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GregLeSuisse
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3,0
Publiée le 8 décembre 2023
On sent un effort du réalisateur même si les dialogues sont parfois risibles et l'enchainement des scènes décousus. Les snipers sont super bien rendus et leur combats mortels....
C'est pas mal mais ce n'est pas non plus le film de l année. Il y a quelques longueurs mais le film reste plaisant a regarder. Bonne immersion et l acteur principal est bien dans son rôle de sniper.
Le fusil n’est pas un symbole. C’est une grammaire. Dans Sniper – Le Corbeau blanc, tout passe par l’optique. Regarder. Mesurer. Ajuster. Attendre. Le film adopte cette syntaxe jusqu’au bout. Il parle peu, explique rarement, répète des gestes comme on récite une prière mécanique. Mykola n’apprend pas à tuer. Il apprend à se taire. La guerre ici n’est pas une tempête. C’est une installation. Une lente mise en place du silence. Même les scènes de violence semblent étouffées, comme si le film refusait toute jouissance. La balle part. Le corps tombe. Et déjà, le regard se détourne. J’ai pensé à certains films de guerre soviétiques tardifs, où l’héroïsme avait disparu, remplacé par une fatigue morale. Mais Bushan ne politise pas frontalement son récit. Il préfère l’usure. La répétition. Le regard qui se durcit non par haine, mais par nécessité. Et pourtant, quelque chose résiste mal. À force de retenue, le film finit par lisser son propre trouble. Les enjeux restent clairs, presque trop. La vengeance est justifiée, cadrée, acceptable. Le film ne se demande jamais vraiment ce que cette justification coûte à celui qui la porte. Les personnages secondaires existent à peine. Ils fonctionnent. Comme des pièces dans une mécanique militaire bien huilée. Là où on attendrait une faille humaine, un désordre, une parole qui déborde, le film choisit la cohérence. C’est respectable. Mais ce n’est pas bouleversant. Ce qui me reste, ce sont des images froides, précises, maîtrisées. Un film qui regarde la guerre droit dans les yeux — mais sans jamais cligner. Et parfois, ne pas cligner, c’est aussi refuser de voir ce qui tremble. Ma note : 8 / 20
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Un pacifique devenant snipers... personne n'y croit... et pourtant! Les Russes envahissent la Crimée alors qu'un doux rêveur prof de physique veut avec sa femme vivre paisiblement avec quelques panneaux solaire, une petite éolienne pour alimenter une petite cabane dans la terre... deux militaires russes sur les lieux, ils les malmènes, brule la cabane... et tue la femme en colère... et quand deux Ukrainiens passent par là, après qu'ils l'aident à enterrer rapidement sa femme sans cercueil.... il les suit, à leur campement il se saisit d'une arme, personne ne le prendra au sérieux et pourtant, il est décidé, il sera sniper, il chassera les Russes... et sous les moqueries il travaille dur pendant son entraînent militaire... quand j'ai vue que je pouvais voir le film, je ne suis précipité pour le voir, car c'est la véritable histoire d'un héro ukrainien, le corbeau blanc dont j'avais entendu parlé sur LCI... alors qu'on prenait 'habitude de regarder tous les jours l'informa sur la guerre! Comment de pacifiste avec l'idée d'améliorer la planète il est devenu un héroïque sniper de la guerre en Ukraine! Un hymne à tous les combatants ukrainiens! Gloire à l'Ukraine Slava Ukraina!
Sniper commence avec une réalisation qui laisse perplexe. La première partie du film a clairement des allures de production très amateur : image, jeu, rythme… on se demande franchement si cela vaut le coup de rester.
Mais peu à peu, l’intérêt se déplace vers le fond. Le film montre à travers plusieurs scènes les exactions d’envahisseurs, la violence infligée à des civils, et la brutalité injuste de leur passage. C’est dur, frontal, et cela renvoie de manière évidente — voire volontaire — à ce qui s’est passé, ou continue de se passer, en Ukraine.
La seconde moitié du film prend un virage plus lent, plus tendu. On entre alors dans une guerre d’usure, au rythme étouffant, où les affrontements entre snipers se jouent au centimètre. Cette lenteur n’est pas un défaut ici : elle colle parfaitement au type de guerre représenté.
Au final, c’est un film qu’on peut recommander aux amateurs de récits militaires réalistes, de sniper movies ou de guerres psychologiques. Pour nous, c’est un film qu’on oubliera sans doute assez vite… sauf peut-être pour le rappel brutal des horreurs de la guerre et de son injustice profonde, qui, elle, laisse des traces.
Film vraiment super, très touchant, s’inspire vraiment du réel et de la situation actuelle, pas de surplus, pas d’action en tout genre de partout, enfin un film de guerre réaliste où l’on peut plus se projeter, en tant qu’humain. Post-scriptum : quelqu’un connaîtrait-t-il le nom de la musique qu’il joue à la guitare ?
Un film inspirée d'une histoire vraie. Les scènes d'action sont plutôt réussies et la formation du héros est assez convaincante. Un bon film d'action qui fait réfléchir compte tenu de l'actualité.
C'est un film émouvant, qui nous parle de ce qui se passe pas si loin. Le scénario est réaliste, les acteurs ne sont pas exceptionnels mais crédibles. Loin des films "boucherie", cela donne à réfléchir sur la folie des hommes.
Sniper : Le Corbeau Blanc est un film percutant, réalisé par des Ukrainiens, qui nous plonge au cœur du conflit dans l’est de l’Ukraine juste après l’Euromaïdan, en 2014. Le récit s’ouvre sur une vie paisible et presque hors du temps : un couple d’Ukrainiens vivant comme des bohèmes au milieu de la nature, loin de l’agitation politique. Cette sérénité est brutalement brisée lorsque des forces séparatistes pro-russes – désignées dans le film comme des soldats russes sans insignes – assassinent froidement la femme enceinte du protagoniste. Un acte d’une violence absurde qui marque le début d’un parcours de vengeance et d’engagement.
Encore une fois, ce sont les Russes qui incarnent les antagonistes, mais ici, le film ne verse pas dans le manichéisme creux. Il s’inscrit dans une démarche de témoignage, porté par ceux qui vivent ce conflit de l’intérieur. Ce qui rend Sniper : Le Corbeau Blanc particulièrement intéressant, c’est justement sa perspective ukrainienne, trop rare dans le cinéma de guerre contemporain. Voir à l’écran un conflit aussi récent – et toujours en cours – est à la fois troublant et nécessaire.
La fin du film fait habilement écho à l’invasion à grande échelle de février 2022, en laissant entendre que la guerre n’a jamais vraiment cessé depuis 2014. Un choix narratif fort qui donne une profondeur historique et humaine à l’œuvre.
Seul regret : impossible de visionner le film en version originale sur Prime Video – la seule piste disponible étant en français. Pour un film aussi ancré dans son contexte, la VO aurait pourtant été essentielle.
Malgré cela, Sniper : Le Corbeau Blanc est un film à voir, à la fois pour son intérêt historique et pour son intensité dramatique. Un vrai coup de cœur.
Pour moi, c'est American sniper version ukrainienne... Je suis déçu mais cela reste un bon film dans lequel on se prend facilement au jeu, si vous aimez les films de guerre et/ou de sniper c'est parfait.
J'ai regardé ce film sans en attendre un chef-d'oeuvre, mais avec curiosité. Sans prétention, mais il fait passer un bon moment. Je craignais tout de même de tomber sur de la série B avec des explosions dans tous les sens avec 4 ralentis par coup de feu, j'ai donc eu une bonne surprise! Passé les 20 premières minutes au schéma narratif peu original le film devient plus intéressant car je l'ai trouvé simple et efficace dans sa réalisation. J'ai justement apprécié les "lenteurs" critiquées par d'autres et qui rendent des scènes plus réalistes. Un peu paradoxal de se plaindre de la lenteur quand on sait qu'un sniper peut rester à l'affut pendant des heures. Quant à d'autres choix qui étonnent certains je les ai interprétés par la volonté de mettre en avant parfois les paysages du donbass et d'autres fois une symbolique ukrainienne. Bref, ce n'est pas un American Sniper, mais ça se laisse regarder.
L’histoire en elle-même est belle, je sais pas si c’est vraiment tiré d’une histoire vraie mais mon avis est mitigé car la trame de fond est pour moi trop copié sur Stalingrad, pas à la même époque mais le combat sniper contre sniper est le même et c’est le sniper du pays envahit qui gagne dans les deux films