Jacques Deray, auteur de quelques chefs d’œuvre du cinéma français tels que La Piscine, Flic Story, ou encore Le Gang, signe là son dernier grand film. Trois hommes à abattre est un polar nerveux, au suspense haletant. Delon est superbe en homme traqué. Et les seconds rôles sont tous irréprochables.
Sur une idée basique, Deray signe et impose sa griffe (le suspense va crescendo). Delon s'impose et l'on retient du film un final étonnant. Pas de longueur mais une ambiance maintenue de main de maître. Merci Monsieur Jacques (La piscine, Borsalino, Le marginal,...).
Voilà un film bien mystérieux. Mais qui diable est ce Michel Gerfaut, joueur de poker qui liquide trois tueurs professionnels? Et pourquoi se laisse t il avoir si betement à la fin ? Jacques Deray passe pour etre un maitre de ce genre de cinéma, mais il faut bien avouer qu'en l'occurence, le propos souffre d'un manque de maitrise et de grosses lacunes scénaristiques. Le Battant réalisé par Delon en personne est bien plus agréable. Ce qui est intéressant ici, c'est que l'on se rend compte que l'étrange joueur de poker incarné par Delon, tient plus de l'étrange Delon incarné par un joueur de poker. La vie du protégé de mémé est là pour prouver qu'il vit sa vie comme un film, et ses films comme sa vie. C'est meme à cet état d'esprit que l'on différencie un acteur d'un comédien n'a t il eu de cesse de répéter dans ses sporadiques interventions médiatiques.
Coup de maître ! Jacques Deray nous fait asisster à un nerveux film policier tout ce qu'il y'a de plus tendu où rien n'est prévisible à l'avance, le spectateur, à l'image des personnages, ne sait pas où va mener toute cette histoire d'un suspense insoutenable. Du très grand Cinéma Français, hélas, maintenant révolu.
Gerfaut (Alain Delon) secoure un blessé sur la route, devenant sans le savoir un témoin gênant. Tiré du livre de manchette « le petit bleu de la côte ouest », le film en reprend le canevas, gomme tous les aspects sociaux, et en fait un tout autre objet, calibré pour Alain Delon. Après un début assez mollasson, l’œuvre prend son rythme, ménageant le suspens, n’hésitant pas à être sanguinolente, sans pour autant avoir le caractère angoissant que le sujet portait. Prise de vues, décor, costumes et musique sans surprise, et une bonne distribution, mention particulière pour Pierre Dux (Emmerich), et Michel Auclair (Leprince), parfaits en industriels de l’armement sans scrupules. Un polar convenable donc, avec peut-être un peu trop de cadavres. Mais on ne peut s’empêcher de penser au chef d’œuvre du genre que l’on aurait pu réaliser en suivant simplement le récit de Manchette, avec pour acteur principal un anti héros profil Jacques Gamblin.
Excellent film !!! je l'ai coté 5 étoiles sur mon répertoire vidéothèque (plus de 2000 films sur DVD) Une petite précision, concernant les imbéciles qui ont rédigé le genérique : parmi les acteurs, Il fallait écrire "François Perrot" et non "François Perriot"
Une course-poursuite avec un cocktail de fusillades et de cascades en voiture. Le suspense est bien assuré et Delon est plutôt convaincant en joueur de poker traqué. Un bon polar.
Bon polar ou Delon mène la danse... Le scénario est bien écrit même si le Gerfaut n'est pas vraiment dangereux... il aurait fallu qu'il soit témoin d'un vrai quelque chose pour mériter de mourrir. Mais le montage permet de ne pas dormir et l'action est réduit au juste nécessaire ce qui est plutôt intelligent. Mais c'est vrai que, pour rejoindre certain, que Deray n'est surement pas ni Melville ni Verneuil.
Pris dans un piège machiavélique, Alain Delon se débat comme il peut. C’est Jacques Deray qui organise ce polar classique érigé à la gloire du bel acteur. Efficace mais oubliable.