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Pierre Kuzor
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2,0
Publiée le 13 avril 2026
Ai vu « Romeria » de la réalisatrice espagnole Carla Simon. Le film était en compétition au Festival de Cannes 2025. Carla Simon s’inspire de sa propre vie pour ce long métrage sous forme d’enquête familiale. Marina (Llucia Garcia) avec sa caméra vidéo et le journal intime de sa mère renoue avec la famille de son père, à Vigo en Galicie sur la côte atlantique. Ses parents sont décédés juste après sa naissance. Marina a été adoptée. Au fur et à mesure qu’elle rencontre pour la première fois une multitude de cousins et cousines plein de vie, d’oncles et de tantes désunis et des grand-parents mutiques, Marina va se retrouver de plus en plus spectatrice d’une famille hantée par des secrets liés à la mort de ses parents dans les années 90. Le sujet est passionnant, le traitement scénaristique et cinématographique plus difficile à appréhender. Le film met du temps à entrer dans le vif du sujet et la fin onirique parait totalement artificielle. La présence de nombreuses vidéos filmées comme par un mauvais amateur, caméra qui tremble, images floues, son saturé est vite pénible, et l’on a du mal à imaginer que Marina qui veut faire des études de cinéma, manie aussi mal son caméscope. Comme la jeune femme est très spectatrice de sa famille, le spectateur se retrouve a être dans la même position par rapport au film, dont la distance excessive tend à faire naitre une langueur contagieuse. La mise en scène parait très vite appuyée, les digressions et les flash-backs souvent inutiles et encombrants et un manque d’enjeux dramatiques et d’émotion se fait vite sentir. Le film n’est pas dénué de qualités entre autre l’interprétation de la jeune Llucia Garcia tout en creux et silence, l’atmosphère de subtilité et de délicatesse, certaines scènes collectives bien construites. Mais trop de blancs, de creux, de silences, de retenue pour nous intéresser sur la totalité du pèlerinage (traduction de Romeria) qui parait fastidieux et interminable. Je n’avais pas du mettre les chaussures adéquates…
Présenté en compétition au Festival de Cannes 2025, Romería est un film inégal : longtemps ennuyeux, mais capable dans sa dernière partie d’une vraie envolée poétique. Pendant une bonne moitié, cette chronique familiale espagnole, lente et parfois confuse, peine à intéresser, avant qu’un dernier tiers beaucoup plus audacieux ne vienne enfin réveiller l’ensemble.
La première partie laisse en effet à distance. Le rythme est très étiré, les enjeux tardent à apparaître, et l’on peine parfois à comprendre ce qui se joue vraiment. Marina, jeune femme adoptée, part en Galice retrouver la famille de son père pour récupérer un document administratif et reconstituer son histoire. Sur le papier, cette quête identitaire promet beaucoup. À l’écran, elle s’enlise d’abord dans une succession de scènes un peu monotones, noyées sous une multitude de personnages qu’on a du mal à situer.
Puis le film bifurque. Dans son dernier tiers, Carla Simón lâche enfin prise et propose quelque chose de beaucoup plus libre, sensoriel et cinématographique. Le récit bascule vers l’onirisme, les souvenirs fantasmés, et le flash-back. Là où certains décrocheront peut-être, c’est précisément à cet endroit que le film m’a embarqué.
En mettant en images le journal intime de la mère et en laissant l’imaginaire combler les zones d’ombre, la réalisatrice donne enfin chair et émotion à cette quête.
Cette partie, beaucoup plus incarnée, offre de très beaux moments de cinéma. On y retrouve la sensualité, l’insouciance, les excès, et surtout la douleur de ce passé réinventé.
Ce qui rend aussi Romería touchant malgré ses maladresses, c’est son caractère profondément autobiographique. Comme dans Été 93 ou Nos soleils, Carla Simón puise dans sa propre histoire familiale. On sent que cette quête de mémoire, ce besoin de combler les blancs et de redonner vie à ses parents disparus, morts du sida lorsqu'elle était enfant, dépasse le simple cadre de la fiction. C’est sans doute dans cette dimension très intime que le film trouve sa sincérité, même lorsqu’il se perd un peu en chemin.
En 2022, j’avais adoré Nos soleils de cette même Carla Simon, qui nous parlait déjà de la famille et de ses problèmes insondables. D’où ma déception après ces nouvelles 115 minutes qui m’ont paru bien longuettes. Afin d’obtenir un document d’état civil pour ses études supérieures, Marina, adoptée depuis l’enfance, doit renouer avec une partie de sa véritable famille. Guidée par le journal intime de sa mère qui ne l’a jamais quittée, elle se rend sur la côte atlantique et rencontre tout un pan de sa famille paternelle qu’elle ne connait pas. L’arrivée de Marina va faire ressurgir le passé. En ravivant le souvenir de ses parents, elle va découvrir les secrets de cette famille, les non-dits et les hontes… Trop long, je l’ai dit, trop confus, j’ai été gagné par un ennui sournois mais poli devant les déambulations de la jeune et jolie héroïne. Un film sur la famille et ses secrets de plus… Le film est directement inspiré de la vie de la réalisatrice. Comme son personnage principal, cette dernière, orpheline de mère et père, a dû reprendre contact avec ses grands-parents à l’âge de dix-huit ans afin de récupérer le certificat de décès de ses parents, nécessaire à son entrée à l’université. C’est notamment à ce moment-là que l’un de ses oncles l’avait invitée à venir leur rendre visite. Plus que le ressentiment, la cinéaste a surtout ressenti une certaine curiosité et un désir de connaître ses origines. Le titre du film, - ce n’est d’ailleurs jamais expliqué dans le film -, renvoie à un pèlerinage vers une chapelle ou un sanctuaire pour honorer une figure religieuse, une vierge ou un saint mais aussi à un voyage spirituel et d’une célébration collective. Le problème, ici, c’est de nous faire partager une plongée dans une famille dysfonctionnelle et pléthorique, de quoi s’y perdre complètement… ce qui est le cas. Autre problème, la dernière partie totalement onirique qui tranche par trop avec le naturalisme ambiant. On en vient à penser à More ou Zabriskie Point, - omniprésence de la drogue sans doute -, le tout avec une vision inspirée par la peinture surréaliste. Bref, un gros foutoir. Dommage, car l’histoire et forte et dérangeante, mais la complaisance dans la forme plombe littéralement l’émotion que l’on pourrait ressentir. Llúcia Garcia, pour son tout 1er rôle, ne manque pas de présence, mais elle a franchement l’air aussi perdue que le spectateur devant cette avalanche de révélations familiales. Mitch, Tristán Ulloa, Janet Novas complètent le haut de l’affiche. Une fois de plus, ce film prouve que les bonnes intentions et un beau personnage ne suffisent pas à faire un beau film, qui, en l’occurrence, se laisse embarquer dans tous les clichés du drame familial et du film à non-dit, prenant systématiquement le parti de son héroïne et ne résistant pas à l’idée de systématiquement tout montrer. Trop illustratif, car nombre de scènes auraient du être coupées au montage – l’héroïne prend sa douche, l’héroïne fait pipi, l’héroïne farfouille ici ou là dans un bateau, dans la maison familiale, l’héroïne regarde des vieilles photos que nous ne voyons pas (???) etc… -, le film devient ennuyeux, pour en arriver à une conclusion brutale et quasiment bâclée. Pour moi, Carla Simon nous doit une revanche.
Marina débarque en Galice avec un sac à dos, un caméscope et le journal intime de sa mère. Elle ne connaît rien de cette famille paternelle qui l'attend sur la côte atlantique. Elle sait seulement que ses deux parents sont morts du sida, emportés par la Movida et ses ombres, quand elle était encore bébé. Avec "Romería", Carla Simón creuse à nouveau dans ses propres archives intimes, et c'est son film le plus ambitieux. L'absence y devient un personnage à part entière : elle rouvre des blessures, mais permet aussi à la jeune femme de trouver lentement sa place dans le monde. La Galice, rarement filmée au cinéma, s'impose comme un territoire à part entière, littoral sauvage et atlantique que le trafic de drogue des années 80 a traversé de plein fouet, laissant toute une génération se consumer en même temps que ses rêves de liberté. La caméra accompagne plus qu'elle ne montre, dans ce cinéma naturaliste et pudique qui fait la singularité de la réalisatrice catalane. Le rythme est lent, parfois un peu trop, mais la justesse des portraits emporte l'adhésion. Un film solaire et douloureux sur ce que l'on hérite de ceux qu'on n'a pas connus.
Film assez difficile à suivre : il y a tellement de personnages qu'on s'y perd et, au final, le film s'avère très confus, d'autant plus qu'il prend un caractère onirique dans sa 2ème partie Il reste la luminosité de l'actrice principale.
La mise en scène est sublime et le récit joli. Des incohérences et maladresses dans la scénario nous laissent par instants de côté mais l'ensemble reste beau et captivant.
C'est un film d'une beauté rare ! Visuellement tout est maîtrisé : la photographie est magnifique, les paysages et les corps sont sublimés par les lumières et le grain épuré de l'image.
L'actrice principale est d'une justesse et d'une vérité pure. Elle crève l'écran et j'ai hâte de la voir dans d'autres projets !
On suit cette jeune femme qui plonge dans le passé de ses parents pour comprendre ses racines et essayer de se retrouver.
Cette orpheline est en quête de reconnaissance et de réponse sur ses origines. A l'aide du journal intime de sa mère, elle replonge dans le passé de ses parents.
J'aime les films lents et contemplatifs mais ici j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de longueurs inutiles qui n'apportent pas à grand chose à l'histoire.
L'idée de jouer les scènes du passé avec les mêmes acteurs du présent (qui plus est des personnes d'une même famille qui jouent un couple) a été trop déroutante pour moi.
Autant la première partie m'a transporté, autant je me suis perdue dans la seconde partie qui bascule dans un côté onirique qui m'a dérangé et que j'ai trouvé mal imbriqué dans l'histoire et flou.
Malgré ses qualités esthétiques indéniables, j'ai trouvé que ce film se plongeait dans des réflexions et effets pseudo intellectuels qui m'ont empêché d'être totalement émue ou empathique envers les personnages.
Les allers-retours présent-passé ne m'ont pas non plus aidé à accrocher à cette histoire pourtant pleine de promesses.
Très beau film poétique, doux et fort, intime et sociétal, magnifiquement interprété par Lucia Garcia J'ai beaucoup aimé son originalité, sa construction en chapitres mêlant présent et passé, la découverte progressive d'une histoire et d'une identité
Quelle catastrophe ce film. Film très lent on s’endort dés les premières 20 mn. Il ne se passe rien. Musique insupportable. Mon voisin a dormi pendant tout le film. Évitez de dépenser 10 euros et allez voir à partir de mercredi Juste une illusion. Passez votre chemin.
Scenario bien mince, on s'ennuie car l'histoire s'étire en longueur. Une enfant adoptée revient dans sa famille biologique paternelle pour obtenir une signature de document d'état civil en vue d'une bourse. On suit en parallèle l'histoire de ses parents spoiler: morts du sida après avoir abusé de drogues...On est dans les années 80, ce qui explique le silence de la famille sur les causes du décès .Mais que c'est long, ça va on a compris depuis longtemps. Et certaines scènes oniriques n'apportent rien au film. Bref, très moyen.
Film sensible et délicat qui met en scène une jeune fille qui doit se pencher sur sa famille biologique pour obtenir un document d'état civil nécessaire à sa poursuite d'étude. On interroge ici la nécessite et la qualité des liens du sang. Marina cherche et trouve comment ses parents ont disparu et pourquoi elle a été adoptée. Llúcia Garcia incarne à merveille cette quête de la vérité, cette apparence de fragilité qui se mue en opiniâtreté pour faire émerger des hontes et des secrets dont elle a fait les frais. L'un des meilleurs films du moment.
Conçu comme un documentaire Pas très bien filmé, les images ne sont pas très belles, souvent surexposées La musique pas terrible Assez long et ennuyeux car le film n’arrive pas vraiment à nous captiver