Un grand classique avec une Masina extraordinaire. Fellini montre son talent à nouveau dans ce film magnifique qui vient tout droit de son monde spécifique. Anthony Quinn n'aura pas fait de meilleur film que celui la. Ma note devrait etre 4 etoiles mais si je lui met 4 étoile je ne pourrai pas marquer ma preference dans les divers films de fellini. Du coup si vous regardez mes autres critiques il faudrai partir du fait que 2 etoiles pour ce film sont égales à 4 etoile comparativement aux autres films auxquels j'ai mis 2 étoiles
Impossible d'oublier la performance chaplinesque de Masina dans ce rôle bouleversant de Gelsomina. Film néo-réaliste portant fortement la patte Fellini, La strada n'est peut-être pas un chef d'oeuvre absolu, parfois un peu simpliste, mais le film parle à tous, cru, émouvant, et ce portrait de la misère dans le monde du spectacle reste le meilleur film de Fellini pour ceux qui ont du mal avec le mégalomane italien. Une belle réussite, qu'on revoit toujours avec plaisir.
Encore un chef-d'oeuvre signé Federico Fellini. La réalisation, la mise en scène, le jeu des acteurs (Anthony Quinn et Giulietta Masina sont fabuleux), la musique, tout est parfait dans un film qui est une vraie leçon d'humanité. A posséder absolument.
un film burlesque, poétique, émouvant aux images inoubliables. Fellini est un grand conteur et traite ses personnages entre finesse et satire. Giulietta masina est touchante dans son personnage aux allures chaplinesque et anthony quinn en géant brutal ne montrera son coeur que dans la dernière scène sur la plage. Bouleversant
C'est mélancolique, poétique, féérique, onirique, magique. C'est beau. J'en pleure de joie. Tout y est superbe: Giulietta Masina émouvante et clownesque, l'histoire d'amour entre elle et Anthony Quinn, le saltimbanque pathétique, cette musique envoutante, l'atmosphère et les décors du film. On se sent grandi en sortant du film, Fellini nous signe ici un film intelligent mais complètement abordable (je trouve), sans pédanterie.
Dans les années 50, une mère se voit obligée de vendre ses filles pour parvenir à leurs besoins, après que son mari l'ait abandonnée. Gelsomina, jeune femme candide et généreuse, est vendue à un saltimbanque brutal, qui n'a de cesse de la tromper. La Strada, c'est avant tout un triste cirque, où les clowns prêtent plus aux pleurs qu'aux rires et où les divertissements sont dénués d'allégresse, et apathiques. Un discours féministe dénonçant avec une certaine poésie, mais non moins farouchement, la condition de la femme.
Mais c'est surtout, et fort étrangement, un discours plein d'espoir, qui donne à voir dans les choses les plus laides, mauvaises, ainsi qu'insignifiantes au premier abord, une lumière et un but dans un monde qui ne leur semblait pas destiné. Une lueur qui laisse une place à tous, sans jamais renier qui que ce soit, ni quoi que ce soit. Finalement, Fellini développe ici sa vision de la religion, en faisant de son film un chemin de croix. Il s'intéresse, pourtant, davantage à l'aspect humain de son oeuvre qu'à son aspect chrétien, et est sujet à de nombreuses analyses, souvent longues sur le papier mais toujours trop courtes dans le fond tant le film est complexe et son approche fouillée. Servi par un trio d'acteurs aux interprétations fantastiques, ce film restera dans les mémoires comme l'un des plus importants de l'Histoire cinématographique. Tout comme la quasi-totalité de la filmographie de Fellini, finalement.
Pour moi l'un des films les plus marquants, tant grâce à la robustesse d'Anthony Queen que part la performance de Giulietta Masina qui est pour moi l'une des interprétations la plus réussite de tous les temps.
La vie ne serait-elle qu'une comédie géante dans laquelle pantomimes et numéros d'acrobates s'enchaînent ? Si le théâtre a trait avec les émotions simulées, les informations tues ou la répétition quotidienne, ancrer tout le réel de son film là-dessus occulte ce qui s'en détache. Toutes les conversations ne sont pas des partitions. On aime à croire qu'il reste de la sincérité dans nos relations.
Cela étant, le rythme circassien – ou du divertissement, en général –, s'en rapproche : une longue préparation, des mouvements répétés dans une journée, un moment clef, puis rebelote. À ceci près que le moment clef ne se produit pas toujours et reçoit rarement le même engouement que les numéros de Zampano.
Fellini oppose trois forces, presque jamais ensemble à l'écran : la brutalité irréfléchie, la candeur idiote et la désinvolture inconsciente. C'est la grande force du film : toutes trois se nourrissent autant qu'elle se nuisent. Zampano haït le fou parce qu'il contribue à l’émancipation de Gelsomina, dont il a besoin pour sa participation aux numéros et son soutien moral. Le fou attise la colère de la brute et prodigue des conseils à l'idiote. L'idiote obéit et s'affranchit en dépit de son autonomie propre
Belle trouvaille de Fellini, entachée néanmoins par la désynchronisation sonore, marque de fabrique du cinéaste, venant rappeler l'artificialité du récit, mais nuire à la crédibilité des émotions et, de facto, à l'implication dans l'histoire. Ce n'est pas la meilleure méthode pour rappeler le cadre artistique aux spectateurs qu'on aurait peine à oublier. Par ailleurs, le surjeu actoral – volontaire ou pas – participe à nous détacher du film.
Un chef-d'oeuvre du grand cinéaste italien. Fellini signe un film émouvant, captivant, sombre et fascinant. La mise en scène est excellente, merveilleuse, certains passages surréalistes sont des plus beaux, et les acteurs font des miracles. Giulietta masina est forte, puissante, elle nous fait rire et pleurer du début à la fin, aux côtés d'un Anthony Quinn superbe. Fabuleux !
Film magnifique, déchirant,perturbant et plein d'humanité. En effet Fellini ne cherche pas à nous exposer une grande thèse intellectuelle. Il cherche à faire pleurer notre coeur devant cette Candide incarnée par Giulietta Masina. La "tête d'artichaut" a quelque chose de magique car il est imossible de ne pas avoir la plus grande affection du Monde pour elle. Malgré ses cheveux cours et ses habits rapiécés elle fait figure d'une madone et on a envie de la prendre dans nos bras comme une petite fille. Son destin est tragique car elle trop pure dans un mode trop sournois. C'est un être mélancolique et merveilleu dotée d'une sensibilité hors du commun. A coté de ça son maître est rude, fort, impétueu et ne se sent bien que dans le domaine pratique et concret. Il sont tous les deux opposés et ils ont un amour l'un pour l'autre inavouable. Car lui ne sait pas parlr à son coeur et elle elle n'a pas l'idée de la femme désirable qui lui se fait. Bien qu'elle semble simplète et influencable sa sensibilité fait d'elle un être hors du commun. Enfin les aventures de ces deux personnages sont simples et touchent le spectateur. En réalité les personnages cherchent leur identité et celle-ci leur sera découverte non pas pas leur utilité sociale mais par leur affection respective. Quand Zampano tue le fou il l'anéhantie car elle perd sa pureté et son innocence. Son identité s'écroule car elle ne peut plus éprouver d'affection pour zampano mais seulement de la crainte. Elle reste cependant avec lui car elle a besoin de lui. L'utilité prime alors sur l'amour d'où la fin tragique. La Strada est un réel don de la poésie cinématographique et tout être sensible peut être touché par la poésie de cette romance déchirante et poignante. Un chef-d'oeuvre.
Mise en scène épurée et froidement maîtrisée pourrait on dire. Le paradoxe est d'autant plus fort tant l'œuvre de Fellini réveille des émotions opposées pour ses deux personnages. Le destin de Gelsomina est tragique et pathétique. Celui de Zampano l'est peut être encore plus... A noter le jeu d'acteur magnifique et incarné des deux principaux comédiens
Lui est avaleur d'épées itinérant, elle est une jeune pauvre naïve et sans apprentissage. Ils vont devoir cohabiter pour vivre. L'image et les coloris noirs/blancs sont magnifiques. J'ai apprécié l'histoire au début mais je m'attendais à une évolution des personnages spoiler: moins dramatique
Je m'attendait à un grand film ce ne fut pas le cas le trouve tout de même assez moyen l'histoire et fade on reste sur sa fin dommage car il y a une très bonne prestations des acteurs Anthony Quinn et Giulietta Masina, bonne réalisation de la part de Fellini et mention spéciale pour la superbe musique de Nino Rota.
Chef d’œuvre absolu de l’art cinématographique obtenu avec peu de moyen. Tout y est : la maîtrise des prises de vue, du découpage, du montage ; la qualité du scénario et des dialogues (ah ! Les propos d’Il Matto –le fou- à Gelsomina sur l’utilité : pas de grands discours philosophiques ou moralisateurs ni mot d’auteur savamment travaillé. Non. De simples propos de bon sens qui viennent du cœur !), le jeu des acteurs, tous sublimes, pas une fausse note, et pour finir la musique de Nino Rota qui, comme dans le film lui-même, finit par imprégner le spectateur et provoquer –comme la madeleine de Proust- cette étrange nostalgie mêlée de joie et de tristesse . Merci Monsieur Fellini.