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Bernard R
5 critiques
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2,0
Publiée le 13 avril 2026
Des qualités, surtout celles indéniables de l'actrice, mais trop lent puis terriblement ennuyeux quand on aborde la partie "onirique". Fait alors penser à More, film qu'on n'a pas envie de revoir deux fois
Marina a grandi en Catalogne dans une famille d'adoption après la mort de son père et de sa mère. À 18 ans, au début des années 2000, elle vient en Galice à Vigo pour y suivre des études de cinéma. Elle y retrouve la famille de son père et y déterre des secrets familiaux longtemps enfouis.
La bande-annonce de "Romeria" m'avait mis l'eau à la bouche. Elle nous faisait la promesse d'un récit en forme d'enquête, d'anamnèse sur le passé enfoui d'une jeune femme à la recherche de ses racines.
En sélection officielle à Cannes, le film était le troisième d'une réalisatrice espagnole prometteuse, Carla Simón, qui avait auparavant réalisé "Eté 93" et "Nos soleils".
Certes "Romeria" peut se prévaloir de quelques atouts. Le premier est sa première, Llúcia Garcia, qui y fait des débuts prometteurs. Le second est les paysages littoraux de la Galice, l'estuaire de Vigo, les Cies qui en barrent l'horizon, l'île de Torella, la plage de Samil....
Mais le film m'a laissé sur ma faim, à cause de son faux rythme (il dure près de deux heures) et de son flashback trop long. À cause surtout de son suspens éventé [attention spoiler] Il n'y avait rien de vraiment mystérieux dans le passé de Marina, qui savait déjà que ses deux parents étaient morts du Sida, sinon l'omerta gardée par la la famille de son père, par ses grands-parents paternels, des grands bourgeois compassés, et par ses oncles et tantes, sur les motifs réels de sa mort en 1992.
Ai vu « Romeria » de la réalisatrice espagnole Carla Simon. Le film était en compétition au Festival de Cannes 2025. Carla Simon s’inspire de sa propre vie pour ce long métrage sous forme d’enquête familiale. Marina (Llucia Garcia) avec sa caméra vidéo et le journal intime de sa mère renoue avec la famille de son père, à Vigo en Galicie sur la côte atlantique. Ses parents sont décédés juste après sa naissance. Marina a été adoptée. Au fur et à mesure qu’elle rencontre pour la première fois une multitude de cousins et cousines plein de vie, d’oncles et de tantes désunis et des grand-parents mutiques, Marina va se retrouver de plus en plus spectatrice d’une famille hantée par des secrets liés à la mort de ses parents dans les années 90. Le sujet est passionnant, le traitement scénaristique et cinématographique plus difficile à appréhender. Le film met du temps à entrer dans le vif du sujet et la fin onirique parait totalement artificielle. La présence de nombreuses vidéos filmées comme par un mauvais amateur, caméra qui tremble, images floues, son saturé est vite pénible, et l’on a du mal à imaginer que Marina qui veut faire des études de cinéma, manie aussi mal son caméscope. Comme la jeune femme est très spectatrice de sa famille, le spectateur se retrouve a être dans la même position par rapport au film, dont la distance excessive tend à faire naitre une langueur contagieuse. La mise en scène parait très vite appuyée, les digressions et les flash-backs souvent inutiles et encombrants et un manque d’enjeux dramatiques et d’émotion se fait vite sentir. Le film n’est pas dénué de qualités entre autre l’interprétation de la jeune Llucia Garcia tout en creux et silence, l’atmosphère de subtilité et de délicatesse, certaines scènes collectives bien construites. Mais trop de blancs, de creux, de silences, de retenue pour nous intéresser sur la totalité du pèlerinage (traduction de Romeria) qui parait fastidieux et interminable. Je n’avais pas du mettre les chaussures adéquates…
Romería (un pèlerinage religieux et une fête populaire), de Carla Simón est un film marquant et délicat. Tendre, touchant, grave, juste. Il suffit de pas grand chose pour réunir toutes ces qualités dans un film. Pas grand chose d’évanescent. Le casting est de grande qualité, évidemment Llucia Garcia interprète Marina, mutine, fraîche, attachante. Elle est cette fille qu’on aimerait avoir parent, j’imagine. Si j’avais été parent, j’aurais aimé que cette jeune fille-là, Marina, soit ma fille. Elle aurait donné le plus merveilleux sens à ma vie, avec ses belles valeurs, réfléchie, qui bouscule avec tant de tact et de détermination sous ses airs enfantins. Elle parvient, avec grâce, à exorciser les vieux démons d'ancêtres taiseux sur un sujet resté si longtemps tabou : le sida. Elle n’est jamais naïve ou agressive, ne nourrit ni rancœur ni ressentiment, rien de négatif en elle, qui veut atteindre son objectif, avec patience et élégance : obtenir une bourse pour devenir ciné’adore ce personnage de Marina et tous ceux qui l’entourent. J’adore ce film cristallin, qui apaise, réconcilie et déculpabilise sur un sujet toujours un peu ambivalent. Merci #CarlaSimon #romeria
Pour avancer dans sa vie, Marina, future cinéaste à besoin de refaire le film du drame qui l'a coupée de sa famille paternelle. Dans son histoire se confrontent une société traditionnelle franquiste et ceux qui ont survécu aux excès des années 80. Ce film reflète la confusion du choc des générations
Pas facile de noter un film qui appartient à un genre qu'on n'aime pas trop soi-même. Romeria est assurément un bon film, et beaucoup apprécieront cette exploration de l'histoire familiale d'une jeune orpheline dans l'Espagne de 2004. Le récit est bien construit et les comédiens sont très bons. Les divers thèmes sont intéressants et il faut éviter de les spoiler. Le souci est qu'il s'agit d'un film très proche du réel, sans vraies recherches de mise en scène. Sans jamais tomber dans l'esthétique du téléfilm, cet opus se regarde un peu sans reliefs, sans surprise. On consulte sa montre et espère voir la fin arriver, quand soudain, une vraie bonne idée nous entraîne sur un chemin plus inventif. spoiler: La jeune Maria rencontre ses propres parents, pourtant morts depuis des années. Puis elle se mue en eux, et la comédienne se met à interpréter sa mère. Elle qui était si prude, si raisonnable dans le rôle de la fille, change totalement d'attitude. Et la mise en scène de même devient plus esthétique, plus sophistiquée. Le retour à la normale nous mène tranquillement vers un dénouement bien conçu.
Bref, un bon film, mais assez loin des standards tels que valorisés sur ce compte.
Intéressant film , en compétition à Cannes 2025 ,de la cinéaste Catalane Carla Simón qui à travers son oeuvre explore , une nouvelle fois , sa mémoire Familiale complexe et douloureuse . En effet elle reconstitue , à l’aide du journal intime de sa mère — qui chapitre aussi le voyage — la jeunesse de ses parents, morts du sida, à travers le regard d’une fille de 18 ans qui débarque en Galice pour la première fois . La jeune Llúcia Garcia, merveilleusement dirigée, apporte sa vérité, une beauté réfléchie, lumineuse et émouvante .
Un journal maternel pour repère. La découverte de la famille paternelle. Des approximations, des doutes, des histoires, des souvenirs, de la violence. Découvrir cette histoire fantôme sans illusion. Film finement réalisé jusqu'à ce que la réalisatrice nous impose, sans grande nécessité, une réalité visuelle de tout un hors-champ déjà , et longuement, abordé par les allusions et les non-dits. Une parenthèse sans valeur ajoutée et d'une redondance exaspérante qui ruine toute la qualité suggestive des deux tiers du film
Présenté en CO ( Cannes 2025 ), reparti la corbeille vide, " Romeria" évoque la recherche de ses origines par une jeune fille adoptée à ses 6 ans.
Carla Simon parvient à traduire par petites touches, dans ce film à fleur de peau, les non-dits de sa famille biologique, corsetée par un couple de grands-parents toxiques.
On peut supposer sans chercher bien loin, que ces derniers ne sont pas pour rien dans l'itinéraire chaotique et funeste de leur fils.
" Romeria " s'attache aussi à souligner l'effet délétère des secrets de famille, qui jouent un rôle moteur dans la transmission des traumas transgenerationnels.
Voilà un beau film, délicat, sensible ou la cinéaste parvient, avec adresse, à mettre en avant le caractère essentiel que présente la connaissance de la vérité qui nous revient.
Quelle catastrophe ce film. Film très lent on s’endort dés les premières 20 mn. Il ne se passe rien. Musique insupportable. Mon voisin a dormi pendant tout le film. Évitez de dépenser 10 euros et allez voir à partir de mercredi Juste une illusion. Passez votre chemin.
"Romería" assez bien noté par la critique qui a obtenu 6 nominations au Goya Awards cette année est un drame moyen dans l'ensemble. Carla Simón, réalisatrice espagnole, adapte son vécu personnel à l'écran, scrutant ses souvenirs familiaux et ses traumatismes, dans un décor des années 1980 marqué par le Sida. Si les thèmes choisis et la photographie m'ont séduit sur le papier, j'ai néanmoins ressenti une certaine lassitude par moments, gêné par des flashbacks superflus et une narration parfois décousue qui m'ont fait perdre le fil, ce qui est dommage.
En se basant sur le journal de sa mère, une jeune fille tente de reconstituer l'histoire de ses parents morts, quand elle était encore bébé. Secret de famille honte, début des années quatre-vingt-dix, avec le sida et la drogue. Filme moyen.