Saltburn
Note moyenne
3,4
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195 critiques spectateurs

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Dois-Je Le voir ?

413 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 février 2024
Amazon Prime tape très fort avec sa dernière exclusivité Saltburn. Comment parler de ce film, sans aborder la performance exceptionnelle de Barry Keoghan. Il est à couper le souffle. Pour certains, c'est une révélation, mais pour d'autres, une confirmation. L'acteur irlandais s’était révélé au grand public avec son rôle mineur dans Dunkerque. Par la suite, il s’était fait remarquer dans le blockbuster de Marvel, Les Eternels. Récemment, c’est dans Les Banshees d'Inisherin et la série Top Boy qu’il avait pu briller. Son personnage est fascinant.

Oliver Quick est un manipulateur né. Au départ, on est attendris par lui. Cependant, au fur et à mesure, notre regard change quand on se rend compte de sa facette maléfique. Son évolution est donc passionnante. Cela exalte Saltburn. Au centre de ce labyrinthe émotionnel, se trouve la relation avec son meilleur ami. Amitié appuyée, admiration aveugle, amour inavoué ? Tant de possibilités s’offrent à nous tant, Oliver se faufile entre les lignes.

Grâce à ce lien avec son meilleur ami, nous sommes plongés dans la bourgeoisie anglaise. C’est dans ce monde bien particulier qu’Oliver va tenter de se faire sa place. Pour cela, il use de tous les moyens possibles. Lui, pauvre fils de toxicomane, ne doit reculer devant rien pour garder les faveurs de la famille Felix. Il faut dire que l’animosité de Farleigh est redoutable. On peut d’ailleurs saluer les performances de Jacob Elordi, Archie Madekwe ou encore Rosamund Pike. À travers eux, on se rend compte des excès de cette bourgeoisie.

C'est la mise en scène qui vient sublimer ce film. La musique, notamment, permet d’ajouter une touche de grandeur. Elle exergue chaque moment dramatique et de suspense. À cela, il faut ajouter un sens de la photographie précis ajusté selon l’évolution d’Oliver.
Alolfer
Alolfer

190 abonnés 1 842 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 février 2026
Loin d'être un film accessible. Certains aimeront, d'autres non. Pour ma part, je reste sur ma fin...

Hormis son final, le film n'est pas aussi incroyable que l'on dit... Un énorme manque de rythme sur son histoire qui est trop complexe pour rien.

C'est dommage car le reste du film comme la réalisation, la prestation des acteurs, la photographie etc... sont vraiment super !

Film plus que correct
Cadreum
Cadreum

77 abonnés 828 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 juillet 2025
Qui est le film ?
Deuxième long métrage d’Emerald Fennell après Promising Young Woman, Saltburn (2023) s’inscrit dans une veine provocante et stylisée, flirtant avec les codes du conte moral, du thriller psychologique et de la satire sociale.

Il raconte l’ascension d’un étudiant boursier, Oliver Quick, dans le cercle très fermé de l’aristocratie anglaise, via son amitié trouble avec Felix Catton, golden boy aussi séduisant que naïf. Mais l’histoire d’un été entre privilégiés bascule progressivement dans un récit de vampirisation sociale, de transgression intime, de dédoublement identitaire.

Que cherche-t-il à dire ?
Saltburn est autant une critique sociale qu’un regard sur le désir d’appartenir. Il ne dénonce pas l’aristocratie comme système injuste : il en expose l’aura, le fantasme, la puissance d’attraction. Son projet est de faire ressentir ce que coûte l’intégration dans un monde qui vous nie.

Mais à rebours des récits empathiques sur l’outsider, Fennell retourne le regard : elle donne au marginal les traits du parasite, au dominé les outils de la prédation. Le cœur du film est cette tension entre séduction et destruction : que reste-t-il de soi quand on veut absolument être l’autre ? À travers Oliver, Saltburn interroge une violence, celle qui s’insinue sous les apparences, au nom de la beauté, de l’envie, du fantasme de légitimité.

Par quels moyens ?
La première image du manoir de Saltburn n’est pas une simple exposition de décor, mais une déclaration de langage. Fennell cadre ce lieu comme on cadre une obsession. Tout y est trop propre, trop précieux. Ce n’est pas un monde réel : c’est une imagerie mentale, celle d’Oliver, une projection de désir qui deviendra piège. Cette esthétique de l’excès, faussement séduisante, produit un sentiment d’opulence malade, le beau devient nauséeux.

Au fil du récit, Fennell installe une grammaire de l’infiltration. Un exemple frappant : lors du dîner où Oliver, devenu presque un membre de la famille, se fond dans le décor, un travelling latéral lent l’intègre dans le cadre avec fluidité. Il ne perturbe plus la composition, il la complète. Ce plan glisse d’un portrait de groupe à un regard individuel (le sien) comme pour signifier que l’imposteur a cessé d’être en dehors du récit. Il en devient le centre. Le mouvement de caméra ne souligne pas seulement une montée en puissance narrative : il en dit la logique interne. S’infiltrer, c’est se faire oublier comme anomalie, jusqu’à devenir indispensable à la forme elle-même.

Mais cette intégration est aussi une contamination. Le bain de sang final, sur fond de lumière naturelle et d’architecture noble, ne fonctionne pas seulement comme un climax choc : il visualise une vérité longtemps tenue hors champ. Oliver ne se contente pas de tuer ses modèles : il les efface physiquement du tableau. Il danse nu dans la maison vidée, filmé en plan large, comme s’il réclamait enfin le rôle principal de cette fresque d’été.

Plus tôt, une multitude de scènes condense une tension érotique et prédatrice. Il ne se passe rien, et pourtant tout est là : l’envie, la jalousie, le fantasme de l’effacement. Mais ces séquences ne sont pas voyeuristes : elles sont vampiriques. Il aspire lentement l’image de l’autre.

Enfin, le générique final, rythmé sur "Murder on the Dancefloor", nous montre Oliver danser, seul, heureux, triomphant, comme s’il fêtait son intégration achevée. Mais ce moment de pur clip pop, de jubilation esthétique, est un piège. Il n’est ni libérateur, ni vraiment ironique. Il laisse le spectateur face à sa propre jouissance. Ai-je applaudi un meurtrier parce qu’il était séduisant, marginal, bien habillé ? Ai-je confondu revanche et récit d’émancipation ?

Où me situer ?
Je ressors de Saltburn troublé, fasciné, et mal à l’aise. J’admire la rigueur avec laquelle Fennell pousse son film jusqu’à l’outrance, sans jamais lâcher son axe : montrer l’envers de la beauté, et la violence qui l’habite. Là où beaucoup voient du cynisme, je vois une méthode : il ne s’agit pas de choquer, mais de confronter le spectateur à ce qu’il consomme : les récits de revanche, les mythes d’ascension, les fantasmes de pureté sociale.

Ce que je trouve plus problématique, c’est le flou de certaines intentions, la manière dont le film brouille parfois trop volontairement les lignes, au risque d’annuler toute position morale. Oliver est-il un monstre ou un produit ? Un pervers ou un symptôme ? Mais peut-être est-ce là son projet le plus dérangeant : montrer que le mal, aujourd’hui, a le visage de celui qui nous plaît, de celui qui nous ressemble.

Quelle lecture en tirer ?
Saltburn n’est pas une satire de classe. C’est un mythe moderne sur la contamination du désir. Fennell filme la beauté comme une drogue, le besoin d’appartenir comme une pulsion de mort. Le film nous place face à notre complicité : nous aimons cette esthétique, nous voulons ce pouvoir, nous regardons avec envie. Et peut-être est-ce cela que le film nous fait payer, à sa manière : cette fascination que nous entretenons pour les monstres bien habillés.
22sur20 | Alex
22sur20 | Alex

111 abonnés 362 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 janvier 2024
Plus qu’un film, une oeuvre, brillante.

Brillante par sa mise en scène subtile, sa photographie précise, sa réalisation grandiose.

SALTBURN m’a glacé le sang.

On frôle une perfection insolente, dérangeante et intrigante, à l’image de son casting d’acteurs tous plus incarnés les uns que les autres qui transpirent les années 2000. Une sorte de Petit Poucet qui laisse des indices ci et là pour nous guider vers l’interdit qu’on se refuse d’admettre.

Je ne dévoilerais rien de l’intrigue pour vous laisser la surprise. Mais cette histoire qui retourne le cerveau tient plus de l’experience sociologique que du divertissement. En découle une ambiance globale très malsaine, glauque mais captivante au plus haut point.

On passe du rire aux larmes, de la joie à la peine, de la tristesse au dégoût en l’espace d’une seconde. Certaines scènes sont d’une violence psychologique déroutante, terriblement glauques, qui nous rendent limite coupables de les regarder.

La photographie est absolument splendide, mais à la fois l’un des seuls point noir du film. Chaque plan est pensé comme un tableau dans lequel on peut (malheureusement) y déceler toutes les ficelles du scénario, ce qui la rend un peu trop prévisible, mais tellement jouissif à regarder. Le film pourrait être muet que la réalisation à elle seule nous permettrait de comprendre l’histoire. C’est tellement beau ! J’ai lâché combien de WOW durant le film sérieux ?! Et cette bande son … merveilleuse.

SALTBURN est excellent, bien que prévisible. Il n’en demeure pas moins une expérience qui suspend le temps, qui captive, et qui pourrait rendre fier un célèbre personnage au large sourire.

Plus de critiques sur mon insta : 22sur20
Zarkalexia
Zarkalexia

57 abonnés 457 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 décembre 2023
Film à l’histoire et l’issue faciles.
Les personnages ne sont pas creusés ici profondément tout est en surface .
Seules les intentions d’Oliver elles vont aller de plus en plus claires .
C’est sur que la manière dont cela est fait on peut se demander qui c’est qui croirait en ses bonnes manières ?
Mais La tirade de la fin sur le fait d’avoir tout sur un plateau fait oublier que le monde est en guerre permanente et ça lui ne la pas oublié ..
la preuve , cette danse finale totalement décomplexée !
TUTUR29
TUTUR29

53 abonnés 1 358 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 septembre 2024
Saltburn avait eu un petit buzz lors de sa sortie et ce n’est que maintenant que je le rattrape, et je suis un peu partagé entre ceux qui disent que c’est pourri et ceux qui trouvent ça génial. D’un côté, le film est une petite pépite de divertissement : réalisation ultra léchée et stylisée avec des couleurs vives, des personnages ambiguës sur lesquels on se questionne sans cesse jusqu’à un final assez étonnant, un rythme parfaitement maîtrisé… et de l’autre côté, un film auquel on ne croit jamais vraiment sur le fond. Ça peut se rapprocher d’un « Parasite » mais à l’américaine, sauf que Saltburn semble avoir bien moins de choses à dire, il manque une petite « rage » au film ou un propos intéressant pour le rendre inoubliable. Les acteurs sont en revanche monstrueux et ça reste un très bon moment, donc je recommande !
L'homme sans nom
L'homme sans nom

181 abonnés 1 184 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 janvier 2024
Je n'avais pas encore vu de films d'Emerald Fennell, réalisatrice reconnue comme féministe. Ce Saltburn commence très bien, avec cette relation façon Call Me bye your Name (la différence d'âge étant remplacée par la différence de classe sociale) mais finit par se perdre dans des scènes et des révélations censées être immorales. Sauf qu'en pratique, elles sont finalement peu choquantes, notamment du fait des personnages qui sont bien trop brouillons. Le principal protagoniste se révèle être assez incohérent. Les grandes tirades sonent creuses et le twist final ne produit aucun effet. Cela achève de ranger Saltburn dans la case des films lambda, alors même qu'il essaie d'être original... Dommage car le démarrage annonçait de bonnes choses tout comme le casting intelligent.
françoise Devaux
françoise Devaux

41 abonnés 355 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 janvier 2024
L’interdiction aux moins de 18 ans est un peu ridicule, c’est de la sexualité assez soft, 2 ou 3 scènes salées certes, mais nous ne sommes pas chez les carmélites. Ce drame social qui vire au thriller met en scène un jeune étudiant d’Oxford d’extraction modeste (il vient en fait de la classe moyenne britannique), mal à l’aise au milieu de jeunes bien plus aisés que lui, qui va lier amitié avec un jeune aristocrate puis s’incruster dans cette famille de « la Haute », famille assez méprisante avec ce qui n’est pas de sa caste. Ce tableau du décalage parfois malaisant qu’il peut y avoir dans certains cercles universitaires entre classes sociales différentes sonne assez vrai. Le petit « prolo » va avoir sa revanche, de manière assez perverse il est vrai. La famille de nobliaux est relativement décadente, c’est ce qu’attendent certains, c’est un peu facile tout de même, mais cela marche toujours.
Les images sont belles, c’est bien joué, film difficile à classer (peinture sociale ? Thriller ?), c’est assez sulfureux, plutôt une réussite dans le genre, pas un chef d’œuvre non plus.
ATR-Critiques
ATR-Critiques

6 abonnés 30 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 janvier 2024
Saltburn, façonné par la plume et la vision d'Emerald Fennell, émerge comme un film sombre, décrivant une mite dévorant la déjantée aristocratie anglaise à travers les méandres des sentiments et de la manipulation. Un chef-d'œuvre maléfique qui plonge audacieusement dans les recoins obscurs de la nature humaine.
DemoCiné
DemoCiné

16 abonnés 191 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 février 2024
Le film est un peu long à démarrer , l'exposition est poussive, la mise en place laborieuse et assez classique. Ça devient intéressant à partir du moment où le protagoniste arrive dans le manoir. Et l'histoire devient intrigante, déroutante et dérangeante. Rosamund Pike est excellente en mère bourgeoise mégalomane. Quelques scènes vont jouer dans la provocation assez gratuite , ou en tout cas pas très subtile. Et le twist finale est un chouïa attendu. Reste un film plaisant à regarder façonné par une réalisatrice à suivre : Emerald Fennell. J'avais personnellement préféré son précédent "Promising Young woman” mais on y retrouve une photo soignée , un sens du rebondissement final et un esprit pop !
Fryzer
Fryzer

18 abonnés 388 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 décembre 2023
J'ai accroché et aimé. Très osé dans énormément de scènes, à la limite du choquant clairement, le film ne laisse pas indemne et on a envie de comprendre l'intrigue jusqu'au bout. Photographie plus qu'excellente avec un jeu d'acteur remarquable surtout pour Barry Keoghan et Jacob Elordi. Bémol je trouve que le film manque de qualité ailleurs comme un scénario pas à la hauteur au final.
Belette R
Belette R

1 abonné 166 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 décembre 2023
Les acteurs sont tous excellents dans cette histoire invraisemblable mais pourtant plausible. Les décors sont magnifiques et l'intrigue tout autant. J'ai franchement adoré.
Fabien Sorrant
Fabien Sorrant

86 abonnés 2 099 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 janvier 2024
Un très bon film réalisé par Emerald Fennell avec Barry Keoghan, Jacob Elrodi, Carey Mulligan et Rosamund Pike.
TheGP
TheGP

10 abonnés 193 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 avril 2024
Saltburn parvient à faire illusion durant une heure, avec sa satyre incisive du cloisonnement social en vigueur dans les grandes écoles, et le nécessaire déséquilibre existant entre les "prolétaires" et les privilégiés. Toutefois, le Rastignac de carnaval qui lui sert de héros dévoile bien trop vite son manque de subtilité après s'être noyé dans la débauche en compagnie de ses nouveaux amis. Plutôt que de perdre votre temps avec ce film bien trop long pour ce qu'il est, mieux vaut revoir dans le même genre une pépite telle que "Le Talentueux Mr Ripley".
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 7 mars 2025
J’avoue ne pas trop comprendre les critiques mitigées autour de cette œuvre. C’est en effet très cliché et facile dans la narration mais la forme est tellement maîtrisée que ça rattrape les quelques faiblesses d’écriture. Et encore, je trouve que le récit peut se révéler surprenant par moments. J’ai adoré détester ces personnages, qu’ils aient de bonnes intentions ou non, qui nous plongent dans une ambiance aussi tendue que macabre et sont tellement bien interprétés. C’est également assez dynamique en terme de mise en scène, avec beaucoup d’idées de cadrage en jouant pas mal sur la perspective et les reflets, et cela met bien en valeur ce protagoniste aux vices infinis. Et qu’est-ce que Barry Keoghan est génial! Ce film était un excellent moment, pas le plus accessible, mais visuellement bien trop prenant. 15,5/20
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