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Sonate
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1,0
Publiée le 10 janvier 2025
Vu ce film en avant-première. Je ne comprends pas les éloges faits sur ce film. C'est ennuyeux. Le réalisateur élude les sujets importants quant à la recherche d'identité, les liens entre les gens. Il ne se passe pas grand chose d'autres. Le film est trop long, on s'ennuie assez vite. Le rythme est lent, lisse, plat. Les allées et venues et la préparation des poissons finissent par lasser. Les incrustations graphiques ponctuant le récit ne font pas avancer l'histoire. On ressort de là sans avoir compris là où le réalisateur voulait en venir.
Superbe film ! Tout en délicatesse et d'une exquise poésie. Bella Kim, la jeune actrice jouant le premier rôle est parfaitement mise en lumière par Koya Kamura, le metteur en scène. Celui-ci a souvent un oeil de peintre, créant de sublimes images, comme celle du reflet du visage de l'héroïne dans la glace embuée de la salle de bain. Un vrai tableau d'un Maître flamand. Bravo à Roschdy Zem, qui, en dessinateur taiseux et égoïste, renforce l'empathie du spectateur pour la belle et désespérée Bella, en quête d'identité. Splendides images, très bons acteurs, personnages fort bien dessinés, une histoire simple qui nous captive immédiatement grâce à une réalisation maîtrisée à la perfection, un très beau film, vraiment.
Ce film, qu’on dirait peint à l’eau des larmes et des délicatesses est un écrin de grâce et de poésie. C’est l’histoire de deux solitudes qui se trouvent et se répondent. Lui, Yan Kerrand, dessinateur en quête d’inspiration. D’un lieu avant tout, si possible vibrant et agité, mais déserté. Comme l’hiver à Sokcho, en Corée du Sud. Elle, Soo-ha, après des études de droit à Séoul, choisit de revenir à Sokcho, auprès de sa mère, poissonnière. Elle cuisine dans la pension austère et vieillotte de Monsieur Park. Soo-ha est en quête de son père, un Français. Aussi, quand elle voit apparaître Yan Kerrand, son cœur se met à battre plus fort. Ils s’épient, se toisent, s’interpellent, s’apprivoisent.
L’intrigue progresse par petites touches de pinceau, au rythme de la relation qui s’installe entre les deux personnages, le Français taciturne et la jeune Franco-coréenne curieuse. Elle lui fait visiter la zone démilitarisée, à la frontière des deux Corées ; il lui raconte sa Normandie et un peu de la France. Nous, on observe cette jeune femme grandir sous nos yeux, se révéler au gré des réponses aux questions qui l’obsèdent depuis qu’elles ont ressurgi, lorsque Yan Kerrand est apparu. Koya Kamura peint, quasi en temps réel, le tableau intimiste d’une relation pudique et torturée. Deux portraits évanescents qui s’épanouissent avec discrétion au cœur de paysages propices aux légendes, enneigés, parfois figés, éclairés au loin par quelques lampions. Le fil ténu qui relie ces deux personnages se tisse à l’encre coréenne : lorsque la narration classique fait place à des personnages animés. Le coup de crayon du cinéaste révèle les mots tus, les pensées diffuses, les égarements.
Un film subtil et touchant, très original. Un film d'artiste : créatif.
Roschdy Zem s’aventure davantage dans ces rôles où l’émotion nimbe d’un halo d'authenticité l’atmosphère, et ça lui va bien. Il est très séduisant, vieillissant sincère face caméra. Bella Kim, pour son premier rôle, est plus que convaincante : attachante chrysalide devenant papillon, dotée de cet accent charmant. L’un inspire l’autre qui nous inspire : la plus douce des manières de commencer l’année.
Sélectionné en compétition au TIFF de Toronto, à San Sebastian, à Saint-Jean-de-Luz, c'est le film de Janvier à ne pas manquer. Adaopté du livre d'Elisa Shua Dusapin, lauréat du National Book aux Etats-Unis.
Très joli film, plein de sensualité et d’émotions. Nous sommes transportés dans un port de Corée du Sud. Dans petite pension au patron faussement bougon (formidable) est paternel avec son employée. La jeune femme qui se plaît dans cette ambiance un peu molle et surannée et que ne contente pourtant pas son amant rêve d’autre chose. Le visiteur (franchement bougon, Roschdy Zem, très bien) solitaire et intrigant l’attire finalement beaucoup plus. On est pris dans les filets de cette histoire un peu triste mais belle.
L'immersion au sein de la petite pension est savoureuse, avec des personnages bien croqués dont le patron surtout, et cet atmosphère très sobre et austère où le tourisme semble être une aventure solitaire et mélancolique. On est assez surpris par cet environnement qui semble si peu empreint de joie ou de bonheur, et qui semble ainsi un contexte idéal pour un artiste qui cherche l'inspiration. Le jeu du chat et de la souris entre Soo-Ha/Kim et l'artiste français/Zem s'avère très vite un jeu de dupes. Puis finalement, petit à petit on comprend que rien ne va se dérouler comme prévu ou comme attendu, mais pas pour le meilleur au contraire. Les interludes animés, sensés incarner les pensées et/ou les émotions de Soo-Ha, sont d'un graphisme aussi simpliste que primaire et surtout, n'ont pas de lien visuel ou graphique avec l'art du français ce qui peut paraître incohérent puisque ces songes animés débutent et sont visiblement inspirés justement par le français à partir du moment où Soo-Ha l'espionne. Le plus intéressant n'est donc pas la star française et son personnage, mais la relation entre Soo-Ha et sa mère biaisé par un secret qui ne paraît pas si essentiel que ça. Une petite déception. Site : Selenie.fr
Intéressant film du réalisateur Franco-Japonais Koya Kamura adapté du Roman éponyme écrit par Elisa Shua Dusapin ! Le film aborde la question de l'identité et du métissage et bénéficie d'interludes sous forme d'animation pour exprimer l'imaginaire et les émotions de l'héroïne du film qu'interprète avec prestance la Coréenne , originaire de Sokcho par son père , Bella Kim !
Émouvant quoique simple, le film de KAMURA reste un délicat moment d'émotion à fleur de peau, assez juste dans sa peinture de l'humain en quête de repères, et pudique comme nécessaire dans sa mise en scène
J’ai adoré. Un brin de mélancolie dans ce film Des paysages à couper le souffle Des moments de vie simple et qui sonnent réels. Roschdy zem est incroyable Je recommande
Une histoire sans trop de fond, de début ou de fin. Je n'ai pas compris ou en voulait en venir l'histoire. On suit notre ami français, dessinateur, dans un voyage touristique ç Sokcho.
Une image magnifique, une histoire qui vous emporte avec elle. au-delà de la tristesse du message on n’y trouve une légèreté et une libération rare. Bravo l’équipe !