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Blankovitch
71 abonnés
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0,5
Publiée le 21 avril 2026
Le sujet du film était prometteur. Malheureusement la réalisation erratique, le jeu des acteurs, la musique de violoncelle lancinante font de Romeria un calvaire. On s'ennuie ferme. Pour peu qu'on ait écouté ou lu une critique on sait à l'avance les maigres ressorts narratifs du film. Un ratage complet
Romería de Carla Simón est un bon film où l'on suit le parcours initiatique de Marina en quête de retrouver les origines et les secrets de ses parents, en même temps que ses origines. L'ambiance à Vigo est très réussie, les acteurs sont convaincants, mais il manque quelque chose pour que nous soyons plus intéressés par l'histoire.
Bien sûr, la jeune Llucia enlumine à sa façon l'affaire, mais que sa quête d'identité est laborieuse. La multitude des personnages qu'elle va rencontrer à Vigo ajoute au sentiment de confusion. Et était-il vraiment nécessaire de mettre en images certains excès de la Movida ? .. à moins que cet angle de vue appuie lourdement le propos en témoignant de l'insouciance, de l'irresponsabilité de ses parents biologiques (Marina conçue par erreur). Bon, le petit entre-soi Cannois a apprécié, moi .. pas.
Avec ce film à la fois intime et sociétal, porté par la grâce de la jeune comédienne Llucia Garcia, Carla Simon puise dans son histoire personnelle, pour évoquer avec tendresse et délicatesse la mémoire de ses parents morts du sida dans les années 80. Elle opte pour un style proche du documentaire pour mieux nous partager la quête de Marina, adolescente adoptée, qui va à la rencontre de sa famille biologique. Filiation et secrets de famille constituent le fil rouge de son propos, et sont traités avec beaucoup de sensibilité. Les souvenirs des uns et des autres ancrés dans les années 80, révèlent autant leurs fêlures que celles d’une société dans le déni ou la stigmatisation. Vers la fin du film, une parenthèse onirique évoque la vie rebelle de ses parents et traduit l’envie, malgré tout, de Carla Simon de donner une image positive de leur amour insouciant. Solaire et subtil, Romeria, est certainement un film réparateur pour sa réalisatrice, qui a su aussi lui donner une résonance universelle pour dire la nécessité de connaitre ses racines pour construire son identité.
Dans un style très personnel, Carla Simon revient sur ses origines, à la rencontre d'une autre mer que la Méditerranée, à la découverte de sa famille paternelle. Un film d'une grande sensibilité, à la fois intimiste et quasi historique. La quête personnelle et les ressentis des personnages sont le moteur de tout le récit. Mais en filigrane, se joue la complexité de la période post franquiste, à la fois libératrice et porteuse d'une résistance morbide.
Ce film tourné à VIGO en Espagne est bien réalisé et est inspiré du vécu de la réalisatrice. La jeune actrice, Llucia GARCIA, qui interpréte le rôle principal, traduit bien, avec talent, sa quête pour retrouver ses origines biologiques en suivant le carnet de bord de sa mère disparue. On suit avec intérêt son parcours pour reconstituer le passé complexe et douloureux de sa famille d’origine.
Bernard CORIC
(Film visionné en projection de presse le 17/02/2026 au cinéma Le Balzac à Paris)
Marina souhaite obtenir un document d’état civil pour obtenir une bourse nécessaire pour ses études supérieures. Elle doit donc renouer avec sa famille d’origine, elle qui a perdu ses deux parents et a été adoptée toute petite. Un retour sur ses terres, rempli de rencontres, avec l’envie de savoir qui étaient ses parents et pourquoi tant de secrets entourent leur disparition. Llucia Garcia crève l’écran dans ce film aux images magnifiques. Un long métrage sociétal, intime, et sincère très convainquant.
Vu à l'avant premiere du MK2 Quai de Loire du 31/03/2026. Film d'auteur espagnol très personnel sur l'histoire de la réalisatrice qui a perdu ses 2 parents du sida lorsqu'elle était bébé. Elle a ensuite été élevée par une famille d'accueil à Barcelone. A 18 ans, elle décide de partir à la rencontre de la famille de son père à Vigo en Galice, qu'elle n'a jamais rencontrée. Étudiante en cinéma, elle filme avec son caméscope ces rencontres et se demande si le lien du sang crée forcément famille. Elle se heurte à du silence, des non-dits, un souhait d'oublier le passé. De beaux passages rétrospectifs sur l'amour de ses parents dans les années 1980 en Galice, entre l'héroïne, les soirées et la mer. Des répliques assez drôles lors des scènes de réunion familiale. L'actrice est superbe.
Drame familial autobiographique, dans la grande bourgeoisie, à Vigo (comme le grand cinéaste du début du sonore), ville portuaire de Galice, à septante kilomètres au sud de Saint-Jacques-de-Compostelle et vingt km de la frontière portugaise.
Des éléments rappellent "Un été avec Monika" (1953) d'Ingmar Bergman et l'œuvre de Philippe Garrel. Voire "Aftersun" (2022) de Charlotte Wells pour ses souvenirs dégradés et/ou idéalisés à travers le temps.
Découvert au festival Cinemamed à Bruxelles (même si "Romeria" est tourné au bord de l'océan Atlantique, pas de la mer Méditerranée.)
Tout à fait honnête malgré l'interminable flash back reprenant avec force détails les journées des géniteurs lues dans le journal de bord par leur jeune fille. Marina est remarquablement interprétée, les autres moins. Le rappel du sort réservé aux malades du sida dans les années 80 n'est pas inutile mais ce flash back semble surfer ( donc superficiellement ) sur la légèreté simplette, - entretenue par un père fortuné -, du jeune couple oisif qui sombre dans l'addiction suicidaire.
Marina arrive dans la région espagnole de Vigo pour rencontrer la famille de son père, décédé quand elle était très jeune et qu'elle n'a pas connu. Elle a besoin d'un certificat de paternité pour obtenir une bourse. Chaque jour, elle fait la rencontre de nouveaux membres de cette grande famille inconnue, et elle recolle progressivement les morceaux du passé de ses parents et des circonstances de leur disparition.
spoiler: "Romería" est une histoire de famille assez intéressante. Nous découvrons par les yeux de la protagoniste le côté très subjectif des souvenirs de chaque membre, et la difficulté à réellement recomposer le récit de sa propre histoire. J'ai aimé les paysages marins de Galice et la manière dont sont filmés les différents personnages, on arrive à sentir la "chair" de chaque corps. C'est très incarné comme manière de filmer. J'ai été un peu perdu lorsque le côté onirique et irréel prend le dessus sur la narration, et la fin n'en est pas vraiment une selon moi.
Vu en clôture du Cinemed Montpellier 2025 : un beau film, une belle bande son, mais beaucoup de répétitions et de plans fixes qui nuisent à l’attention. Mais que Vigo est belle !spoiler:
J'ai adoré les 3/4 du film qui m'a fait penser peut être à tors aux films de Peretti (notamment À son image). Je crois retrouver un rythme, une manière de traiter des personnages, une impression de réel. Malheureusement comme souvent lorsqu'un film change de rythme et de proposition esthétique, je peine à raccrocher les wagons. Cette plongée dans un Candy/Requiem for a dream miniature dénote trop à mon goût. Les incarnation tardives du père et de la mère surprennent mais n'apportent pas l'émotion espérée.
Excellent ! Un peu confus au début, le film s’éclaircit au fur et à mesure de son déroulement. On comprend progressivement que l’héroïne, jeune fille de 18 ans, est à la recherche de ses parents biologiques, de leurs traces, de son histoire à elle. La fille et la mère sont jouées par la même actrice dans un effet miroir troublant. Mais tout s’éclaire à la fin, il suffit de se laisser porter, l’image est magnifique, le film est fort.