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MarieB
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5,0
Publiée le 11 janvier 2025
Un film d’une beauté et d’une tendresse rare. J’en suis ressortie apaisée et confiante dans l’existence ! Merci. La rencontre du talent confirmé et du talent naissant, face à une maitrise indéniable. Un premier film plus que réussi. Bravo.
Un film qui s'essaie au mélange du K-drama et de la dramédie française. Hélas, la mayonnaise ne prend pas. Si les acteurs font de leur mieux, ils sont desservis par des personnages assez clichés (l'orpheline mal dans sa peau / l'artiste égocentré) et une réalisation contemplative mais qui tourne un peu à vide. Un film qu'on aurait voulu aimer plus.
Ai vu « Hiver à Sokcho » film Franco-Coréen du réalisateur Koya Kamura, d’après le roman du même nom d’Elisa Shua Dusapin. Soo-Ha (Bella Kim) est une jeune fille qui vit avec sa mère dans la ville de Sokcho. Elle a fait des études de littérature française car son père qu’elle n’a jamais connu était français. Elle travaille dans un petite pension pour touristes où elle fait la cuisine et l’intendance. Sa vie paisible et un peu monotone se retrouve chamboulée lorsqu’un dessinateur français d’âge mur, Yann Ferrand (Roschdy Zem) vient s’installer pour plusieurs semaines dans l’hôtel. Soo-Ha fait tout pour entrer en relation avec cet homme. Le film se déroule le temps d’un hiver. Indéniablement c’est le personnage de Soo-Ha qui est le mieux écrit et qui retient l’attention. Ses sentiments ambivalents et complexes sont assez bien rendus, les paysages enneigés donnant également un air de mélancolie où le temps est engourdi. La jeune femme est très bien interprétée par Bella Kim qui joue en coréen, en anglais et en français. Film d’atmosphère plutôt délicat, « Hiver à Sokcho » perd de son intérêt lors des scènes animées (pas très belles) et redondantes avec les scènes jouées. De plus le déséquilibre de jeu (peut être voulu par le metteur en scène) entre la jeune actrice coréenne et Roschdy Zem monolithique, rude et totalement fermé est perturbant. On a connu l’acteur français plus raffiné dans ses interprétations. Mais peut être que son personnage d’ artiste français est-il trop caricatural pour en faire autre chose, trop bourru, indépendant, fermé, énigmatique, mal aimable. On ne comprend pas toujours les intentions du personnage masculin et celles du personnage féminin sont bien trop prévisibles. Quelques belles idées de mise en scène (enlever la buée d’un miroir avec un des pinceaux du peintre…) et d’autres choix sont plus maladroits (la fenêtre commune entre les deux chambres…). La pudeur, la poésie, la sensualité, le rythme assez lent, la musique de Delphine Malaussena et l’actrice principale sont des qualités indéniables qui nous permettent tout de même ce voyage cinématographique.
Un très beau moment d’élégance et de finesse. Avec en plus tout le charme de la jeune fille qui irradie tout au long du film. Bien que les moments soient tous « tranquilles », on ne s’ennuie pas un instant. Il faut rajouter la découverte de la Corée comme raison supplémentaire d’y aller…
L’actrice Bella Kim est la sublime révélation de ce film bourré de charme du réalisateur Franco-Japonais Koya Kamura. Bella Kim au regard extraordinaire, dotée d’une sublime allure longiligne avec de larges épaules, de longues et absolument magnifiques mains illumine ce très beau film. Son jeu est juste remarquable et l’histoire bien menée autour du thème éculé de l’abandon ou de l’indifférence au sein du couple entre des personnages d’origines et de civilisations très éloignées. J’ai beaucoup aimé.
Un beau et bon film de cinéma, bien joué et bien incarné par les actrices notamment. Une rencontre improbable entre une coréenne en recherche d elle même et un français artiste un peu autiste de sentiments. Une belle mise en scène.
Soo-Ha est une jeune femme travaillant dans une auberge dans la ville côtière de Sokcho, dans laquelle elle prépare les repas et fait le ménage. Elle mène une vie routinière entourée de son petit-ami, qu'elle connaît depuis le lycée, et sa mère qui est marchande de poissons au marché. Un jour, un français débarque dans l'auberge et sollicite Soo-Ha pour l'aider à acheter du matériel de dessin.
spoiler: "hiver à Sokcho" est l'histoire d'une rencontre entre une coréenne perturbée par ses origines et un français artiste désireux de capter l'âme de sa ville. Le récit nous entraîne au début vers un format assez classique : la rencontre de deux êtres et leur collision. Sauf que cette fois-ci, la collision ne se fait pas. Les personnages restent à distance et ne franchissent jamais la ligne. Pourtant, cet homme bouleverse le monde de Soo-Ha qui finit par apprendre la vérité sur sa naissance. J'ai aimé l'ambiance, la musique, la poésie. Je regrette cependant un petit manque de caractérisation chez Yan.
Une quête d’identité dans un décors charmant qui nous fait voyager au cœur de la Corée. Une très belle performance de l’acteur principal que j’ai vraiment trouvé excellent dans l’interprétation du personnage. Les animations qui apparaissent parfois dans le film permettent de transmettre au spectateur certaines émotions essentielles pour la compréhension du film.
Le film Un hiver à Sokcho de Koya Kamura est une œuvre intimiste et délicate qui témoigne d’une quête identitaire profonde, à l’image de son réalisateur franco-japonais. Kamura explore avec sensibilité le tiraillement entre plusieurs cultures et le sentiment d’appartenance, offrant un regard personnel et sincère sur ces questionnements universels.
La mise en scène est d’une élégance rare : chaque plan est réfléchi avec minutie, créant une atmosphère à la fois poétique et mélancolique. Les paysages hivernaux de Sokcho, sublimés par une caméra précise et inspirée, renforcent l’introspection et la solitude des personnages. Visuellement, c’est un véritable plaisir.
Les performances des acteurs sont également remarquables. Roschdy Zem, toujours impeccable, livre ici une prestation tout en retenue et en profondeur, capturant les contradictions et la fragilité de son personnage. Mais la révélation vient de Bella Kim, qui, pour sa première apparition au cinéma, brille par son naturel et la justesse de son jeu.
Et justement, Un hiver à Sokcho montre que le cinéma français peut encore surprendre et élever le débat. À une époque où les écrans sont inondés de comédies françaises vulgaires, faciles et sans âme, qui se contentent d’aligner des gags éculés et des scénarios creux, ce film rappelle que le cinéma est un art, pas une usine à produire des navets. Kamura prouve qu’on peut proposer autre chose que ces films commerciaux sans imagination, qui se complaisent dans la beaufitude et tuent peu à peu l’ambition artistique du cinéma hexagonal.
En résumé, Un hiver à Sokcho est une œuvre d’une rare qualité visuelle et émotionnelle, portée par un réalisateur talentueux et des acteurs remarquables. C’est un film qui démontre qu’il est encore possible d’échapper aux productions médiocres qui polluent trop souvent le cinéma français. Une bouffée d’air frais pour les amoureux du 7e art.
Je ne dirais qu'une chose, avant la sortie du film que j'ai très envie de découvrir, le roman est d'une délicieuse poésie qui nous berce d'émotions délicates. Un bijou ...
C'est la non rencontre de deux personnages que tout oppose et qui ne vont pas se reprocher. C'est surtout un portrait esquissé mais pas approfondie d'une jeune femme mal dans sa peau en recherche d'identité et d'un homme dont on ne saura pratiquement rien. C'est long, c'est platement mis en scène, l'histoire de la Corée est à peine esquissée. Seuls les séquences animées qui s'insèrent dans le récit sont intéressantes graphiquement parlant.
Deux personnages en quête d'aspiration, et de culture différente sont au centre de ce film intimiste et délicat. Une réussite. Rochdy Zem endosse le rôle d'un homme distant et pas très commode. C'est un interprète exceptionnel.