Quel film!!! Un sujet qui m'aurait rebuté mais c'est sans compter la force du film qui met l'amour au centre. Une première partie très dense et sublime avec la tristesse de l'homme qui veut exister par lui-même et la deuxième bouleversante car l'on sent bien que la tragédie couve. C'est une mise en scène incroyable avec des touches musicales tout à fait surprenantes et parfois magiques malgré la noirceur. Comme un chœur antique qui explore le fond de l'âme. C'est superbement fort
Jacques Audiard offre avec Emilia Perez, sans doute, son film le plus étonnant. Mélange de comédie musicale, de film de cartel et de mélodrame, cet ovni queer est plutôt réussi bien qu'il flirt avec le too much plus d'une fois. Il y a un élan de vie qui irrigue le film de bout en bout porté par des actrices remarquables mention spéciale à Selena Gomez qui se forge une carrière cinématographique atypique. On pourra trouver que la seconde partie a quelques faiblesses d'écriture, Audiard jouant avec les codes du mélo sans faire dans la subtilité, mais le rythme du film ne faiblit pas, le mélange d'humour et d'émotion fonctionne et cet équilibre entre télénovela et flamboyance dramaturgique ne faiblit pas. Emilia Perez est une œuvre assez unique qui déconcerte par ses prises de risques pourtant réfléchis. Bref un film assez fascinant dans ses imperfections, libre et anarchique. Audiard réussit à se réinventer, ce n'est déjà pas rien.
impressionnant. commençons par le style, souvent ébouriffant, avec des plans de nuits sur la cité et certaines chorégraphies epatantes. Même si la partition musicale est inégale, c'est dans l'ensemble très réussi (je pense notamment à la chanson Papa, ou à la variation des Passantes de Brassens). La chanteuse Camille et son époux ont fait du bon boulot . Quand à la narration, elle est bourré d'énergie et on est scotché sur son fauteuil. Il est temps de reconnaître les talents d'actrice de Zoé Zaldana et ses deux camarades sont très bien aussi. Finalement, Audiard nous suggère qu'un peu plus de féminité rendrait le monde meilleur et moins violent, ce qui est recevable. La ou on peut mettre un bémol concerne la représentation du peuple mexicain ou Audiard à plus tendance à conforter certains clichés qu'à montrer des subtilités sur cette société violente
En fait en plus de tout ce que ça dit, c'est surtout l'alliance de talents ; La chanteuse Camille et son compagnon, Damien Jalket pour les chorégraphies, les super acteurs, mais surtout le réalisateur arrive à filmer 2 scènes en même temps dans 2 lieux et 2 éclairages, bravo. Hâte que les morceaux sortent pour réécouter.
Si le scénario frise l'invraisemblance, la maîtrise de la caméra par le réalisateur transcende tout. D'excellents acteurs, des dialogues de bonne facture que les chansons intégrées, avec des chorégraphies à la hauteur, magnifient tout. On a le souffle coupé pendant tout le temps du film. Jusqu'à la séquence finale, un vrai bonheur de surprise et de "grande belleza"... Monsieur Audiard, venez à nouveau nous enchanter sans trop tarder !
Pfffff, quel film !!!!! J'en perds mes mots Longtemps que je n'avais pas été bouleversé comme ça dans une salle noire Merci Monsieur Audiard, quelle chance on a d'avoir la possibilité de voyager comme ça pendant 2 heures
Expérience difficile mais il faut rester jusqu’à la fin, tant la dernière scène est bien servie par la fanfare GoranBregoviquienne jouant cette superbe chanson, Les Passantes. Mais ce film est un long moment pénible alors que l'on pense aller se plonger dans une ambiance Almodovarienne, on se noie dans un simplisme criard LucBessonique : poncifs, lourdeurs et chorégraphies musicales désagréables. Dur de croire que les critiques soient élogieuses, heureusement, il y a Les Cahiers, heureusement il y a JM Frodon..
Si le thème du drame humain reste le fil conducteur de la filmographie de Jacques Audiard, sa manière de l’aborder couvre une multitude de genres. Ici, il s’aventure avec succès dans la comédie musicale. Auréolé de sept César en 2025, dont celui du meilleur film, ce long-métrage retrace le parcours d’un narco-trafiquant mexicain (Karla Sofía Gascón actrice transgenre) désireux de devenir une femme. Cette quête de nouvelle vie s’accompagne de sacrifices mais aussi de rédemption. Si l’intrigue reste palpitante, elle le doit à une mise en scène électrique, sans aucune fausse note, et à une distribution d’ensemble convaincante. Le réalisateur propose ainsi un objet cinématographique inédit dans lequel toutes les émotions fusionnent. Bref, une œuvre lyrique terriblement puissante.
Je n’ai pas tenue plus de 30 min, des chansons intempestives, melangée aux pensées de l'actrice, font que vous avez du mal à rentrer dans un début d'histoire. C’est long il ne se passe rien, j'ai stoppé ma perte de temps vie en coupant ce film.
Jacques Audiard signe avec Emilia Perez un grand film puissant sur la féminité. On y suit la vie de Emilia, ex mafieux qui change de vie et de genre grâce à l’aide d’une avocate. C’est fort, avec de très belles séquences chantées, où la réalisation comme l’interprétation sont somptueuses. Un grand film.
Il faut savoir tout d'abord que ce film demande une grande ouverture d'esprit pour etre compris. Il s'agit d'un film international en langue espagnol avec des acteurs anglophones et hispanophones et une equipe de réalisation en partie française. Les actrice sont superbe dans le role de comédiennes, danseuses et chanteuses. l'histoire est romentico-tragique avec du suspense et de l'action, des beaux decors et une belle mise en scene. Cela ressemble a de l'opera !
Une proposition très singulière et vraiment surprenante, quand La La Land rencontre Narcos. Les actrices sont excellentes, mais surtout Zoé Saldana qui a enfin l’occasion de briller de mille feux ! Après avoir prouvé qu’elle est la reine du box office avec des blockbusters impressionnant, elle livre ici une prestation tout en subtilité mais avec une puissance digne de Gamora. La mise en scène est spectaculaire, en particulier sur les passages chantés où la caméra virevolte au rythme de la musique. Il y a d’ailleurs une gestion du son et du rythme musical minutieuse tout au long du film, pour mon plus grand plaisir. Les chansons sont très bien écrites et composées. Mais à mettre trop de chansons, on en perd un peu le fil de l’histoire et j’ai eu des fois l’impression d’assister à un enchaînement de clips musicaux. Et du coup, je n’ai pas du tout été touché par les personnages et c’est vraiment ce qui m’a manqué. « Emilia Perez » reste l’une des meilleures propositions de l’année en terme technique et artistique.
Pfff... Pas crédible du tout (mais la vraisemblance n'est manifestement pas le souci d'Audiard), et n'évite pas le ridicule dans les séquences chantées qui en outre procurent de longs moments d'ennui, surtout dans les scènes "bons sentiments". Ce n'est pas du 2e degré, non !! Et puis sur-dramatisation, détails gore mis en gros plan façon Kill Bill, et recours aux clichés du film de gangsters, bien pratiques pour terminer une histoire qui est partie dans tous les sens... Je ne me suis pas du tout attachée aux personnages, notamment pas à Emila ; comment peut-on croire que ce mafieux redoutable veuille soudain répandre le bien autour de lui ?? Il y a décidément chez Audiard une sorte de mystique du méchant qu'il croit capable de sauver tout personnage mais qui ne sauve pas ses films.