La Strada
Note moyenne
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144 critiques spectateurs

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loulou451
loulou451

149 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 juin 2011
Pour moi, la Strada demeurera à jamais le plus grand film de Fellini. A la fois tendre, tragique, magique, drôle, dur, dramatique, léger, mélodramatique, poétique, La Stada est tout à la fois et bien d'autres choses encore. Une oeuvre unique bercée par la trompette de Gelsomina, la verve de Zampano et la poésie de Fellini. Une histoire simple et forte, à la limite de l'ultra-réalisme à l'italienne, qui porte en son sein un souffle fort qui renverse toutes les barrières émotionnelles. Un pur moment de bonheur tout simplement.
Le-Droogie
Le-Droogie

21 abonnés 220 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 mai 2011
Dans les années 50, une mère se voit obligée de vendre ses filles pour parvenir à leurs besoins, après que son mari l'ait abandonnée. Gelsomina, jeune femme candide et généreuse, est vendue à un saltimbanque brutal, qui n'a de cesse de la tromper.
La Strada, c'est avant tout un triste cirque, où les clowns prêtent plus aux pleurs qu'aux rires et où les divertissements sont dénués d'allégresse, et apathiques. Un discours féministe dénonçant avec une certaine poésie, mais non moins farouchement, la condition de la femme.

Mais c'est surtout, et fort étrangement, un discours plein d'espoir, qui donne à voir dans les choses les plus laides, mauvaises, ainsi qu'insignifiantes au premier abord, une lumière et un but dans un monde qui ne leur semblait pas destiné. Une lueur qui laisse une place à tous, sans jamais renier qui que ce soit, ni quoi que ce soit. Finalement, Fellini développe ici sa vision de la religion, en faisant de son film un chemin de croix. Il s'intéresse, pourtant, davantage à l'aspect humain de son oeuvre qu'à son aspect chrétien, et est sujet à de nombreuses analyses, souvent longues sur le papier mais toujours trop courtes dans le fond tant le film est complexe et son approche fouillée. Servi par un trio d'acteurs aux interprétations fantastiques, ce film restera dans les mémoires comme l'un des plus importants de l'Histoire cinématographique. Tout comme la quasi-totalité de la filmographie de Fellini, finalement.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 22 avril 2011
Film mythique de Federico Fellini, qui s'ouvre sur la vente, par sa pauvre mère à un saltimbanque nommé Zampano (Anthony Quinn), de sa fille Gelsamina – interprétée par Giulietta Masina, l'épouse de Fellini. Gelsamina suit donc cette brute épaisse de Zampano, spécialiste d'un numéro consistant à briser une chaîne par la seule force de ses muscles pectoraux, afin d'apprendre de son maître quelques tours, mais aussi afin de présenter et d'accompagner le tour principal de son souverain pédagogue. Le style du film est clairement néo-réaliste, histoire de petites gens, du peuple, de la vie... Mais tout ça est baigné dans une réflexion très riche voire métaphysique, dans une structure très calculée, intelligente, en même temps que dans une atmosphère très burlesque.
Bref, une asymétrie fondamentale traverse tout le film : en haut, Zampano, bourru personnage, l'homme de la force sans finesse, de la tradition (tradition sociale, puisque Zampano est un macho absolu, mais aussi tradition individuelle, puisque le caractère même de Zampano est immuable : bourrin, grande gueule, limite alcoolo, et enfin tradition même artistique ou professionnelle, puisqu'il ne changera jamais de tour), l'homme anti-nouveauté, anti-changement, anti-transformation, la figure de la fermeture, de la clôture, du mouvement concentrique. En bas, Gelsamina, qui subit la loi de cet homme abominable en ployant l'échine, est la figure de l'ouverture (elle ne demande qu'à apprendre), du mouvement excentrique (elle quitte son foyer familial pour partir sur les routes, vers l'inconnu (alors que Zampano, lui, qui fait le même chemin, tourne en rond, répète sans cesse son parcours)) ; contre la loi, Gelsamina forme l'exception, contre les finalités externes (manger, gagner de l'argent), elle est la seule finalité interne qui puisse – comme un couronnement de l'art pour l'art. Asymétrie foncière, qui se renverse donc, implicitement, du côté de Gelsamina (où sont toutes les hautes valeurs) : La Strada conte l'inversion d'une inégalité (et ce, en dépassant une fausse première inégalité, ET à travers une égalité (Gelsamina, en restant fidèle à la figure de la fidélité, ironise et détruit la fidélité, produit un décalage, une nouvelle asymétrie où elle est en haut et Zampano en bas).
Mais La Strada n'est pas un film trop simplement duel ; il dessine une triangulation impossible. Le troisième terme, c'est Il Matto (Richard Basehart), le Fou, personnage lunaire, absolument antithétique à Zampano, comme son envers parfait, et en même temps le soleil qui rayonne sur Gelsamina, sa bonne conscience en même temps que son modèle – et le creux noir de son inspiration artistique. Le Fou s'oppose à Zampano comme le spirituel au corporel, comme l'air à la terre ou l'esprit à la matière : il est le funambule qui marche sur le fil de la bête humanité, le rire de Zarathoustra qui fait vaciller les foules – la grande fêlure heureuse et artistique. Par là, tel un fil solitaire et fragile surplombant les abîmes, le Fou est l'homme du risque, de la tentative et de la mort : alors que Zampano est destiné à vivre longtemps, comme une bête de somme, le Fou est certain de succomber rapidement, face à l'imminence périlleuse des hauteurs (il y a un peu du mythe achilléen dans ce Fou). Le Fou est la figure divine du renouvellement (contre la tradition et la continuité), de l'art mouvement, de l'équilibrisme ; par là, le Fou est l'archétype de la mélodie : pas un ensemble continu de notes, hiératique, désordonné, mais une irruption, un événement qui ne vaut que comme tout, une rupture temporelle dont les premières notes appellent les dernières et les dernières rappellent les premières. Zampano ne pourra jamais sortir de sa trompette que des notes ; le Fou, lui, chante, interprète, «mélodise» en toute nécessité.
Si bien que cette grande valse à trois – Zampano Gelsamina le Fou – forme une dialectique dont le moteur est la femme. On voit évidemment de quel côté penche Gelsamina : elle, la fille un peu bête, l'idiote du village, la simple d'esprit, est une autre figure de la Folie. Comme le Fou, elle «mélodise», et ne vit que pour l'art. Mais elle décide pourtant de rester avec Zampano, celui qui la brutalise quand elle tente de s'échapper, ou de fuir l'ivrogne. Gelsamina, c'est la réconciliation des contraires ; figure quasiment hégélienne, elle reprend en elle les contradictions Zampano-le Fou pour les résoudre en elle. A Zampano manquait l'art pour l'art, la finesse et le rire ironique ; mais au Fou manquait l'amour. Gelsamina est si l'on veut la réunion des opposés, la figure de l'amour aussi bien que celle de l'art pour l'art : la femme de la mélodie, mais jouée à la trompette ; l'art du Fou, dans les conditions de Zampano. Quand Gelsamina joue son air de trompette, magnifique, elle tutoie à la fois le ciel et la terre, l'humain et le divin. Gelsamina, figure totale.

La critique complète sur le Tching's Ciné bien sûr (note 17/20) :
http://tchingscine.over-blog.com/
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 6 avril 2011
A part les acteurs, la musique et certains plans; ce film est véritablement ennuyeux !
Appeal
Appeal

181 abonnés 569 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 octobre 2012
Je ne vais peut-être pas adapter mon propos à ce film, lui prêtant qualités et défauts qui ne corresponde pas à son époque. Car la Strada n'est pas un film qui m'est impressionné, surtout sur sa forme, aussi par son fond. On ne peut pas dire que l'image soit belle, qu'il y est de nombreuses trouvailles, de l'imagination, alors que le monde forain est un bon terrain pour développer ses idées. Quant au scénario disons le, il tient sur un timbre, se résumant à l'histoire d'une jeune femme naïve, pas tres belle (meme si je lui trouve vraiment du charme), vendue par sa mère à un artiste de rue bourrin et macho qui la rend malheureuse, puis elle rencontre son libérateur, un autre forain, qui va connaitre une fin tragique. Pourtant La Strada fait partie de ces films coup de points, assez durs a voir, et puisque je n'ai pas d'exemple prè-strada, je pourrais le comparer au Elephant Man de Lynch, non pas sur l'histoire en elle meme, mais sur l'effet produit. De la je soulignerais l'incroyable jeu de Giulietta Masina, muse de Frederico Fellini, qui joue parfaitement la naïve confronté à la cruauté permanente du monde de la pauvreté et qui cherche sa place dans une ambiance très étrange et malsaine. Il se dégage de son personnage une vraie force humaniste, une vraie pitié (même si exècre cela), un dérangement qui se ressent, et c'est en cela que La Strada est un film pionnier et marquant.
GodMonsters

1 387 abonnés 2 645 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 février 2011
Un chef-d'œuvre !!! J'ai eu la chance de le voir au cinéma (dans le cadre scolaire) et ce film est une très bonne surprise !! Le casting est génial (coup de cœur pour Giulietta Masina), la réalisation et le scénario sont exceptionnels... "La Strada" déborde de beauté et d'humanisme, et séduit grâce à son aspect humoristique et dramatique. Indispensable.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 juin 2011
Un film exceptionnel de part son originalité et son humanisme. Frederico Fellini est un très grand metteur en scène qui montre dès ses débuts son talent.
ElAurens
ElAurens

93 abonnés 585 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 juin 2011
Je n'ai pas été conquis par cette œuvre originale du cinéaste italien Fellini, je suis d'accord pour dire qu'Anthony Quinn est très convaincant dans son personnage (même si pour moi ce n'est pas le rôle de sa vie, pour moi c'est Lawrence d'Arabie), d'accord aussi pour Giulietta Masina qui est touchante dans son personnage de fille paumée et on ne peut plus d'accord pour la musique de Nino Rota, qui est superbe. J'ai trouvé que ce film avait de très beaux passages, mais dans l'ensemble, comme je l'ai déjà dit, je n'ai pas été conquis, un manque de rythme et trop de longueurs dans l'ensemble.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 décembre 2010
Impossible a nier le réalisme du cinéma italien ! se sont des acteur mais on dirait des gens comme vous et moi, de vrais gueules !... quelques longueurs du un scénario pas assez travaillé (carence du cinéma italien ainsi que la nouvelle vague).
La mélodie du violon repris a la trompette par Guiletta masina est inoubliable !
GabbaGabbaHey
GabbaGabbaHey

244 abonnés 1 583 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 novembre 2010
Une grande référence en matière de cinéma Italien et une œuvre notoire de la filmographie de Federico Fellini. "La Strada" est un film fascinant, rempli d'émotions sincères et marqué par la prestation d'une qualité irrésistible de Giulietta Masina, ainsi que celle d'Anthony Quinn. Un scenario et une mise en scène exceptionnels, au service d'un grand film. Magnifique.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 10 septembre 2010
C'est du Fellini certes maisc'est extrêmement lent. La prestation de lGiulietta Masina y est pour beaucoup, tant son jeu d'acteur insuffle à la Strada une poésie qui fait son charme. Cependant sur la longueur, le parfum se distille, faute d'un récit ou d'une réalisation solide. Joli quand même.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 octobre 2012
Fellini met en scène une histoire très touchante dans la veine néoréaliste italienne. Des personnages intéressants et bien interprétés. Des beaux plans dans des paysages défrichés, mais le film n'atteint jamais la frénésie des oeuvres suivantes du cinéaste (logique car ici il s'agit d'un mélodrame à la place d'une comédie dramatique).
soliloo
soliloo

18 abonnés 588 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 3 juillet 2010
Très Fellinien mais aussi très inaccessible. La grande présence de la pantomime et des arts du cirque crée une atmosphère sympathique au premier abord, puis rapidement usante. Ensuite, le rythme est lent, les dialogues sont pesants, et on s'ennuie parce qu'il ne se passe pas grand chose. Sur le fond, pourtant, le film propose un portrait intéressant quoiqu'un peu simpliste de la femme de l'époque, dont Fellini a une vision semble-t-il légèrement réductrice et biaisée. D'autre part, Anthony Quinn a vraisemblablement tourné en langue anglaise, puis a été doublé en italien, et c'est vraiment pénible, pour un amateur de versions originales, de supporter la non-synchronisation des paroles avec le mouvement des lèvres. Un grand classique, certes, mais une grande déception.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 juillet 2010
Tout est parfait dans ce film, scénario prenant, musique trés bonne, acteurs excellents. Un film parfait tant dans son humour que dans son aspect dramatique. Tous est reussi dans ce chef d'oeuvre.Bref un film à ne pas manquer. Merci Fellini
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 juin 2010
Un chef-d'oeuvre Felinien d'une grande beauté. Très émouvant, grâce à une musique et des acteurs exceptionnels...
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