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angebleu
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4,0
Publiée le 26 mars 2022
Chef d'œuvre de Fellini, avec une interprétation magistrale de Giulietta Masina. Il est assez compliqué de voir cette histoire avec nos yeux contemporains… Personnellement l'histoire entre Zampano et Gelsomina m'a dérangée. A noter que le doublage en français est une vraie catastrophe, à voir en V.O !!! Un grand classique.
Même la plus épaisse des brutes peut pleurer. C'est le petit miracle de cette histoire. Miracle infiniment amer – comme une touche de grâce par delà la noirceur – provoqué par une femme-enfant à la tête d'artichaut. Gelsomina, la douceur innocente, l'émerveillement aux grands yeux, la dégaine chaplinesque. Petit clown triste qui aura aimé envers et contre tout, jusqu'à l'absurde, jusqu'au néant, mais qui aura finalement humanisé la bête Zampano. "Tout ce qui existe est utile", lui avait soufflé le Fou, pour lui redonner de l'espoir. "Même un caillou." Gelsomina aura eu sa raison d'être. Zampano et Gelsomina, duo mythique de l'histoire du cinéma. Deux visages inoubliables dans un drame au dénouement poignant. Le cadre : une Italie de misère. Du côté des pauvres et des marginaux. La rue. La strada, en italien. C'est le film qui lança vraiment la carrière de Fellini, dans une veine néoréaliste bien différente de l'inspiration baroque, onirique et fantasmatique que le cinéaste cultivera ultérieurement. De l'art narratif, on retient la force des sous-entendus et des ellipses. Du style visuel, on retient le noir et blanc, très charbonneux, saisissant. Et de la bande-son, un magnifique air de trompette.
Il faut bien l'avouer, je ne suis pas entré dans le film. A qui la faute, si ce n'est à Fellini et son style si particulier, qui m'a bien plu dans d'autres cas mais pas ici: la mise en scène n'est pas spécialement laide (il y a de belles idées), mais le rythme quasi absent, les personnages qui fonctionnent plus en mimiques qu'autre chose, l'enjeu de l'histoire qui est plutôt faible, et les péripéties convenues. Peut-être faudra-t-il lui redonner une chance un jour, comme pour d'autres films, mais ce premier visionnage ne m'a clairement pas emballé.
Un beau film où le contraste entre la brutalité et la douceur naïve et sincère s’effacent lors de la dernière scène des pleurs. Le duo des contraires semble tout au long du film n’être que chimère mais il est beau de voir que s’est distillée cette gentillesse profonde dans le cœur de l’homme Une peinture fine et tragique.
Magique, sublime comme toujours, a chaque fois que je le regarde ,je découvre quelque chose. Seulement pour les amants du cinéma. Ceux qui cherchent du bla bla ,passez vôtre chemin. Grazie FELLINI.
La relation entre Zampano et Gelsomina est splendidement interprétée : mêlant attachement et haine : Gelsomina hait Zampano, elle pleure, elle est jalouse de ses autres femmes, il est brutal avec elle. Elle envisage incessamment de partir. Or, comme par providence, il revient à elle (ou elle revient à lui).
Alors que le personnage de Zampano semblait brutal, infidèle, bestial, cœur de pierre, c'est dans le dernier tiers du film qu'on lit en lui son amour pour Gelsomina (comme l'avait d'ailleurs annoncé son rival, le violoniste, dont toutes les prévisions ont été vraies soit dit en passant).
Le charme du scénario réside précisément en ce qu'il est simple, réaliste, modeste. Sur ces très belles musiques, le film est à la fois mélancolique et poétique.
Chef d’œuvre sur la tristesse et la dureté de vies ratées, analysées avec une grande finesse. Un pur joyau ! Il aura fallu deux morts pour attendrir cette brute épaisse magnifiquement interprétée par Anthony Quinn. Un film magnifique, fort, violent, triste, avec des acteurs excellents, une moto constituant un personnage à part entière et parachevé par une musique culte. Seul bémol : le doublage français assez niais de Gelsomina.
Vu il y a longtemps et passé à coté de cette petite merveille, redécouverte ce mois- ci. Fellini dans le sillage de Rossellini, dans une veine plutôt néo-réaliste pose un regard d'une grande justesse sur ce petit peuple d'Italie aux prises avec ses stratégies de survie, mais s'annonce çà et là avec la tentation de l'exubérance et de la démesure portée par le Cirque , les marques esquissées de l'univers fellinien des chefs d'œuvre à venir.
Ce film, réalisé par Federico Fellini et sorti en 1955, est très bon ! Cela fait bien longtemps que je devais voir un film de ce grand réalisateur italien et j'ai commencé par celui-ci, chose que je ne regrette pas, car j'ai beaucoup apprécié et été assez étonné. Effectivement, le synopsis m'intéressait mais j'avais peur d'en être vite lassé, ce qui n'a pas du tout été le cas. De plus, je ne suis pas un fan de cinéma italien, surtout après vu quelques films de Pasolini qui ne m'ont pas donné envie de continuer dans cette direction. Le film nous conte les aventures d'une jeune fille, vendue par sa mère à un artiste itinérant. Encore beaucoup influencé par le néoréalisme italien, le réalisateur nous dépeint le quotidien de ces deux personnages qui est loin d'être facile, surtout pour Gelsomina qui a perdu ses repères du jour au lendemain. Malgré un rythme assez lent, on ne s'ennuie pas, enfin si on adhère à l'histoire bien-sûr, et la fin est d'ailleurs assez surprenante et correspond bien au ton général donné par le film. Du fait que nous ayons des "restes" du néoréalisme, nous avons donc à travers tout cela bien évidemment un discours social et notamment certains messages concernant les artistes de cirque. Ce qui est intéressant également, c'est que le film peut tantôt être touchant et drôle, notamment en ce qui concerne la relation entre les deux personnages principaux, qui est par ailleurs très bien écrite, et tantôt très dramatique avec des scènes assez dures et crues. Les images sont quant à elles très bonnes, de même que la mise en scène. Du côté des acteurs, nous avons principalement Anthony Quinn, Giulietta Masina et Richard Basehart qui jouent très bien. "La Strada" est donc une très belle découverte qui me donne envie de continuer dans la filmographie de Fellini et dans le cinéma italien en général.
Le spectacle de rue, c’est un thème fétiche chez Fellini ; un thème un peu chiche pour une bonne part du monde du cinéma de l’époque, aussi. Difficile à produire, le film bénéficie d’un Anthony Quinn qui ignorait tout du réalisateur & dont l’agent suspicieux a refusé un salaire basé sur un pourcentage des recettes ; ironiquement, l’acteur y a perdu de l’argent comme son personnage y perdra la joie de vivre. Une joie un peu âpre, même si pas autant qu’un doublage en italien qui passe très mal.
L’exploitation des plus faibles dans l’art itinérant contient une ironie qui n’allait pas s’arrêter à l’obtention du tout premier Academy Award pour un film en langue étrangère : avant de devenir le film favori du pape François, La Strada est un questionnement sur la tolérance. Est-ce tolérer que d’accepter les faiblesses de celui qu’on exploite ? Ou ”celle”, en l’occurrence : Giulietta Masina, la femme de Fellini (ç’a rassuré les producteurs), joue le rôle exténuant d’une simple d’esprit. Elle doit faire attention à ne pas comprendre ses propres sentiments pendant que son exploiteur fictif, drama Quinn, ne comprend le siens que trop bien & les a refoulés pour cette raison.
Là où le monde (intra & extra pelliculam) voyait une pauvresse & un méchant, Fellini pose la question autrement : comment faire que l’un se révèle dans les yeux de l’autre ? Rien ne sera dès lors plus très clair : se tenant à l’écart de clichés qu’on n’avait pas encore inventés, le régisseur parle à chacun de ses deux personnages : d’une part, il fait appel à la perspicacité de celle qui n’en a supposément pas, & d’autre part à ce que ressent celui qui refuse d’exprimer le fond de sa personne. Une profondeur qui rejaillit de protagonistes dont chaque image témoigne de l’incroyable plénitude.
Évidemment, cela provoque du conflit, & si ses fondements sont rattrapés au vol par l’écrémage d’un mélange savant, ses axiomes s’imposent un peu fort. Je pense que là aussi, Fellini était trop en avance sur son temps pour qu’un peu de sa précipitation ne survive pas jusqu’à un visionnage 65 ans plus tard.
Mais qu’à cela ne tienne, le tour de passe-passe est enclenché : remords et malheur seront les produits abrasifs d’une œuvre aux fantastiques éclairages parcourant les routes en quête de la plus belle des anti-histoires d’amour.
C’est fou comme ce classique ne m’a pas emballée... J’ai dû passer à côté mais je trouve qu’il a extrêmement mal vieilli. Anthony Quinn (Zampano) est crédible mais j’ai trouvé catastrophique l’actrice qui joue Gelsomina, elle surjoue complètement, et j’avoue que son interprétation a participé au fait que je ne suis pas rentrée dans cette histoire. On suit deux artistes de rue qui sillonnent les routes pour gagner un peu d’argent. Lui est rustre, elle gentille mais un peu simple d’esprit. Ils sont attachés l’un à l’autre mais sans savoir l’exprimer. Sur le papier c’est une belle histoire (la fin est d’ailleurs jolie), mais globalement il ne se passe pas grand chose, on tourne un peu en rond mis à part dans les 20 dernières minutes. Les dialogues et les situations ne sont pas crédibles. Peut être une des scènes les plus gênantes : lors d’un spectacle en pleine rue, Zampano introduit le numéro aux spectateurs en leur précisant qu’ils vont mourir de rire, le spectacle est au final d’une « non drôlerie » absolue (et ce n’est pas voulu car la foule a l’air ravie)... Bref je n’ai malheureusement pas aimé.
Une merveille d’humanité d’une tristesse infinie. La Strada marque les esprits par sa profondeur dramatique qui fait chavirer les coeurs et par sa sincérité et une interprétation sublime de la muse de Fellini. Chef d’œuvre absolu du cinéma italien, immuable...
Agréable, c est assez tendre et bourru, mais manque d une trame principale
C est la première fois que je le vois. L occasion ne s est simplement pas présentée plus tôt. Probablement que j aurais déjà pu le voir, mais que j ai alors choisi autre chose.
J ai eu du mal à accrocher longtemps. J ai été gêné par la ressemblance de gelsamina et de harpo Marx, j ai eu du mal à regarder le film pour lui même et à ne pas chercher à voir harpo a travers les images. C est d autant plus regrettable que je ne suis pas adepte du tout des Marx brothers.
Le film est agréable, les personnages assez attachants, les acteurs bien choisis. Il me semble qu il manque surtout une intrigue qui traverse le film et permet de maintenir l intérêt. Plusieurs fois j ai ressentit un peu d ennui, du manque d intérêt.
Il n y a pas de marque du temps qui passe. En général, les réalisateurs s arrange pour qu on comprenne qu il y a eu un saut dans le temps. Tout à coup gelsamina réussi à jouer de la trompette sans qu elle se soit entraîné, sans qu on comprenne que du temps était passé. Peut être est-ce moi qui n ai pas compris le film et qu au contraire, ce genre de chose intervient pour nous suggérer que du temps est passé. Si les changements de numéro, l apprentissage du tambour et de la trompette ou je ne sais quoi d autres sont les marques du temps qui passe, je suis bien passé à côté.
J ai aussi, mais c est moins grave, remarqué de fréquents soucis de raccord sonore. Le son qui ne correspond pas à l image. J imagine toutefois que le film est fait avec la technicité de l époque. Je ne sais pas évaluer s il a plus ou moins de souci que les autres films de son époque.