Un belle surprise. La photographe est belle, le scenario très subtil et les interprètes donnent la pêche et une jolie réflexion sur la recherche de ses racines ! je le recommande les yeux fermés
Mariée a un khmer je retrouve les relations qu ils ont avec leurs enfants nés ici c est plus vrai que nature, du coup cels m a fait rire mais aussi bcp touchée
Une comédie musicale réjouissante, que l'on regarde le sourire aux lèvres dès la première scène. Sans être complètement dans le second degré, c'est drôle, juste ce qu'il faut de décalé. Si la trame narrative reste classique (l'héroïne qui galère pour atteindre ses rêves, la quête d'identité, les difficultés avec les origines et la relation à la mère…). On aime tout de suite Yvonne, une jeune femme simple, qui ne rentre pas dans les cases des personnages de comédie musicale classique et dont la trajectoire n'est pas pilotée par un intérêt amoureuxspoiler: , elle ne cherche pas l'amour, elle se cherche elle-même . Le film met en lumière une communauté peu représentée au cinéma et dénonce avec humour le "racisme bienveillant" dont elle est souvent victime. Ce n'est peut-être pas un grand film de cinéma, mais c'est un film sincère, joyeux, émouvant, et atypique dans ses représentations. A voir pour passer un très bon moment et découvrir de nouvelles actrices et acteurs.
Retour en force ou effet passager ? Ces derniers mois, les propositions de comédie musicale ont afflué au cinéma. C’est un 1er film même si Stéphane Ly-Cuong n’est pas un inconnu puisqu’il est le scénariste du très remarqué Hiver à Sokcho. Jolie idée de scénario : Yvonne Nguyen, jeune femme d’origine vietnamienne, rêve d’une carrière dans la comédie musicale au grand dam de sa mère qui préférerait la voir reprendre son restaurant en banlieue, ou épouser un médecin… vietnamien de préférence. L’intimité de la cuisine, entre plats familiaux et recettes traditionnelles, leur permettra-t-elle enfin de communiquer, se comprendre et s’accepter ? Un affrontement de générations dans une famille immigrée, oui. Mais ce sujet se suffisait sans doute à lui-même. Alors plaquer une comédie musicale ne me paraît pas être l’idée du siècle. « Une vietnamienne dans une comédie musicale, c’est comme un éléphant qui fait des nems. Ça n’existe pas ». Ce pourrait être la moralité de cette charmante comédie qui a autant de qualités que de défauts. 100 minutes somme toute assez enlevées mais qui sentent cruellement le manque de moyens. Les numéros musicaux sont très cheap et l’interprétation pour le moins inégale. Par contre, les thématiques comme la quête identitaire et l’absence de représentations ou de modèles sont très joliment traîtées. Autre atout du film, on y croise des personnages rarement vus à l’écran comme des femmes de plus de 70 ans, des gens avec des rondeurs, des métisses. La comédie musicale est un genre qui transcende le réel… et en l’occurrence, je ne suis pas sûr que cela ajoute à l’intérêt qu’on peut porter au sujet de fond de ce film. Par contre, ce film donne faim prouvant, une fois encore, que la cuisine est un formidable moyen de communication. Reste à parler de l’interprétation. Et là-aussi, c’est très inégal. L’héroïne, qui porte bien les styles musicaux très différents - du Broadway de l’âge d’or, jazz et cordes, Gershwin, Cole Porter, Jerry Herman, au disco première période avec des instruments acoustiques, des vrais cuivres, en passant par la variété vietnamienne, parfois mélancolique, avec des touches de danses latines comme le cha-cha ou la pop variété -, est incarnée par Clotilde Chevalier, pas très à l’aise dans les scènes de comédie pure. Par contre, le duo des deux anciennes, Anh Tran-Nghia, Leanna Chea, est aussi savoureux que leurs petits plats. A noter la participation de Thomas Joly, himself. Un film sur la cuisine qui manque un peu de piquant, c’est ballot. Une comédie musicale qui manque de rythme, c’est préjudiciable. Mais saluons l’ensemble de ce tout petit film pour son ambition et sa tendresse.
J'aime : - donner plus de visibilité aux français asiatiques - abattre les clichés et préjugés racistes qui ont la vie dure - rappeler que le racisme ordinaire est d'abord et avant tout du racisme - parler des difficultés de la double culture, de l'intégration - mettre en avant des personnages principaux en dehors des canons habituels
J'aime pas : - quand c'est très prévisible - le manque d'un hymne fort
Super film, très touchant, de l'humour et dynamique une comédie musicale quo se laisse appréciée même si on est pas forcément un fan de scoledies musicales
Dans La Cuisine Des Nguyễn est écrit et réalisé par Stéphane Lý Cường. Abordant avec humour la double culture et la quête identitaire des enfants d’immigrés, souvent ballotés entre deux recettes difficilement conciliables, le réalisateur célèbre le mélange des genres, se joue des clichés et accueille l’autodérision à bras ouverts pour raconter les affres d’une génération désenchantée, tiraillée entre ses différentes facettes.
Yvonne Nguyen, jeune comédienne d’origine vietnamienne interprétée par Clotilde Chevalier, enchaîne les auditions, tentant tant bien que mal de percer dans le milieu de la scène parisienne. Mais, malgré son talent et sa persévérance, son profil atypique l’empêche de décrocher des rôles intéressants et d’asseoir la carrière pailletée dont elle rêve depuis sa plus tendre enfance. La jeune femme retourne alors à sa dure réalité, vivre chez sa vieille mère (l’excellente Anh Tran-Nghia) qui tient un petit restaurant traditionnel en banlieue parisienne.
Théâtre de cette relation mère-fille conflictuelle qui est le noyau du film, la cuisine du titre devient le lieu intime des confidences, du partage et de l’amour vache, savoureux décor dont émane une profonde tendresse. En effet, il y a ici une pure joie enfantine et une indéniable capacité à installer une atmosphère tantôt feutrée, tantôt explosive : la caméra de Stéphane Ly-Cuong, généreuse et gourmande, capture les regards, les visages, le grain de la peau aussi, léchant cette galerie de personnages truculents qui trouvent dans l’art total et flamboyant de la comédie musicale, l’expression la plus directe de leurs émotions, le seul véritable remède à leur mélancolie passagère. Ainsi, le réalisateur prend un plaisir ludique à transformer des situations de la vie quotidienne en pétillants mirages comiques.
Dans la cuisine des Nguyen est un premier film doux comme un bonbon, tour à tour cruel et tendre, mordant et malicieux, et habité par l’énergie à la fois contagieuse et succulente de Clotilde Chevalier, le genre de reine vietnamienne radieuse comme on n’en croise pas tous les matins au royaume du cinéma français.
Enfin un film qui nous permette de sortir des clichés sur la communauté asiatique trop rarement représentée dans le cinéma français! Avec talent et humour, Stéphane Ly Cuong, parvient à aborder de façon originale les thématiques de la quête identitaire et de la double culture, propres à toute personne de deuxième et troisième génération. En suivant les pas d’Yvonne, actrice, danseuse et chanteuse à l’énergie communicative, nous nous mettons à croire à son rêve de comédie musicale confronté au racisme ordinaire de ce milieu et à l’incompréhension d’une mère au passé traumatique fait de guerre et d’exil. Entre rires et larmes, le réalisateur réussit avec brio le pari d’aborder ces sujets sensibles ! Nul besoin d’être asiatique ou fan de comédie musicale pour s’identifier à Yvonne en quête de son identité et de ses rêves, une quête somme toute universelle !
Film joyeux, positif, drôle et émouvant pendant lequel on passe vraiment un bon moment. De jolis moments de danse et de chant, variés et des dialogues savoureux. Des comédiens attachants et une belle mise en scène. N’hésitez pas à aller faire un tour dans la cuisine des Nguyen 朗朗
J'ai beaucoup aimé, très touchant et tellement comique ! Un regard drôle et émouvant sur les relations mère fille, différences de culture, le dialogue intergenerationnel. A voir on passe un bon moment