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Patricia D.
87 abonnés
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3,0
Publiée le 24 novembre 2023
L'histoire de ce film magnétique et singulier se déroule entre deux espaces bien marqués. D'un côté, la caserne de gendarmerie familiale et de l'autre, le quartier d'affaires de la Défense. Entre les deux, Jeanne fait les trajets en scooter, de sa chambre d'enfant aux bureaux des grosses entreprises, telle la Vénus d'argent des Rolls Royce "fixant l’horizon comme si toutes les portes allaient s’ouvrir devant elle". Elle s'habille en costume d'homme et se définit comme neutre. Elle est sur le point de se faire embaucher comme quant auprès d'un influent patron de la place financière. A la caserne, elle s'occupe de ses deux petits frères et soeurs en l'absence de sa mère. Elle retrouve aussi Augustin qui revient après quatre années passées au Mali... Le film juxtapose des scènes aux ambiances très contrastées, avec une empreinte esthétique prononcée. Le personnage complexe et atypique de Jeanne est interprété par Claire Pommet (la chanteuse Pomme) qui montre un talent incontestable dans ce premier rôle. Même si le scénario ne trouve pas forcément son unité après avoir ouvert de nombreuses thématiques, La Vénus d'argent est un film à découvrir.
Un trés beau film sur l'émancipation. La réalisation très esthétisante (à la manière du film drive) avec des dialogues ciselées peuvent détourner mais le film ne mérite pas certaines de ses critiques. Les partis pris de la réalisatrice ne cherchent pas à inscrire le film dans "la réalité". C'est un compte, une fable sur le prix à payer "pour réussir". C'est la première fois que je rédige un commentaire ici. Je vous conseille vraiment d'aller le voir.
Ah mais je me disais bien que ça me rappelait quelque-chose. Le déclic a eu lieu à une dizaine de minutes de la fin dans mon subconscient et le générique est venu en apporter la confirmation. Helena Klotz est la fille de Nicolas Klotz, le réalisateur de La question humaine, un des plus mauvais films que j'ai eu l'occasion de voir en un peu plus de 46 ans d'existence. Film dont j'avais déjà rédigé la critique, qui se trouve ici et donc sur lequel je ne vais pas m’étayer d'avantage. Si je n'ai évidemment rien contre ces gens je dois dire que cette façon si particulière de se regarder filmer et de d'écouter ses propres personnages parler à longueur de pellicule était visiblement restée dans les arcanes de ma mémoire de cinéphile.
Mais bon de quoi ça parle cette Venus d'Argent sinon? C'est l'histoire d'une fille de gendarme qui veut absolument travailler dans la finance. Drôle de choix, mais on ne demande qu'à comprendre après tout. Le souci c'est qu' il ne nous est jamais vraiment permis de comprendre quoi que ce soit et pas plus à la fin qu'au début d'ailleurs. Pendant 1h30 on a comme l'impression étrange que tout ce que l'on voit à l'écran découle d'un autre film qui se situerait en amont et qui évidemment ne nous a pas été projeté. La Venus d'Argent semble comme traversé par une sorte de perpétuel non-dit montré de façon vaguement onirique.
Le sujet du film, tel que relaté plus haut, n'est pas forcément irréaliste ou inintéressant, du moment qu'il est étayé par une vraie histoire ou au moins quelquechose de dramatiquement un peu construit. Au lieu de ça la réalisatrice aligne des jolies images, des personnages et des dialogues qui sonnent étrangement faux et des silences censés en dire long. C'est stylisé à l’extrême, pas forcément mal filmé, mais creux et sans émotion. L’héroïne est froide, peu expressive, assez hermétique et même pas spécialement sympathique. On n'accède jamais à sa psychologie ce qui est quand même assez problématique quand elle est véritablement le sujet du film et présente dans tous ses plans . Le tout finit par donner l'impression d'un film complètement hors sol, une espèce de construction vaguement artistique dont le propos et le but semblent mal définis.
J'ai personnellement horreur de tous ces clichés faciles évoquant "le cinéma d'auteur français intello et prétentieux", mais malheureusement c'est bien contre ce genre de film qu'ils continueront sans doute d'être employés. A côté de Klotz, Arnaud Desplechin c'est Luc Besson.
Le film commence bien puis au fur et à mesure arrive l'ennuie , le piège du scenario assez attendu passé le début. Il y a un problème de rythme c'est dommage, à la fin on en peut plus, on a envie que ca s'arrête. J'entendais les gens soufflés dans la salle. Il y a des bons second rôles par ci par là. Mais vraiment c'est ridicule , on ne comprend plus l'envie du réalisateur, c'est un fourre tout sans forme. La musique est bien ! et la comédienne principale est parfois touchante.
"La Vénus d'argent" est un film qui déploie un certain charme même si il traite d'un sujet déjà vu au cinéma. Claire Pommet plus connu sous son surnom d'artiste Pomme est impeccable dans ce rôle de néo capitaliste qui assume sa fluidité sexuelle et navigue entre attraction pour la réussite sociale et introspection sur les enjeux du futur....
Sofiane Zermani ( un autre musicien, Fianso) continue à déployer un véritable jeu d'acteur en loup de la finance sans scrupule et Niels Schneider donne une bonne composition entre violence et douceur.
La réalisation et surtout la photographie jouent aussi un grand rôle dans la séduction de ce film en dehors du scénario encore une fois déjà vu au cinéma ( mythe d' Icare ici devenu Venus D'argent comme celle qui habille le capot des Rolls Royce qui se brûle à vouloir approcher du soleil).
Je viens de voir le film. Jeanne Francoeur va rester très longtemps gravée dans ma tête. Cela veut tout simplement dire que l'actrice qui incarne le rôle a été excellente. Un premier rôle magnifiquement réussi pour Claire Pommet. Un très beau film.
Malgré des images de qualités et des moments contemplatifs sympathiques, le film sonne faux. Que se soit la vie dans la caserne ou les autres scènes aux bureaux ou à l’hôtel, c’est artificiel et caricaturale. Film décevant.
J étais très emballé par la promo souriante de ce film mais je me suis fait avoir. Le film est contemplatif de manière un peu gratuite, on a dû mal à comprendre l enjeu profond, ca manque de douceur parfois. C est un peu mou , attendu et téléphoné. Il y a un manque de choix dans l enchaînement des scènes, il y a les éléments mais pas le liant. Merci à la comédienne de rattraper un peu l énergie. Mais non au finale j ai pas du tout aimé. Le titre est jolie c est tout. J ai enchaînée avec Rien à Perdre , beaucoup mieux.
Héléna Klotz nous propose un film qui aborde multiples questions : la neutralité du genre, la difficulté d'immersion dans un monde professionnel où règne hypocrisie et masculinité toxique (très bien représentée par Sofiane Zermani, dont le personnage est fortement inspiré par Christian Bale dans American Psycho). De nombreux points forts résident dans cette oeuvre : l'apparition soudaine de la chanteuse Pomme entant qu'actrice, dont la sensibilité ne laisse pas indifférent ; les plans et images de grande qualité ; et les musiques réalisées par le frère de la réalisatrice Ulysse Klotz, où vous pourrez retrouver la douce voix de Pomme. Cependant, le scénario, les gestes et les paroles des personnages restent selon moi trop prévisibles : une jeune femme dont la place ne réside absolument pas dans le monde des finances qui se retrouve mal-menée par un chef d'entreprise alors qu'il semblait vouloir lui offrir une opportunité. Puis une remise en question, une histoire d'amour naissante avec son ancien agresseur qu'elle semble doucement pardonné (interprété par Niels Schneider). La répartie excessive du personnage de Pomme que l'on retrouve du début à la fin tourne parfois presque au ridicule. Héléna Klotz semble vouloir aborder de multiples sujets d'actualité sans trop les développer pour autant. Il en est de même pour ces très beaux plans, qui surgissent au milieu de nulle part, et laissent le spectateur dans l'incompréhension.
Pour ma part, c’est le 1er film d’Héléna Klotz qu’il m’est donné de voir. Et je dois avouer que c’est un tantinet à reculons que je suis allé voir ces 95 minutes dont la pub se faisait entièrement autour de la présence à l’écran de Pomme et de Fianso, deux stars de la chanson adorées des jeunes dont je ne fais plus partie depuis des lustres. Jeanne a 24 ans. Elle vit dans une caserne en banlieue avec son père gendarme, son petit frère et sa petite sœur. Elle a fait le pari de réussir sa vie dans le monde de la finance. Pas pour la gloire ou le luxe, mais parce que c’est le moyen qu’elle a trouvé pour gagner sa liberté. Eh bien, la chanteuse pop-folk et le rappeur s’en sortent pas mal du tout et ce n’est donc pas de ce côté-là que le bât blesse, dans ce film somme toute honnête sans plus. Ce drame glaçant semble basée sur l’opposition entre deux milieux. D’un côté la caserne de gendarmerie et les barres d’immeubles de la banlieue, de l’autre la finance et les tours des quartiers d'affaires. Au milieu, une jeune femme qui cherche à briser le plafond de verre de sa classe sociale pour se créer un avenir. Le sujet était pourtant original et intéressant, mais à force de vouloir démontrer à tout prix, le scénario passe à côté du sujet. D’abord parce que aucun des personnages n’est véritablement sympathiques – un grand salut aux amis de la litote -, à cause de la volonté d’utiliser une langue hyper technique, cryptée, comme une langue étrangère, qui parvient aux limites du compréhensible, enfin parce que la mise en scène est trop souvent chichiteuse, avec un désir forcené de vouloir faire beau et glacial, sans compter avec les ralentis inutiles qui frôlent parfois le ridicule, ou le m’as-tu-vu quand je filme. Et, il faut reconnaître que Claire Pommet, - Pomme pour les fans -, pour un 1er film s’en sort très bien. Une révélation ! Sofiane Zermani, - Fianso pour les fans -, lui, n’est pas un débutant, - il est actuellement à l’affiche dans le film Avant que les flammes ne s’éteignent -, est comme toujours très bon. Niels Schneider, Anna Mouglalis, - dont la voix de contralto est toujours aussi fascinante, Grégoire Colin, Mathieu Amalric – pour une scène -, complètent la distribution. Quant au titre, il fait allusion, à l’emblème de Rolls Royce, ce qui est moin d’être le cas de ce film qui émarge plutôt du côté de la Peugeot 205.
Jeanne, 24 ans, vit en caserne avec son frère et sa sœur et leur père, adjudant de gendarmerie. Jeanne cherche à réussir dans le domaine ultra concurrentiel de la finance et tente de s’imposer par un caractère audacieux, et fort, et par une extrême intelligence. Helena Klotz décrit avec brio la cruauté et l’hypocrisie du monde de la finance. Les images sont magnifiques mais l’élément le plus réussi est sans contesté le casting. Claire Pommet, alias Pomme est magistrale, pleine d’assurance, et de fragilités. À ses côtés, Sofiane Zermani, alias le rappeur Fianso brille également, tout comme Niels Schneider ou encore l’envoûtante Anna Mouglalis.
Nous étions contents de nous rendre à l'avant première. Le producteur et la réalisatrice nous présentent le film cela s'annonçait bien. Quelle déception nous sommes partis au bout de 45 mn. Nous avons trouvé le film très malsain. J'ai utilisé plusieurs fois mon écharpe pour ne pas voir les images. Si le monde de la finance est comme décrit il est à vomir. À partir de la soirée et l'arrivée d'Anna Mouglalis, nous avons quitté la salle. J'ai rarement vu un film aussi malsain. Désolée pour la réalisatrice mais ce film ne nous a pas plus du tout.
Renversant et plein d'espoir, Helena Klotz nous propose ici un film haut en couleur, tant par les images que ses sujets abordés avec brio ! De l'espoir et des instants d'émotions !
Vu en projo équipe, un 1er long-métrage à la mise en scène soignée, lui conférant par moments un aspect clipesque, accompagné d'une bande originale réussie et prenante. Concernant le récit, il aurait peut-être été plus judicieux de se centrer bien plus sur l'aspect "trader" que ce qui l'entoure, bien plus anecdotique.