Hiver à Sokcho
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371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 janvier 2025
Hiver à Sokcho : Un voyage intérieur entre deux cultures

Dans Hiver à Sokcho, Koya Kamura, réalisateur franco-japonais, adapte avec une sensibilité remarquable le roman éponyme d’Elisa Shua Dusapin. Ce premier long-métrage s’impose comme une œuvre subtile et envoûtante, explorant les thèmes universels de l’identité, de la solitude et des relations interculturelles.

Un décor propice à l’introspection
Le film prend place à Sokcho, une ville côtière de Corée du Sud, proche de la frontière nord-coréenne. En hiver, cette station balnéaire devient presque fantomatique, dépouillée de ses touristes et enveloppée dans un calme glacial. Ce cadre austère reflète à la perfection l’état émotionnel de Soo-Ha, une jeune femme de 23 ans en quête de sens. Interprétée avec une grande justesse par Bella Kim, Soo-Ha est franco-coréenne et travaille dans une pension modeste, où l’arrivée de Yan Kerrand, un auteur de bandes dessinées français (Roschdy Zem), vient bouleverser son quotidien.

Une réflexion sur l’identité et la filiation
Soo-Ha est hantée par l’absence d’un père français qu’elle n’a jamais connu, et la venue de Yan agit comme un déclencheur. Leur relation, marquée par des barrières linguistiques et culturelles, n’est pas une romance conventionnelle. C’est un dialogue silencieux, empreint de malentendus et de non-dits, où chaque tentative de connexion résonne profondément avec les questions identitaires de Soo-Ha.

À travers ce prisme, Hiver à Sokcho explore les défis de l’identité métissée. Soo-Ha oscille entre ses racines coréennes, incarnées par sa mère marchande de poissons, et son désir de comprendre sa part française, représentée par Yan. La métaphore du jazz, omniprésent dans la bande-son, illustre parfaitement cette dynamique. Comme dans un morceau de jazz, les échanges entre les personnages sont faits d’improvisation, d’hésitation et de recherche d’harmonie.

Un contraste culturel saisissant
Le film se déploie également comme une réflexion sur les relations interculturelles. Yan Kerrand, incarné avec sobriété par Roschdy Zem, apporte une vision occidentale brute et parfois désinvolte dans cet environnement coréen empreint de traditions. Ce choc des cultures est habilement mis en lumière, notamment par des détails comme les choix alimentaires ou les attitudes contrastées face aux conventions sociales.

La dynamique entre Soo-Ha et Yan, bien que teintée de méfiance, devient une opportunité pour chacun d’explorer de nouvelles facettes de soi-même. Leurs interactions traduisent une quête mutuelle d’appartenance et de compréhension, un thème qui trouve un écho particulier dans notre monde globalisé.

Un parallèle historique et symbolique
Au-delà de l’histoire personnelle de Soo-Ha, le film évoque subtilement les divisions de la Corée. La quête de la jeune femme pour retrouver son père français fait écho à la douleur des familles séparées par la frontière nord-coréenne. Ce parallèle historique confère une profondeur supplémentaire à l’intrigue, rendant la quête identitaire de Soo-Ha universelle et poignante.

Un duo captivant d’acteurs
Bella Kim, dans son premier rôle au cinéma, livre une performance nuancée, incarnant avec grâce les dilemmes intérieurs de son personnage. Roschdy Zem, quant à lui, se réinvente dans le rôle de Yan Kerrand, un artiste bourru et taciturne, créant un contraste saisissant avec la fragilité de Soo-Ha.

Une œuvre empreinte de poésie visuelle
La réalisation de Koya Kamura est à la fois sobre et poétique. Les plans larges des paysages enneigés et les scènes intimes dans la pension participent à une atmosphère mélancolique qui enveloppe le spectateur. La photographie sublime de Sokcho en hiver devient presque un personnage à part entière, miroir des âmes tourmentées qui s’y croisent.

Hiver à Sokcho est bien plus qu’un film sur les liens entre la France et la Corée. C’est une méditation sur la complexité des identités hybrides, un hommage aux relations humaines qui transcendent les frontières. Koya Kamura signe ici un premier long-métrage remarquable, offrant une œuvre universelle et profondément émouvante.
BLS Moviedebrief
BLS Moviedebrief

33 abonnés 302 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2025
« Délicatesse en Corée du Sud»
J’ai beaucoup aimé l’histoire de cette jeune franco-coréenne de 23 ans qui n’a jamais connu son père et tient une auberge où s’arrête un dessinateur français quarantenaire. Elle cherche à rentrer en contact avec lui alors que lui, au caractère taiseux, est là pour le travail et la sollicite uniquement pour son aide… La cuisine coréenne, superbement présentée, est à l’honneur, un film sur ce qui peut lier des gens, ou non, avec s’intercalant des animations au pinceau très réussies relatant les sentiments des personnages
DaeHanMinGuk
DaeHanMinGuk

231 abonnés 2 456 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 janvier 2025
Ce premier film de Koya Kamura résonne en moi : on voit toute la complexité de ce mélange de culture d’une adolescente née d’une mère coréenne et d’un père français qu’elle n’a pas connu, mais qu’elle a en elle, très curieuse de la culture française aussi bien par le choix de ses études que par ses lectures sur Internet mais vivant dans une petite ville de Corée du Sud où elle détonne. Les deux cultures s’entrechoquent et l’on voit bien, dans le personnage de la jeune adulte, ce qui est français et ce qui est coréen, encore plus au contact du touriste français incarné par Roschdy Zem. Le film est plein de petits détails criants de réalisme. Malheureusement, le film est très lent, lenteur accentuée par les transitions en animations, très contemplatif, et aurait mérité davantage de dynamisme. A noter quelques idées de réalisation très originales.
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 janvier 2025
J’ai aimé la sensibilité du film, un film d’écrivain serais je tenté de dire….Franco coréen, ou coréen français , j’hésite, question de nuance…..Et pourtant que d’allusions à la culture française par l’intermédiaire de Rocshdy Zem ….Mais c’est bien l’histoire d’une coréenne dont il s’agit.
Interprétée par une coréenne, Bella Kim….On y découvre une histoire de famille touchante, une histoire d’amour ambiguë...Le film a je le reconnais une photo magnifique, chaque plan est travaillé, la lumière est subtile, les cadrages délicats…..Un très bon point, donc….In fine c’est un joli film qui interpelle sur la vie simplement…..Je conseille sans pression, la petite salle était pleine…..
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 janvier 2025
Un air de plénitude dans l'hiver coréen.

À travers des paysages sublimés par une photographie froide et épurée, on suit une relation ambiguë entre Soo-Ha et Yan Kerrand. Que ce soit Roschdy Zem ou Bella Kim, les deux symbolise la confusion que créer leur rencontre. Soo-Ha s'y accroche autant que possible afin de trouver des réponses à une vie qui lui échappe. Elle est dans une recherche constante d'identité qui en devient touchante.

L'esthétique minimaliste met en avant cette quête intérieure. Les paysages de Sokcho sous la neige procurent une certaine plénitude, accentuée par la musique qui mêle instruments traditionnels et touche contemporaine. Les interludes d'animation permettent de mettre en lumière les émotions de Soo-Ha.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 405 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 janvier 2025
"Hiver à..." propose une réflexion intime et profonde notamment sur le trauma transmis par le (ici) la génitrice, mais aussi sur de la blessure émotionnelle de l'abandon.

En s'appuyant sur un scénario apparemment simplissime : un voyageur français décide de s'installer dans un petit hôtel situé dans une ville proche de la ligne démilitarisée entre la Corée du Sud et celle du Nord. Un membre du personnel de l'hôtel est une jeune coréenne qui parle la langue de Molière.

Délicat, d'une grande profondeur émotionnelle et surtout écrit avec finesse, ce portrait d'une jeune femme qui prend conscience d'elle-même, me semble être une réussite assez remarquable dans le cinéma français ( le réalisateur, selon la documentation, est franco japonais).

Voyage en dehors de ses frontières, mais aussi voyage à l'intérieur de soi-même, c'est finalement ce que propose cet " Hiver à Sokcho".

Notons que Roschy Zem n'occupe ici qu'un rôle secondaire, tandis que la jeune actrice sur laquelle repose le film est absolument formidable.
GARAL
GARAL

11 abonnés 53 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 janvier 2025
Même si j'ai des réserves, je recommande ce film pour son élégance et sa fidélité au roman (ce qui peut être un problème également).
Le fait que le réalisateur soit franco japonais est à souligner, car alors qu'on pouvait s'attendre à une évocation du pays de l'intérieur par un Coréen, nous avons un film réalisé par un étranger (et quand on connait l'animosité générale actuelle des Coréens envers les Japonais, c'est plutôt cocasse) sur la Corée. Cela ne ressemble pas aux films coréens qu'on a pu voir jusqu'alors. Ce qu'il décrit de la Corée est ce qui retient l'attention chez les étrangers (l spoiler: e poids des traditions qui peut ressortir de manière incongrue comme le port d'une robe traditionnelle pour un repas, la banalisation de la chirurgie esthétique, la DMZ, le froid intense en hiver, l'importance du choix de la nourriture, les constructions effrénées
..) Et même si le film est centré sur le ressenti de la jeune femme qui n'a jamais quitté son pays, il emprunte plutôt l'oeil de l'hote étranger dans sa manière de découvrir le pays.et de se comporter dans le pays. C'est vrai que les relations interculturelles sont un des sujets du film.
Les 2 acteurs principaux, ainsi que la mère, une belle poissonière dont j'aurais aimé que le rôle soit plus étoffé, sont impeccables, chacun dans son registre, dans sa quête personelle. J'ai été moins sensible à l'animation, même si son intérêt était là : faire s'exprimer la jeune femme autrement que par des mots qui n'arrivent jamais à refléter ses sentiments;
il m'a semblé qu'à force de trop vouloir coller au livre, le réalisateur laisse le spectateur sur sa fin à la fin du film. spoiler: Quid de l'état de santé de la mère et quel a été le résultat de la préparation du fugu ? Et son petit ami, que devient il à Seoul ?
Bon ce n'étaient pas des éléments centraux du film, mais tant qu'à les intégrer, autant aller jusqu'au bout.
Yves G.

1 845 abonnés 4 017 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 janvier 2025
Soo-ha est une jeune métisse franco-coréenne, élevée seule par sa mère à Sokcho, un petit port sur la côte orientale de la Corée du sud. Après avoir bouclé des études de lettres, elle épaule le patron, veuf depuis peu, d’une modeste pension de famille. C’est là que débarque Yann Kerrand (Roschdy Zem), un dessinateur français en panne d’inspiration. À la demande du patron, Soo-ha va lui servir de guide.

J’ai eu un coup de cœur pour cette adaptation d’un livre publié en 2016 par une jeune écrivaine franco-suisse d’origine coréenne, Elisa Shua Dusapin. J’ai lu plusieurs critiques lui reprochant d’être lent et ennuyeux. Je comprends ce reproche. Mais je suis loin de le reprendre à mon compte.

Certes "Hiver à Sokcho" n’est pas un thriller à rebondissements. Il se déroule dans l’atmosphère, ouatée de neige, d’une petite ville littorale volontairement ennuyeuse. Il met en scène deux héros que rien ne prédisposait à se rencontrer. Yann Kerrand, un bédéiste normand interprété sans souci de vraisemblance par Roschdy Zem (mais Roschdy Zem est tellement charismatique qu’il lui sera beaucoup pardonné) n’a qu’une seule idée en tête : explorer un lien qui puisse inspirer sa prochaine BD.

Soo-ha (la stupéfiante Bella Kim, parfaite d’ambiguïté) est plus complexe. À vingt-trois ans, elle se sent perdue. Elle vient de terminer ses études mais n’a pas idée de la carrière qu’elle souhaite embrasser. Elle sort avec un garçon que sa mère rêve de lui voir épouser ; mais elle n’est pas sûre de ses sentiments. Reste une blessure jamais cicatrisée : celle de n’avoir jamais connu son père, rentré en France avant sa naissance.
La rencontre de Yann Kerrand va peut-être lui permettre de résorber ce trauma. Ses relations avec cet homme d’âge mûr sont complexes. Au départ, elle l’esquive et renâcle à assumer le rôle d’interprète et de guide que le patron de la pension de famille qui l’emploie lui assigne, par crainte d’être renvoyée une fois encore à son statut de métisse. Ensuite, elle ressent de l’attirance pour cet homme séduisant avec lequel, inconsciemment, elle s’imagine revivre la relation que sa mère a vécue avec son père. Enfin et surtout, elle voit en lui un père de substitution.

"Hiver à Sokcho" aurait pu se contenter de traiter cette relation-là. Mais, sans charger la barque, il lui adjoint des sous-thèmes. J’en ai identifié deux. Le premier est la cuisine. Elle est omniprésente. La mère de Soo-ha vend du poisson sur le port. Elle sait cuisiner le fugu, ce poisson qui, s’il est mal préparé, peut déclencher une intoxication mortelle. Les deux femmes vivent ensemble et sont filmées la plupart du temps en train de préparer leurs repas puis de les consommer. La relation entre Soo-ha et Yann Kerrand peut au contraire se lire comme la tentative avortée de se nouer par la nourriture : le Français refuse de prendre ses dîners à la pension de famille et boude les plats, français ou coréens, que lui mitonne la jeune femme.
L’autre sous-thème est celui du corps et de sa transformation par la chirurgie esthétique. Une cliente de la pension au visage recouvert de bandelettes se rétablit d’une opération. La mère de Soo-ha ne cesse d’encourager sa fille à corriger sa myopie pour se débarrasser des lunettes qui mangent son visage. Son petit copain lui suggère de se faire affiner le menton. J’ignorais que la Corée du Sud était « la capitale mondiale de la chirurgie plastique » – j’en pensais à tort l’usage plus répandu en Amérique latine, au Venezuela ou au Brésil par exemple.

J’ai été profondément ému par ce film pudique, par ses deux personnages solitaires, par les sentiments qui les animent et qu’ils peinent à exprimer, par le lien fragile qui se forme entre eux jusqu’à la manière si délicate dont il se dénoue.
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 634 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 janvier 2025
Mitigée, ce film manque de densité et le lien entre les 2 personnages principaux ne se construit pas. Même si l'interprétation de la jeune fille est excellente et laisse transparaitre ses émotions malgré tout.
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 novembre 2024
En choisissant d'adapter le livre d'Elisa Shua Dusapin, autrice franco-coréenne, pour son premier long métrage, c'est sans doute que Koya Kamura, lui-même franco-japonais, y a trouvé des thèmes qui lui parlent fortement. Sans surprise, Hiver à Sokcho se joue sur un registre intimiste, autour d'une jeune femme coréenne qui n'a jamais connu son père français et dont la rencontre avec un touriste du même pays questionne sa vie présente et future. Très classique dans sa mise en scène, qui ne succombe jamais à l'attrait de l'esthétisme, même si les paysages hivernaux du nord de la Corée du sud sont superbes, le film n'utilise pas la solution de facilité d'une voix off pour expliquer les états d'âme de son héroïne mais lui préfère des séquences d'animation, brèves et rêveuses. Tout en légèreté et en sensibilité, Hiver à Sokcho peut sembler parfois manquer de densité mais l'interprétation de la débutante Bella Kim est suffisamment touchante pour nous attacher à sa personnalité, à sa curiosité et à ses frustrations. Le rôle de l'artiste français égoïste et souvent rude dans ses interactions sociales, frise le cliché mais Roschdy Zem, pour toute la richesse humaine qu'il apporte avec lui, le débarrasse peu à peu de ses traits les plus évidents, pour en faire un être plus complexe et capable de s'ouvrir aux autres.
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2025
Dans « Hiver à Sokcho », le réalisateur franco-japonais, Koya Kamura adapte pour son premier long-métrage, le roman d'Elisa Shua Dusapin dans un beau film à l'atmosphère vaporeuse et au charme certain. Nous sommes , non loin de la fameuse DMZ, frontière démilitarisée entre les deux pays, la jeune Soo-Ha travaille dans cette petite pension de famille, pas vraiment au niveau des études qu’elle semble avoir faites, mais y reste proche de sa mère, marchande de poissons sur le port, spécialiste de la préparation du fugu, dans une relation quasi fusionnelle , en mal de son énigmatique père français qui est reparti en France en abandonnant sa mère enceinte...Elle a un petit ami, Jun-oh, un peu bellâtre visant une carrière de mannequin dans la capitale qu’elle larguera ... L’arrivée d’un français dans la petite pension de famille vient bousculer le fragile équilibre de la jeune Soo-ha...Que vient faire cet artiste, Yves Kerrand, auteur de BD reconnu, un peu bourru et solitaire, qui semble se nourrir des autres sans jamais rien offrir ? Chercher l’inspiration ?? Soo-ha qui parle un français parfait, va lui servir de guide... Que projette sur lui, la mélancolique Soo-ha ? entre ces deux là se tisse quelque chose de fort et d’impalpable...L’image et le désir de ce père absent pour Soo-ha ? Le sentiment se transpose peu à peu sur Yan Kerrand qui le nourrit, malgré lui, quand il lui demande de lui montrer sa ville. Sur ce parcours touristique se greffent les espoirs ambivalents et flous d'une femme qui, peu à peu, développe une relation ambiguë avec l'artiste. A l’issue de cette rencontre, ayant fracturé les mensonges qui la protégeaient, Soo-ha est prête à affronter l’existence...C’est un film éminemment subtil, servi par des éclairages magnifiques et par l’interprétation de haut vol, de Roschdy Zem et de la mannequin Bella Kim qui fait à cette occasion des débuts – réussis ! – sur grand écran.... Les séquences animées qui ponctuent le film sont un formidable relais narratif, inspiré par la profession de Yan Kerrand. Ces belles et poétiques respirations, conçues et réalisées par Agnès Patron, s'insèrent parfaitement dans le récit filmé, en prenant le relais des images ou en explicitant les dialogues et les pensées. Les graphismes traduisent bien l'indicible, les rêves et les traumas enfouis dans les replis du corps de Soo-ha. C’est un film à voir en VO... même si les deux acteurs principaux échangent en français, le coréen assure la couleur locale ..
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 janvier 2025
Très beau film, très bien interprété, notamment par la jeune actrice Bella Kim, qui porte le long métrage sur ses épaules, secondée par un impeccable Roschdy Zem. Les images sont belles, grâce à la réalisation subtile de Koya Kamura et à la photographie désaturée d'Elodie Tahtane. Les parties animées d'Agnès Patron sont magnifiques, et viennent matérialiser les émotions ressenties par l'héroïne. La musique de Delphine Malaussena vient sublimer le tout, et donner une belle cohérence au film. Ce récit d'une franco-coréenne, à la recherche de son père et de ses origines, est touchant et bien traité, avec délicatesse, sans jamais en faire trop. Hiver à Sokcho est une belle réussite, portée par une équipe talentueuse. C'est pour ce genre de jolies découvertes que j'aime tant le cinéma...
MATHILDE20485
MATHILDE20485

33 abonnés 64 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 janvier 2025
Ce film peut paraître simple au premier abord, par l’histoire et pourtant avec du recul, on sent que le réalisateur s’est efforcé à le rendre attractif grâce à plusieurs aspects

Les acteurs/ actrices : je ne reviendrai pas sur mon opinion de Roschdy Zem. Il prouve avec ce film qu’il n'est pas cantonné qu’à des rôles de gentils ou méchants flics. C’est un acteur multi talents. Même ses silences parlent à l’écran.
Bella Kim ne se défile jamais face à lui. Elle apporte la retenue du personnage. Et son côté intriguant aussi.
Le patron de la pension a vraiment fait beaucoup rire la salle. Même si on ne comprend rien à cette langue, le vostf vaut une fois de plus le coup car on sent sa gêne face au " français". Et cette remarque que Même si le français n’est pas sympa, il paye (j'ai le droit de le dire c'est montré dans la bande annonce :p).
La mère est également touchante, portant son secret jusqu'au bout.

Le scénario est intéressant du début à la fin pour 2 raisons à mon sens :
1. La quête de vérité de Soo-Ha : qui est son père ?
2. La recherche du spectateur lui même dans cette quête
J’ai trouvé certains plans séquence magnifiques. Preque magiques. Soo_Haa face au miroir, mais surtout quand elle se balade prêt de la mer avec ce côté enneigé, comme le miroir de sa propre personnalité. (La neige symbolisant souvent la solitude) .

La manière de filmer est également à souligner. Le réalisateur n’ayant pas peur des silences. Comme nécessaires pour souligner les malentendus, non dit et laisser le spectateur faire sa propre idée.
Le fait de l'avoir "mixé" à une sorte de processus de création (enchaînement film et dessins) pourrait déplaire mais moi c’est ce qui m’à fait apprécier encore plus le personnage principal.

́et pour finir sur un point: normalement ce devrait être l'arrivée du français à Sokcho et au fil du film, l’on se rend compte que c’est une voyage poétique, plus qu’une quête identitaire, un voyage émotionnel pour Soo- Ha et nous, spectateurs.

Si vous voulez un petit bol d’air dans cet hiver nébuleux, ce film est un parfait remède.

Une belle petite pépite de début d'année.
Clem Lepic
Clem Lepic

63 abonnés 364 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 janvier 2025
Film poétique sur la rencontre d'une jeune fille qui n'a jamais connu son père Français et d'un visiteur dans la pension de Sokcho où elle travaille qui se trouve être Français. Ce Français est dessinateur et le film est rempli de dessins. La jeune fille s'attache à lui.
Le film met en lumière les liens familiaux et la réouverture d'une blessure profonde.
Dépaysant même si le français est la langue du film. Belle musique.
Cor
Cor

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4,5
Publiée le 8 janvier 2025
Un film visuellement magnifique, gracieux et subtil mais aussi drôle et touchant, sur la rencontre fragile de deux êtres un peu perdus. Porté par des comédiens d’une grande justesse (dont la parfaite débutante Bella Kim, d’une présence naturelle incroyable et qui parvient, en un froncement de sourcils ou un regard perdu, à transmettre toute l’émotion de sa quête d’identité) et une très belle maîtrise de la narration et de la photographie, le film déroule son fil, ténu, et parvient à toucher au cœur d’une manière universelle. Bravo à Koya Kamura, le réalisateur : c’est un premier film et c’est une très belle réussite !!
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