Elle cherche son père dans cet inconnu et lui cherche un sens à sa vie. Le lieu n’est pas très joyeux. Les décors sont sombres et peu avenants. L’image elle-même n’est pas flatteuse mais ici c’est l’interrogation qui est essentielle. Ce qu’ils ont à l’intérieur d’eux-mêmes. Pas mal comme film sur soi.
Une chronique intimiste et pleine de délicatesse mais un peu inaboutie sur la rencontre entre deux âmes seules cabossées dans une petite ville balnéaire de Corée.
Un film indéniablement artistique, surtout sur le plan de l'image, à l'image du principal protagoniste, ce peintre taciturne qui n'est venu dans cette ville que pour peindre, puisque c'est un artiste. Dans l’hôtel où il loge, il à affaire à la fille de la tenancière, où une ambigüité dans leur relation va s'installer peu à peu... Il manque peut être un peu de souffle pour tenir en haleine le . Le film peut être vu aussi comme une "fresque", d'ailleurs certaines scènes sont entrecoupées d'animations de quelques peintures originales. Bref, si vous êtes sensible à ce coté artistique, vous serez surement comblé, sinon, cela risque de vous ennuyer.
On assiste à un film doux et poétique. On est au coeur de l'hiver rude coréen mais dont le blanc immaculé se reflète dans ce paysage figé dans le temps, comme suspendu dans une beauté féerique.
Ma révélation est la jeune Bella Kim, qui livre un jeu tout en fragilité et en force.
Cette jeune femme est touchante et on sent de suite que sa routine cache un secret. Elle s'épanouie petit à petit en se confrontant à un inconnu venu de France qui fait ressurgir les fantômes de son passé. A son contact, on la voit petit à petit s'ouvrir au monde en essayant de se délester d'un poids familial ancré dans les non-dits.
J'ai aimé la pureté de la photographie et la douceur du rythme de l'écriture.
Roschdy Zem livre une prestation tout en nuances avec cet écrivain bourru au grand coeur qui, sans le vouloir, va aider une jeune fille timide à s'ouvrir au monde qui l'entoure et à s'émanciper.
C'est un film que j'avais raté au cinéma et que j'ai été enchantée de voir sur Canal+ !
Un film hivernal a regarder sous un plaid. Surprenant de voir roschdy Zem dans ce film. Il surjout un peu le type torturé. S'il continue, il va faire concurrence à vincent Lindon. A regarder
Sertie dans une sobre mise en scène discrète, l'intrigue aborde divers thèmes à travers la rencontre entre deux métis à la solitude intérieure difficile à exprimer ou à éloigner. Au-delà de la double culture, le récit s'attache à la quête d'identité, qu'elle soit intime ou artistique, ainsi qu'à la capacité de s'extraire de soi, de se réinventer, de se sublimer, par l'écriture ou le dessin, quitte à sembler égocentrique pour ceux qui oublient que l'auteur peut s'incarner en chaque lecteur. Sise en Corée du Sud, la narration s'attache aussi à dresser un portrait contrasté du pays, libre terre de quiétude à côté de son voisin belliqueux, mais aussi contrée où superficialité et poids des conventions sociales écrasent l'individu. A rebours d'autres oeuvres d'abord similaire, cette comédie dramatique refuse la facilité de deux âmes esseulées qui s'uniraient ou reconnaitraient en l'autre un parent perdu et montre des relations familiales complexes. Très délicat.
Ce qui frappe d’abord, c’est la découverte de la culture coréenne, que l’on pouvait penser connaître à travers de nombreux films de qualité, et pas seulement Parasite. L’interprétation de Bella Kim, remarquable en tous points, y est pour beaucoup. J’avoue que les recettes de cuisine coréenne peuvent déconcerter, voire effrayer, alors que le bœuf bourguignon que prépare Soo-Ha est très rassurant, mais la gastronomie fait partie de la culture. Pour sa part Roschdy Zem est impeccable en voyageur inattendu, dans une région austère, à l’écart des circuits, et dessinateur de talent. Enfin, coup de chapeau à Tae-ho Ryu, le gérant de la pension à l’humour acide et dont le physique évoque irrésistiblement le peintre Foujita. Même si, en définitive il ne se passe pas grand-chose, il y a quantité de non-dits, plus importants que de longs discours.
Un film d’une grande délicatesse, interprété avec élégance et intensité par RoshdyZem et Bella Kim. La réalisation est intimiste et rend bien l’atmosphère de la Corée en hiver. Le scénario évite les clichés.
« Hiver à Sokcho », un premier long métrage du réalisateur franco-japonais Koya Kamura délicat et mélancolique, avec un côté hors du temps – « Lost in Korea » – renforcé par la neige et le froid. A la faveur du séjour d’un dessinateur français dévoré par son art (Roschdy Zem taciturne) dans la pension de Sokcho où elle travaille, une jeune coréenne qui se cherche sur les plans professionnel et sentimental vient à s’interroger sur son père français qu’elle n’a jamais connu et sur lequel sa mère a livré peu d’information. Dans une grisaille qui inonde l’image, on suit le parcours de deux âmes esseulées qui, entre quête d’identité et quête d’inspiration, finissent par s’apporter réciproquement et pudiquement ce qui manquait pour donner du sens à sa vie pour l’une et à son œuvre pour l’autre. Les images d’animation qui émaillent le film, illustrant la genèse du nouvel album du personnage de Roschdy Zem, lui donnent de la poésie. L’actrice Bella Kim dans son premier rôle au cinéma est tout en élégance.
A Sokcho, au nord est de la Corée du sud, en bord de mer, une jeune femme délicate, cuisine dans une pension de famille. Sa rencontre avec un touriste français va bouleverser sa vie. Un film délicat, plein de charme, un rapprochement fin entre cultures coréenne et française. Bella Kim et Roschdy Zem excellents, belle mise en scène.
Un film ou plutôt une parenthèse dans un environnement ou le temps semble s être arrêté. On prend aussi une pause dans nos vies à 100 à l heure, regardant ces âmes simplement vivre.
Encore un film ou le metteur en scène oublie que le but principal (en tous cas a mon humble avis), c’est de distraire un minimum le spectateur… Un rythme languissant, une histoire qui n’en est pas vraiment une, ou il ne se passe pas grand-chose, et c’est malheureusement l’ennui qui prédomine…
Très beau film, pour moi un film délicat, très asiatique finalement, simplicité du scénario mais superbe jeu d'acteur de l'actrice principale qui est sensuelle et délicate, une recherche d'un passé d'ailleurs qu'elle n'a pas connu avec cet écrivain dessinateur qui ne lui ouvre qu'un peu la porte sur son monde très torturé. La photographie est superbe, j'ai vraiment apprécié ce film et la réalisation ainsi que le jeu des deux acteurs principaux.
Photographie splendide pour ce film très prometteur au scénario et au propos intelligents qui échappent à tous les clichés du genre. D'une grande sensibilité entretenue par les passages en animation et une très belle interprétation. Un réalisateur à suivre!