dans l'athmosphére et la compassion avec laquelle Fellini filme ses personnages.La femme rappelle Charlot ou Keaton mais l'homme rien du tout,il est désespérant d'humanité mais ne porte pas le mal en lui,il ne pense qu'à survivre.C'est un drame de l'époque et du lieu qu'il ne faut pas chercher à transposer.Merci au cinéma de conserver ces témoignages remplis de divers talents pour les jeunes spectateurs qui auront à cœur de les apprécier et de les faire apprécier.
N'étant qu'une cinéphile lambda et non initiée il m'est difficile de noter ce film de Fellini, porté aux nues par la critique et les cinéphiles avérés. Anthony Quinn et Guilietta Masina incarnent des personnages que tout oppose, si ce n'est une volonté commune de s'en sortir, leur physique, leurs caractéristiques et leurs aspirations demeurent totalement différents. Ce qui m'a gêné c'est que les personnages restent figés dans un rapport bourreau/victime un peu monotone qui ne laisse pas de place à la nuance ni à la complexité. Je m'attendais à beaucoup plus d'émotions, et malgré la fin tragique, ce film ne m'a fait ni chaud ni froid. Je suis peut être mauvais juge car je ne connais pas les outils cinématographiques, mais il me semble, qu'avec les critères actuels, ce film est au final bien fade, malgré une musique splendide et un très bon jeu de l'excellent Anthony Quinn. Dans un autre registre mais dans une même veine "Rocco et ses frères" de Visconti m'a semblé beaucoup plus abouti et bien plus intense.
C'est très bien filmé et très bien photographié, doté d'une jolie musiquette (Nino Rota), ajoutons-y la prestation exceptionnelle de Guilietta Masina qui réussit à nous captiver et à nous émouvoir uniquement par l'expression de son visage (le souvenir d'Harpo Marx a dû passer par là). C'est déjà pas mal ! Regardons maintenant le scénario : ça commence par d'insupportables et interminables pleurnicheries, ensuite l'histoire se met en place et conserve assez longtemps son intérêt grâce au jeu de Masina, puis finit par se diluer jusqu'au final plus ou moins attendu mais finalement sans grande importance. Globalement c'est pas si mal, mais de là à parler d'une perle de l'histoire du cinéma…
Un film empreint de mélancolie et de nostalgie, La Strada est une oeuvre qui a, il faut bien l'avouer, énormément vieilli... Quelques scènes restent belles, mais pour ma part j'ai trouvé l'ensemble du film d'un ennui mortel et les personnages insupportables. La musique est quant à elle magnifique.