À travers des paysages sublimés par une photographie froide et épurée, on suit une relation ambiguë entre Soo-Ha et Yan Kerrand. Que ce soit Roschdy Zem ou Bella Kim, les deux symbolise la confusion que créer leur rencontre. Soo-Ha s'y accroche autant que possible afin de trouver des réponses à une vie qui lui échappe. Elle est dans une recherche constante d'identité qui en devient touchante.
L'esthétique minimaliste met en avant cette quête intérieure. Les paysages de Sokcho sous la neige procurent une certaine plénitude, accentuée par la musique qui mêle instruments traditionnels et touche contemporaine. Les interludes d'animation permettent de mettre en lumière les émotions de Soo-Ha.
Film poétique sur la rencontre d'une jeune fille qui n'a jamais connu son père Français et d'un visiteur dans la pension de Sokcho où elle travaille qui se trouve être Français. Ce Français est dessinateur et le film est rempli de dessins. La jeune fille s'attache à lui. Le film met en lumière les liens familiaux et la réouverture d'une blessure profonde. Dépaysant même si le français est la langue du film. Belle musique.
Une quête d’identité dans un décors charmant qui nous fait voyager au cœur de la Corée. Une très belle performance de l’acteur principal que j’ai vraiment trouvé excellent dans l’interprétation du personnage. Les animations qui apparaissent parfois dans le film permettent de transmettre au spectateur certaines émotions essentielles pour la compréhension du film.
Ce film est un véritable bijou d’esthétisme. Mention spéciale à cette magnifique actrice qui nous plonge dans son quotidien et son intimité avec une certaine délicatesse et élégance. Un immense merci à toute l’équipe du film pour ce moment suspendu qui offre une belle parenthèse dans sa journée. Et encore bravo !
"Hiver à..." propose une réflexion intime et profonde notamment sur le trauma transmis par le (ici) la génitrice, mais aussi sur de la blessure émotionnelle de l'abandon.
En s'appuyant sur un scénario apparemment simplissime : un voyageur français décide de s'installer dans un petit hôtel situé dans une ville proche de la ligne démilitarisée entre la Corée du Sud et celle du Nord. Un membre du personnel de l'hôtel est une jeune coréenne qui parle la langue de Molière.
Délicat, d'une grande profondeur émotionnelle et surtout écrit avec finesse, ce portrait d'une jeune femme qui prend conscience d'elle-même, me semble être une réussite assez remarquable dans le cinéma français ( le réalisateur, selon la documentation, est franco japonais).
Voyage en dehors de ses frontières, mais aussi voyage à l'intérieur de soi-même, c'est finalement ce que propose cet " Hiver à Sokcho".
Notons que Roschy Zem n'occupe ici qu'un rôle secondaire, tandis que la jeune actrice sur laquelle repose le film est absolument formidable.
Bonjour tout le monde, Voici une dissertation visuelle et sonore sur le processus de création et sur les quiproquos des sentiments au fil de la ville de Sokcho en Corée du sud. Mélancolie et souvenirs mélangés mijotent dans ce beau film ,délicieux , malicieusement et hors du temps. Cordialement. Gérard Michel
Hiver à sokcho est une œuvre délicate, mésurée comme une partition musicale. Le film capte avec finesse l’intériorité de Soo-ha, une jeune femme en quête d’identité et de repères. Chaque image est une peinture hivernale, chaque son une note subtile qui résonne avec ses doutes et désirs.
Une séance de cinéma hors du temps au côté de la formidable Bella Kim et de la réalisation gracieuse de Koya Kamura. Un premier film à voir absolument !
On suit la jolie Soo-Ha, en quête d'elle-même et de ses racines françaises surtout lorsque l'artiste Yan, normand et quelque peu rustre, l'incite encore plus à s'interroger. Entre découvertes d'une ville méconnue pour l'un et familière pour elle, on suit avec intérêt le parcours de ces deux êtres où l'image de la caméra est simple et subtile. A voir !
De magnifiques paysages, de la poésie et de la nourriture très bien filmée. Le personnage du Français, en plus d’être assez insupportable par moments, semble apporter l’Europe (particulièrement la France) au coeur de la vie d’une femme Coréenne qui n’en a pas besoin. Elle aurait pu faire tout ça par elle même, mais il a fallu que ça soit un homme français qui en soit l’initiateur, comme si elle ne se suffisait pas à elle même (il en va de même pour ce début d’histoire d’amour qui naît entre les deux personnages qui est franchement pas nécessaire). Le film reste très beau et apporte un peu de poésie à ce monde qui en a bien besoin…
Très joli film, plein de sensualité et d’émotions. Nous sommes transportés dans un port de Corée du Sud. Dans petite pension au patron faussement bougon (formidable) est paternel avec son employée. La jeune femme qui se plaît dans cette ambiance un peu molle et surannée et que ne contente pourtant pas son amant rêve d’autre chose. Le visiteur (franchement bougon, Roschdy Zem, très bien) solitaire et intrigant l’attire finalement beaucoup plus. On est pris dans les filets de cette histoire un peu triste mais belle.