483 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
68 critiques spectateurs
5
6 critiques
4
12 critiques
3
22 critiques
2
21 critiques
1
5 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
1,0
Publiée le 8 mai 2007
On pense à La mort aux trousses, ou Charade. Trois hommes à abattre souffrent de ces comparaisons. Faut dire que le rythme n'est pas souvent au rendez-vous.
Un policier efficace et sans temps mort , comme sait le faire le sous-estimé Jacques Deray (" La piscine", " Borsalino" ) et une magnifique interprétation d' Alain Delon .
Pas mal pour le suspense et le rythme haletant mais le scénario est assez simpliste. C’est une chasse à l’homme au final. Mais la réalisation est intense.
Joueur professionnel solitaire, Gerfaut découvre un homme blessé dans une voiture accidentée. Il le conduit à l’hôpital où le malheureux décède. Notre protagoniste apprend que la victime fait partie d’un groupe de 3 hommes assassinés, et va lui-même se retrouver traqué… L’idée du citoyen presque lambda, plongé malgré-lui dans une machination d’espionnage qui le dépasse, c’est toujours sympathique. Et ça peut donner du tout bon. Je pense à « 3 Days of the Condor », sorti quelques années plus tôt, ou même au grand classique « North by Northwest ». Mais si vous cherchez un solide récit d’espionnage, ce n’est pas vraiment ici que vous le trouverez. Car il faut quand même avaler quelques couleuvres pour adhérer à cette intrigue. Nos tueurs sont déterminés à éliminer le héros, qui pourtant ne sait strictement rien. Mais ils ne toucheront pas aux familles des hommes assassinés, qui en savaient sur leur business et qui ont vu le visage des tueurs ! La police ne semble pas particulièrement inquiète de voir un carnage se dérouler. Tandis que nos assassins ne sont guère fins dans leurs tentatives de meurtre. Enfin, le scénario ne s’embarrasse pas trop de développer le récit d’espionnage. Dont l’explication sera simplement expédiée dans les dernières minutes. Néanmoins, « Trois hommes à abattre » est loin d’être un film faiblard. C’est un polar d’action professionnel et efficace, qui reste sous tension sur la durée. Les méchants sont expéditifs et inquiétants, le film enchaîne les assassinats sordides, les fusillades, les poursuites. Il faut dire, à l’époque Alain Delon souhaitait changer de stratégie suite à plusieurs échecs. L’acteur voulait imiter son rival Jean-Paul Belmondo, et se lancer dans le polar d’action en grandes pompes. Delon est d’ailleurs complètement au centre du récit, éclipsant la jolie Dalila di Lazzaro au rôle presque accessoire. Et il est convaincant dans ce personnage d’outsider à la peau dure. Je soulignerai aussi la fin, osée pour la star qui produit également le film. Un bon divertissement, mais pas plus.
Grosse déception que ce "3 hommes a abattre" réalisé par Jacques Deray que j'ai connu plus inspiré !! Ce film est interprété, produit et co-scénarisé par Alain Delon, je me demande d'ailleurs ce qu'il fait dans la dernière branche cité, on est en 1980, une décennie ou le comédien décevra beaucoup par ses longs métrages et je trouve qu'ici, il se caricature beaucoup. Ajoutons ça à une mise en scène plate et vieillotte du cinéaste Jacques Deray qui avait beaucoup collaboré avec Delon acteur /producteur dans sa carrière avec par exemple d'excellentes oeuvres comme "Borsalino" ou "Le gang". Le début de l'histoire avait une bonne accroche, un conducteur secoure un blessé dans un accident l'emmenant à l'hôpital et devient la cible par des tueurs travaillant pour une grosse société car il ne devait ne pas ètre la, mais comme témoin, il devient la proie, les péripéties à la suite lassent et m'ont ennuyé . A éviter.
Jacques Deray signe un très bon polar adapté d'un roman de Jean-Patrick Manchette. Alain est excellent et incarne parfaitement cet homme ordinaire pris dans une machination, temoin involontaire d'un assassinat, qui en fait la cible de tueurs à gage. Le scénario est prenant et le film dégage une belle atmosphère. Aux côtés de Delon, on découvre Dalila Lazzaro qui joue fort bien. On a aussi plaisir à revoir les excellents Michel Auclair et Pierre Dux. Un film policier des années 80 qui n'a pas vieilli et reste très agréable à voir ou revoir.
Quand il tourne en 1980 à seulement 45 ans, "Trois hommes à abattre" son septième film avec Jacques Deray, Alain Delon encore au sommet de sa gloire malgré une série de quatre échecs publics successifs, ne s'imagine sans doute pas qu'il restera quasiment 35 ans sans rien tourner de notable. Hormis quelques téléfilms destinés à profiter de l'aura de la star, seulement une grosse dizaine de films de cinémas sont à son actif pour la plupart insignifiants dont seuls peuvent être extraits ses deux réalisations ("Pour la peau d'un flic" en 1981 et "Le battant" en 1983) et le très hermétique "Notre histoire" de Bertrand Blier en 1984 qui lui amènera son seul César comme si la profession lui rendait prématurément un hommage posthume. Une mise au rancard en quelque sorte dont l'acteur parle souvent avec une amertume pudique sans sembler bien comprendre ce qui c'est réellement passé. Son plus grand rival Jean-Paul Belmondo subira sensiblement le même sort, même si la maladie a indéniablement joué un rôle dans le ralentissement brutal de son activité. Des choix essentiellement axés sur la mise en avant de leur image ont sans doute fini par les fâcher avec la critique avant de lasser définitivement le public. Avec le recul on peut parler d'un beau gâchis aux torts partagés. "Trois hommes à abattre" constitue donc une des dernières réussites de Delon. A le voir au mieux de sa forme sous la caméra de son fidèle complice Jacques Deray rien ne laisser présager que quelques années plus tard l'acteur serait considéré par beaucoup comme le dinosaure rescapé d'une époque révolue. C'est ici, la première adaptation par Delon producteur mais aussi scénariste d'un roman de Patrick Manchette ("Le petit bleu de la côte Ouest") qui lui permet de se remémorer l'attitude sacrificielle du "Samouraï" de Jean-Pierre Melville même si l'esthétique épurée de l'homme aux lunettes noires n'est pas celle de Deray qui de son côté prolonge avec bonheur le thème de l'individu lambda pris dans la nasse d'une machination qui va le broyer, déjà abordé sous un angle proche du fantastique dans le sublime mais malheureusement incompris "Un papillon sur l'épaule" sorti deux ans plus tôt. Aidé de Christopher Frank, les deux hommes retravaillent le roman de Manchette, expurgeant les interrogations existentialistes du héros pour n'en conserver que la force de caractère qui l'amène à refuser d'être le jouet du cynisme teinté de paranoïa des grands de ce monde. Si bien sûr Delon est l'objet de toute l'attention, impeccable dans un rôle qu'il connait parfaitement quitte à paraître parfois un peu détaché, le casting qui l'entoure est comme toujours de premier choix (Pierre Dux, Michel Auclair, Christian Barbier,...) même si certaines apparitions sont furtives comme celle de François Perrot et d'André Falcon. Tourné vers l'efficacité, le film ménage son lot de cascades et de bagarres pour le plus grand plaisir du spectateur qui peut agréablement se divertir à la vue d'un polar sec et nerveux, typique d'un genre que les spectateurs déserteront dans les deux décennies suivantes, ce que Belmondo et Delon n'auront pas su anticiper. A noter encore la musique très en phase de Claude Bolling assez loin de son registre habituel et la chute finale pour le moins saisissante qui fera polémique à la sortie du film même si Delon a depuis longtemps habitué ses admirateurs à ses morts brutales à l'écran.
Suite à certains échecs publics, Alain Delon choisit d’emboiter le pas de Jean-Paul Belmondo dans le registre du film d’action. Trois hommes à abattre fait partie de cette mouvance. Nous sommes face à un film de série B dont le but est uniquement commercial et qui n'a pas peur de cumuler les clichés, les invraisemblances et les agissements peu crédibles des protagonistes. On sent que Jacques Deray ne s’est pas épuisé à la tache (on devine par exemple très facilement la fin de l’avant-dernière séquence dès le début de celle-ci). Toutefois, malgré ses facilités flagrantes et le peu d’implication évident de ses créateursspoiler: (si excepte une scène de course-poursuite plutôt bien menée) , Trois hommes à abattre se laisse suivre sans déplaisir. En résumé, c’est un polar comme le cinéma français en livrait par dizaines à l’époque assez agréable mais très oubliable et sans réel génie.
Alain Delon débute la décennie 80 devant la caméra de Jacques Deray, avec « Trois Hommes à Abattre », un thriller carré sans être ouf, bien interprété et à la fin pour la moins brutale.
Mouais ce n’est pas un polar qui me laissera un grand souvenir. Je trouve que l’intrigue n’est pas assez développé, beaucoup d’aspects du films donnent l’impression d’être expédié, on ne reste qu’à la surface. Et comme en prime Delon est loin d’être convaincant on a un suspens lambda sans relief.
Très bon polar, nerveux, au scénario certes qui peut paraitre dépassé à notre époque, mais qui ne l'était peut être pas autant que cela dans les années 70 (on se souviendra encode de l'affaire Boulin). C'est donc très bien construit, avec des acteurs au top, et un Alain Delon, qui fait du Alain Delon : le gars sûr de lui en toute circonstance. A voir par tous les amateurs de polar d'action et les fans d' Alain Delon, bien entendu!
Un polar saupoudré du film d espionnage, un homme au mauvais endroit au mauvais moment et c est la spirale infernale, un rôle taillé sur mesure pour À Delon, entouré d un casting bien choisi. Ça se laisse regarder d autant que le rythme est assez soutenu et l intrigue bien menée. Presqu’un classique français du genre polar des années 70-80
Allez! On ne va pas être difficile, c'est Delon, c'est Deray, c'est polar, c'est série noire, c'est frenchy, ça flingue à tout-va, ç'est bien rythmé( n'en déplaise à certains critiques), les acteurs sont très bien( idem), et la fin est " choc ", surtout pour l'époque! J'ai vu ce film pour la 1ère fois à 13-14 ans, ça m'avait impressionné... 4 étoiles, allons-y!!!