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Tiennette La Clochette
1 critique
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4,5
Publiée le 12 janvier 2025
Un très beau film à voir. Bella Kim est d'une justesse incroyable, l'image est belle, les seconds rôles sont excellents. Le réalisateur a eu une idée lumineuse pour représenter le monde intérieur de Soo-Ha que je ne dévoilerai pas ici. Ce film, c'est l'explosion des sens d'une jeune femme, et tout en subtilité. On sort du cinéma, on a envie de manger, de toucher, de lire le roman et de partir pour la Corée.
Un film délicat et émouvant qui nous invite à découvrir la Corée aux côtés d'une jeune femme en quête d'identité et de son hôte Français . J'ai particulièrement apprécié le jeu de l'actrice principale, Bella Kim, franco-coréenne, qui incarne brillamment un personnage aux multiples facettes. La photographie est également superbe, offrant de magnifiques paysages montagneux et des jeux de lumière subtils dans les intérieurs, créant une atmosphère intime qui nous rapproche des personnages.
Ce film est un véritable bijou d’esthétisme. Mention spéciale à cette magnifique actrice qui nous plonge dans son quotidien et son intimité avec une certaine délicatesse et élégance. Un immense merci à toute l’équipe du film pour ce moment suspendu qui offre une belle parenthèse dans sa journée. Et encore bravo !
Incontestablement la douceur cinématographique de ce début d'année 2025. Hiver à Sokcho est un film simple et touchant qui explore la quête d’identité, la recherche du père et le rapport au corps de la jeune Soo-Ha, incarnée par une Bella Kim d’un naturel déconcertant. Évidemment, Roschdy Zem montre encore qu’il est l’un des meilleurs acteurs que le cinéma français ait eu ces dernières décennies. Le sublime travail de photographie, les inserts d'animation et la bande originale de Daphné Malaussena nous plongent dans un Sokcho enneigé et singulier où l'on alterne entre douceur et froideur, à l'image du duo d'acteurs qui tient ce film. Koya Kamura signe un premier film magnifique et très bien maitrisé, à voir absolument.
Hiver à Sokcho est un film d'apparence un peu spécial, il est produit en très grande majorité par la France, il se déroule en Corée du sud, à Sokcho, avec deux acteurs principaux français, même Bella Kim est française mais d'origine coréenne et réalisé par un français d'origine japonaise.
Ce que je remarque et mentionne beaucoup, c'est la capacité des films japonais et coréen à faire des films contemplatifs et lents sans m'ennuyer une seule seconde. Ça n'a pas été tout le temps le cas devant ce film mais dans une écrasante majorité oui.
"Hiver à Sokcho" est un film avec un grand potentiel, et il a tout pour bien marcher. Mais le potentiel n'est que très peu utilisé finalement. Au début du film, on découvre Kerrand, un artiste français arrivé dans cette ville au nord de la Corée du sud. Il paraît très spécial à renifler et goûter le papier sur lequel il veut dessiner et les réactions des vendeurs coréens sont très drôle. L'humour est de façon générale assez présente dans la première moitié du film mais elle va progressivement disparaître.
Nous sommes dans une partie de la Corée assez peu connu et le titre du film est quand même "Hiver à Sokcho". Mais nous n'avons peu de scènes à l'extérieur. La plupart sont en intérieur dans son logement. Pourtanr à un moment Kerrand et Boo San vont aller un peu en montagne mais ça dure entre 5 et 10 minutes dans le film. Le côté contemplatif est très peu voir pas du tout présent alors qu'il aurait été absolument incroyable dans ce film comme dans tant d'autres. Le film a déjà un rythme assez lent, autant aller jusqu'au bout en ajoutant le côté contemplatif.
spoiler: D'ailleurs la relation entre les deux protagonistes est assez ambiguë et on galère un peu à se positionner et savoir ce qui se trame réellement. Peut être y a-t-il une liberté d'interprétation laissé au spectateur et voulu par le réalisateur.
Roschdy Zem entre bien dans ce rôle d'artiste français venu chercher l'inspiration en Corée du sud. Mais de son côté Bella Kim est génial et j'irai presque jusqu'à dire qu'elle crève l'écran. Il y a une certaine sobriété très maîtrisé dans son jeu. Le duo marche très bien mais manque un poil de crédibilité surtout pour Soo-Ha incarné donc par Bella Kim. On nous dit qu'elle n'est jamais allé en France mais elle a un niveau de français absolument incroyable. Même si elle a fait des études de lettre coréenne et française, quand on sait que l'actrice vit en France depuis 14 ans, le réel explique un peu la fiction.
Par contre ce que je retiens beaucoup de ce film est la partie animation. Au départ, elle arrive entre ou pendant les scènes avec de simples coups de pinceaux, quelque chose de très abstrait. spoiler: Puis progressivement, ce sont des dessins entiers qui arrivent. La complexité de l'animation traduit sans doute l'inspiration de Kerrand et son stade de création . Les petits moments d'animations arrivent souvent et sont très impactants durant les moments intimes et secrets. Le film dénonce beaucoup la chirurgie dominante en Corée, vu comme quelque chose d'extrêmement normal. Mais cela est source d'une pression sociale à vouloir avec un corps parfait et un manque d'acceptation de ses propres défauts mais aussi des autres. L'animation montre régulièrement des femmes avec tous types de corps.
Hiver à Sokcho est donc pour moi un film avec de gros points positifs mais avec tout de même une frustration de manque, notamment de la nature, de l'environnement et de la ville. Car au final, on a très souvent le même plan sur le pont qui est très bien construit mais c'est donc pauvre.
Totalement imperméable à l'ambiance de ce film, je l'ai quand même noté "2 étoiles" pour nuancer mon "rejet". J'ai bien relevé que moult critiques flatteuses mettent l'accent sur la "délicatesse" des situations, des échanges. Personnellement, j'ai subi cette "délicatesse" comme une absence de fond, comme génératrice d'un ennui inevitable ! Et que cette jeune femme coréenne, en quête d'identité.paternelle, jette ainsi son dévolu sur ce touriste "français" mature, artiste clairement égocentré, en y mêlant à la fois sa quête d'identité personnelle et une dimension assez trouble que j'oserais qualifier d'incestueuse, et bien, oui, ça ne m'a pas une seconde "parlé", ni intéressé tant le déroulé de l'histoire s'eloignait de tout réalisme. PS : j'ai surtout retenu qu'il faut avoir une totale confiance en celui ou celle qui vous prépare du fugu.
Je suis allé voir ce film uniquement à cause de la présence de Rochdy zem dans la distribution...Effectivement on s'attend à voir cet acteur dan un autre rôle que celui de flic, porte flingue ou maitre d'armes, dans lequel il excelle. Mais là, Soo-Ha ( la fille) est à la recherche de son père français - disparu - il y a plus de vingt ans ! L'histoire va-t-elle se répéter ? En tout cas ce film permet de se plonger dans le marché aux poissons de Sokcho...et de voir comment les Coréens du sud profitent des fruits de la mer, avec des plats sautés "au piment"... Grosso modo c'est à peu près tout. Donc les intellos vont trouver des centaines de qualités à ce film. Ou Yann Ferrand, ( le dessinateur) passe son temps à se regarder le nombril, avec l'appui de France Inter ! Bof, bof
Un film bouleversant tout en délicatesse. Le scénario sur un fil et l'interprétation impeccable des acteurs nous offrent un moment de rare poésie. Un film que je recommande pour se faire du bien.
Un film précis et délicat sur le choc culturel entre la France et la Corée magnifiquement porté par des excellents comédiens. La lumière, les décors sont fins, légers et sensibles. La musique accompagne tout en délicatesse les personnages.
La Corée du sud, son marché , le poisson qui tue, ses échoppes, son auberge et la vie d'une jeune femme qui cherche son père, un français qui a abandonné sa mère quand elle était enceinte. Un français justement se pointe à l'auberge où notre héroïne travaille comme serveuse. Et si c'était lui ? Sur un malentendu ? Sur ce script minimaliste on passe un temps qui parait long à faire le va et vient entre la cuisine et l'auberge, la maman et la chambre de l'hôte, les ruelles et la mer. C'est beau comme l'antique mais bougrement lent quand même, coréen en somme. Une petite visite à la frontière égaye un moment mais pas longtemps. Les états d'âme de la maman et de sa fille reprennent vite le dessus. Il y a un aubergiste sympa des recettes de cuisine et des seaux pour faire le ménage. De temps en temps un dessin animé vient couper l'action. Pourquoi ? Nous l'ignorons. C'est une subtilité qui échappe. Ne dévoilons rien de l'épilogue et souhaitons bonne chance aux nouveaux spectateurs.
À l'image des deux personnages principaux, les dualités sont nombreuses dans ce film teinté de scènes d'animation. Une évidente alternance entre occident et orient ; entre une vérité momentanément douloureuse et un mensonge qui donne espoir pendant toute une vie ; un amour envoûtant d'une mère courageuse et l'absence d'un père lâche. Quoi qu'il en soit les personnage sont attachants, et la culture coréenne est bien mise en avant, notamment en évoquant l'obsession de la beauté qui pèse sur les jeunes ; la gastronomie et son fameux fugu, un poisson venimeux qui peut entrainer la mort, et même la proximité avec la Corée du Nord.
Lui même de mère française et de père japonais, le réalisateur Koya Kamura avoue ne pas se sentir complètement français en France et, encore moins, complètement japonais au Japon et il a souhaité interroger la notion d’identité dans un film. Comment est définie l’identité d’une personne ? Par la langue qu’elle pratique ? Par son héritage culturel ? Par son apparence physique ? Un peu à la peine dans l’écriture de ce premier long métrage, la lecture du roman d’Elisa Shua Dusapin, qui parlait d’identité et de métissage, lui a retiré une épine du pied, et il a très vite décidé d’en faire l’adaptation cinématographique. Toutefois, quand on adapte un roman au cinéma, peuvent surgir certaines difficultés. Pour Koya Kamura, la difficulté principale résidait dans le choix de la façon de retranscrire à l’écran les explications fournies par des mots de ce qui se passait dans la tête de Soo-Ha. Se refusant l’utilisation de la voix off qui, pour lui, impliquait que l’émotion ait déjà été analysée alors qu’il la souhaitait brute de décoffrage, il a fini par opter pour l’utilisation d’interludes d’animation réalisés par Agnès Patron. Critique complète sur https://www.critique-film.fr/critique-express-hiver-a-sokcho/ Film vu aux Rencontres cinématographiques de Cannes
Roschdy Zem campe un dessinateur en quête d'inspiration qui va se rendre en Corée du Sud, et plus précisément à Sokcho pour faire parler sa créativité. Sur place, Soo-Ha (Bella Kim parfaite), francophone et déjà en couple, va voir dans cet artiste une reproduction de son propre shéma familial dans un premier temps. spoiler: Admirative de cet homme, une esquisse de romance va s'engager mais vite s'enliser dans une pudeur partagée. Un film qui respire la délicatesse mais qui se résume le plus souvent à des expériences culinaires et à une découverte des spécialités locales (la cuisine est omniprésente). Malgré des graphiques du meilleur goût, cet hiver s'enlise et semble bien long.