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fabrice d.
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3,0
Publiée le 17 mars 2025
C'est un bon film français policier qui rappelle un peu Borsalino par son époque et ses costumes je trouve bien qu'il n'ait pas la même portée. On y retrouve Belmondo, qui n'est plus le jeune premier, mais pas encore le cascadeur si j'ose dire des années 80. En face c'est Constantin et non Delon. Ils sont accompagnés de Cardinale. Le scénario est basé sur le roman de Giovanni spécialiste des romans policiers dont un certain nombre seront portés à l'écran notamment par lui-même car il se révèle un bon réalisateur. Ici, le scénario bien qu'intéressant débouche sur un film un peu lent et qui a pris un petit coup de vieux. On semble aussi d'ailleurs un peu perdu parfois car avec les différentes strates de personnages, tout n'est pas clair à 100%.
ce film est un remake d 'un nommé La Rocca de Jean Becker tourné en 1961 tiré du roman de José Giovanni, L'excommunié un très bon film policier sur le code de l'honneur avec la magnifique musique de françois de roubaix .
J avais un vague souvenir de ce film vu dans mon adolescence et pour être honnête je me souvenais surtout de la musique de François de Roubaix .Admirant depuis petit Belmondo j avais vraiment envie de le revoir et au final je suis un peu déçu. Même la réalisation de Giovanni n est pas à la hauteur de ce qu il a pu faire avant et après. C est un sentiment mitigé. Les comédiens sauvent vraiment ce film .
Le film a mal vielli. Plus que jamais, l'image que José Giovanni donne du milieu, et de la pègre marseillaise en particulier, semble à l'évidence artificielle et fausse. Ses personnages, celui de Belmondo en tête, roulent des mécaniques dans la plus pure tradition des histoires de truands de cinéma. Ce sont des archétypes tellement mal dirigés qu'ils nuisent à l'intérêt général de l'intrigue. Surtout, les dialogues sont maladroits et visiblement dénués de vérité et de conviction. Certes, quelques moments spectaculaires, notamment dans la seconde partie du film, qui relate l'existence de Borgo (Belmondo) et Saratov (Michel Constantin)spoiler: au pénitencier , peuvent détourner l'attention des facilités de la mise en scène; mais cette histoire, où s'exprime un thème cher à Giovanni, à travers l'amitié virile entre le truand Roberto Borgo et son complice Saratov, est décidément bien peu réaliste. L'interprétation s'en ressent souvent, laborieuse, voire franchement médiocre pour les seconds rôles; Claudia Cardinale ne trouve ici qu'un rôle de complaisance. La reconstitution trop soignée, trop lisse, du Marseille des années 30 et 40 achève de nous convaincre du caractère factice du film.
Heureusement qu'il y a la présence de Jean-Paul Belmondo pour relever le niveau du film réalisé par José Giovanni. Certes, ce film de gangsters à l'ancienne décrit la période d'avant guerre (et le monde carcéral de l'époque), mais la réalisation est assez décevante et trop peu claire pour dater les différentes périodes. Et puis Claudia Cardinale et surtout Michel Constantin sont trop peu exploités. Et la fin est bâclée, expédiée et finie en queue de poisson.
La scoumoune est une film sympathique, mais sans plus. Ce n'est le film de Bébel le plus original : Bébel y incarne un jeune homme un peu voyou, un peu vengeur, seul contre toute une armée, j'ai l'impression d'avoir déjà vu ça. Ce n'est pas du coup la performance de Belmondo, certes ultra-charismatique qui m'a le plus enthousiasmé (car elle est au final très proche de celle de l'Animal, du Professionnel, de Peur sur la ville ou l'Homme de Rio). Bébel y fait du Bébel. Le film marche beaucoup grâce au charisme de son acteur principal et la tragédie du personnage principal condamné à la vie de truand (d'abord pour sauver un ami puis pour le venger). L'histoire est correcte mais assez inégale (j'ai préféré clairement la dernière partie du film). Claudia Cardinale est magistrale et Michel Constantin délivre une prestation très honnête (acteur de second rôle et à la filmographie longue mais peu fournie en succès). On retrouve également Gérard Depardieu tout jeunot dans un de ses tout premiers rôles. La sympathie que le public peut avoir pour Bébel a du beaucoup jouer dans le succès intemporel de ce film, car si on regarde sur le papier, le personnage principal est extrêmement ambigu. spoiler: Certes, son amitié avec Xavier est très touchante, mais elle ne l'empêche pas d'avoir une relation très trouble avec la femme de celui-ci et la première partie du film consiste à le voir prendre la tête par la force de la pègre marseillaise à des fins personnelles.
La musique est assez sympathique. La scoumoune est comédie au final assez sympathique, mais je ne la rangerais pas personnellement dans la short-list des films de Belmondo à voir absolument.
Un film égocentrique pour José Giovanni, dont c'est la seconde adaptation de son propre roman d'ordre autobiographique L'Excommunié, la première (Un nommé la Rocca ; Jean Becker, 1961) ne lui ayant pas plu. Et l'oeuvre ne démarre pas dans le sens d'excuser cela, s'enterrant dans une figuration mal située dans l'espace et le temps d'une pègre marseillaise d'avant-guerre expliquée sans pédagogie, dans le flou de ses actions délétères qu'il ne cherche jamais à dissiper. D'ailleurs le thème menaçait de passer de mode en 1972. Non que les concessions faites par un style à la mode soient une prérogative dont il faille faire usage, mais l'oeuvre a très mal vieilli de les avoir refusées.
Et puis cette partie du scénario cède la place à une dimension historique étalée sur une douzaine d'années fictives au long du film, un format étonnant qui témoigne des racines littéraires de l'histoire. De truands, les personnages deviennent des prisonniers, et ils sont engagés après la guerre comme démineurs, une tâche si ingrate et dangereuse qu'elle accélère la libération de ceux qui y survivent. On se retrouve au final avec un thriller à la française qui prend le temps de se pencher sur des aspects secondaires érigés en thèmes entiers, ce qui oblige à considérer Giovanni comme un grand réalisateur. Un film qui fera diverger beaucoup d'opinions.
Réalisé par José Giovanni en 1972, « La scoumoune » est un bon polar avec Jean-Paul Belmondo (Roberto Borgo, dit « la Scoumoune »), Claudia Cardinale (Georgia Saratov) et Michel Constantin (Xavier Saratov) dans les rôles principaux. José Giovanni, lui-même ancien condamné, apporte une authenticité rare au milieu du banditisme. Jean-Paul Belmondo livre une performance sobre, sombre et glaciale. La musique, composée par François de Roubaix, renforce le côté noir de ce film.
L’intrigue de „La scoumoune“ débute de manière confuse et sur un faux rythme. Par la suite, selon les scènes, le rythme tout comme l’intérêt et la qualité est inégal. On se satisfera de la reconstitution des années 30-40, des acteurs qu’on a toujours plaisir à voir et de l’atmosphère générale du film. Bref un divertissement moyen.
spoiler: La Scoumoune est un film franco-italien de José Giovanni, sorti en 1972. Adapté de son propre roman L’Excommunié, ce drame noir et intense met en scène Jean-Paul Belmondo dans le rôle principal, avec Claudia Cardinale et Michel Constantin.
Résumé complet :
L’histoire commence à Marseille dans les années 1930. Roberto Borgo (Jean-Paul Belmondo) est un homme de main charismatique, mais redoutable, engagé dans le milieu criminel. Il revient à Marseille pour aider son vieil ami Xavier Saratov (Michel Constantin), accusé à tort d’un meurtre et emprisonné à perpétuité. Roberto, surnommé "La Scoumoune" à cause de sa malchance contagieuse, décide de tout mettre en œuvre pour prouver l’innocence de Xavier.
Au fil de ses efforts, Roberto gravit les échelons du crime organisé, s’associant avec une bande de truands locaux. Entre règlements de comptes, trahisons et actions violentes, il se retrouve à affronter le clan dominant de la ville. Malgré ses succès dans le milieu, sa vie est marquée par une spirale de violence et de pertes.
La relation de Roberto avec Georgia (Claudia Cardinale), une chanteuse de cabaret, apporte une touche d’émotion dans cet univers brutal. Les deux tombent amoureux, mais leur bonheur est constamment menacé par les dangers du monde criminel. Georgia tente de convaincre Roberto d’abandonner cette vie, mais ce dernier est trop profondément impliqué pour faire marche arrière.
En parallèle, Roberto continue de planifier une évasion pour sauver Xavier, un projet risqué qui le pousse à prendre des décisions désespérées. L’amitié entre les deux hommes est au cœur de l’intrigue, montrant leur loyauté inébranlable, même face à l’adversité.
Le film culmine dans une série de confrontations violentes où Roberto finit par sacrifier tout ce qu’il a pour honorer son code d’honneur. La fin tragique montre que, malgré sa détermination et son courage, la "scoumoune" reste une malédiction inéluctable dans sa vie.
Thèmes et style :
La Scoumoune explore des thèmes comme la loyauté, la fatalité et l’amitié dans un cadre sombre et impitoyable.
José Giovanni utilise un style visuel réaliste et dur, mettant en avant l’ambiguïté morale des personnages.
Jean-Paul Belmondo brille dans le rôle principal, combinant son charisme habituel avec une profondeur dramatique rare.
C’est un film emblématique des polars français des années 1970, mêlant action, émotion et réflexion sur la condition humaine.
Superbe film réalisé par José Giovanni les acteurs sont fabuleux et réaliste surtout Michel Constantin en taulard révolté et forte tête. Quand à Jean Paul Belmondo il cabotine à souhait dans ce polar qui narre les années folles de la pègre marseillaise, claudia Cardinal et magnifique et ont voit que ses magnifiques jambes. L'entrée en scène du gang de noirs américains est original. Le racket du claq et la fusillade qui s ensuit est particulièrement intéressante au poing de vue de l armement. Belmondo à 2 revolvers webley et les autres membres du gang ont du colt 1911.browning GP35.revolver Smith & wesson et enfin revolver saint Étienne modèle 1892. En tout du très bon giovanni avec une fin qui nous laisse sur notre faim !
Je pensais l'avoir déjà vu, mais c'est bien la première fois que je vois ce film.
Il possède beaucoup d'ingrédients qui me plaisent énormément.
Le casting est génial, Belmondo est pour moi à son apogée et je le préfère dans les films sérieux, un de ses grands rôles à coup sûr. Un grand rôle pour Constantin aussi qui colle parfaitement avec Bebel. Claudia est magnifique.
François de Roubaix on en parle peu mais indéniablement l'ingrédient musique manque aux films actuels et sa musique est sublime.
L'histoire tient la route et traverse plusieurs années à la fois fastes et sombres d'un bandit des temps anciens.
Une perle oubliée ! devenu culte depuis qqes annees voici , du cinéma bis populaire comme il n y en aura plus. On retrouve les gueules des années 70. un Bebel "western spaguetti"accompagné d un Constantin un peu fou qui bien sûr n arrêté pas de râler, Claudia Cardinale géniale comme à l habitude.on retrouve aussi avec bonheur le mexicain barbu du "rapace" toujours de José Giovanni. l1 musique de François de Roubaix superbe . utilisation massive des synthétiseurs analogiques vintage Arp Solina, séquenceurs et boîte à rythme façon jean michel jarre. totalement anachronique . ne boudons pas notre plaisir, car le film est jouissif!!!!