Hiver à Sokcho
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184 critiques spectateurs

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Pigot_alex
Pigot_alex

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 janvier 2025
Un film très élégant, le jeu de Roschdy Zem est toujours très juste, Bella Kim est impressionnante pour son premier film.
J’ai beaucoup aimé l’histoire, la réalisation est très soignée et le rythme est bon, il faut aller le voir.
Felipe
Felipe

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 janvier 2025
C'est mon énorme coup de coeur de ce début d'année, alors autant lui mettre la meilleure note :)
Vu à Suresnes en projection-débat, ce film est un premier film à la mise en scène impressionnante : cadres, montage, image (sublime), le travail de Kamura est impressionnant et rare à ce niveau dans les 1ers films français.
Zem et Kim font une interprétation sans faute, sur le fil en permanence. Impressionnant, à suivre de près.
Valerie Camy
Valerie Camy

3 abonnés 112 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 février 2025
Joli film….qui montre subtilement comment pour un créateur tout est matériau… : paysage, saveurs, lieux frontières… et les personnes … qui inspirent, attirent, stimulent, deviennent proche mais sans devenir intime…
Un film sur une non rencontre.
islander29

1 028 abonnés 2 663 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 janvier 2025
J’ai aimé la sensibilité du film, un film d’écrivain serais je tenté de dire….Franco coréen, ou coréen français , j’hésite, question de nuance…..Et pourtant que d’allusions à la culture française par l’intermédiaire de Rocshdy Zem ….Mais c’est bien l’histoire d’une coréenne dont il s’agit.
Interprétée par une coréenne, Bella Kim….On y découvre une histoire de famille touchante, une histoire d’amour ambiguë...Le film a je le reconnais une photo magnifique, chaque plan est travaillé, la lumière est subtile, les cadrages délicats…..Un très bon point, donc….In fine c’est un joli film qui interpelle sur la vie simplement…..Je conseille sans pression, la petite salle était pleine…..
Polpot5613
Polpot5613

9 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 janvier 2025
Un film vaporeux et hivernal, rien a reprocher aux acteurs principaux (Roschdy ténébreux comme a son habitude) mais cela manque cruellement de souffle et tout ceci s'étire langoureusement, on attend le thé et la couette , bref moyen plus
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 568 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 janvier 2025
Ai vu « Hiver à Sokcho » film Franco-Coréen du réalisateur Koya Kamura, d’après le roman du même nom d’Elisa Shua Dusapin. Soo-Ha (Bella Kim) est une jeune fille qui vit avec sa mère dans la ville de Sokcho. Elle a fait des études de littérature française car son père qu’elle n’a jamais connu était français. Elle travaille dans un petite pension pour touristes où elle fait la cuisine et l’intendance. Sa vie paisible et un peu monotone se retrouve chamboulée lorsqu’un dessinateur français d’âge mur, Yann Ferrand (Roschdy Zem) vient s’installer pour plusieurs semaines dans l’hôtel. Soo-Ha fait tout pour entrer en relation avec cet homme. Le film se déroule le temps d’un hiver. Indéniablement c’est le personnage de Soo-Ha qui est le mieux écrit et qui retient l’attention. Ses sentiments ambivalents et complexes sont assez bien rendus, les paysages enneigés donnant également un air de mélancolie où le temps est engourdi. La jeune femme est très bien interprétée par Bella Kim qui joue en coréen, en anglais et en français. Film d’atmosphère plutôt délicat, « Hiver à Sokcho » perd de son intérêt lors des scènes animées (pas très belles) et redondantes avec les scènes jouées. De plus le déséquilibre de jeu (peut être voulu par le metteur en scène) entre la jeune actrice coréenne et Roschdy Zem monolithique, rude et totalement fermé est perturbant. On a connu l’acteur français plus raffiné dans ses interprétations. Mais peut être que son personnage d’ artiste français est-il trop caricatural pour en faire autre chose, trop bourru, indépendant, fermé, énigmatique, mal aimable. On ne comprend pas toujours les intentions du personnage masculin et celles du personnage féminin sont bien trop prévisibles. Quelques belles idées de mise en scène (enlever la buée d’un miroir avec un des pinceaux du peintre…) et d’autres choix sont plus maladroits (la fenêtre commune entre les deux chambres…). La pudeur, la poésie, la sensualité, le rythme assez lent, la musique de Delphine Malaussena et l’actrice principale sont des qualités indéniables qui nous permettent tout de même ce voyage cinématographique.
BLS Moviedebrief
BLS Moviedebrief

33 abonnés 302 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2025
« Délicatesse en Corée du Sud»
J’ai beaucoup aimé l’histoire de cette jeune franco-coréenne de 23 ans qui n’a jamais connu son père et tient une auberge où s’arrête un dessinateur français quarantenaire. Elle cherche à rentrer en contact avec lui alors que lui, au caractère taiseux, est là pour le travail et la sollicite uniquement pour son aide… La cuisine coréenne, superbement présentée, est à l’honneur, un film sur ce qui peut lier des gens, ou non, avec s’intercalant des animations au pinceau très réussies relatant les sentiments des personnages
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 janvier 2025
L'immersion au sein de la petite pension est savoureuse, avec des personnages bien croqués dont le patron surtout, et cet atmosphère très sobre et austère où le tourisme semble être une aventure solitaire et mélancolique. On est assez surpris par cet environnement qui semble si peu empreint de joie ou de bonheur, et qui semble ainsi un contexte idéal pour un artiste qui cherche l'inspiration. Le jeu du chat et de la souris entre Soo-Ha/Kim et l'artiste français/Zem s'avère très vite un jeu de dupes. Puis finalement, petit à petit on comprend que rien ne va se dérouler comme prévu ou comme attendu, mais pas pour le meilleur au contraire. Les interludes animés, sensés incarner les pensées et/ou les émotions de Soo-Ha, sont d'un graphisme aussi simpliste que primaire et surtout, n'ont pas de lien visuel ou graphique avec l'art du français ce qui peut paraître incohérent puisque ces songes animés débutent et sont visiblement inspirés justement par le français à partir du moment où Soo-Ha l'espionne. Le plus intéressant n'est donc pas la star française et son personnage, mais la relation entre Soo-Ha et sa mère biaisé par un secret qui ne paraît pas si essentiel que ça. Une petite déception.
Site : Selenie.fr
Sonate
Sonate

9 abonnés 44 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 janvier 2025
Vu ce film en avant-première. Je ne comprends pas les éloges faits sur ce film. C'est ennuyeux. Le réalisateur élude les sujets importants quant à la recherche d'identité, les liens entre les gens. Il ne se passe pas grand chose d'autres. Le film est trop long, on s'ennuie assez vite. Le rythme est lent, lisse, plat. Les allées et venues et la préparation des poissons finissent par lasser. Les incrustations graphiques ponctuant le récit ne font pas avancer l'histoire. On ressort de là sans avoir compris là où le réalisateur voulait en venir.
GARAL
GARAL

11 abonnés 53 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 janvier 2025
Même si j'ai des réserves, je recommande ce film pour son élégance et sa fidélité au roman (ce qui peut être un problème également).
Le fait que le réalisateur soit franco japonais est à souligner, car alors qu'on pouvait s'attendre à une évocation du pays de l'intérieur par un Coréen, nous avons un film réalisé par un étranger (et quand on connait l'animosité générale actuelle des Coréens envers les Japonais, c'est plutôt cocasse) sur la Corée. Cela ne ressemble pas aux films coréens qu'on a pu voir jusqu'alors. Ce qu'il décrit de la Corée est ce qui retient l'attention chez les étrangers (l spoiler: e poids des traditions qui peut ressortir de manière incongrue comme le port d'une robe traditionnelle pour un repas, la banalisation de la chirurgie esthétique, la DMZ, le froid intense en hiver, l'importance du choix de la nourriture, les constructions effrénées
..) Et même si le film est centré sur le ressenti de la jeune femme qui n'a jamais quitté son pays, il emprunte plutôt l'oeil de l'hote étranger dans sa manière de découvrir le pays.et de se comporter dans le pays. C'est vrai que les relations interculturelles sont un des sujets du film.
Les 2 acteurs principaux, ainsi que la mère, une belle poissonière dont j'aurais aimé que le rôle soit plus étoffé, sont impeccables, chacun dans son registre, dans sa quête personelle. J'ai été moins sensible à l'animation, même si son intérêt était là : faire s'exprimer la jeune femme autrement que par des mots qui n'arrivent jamais à refléter ses sentiments;
il m'a semblé qu'à force de trop vouloir coller au livre, le réalisateur laisse le spectateur sur sa fin à la fin du film. spoiler: Quid de l'état de santé de la mère et quel a été le résultat de la préparation du fugu ? Et son petit ami, que devient il à Seoul ?
Bon ce n'étaient pas des éléments centraux du film, mais tant qu'à les intégrer, autant aller jusqu'au bout.
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2025
Dans « Hiver à Sokcho », le réalisateur franco-japonais, Koya Kamura adapte pour son premier long-métrage, le roman d'Elisa Shua Dusapin dans un beau film à l'atmosphère vaporeuse et au charme certain. Nous sommes , non loin de la fameuse DMZ, frontière démilitarisée entre les deux pays, la jeune Soo-Ha travaille dans cette petite pension de famille, pas vraiment au niveau des études qu’elle semble avoir faites, mais y reste proche de sa mère, marchande de poissons sur le port, spécialiste de la préparation du fugu, dans une relation quasi fusionnelle , en mal de son énigmatique père français qui est reparti en France en abandonnant sa mère enceinte...Elle a un petit ami, Jun-oh, un peu bellâtre visant une carrière de mannequin dans la capitale qu’elle larguera ... L’arrivée d’un français dans la petite pension de famille vient bousculer le fragile équilibre de la jeune Soo-ha...Que vient faire cet artiste, Yves Kerrand, auteur de BD reconnu, un peu bourru et solitaire, qui semble se nourrir des autres sans jamais rien offrir ? Chercher l’inspiration ?? Soo-ha qui parle un français parfait, va lui servir de guide... Que projette sur lui, la mélancolique Soo-ha ? entre ces deux là se tisse quelque chose de fort et d’impalpable...L’image et le désir de ce père absent pour Soo-ha ? Le sentiment se transpose peu à peu sur Yan Kerrand qui le nourrit, malgré lui, quand il lui demande de lui montrer sa ville. Sur ce parcours touristique se greffent les espoirs ambivalents et flous d'une femme qui, peu à peu, développe une relation ambiguë avec l'artiste. A l’issue de cette rencontre, ayant fracturé les mensonges qui la protégeaient, Soo-ha est prête à affronter l’existence...C’est un film éminemment subtil, servi par des éclairages magnifiques et par l’interprétation de haut vol, de Roschdy Zem et de la mannequin Bella Kim qui fait à cette occasion des débuts – réussis ! – sur grand écran.... Les séquences animées qui ponctuent le film sont un formidable relais narratif, inspiré par la profession de Yan Kerrand. Ces belles et poétiques respirations, conçues et réalisées par Agnès Patron, s'insèrent parfaitement dans le récit filmé, en prenant le relais des images ou en explicitant les dialogues et les pensées. Les graphismes traduisent bien l'indicible, les rêves et les traumas enfouis dans les replis du corps de Soo-ha. C’est un film à voir en VO... même si les deux acteurs principaux échangent en français, le coréen assure la couleur locale ..
Mathef
Mathef

2 abonnés 13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 janvier 2025
Deux personnages en quête d'aspiration, et de culture différente sont au centre de ce film intimiste et délicat. Une réussite. Rochdy Zem endosse le rôle d'un homme distant et pas très commode. C'est un interprète exceptionnel.
C.Lepier
C.Lepier

4 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 janvier 2025
j'ai beaucoup apprécié ce film sensible. les personnages sont fins et attachants alors qu'ils auraient pu être caricaturaux. de très bons acteurs français et coréen. Roshdy Zem est très fort, en retenue. moi aussi j'ai envie d'aller passer un moment à Sochko !
Valentin Dervieux
Valentin Dervieux

10 abonnés 21 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 janvier 2025
Le film Un hiver à Sokcho de Koya Kamura est une œuvre intimiste et délicate qui témoigne d’une quête identitaire profonde, à l’image de son réalisateur franco-japonais. Kamura explore avec sensibilité le tiraillement entre plusieurs cultures et le sentiment d’appartenance, offrant un regard personnel et sincère sur ces questionnements universels.

La mise en scène est d’une élégance rare : chaque plan est réfléchi avec minutie, créant une atmosphère à la fois poétique et mélancolique. Les paysages hivernaux de Sokcho, sublimés par une caméra précise et inspirée, renforcent l’introspection et la solitude des personnages. Visuellement, c’est un véritable plaisir.

Les performances des acteurs sont également remarquables. Roschdy Zem, toujours impeccable, livre ici une prestation tout en retenue et en profondeur, capturant les contradictions et la fragilité de son personnage. Mais la révélation vient de Bella Kim, qui, pour sa première apparition au cinéma, brille par son naturel et la justesse de son jeu.

Et justement, Un hiver à Sokcho montre que le cinéma français peut encore surprendre et élever le débat. À une époque où les écrans sont inondés de comédies françaises vulgaires, faciles et sans âme, qui se contentent d’aligner des gags éculés et des scénarios creux, ce film rappelle que le cinéma est un art, pas une usine à produire des navets. Kamura prouve qu’on peut proposer autre chose que ces films commerciaux sans imagination, qui se complaisent dans la beaufitude et tuent peu à peu l’ambition artistique du cinéma hexagonal.

En résumé, Un hiver à Sokcho est une œuvre d’une rare qualité visuelle et émotionnelle, portée par un réalisateur talentueux et des acteurs remarquables. C’est un film qui démontre qu’il est encore possible d’échapper aux productions médiocres qui polluent trop souvent le cinéma français. Une bouffée d’air frais pour les amoureux du 7e art.
Isabelle K.
Isabelle K.

4 abonnés 91 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 janvier 2025
Ce film, qu’on dirait peint à l’eau des larmes et des délicatesses est un écrin de grâce et de poésie. C’est l’histoire de deux solitudes qui se trouvent et se répondent. Lui, Yan Kerrand, dessinateur en quête d’inspiration. D’un lieu avant tout, si possible vibrant et agité, mais déserté. Comme l’hiver à Sokcho, en Corée du Sud. Elle, Soo-ha, après des études de droit à Séoul, choisit de revenir à Sokcho, auprès de sa mère, poissonnière. Elle cuisine dans la pension austère et vieillotte de Monsieur Park. Soo-ha est en quête de son père, un Français. Aussi, quand elle voit apparaître Yan Kerrand, son cœur se met à battre plus fort. Ils s’épient, se toisent, s’interpellent, s’apprivoisent. 


L’intrigue progresse par petites touches de pinceau, au rythme de la relation qui s’installe entre les deux personnages, le Français taciturne et la jeune Franco-coréenne curieuse. Elle lui fait visiter la zone démilitarisée, à la frontière des deux Corées ; il lui raconte sa Normandie et un peu de la France. Nous, on observe cette jeune femme grandir sous nos yeux, se révéler au gré des réponses aux questions qui l’obsèdent depuis qu’elles ont ressurgi, lorsque Yan Kerrand est apparu. Koya Kamura peint, quasi en temps réel, le tableau intimiste d’une relation pudique et torturée. Deux portraits évanescents qui s’épanouissent avec discrétion au cœur de paysages propices aux légendes, enneigés, parfois figés, éclairés au loin par quelques lampions. Le fil ténu qui relie ces deux personnages se tisse à l’encre coréenne : lorsque la narration classique fait place à des personnages animés. Le coup de crayon du cinéaste révèle les mots tus, les pensées diffuses, les égarements.


Un film subtil et touchant, très original.
Un film d'artiste : créatif.

Roschdy Zem s’aventure davantage dans ces rôles où l’émotion nimbe d’un halo d'authenticité l’atmosphère, et ça lui va bien. Il est très séduisant, vieillissant sincère face caméra. Bella Kim, pour son premier rôle, est plus que convaincante : attachante chrysalide devenant papillon, dotée de cet accent charmant. L’un inspire l’autre qui nous inspire : la plus douce des manières de commencer l’année.
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