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Nicolas L.
118 abonnés
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1,0
Publiée le 29 septembre 2024
Quel ennui... vide, soporifique et prétentieux, le film ressemble plus à une pub de compagnie aérienne qu'à un film erotique postMetoo. Le scénario est vide, jamais on ne s'intéresse aux personnages. Et la réalisatrice a meme réussi l'exploit de rendre fadasse la pétillante Noemie Merlant... quel exploit ! A fuir donc.
Le film est visuellement réussi et Noémie Merlant suit à la lettre son rôle assez dénudé, mais peu de paroles, et donc une impression mitigée. À voir uniquement si vous aimez la série des années 70 ou l'esthétique au cinéma.
Nous avons lu multitudes de critiques négatives .. Et bien..et bien.. C'est un sans faute .. lumière cadrage dynamique caméra.. subtilités narratives et onirisme. Juste peut-être que Naomie Watts aurait pu nous faire davantage fantasmer de par sa présence et son détail physique dans le rôle d'Emmanuelle. Bravo madame Diwan..et votre équipe.. L'erotisme est un talent subtile et complexe... fait pour des initiés..
Nous l'appprecions...enfin de l'élégance..et de l'intense.. Quand il y a intensité, il y a éternité.
Je suis très surprise de lire autant de critiques négatives. Qui sont ces gens si critiques ? Ont-ils vraiment vu le film ? Ou peut-être ne l'ont-ils pas compris ? Cette nouvelle version d'Emmanuelle est remarquable à tous points de vue : - Esthétique tout d'abord : on retrouve la langueur et la beauté contemplative du chef d'œuvre de Wong Kar-wai "In the mood for love", auxquelles se juxtapose une élégante dimension érotique filmée par Audrey Diwan et incarnée par Noémie Merlant. Autre point commun avec In the mood for love : la ville d'Hong Kong, ici montrée dans sa modernité éclatante comme dans ses recoins les plus secrets. - dans la justesse de la représentation du désir féminin, objet fascinant et complexe qui convoque tout à la fois le cerveau, le cœur et les sens. - et enfin dans la force de son message de solidarité entre ces trois figures de femmes interprétées par Noémie Merlant, Naomi Watts et Chacha Huang, qui refusent qu'on les dresse les unes contre les autres. Et que dire de l'Homme mystérieux, objet du désir d'Emmanuelle, qui la guide dans sa quête et lui permet de trouver le chemin du plaisir, magnifique Will Sharpe qui nous fait tant rêver... Bravo et merci à Audrey Diwan de montrer le désir féminin tel que le ressentent de nombreuses femmes. Bravo et merci à Noémie Merlant d'incarner cette femme libre et forte. Et allez voir Emmanuelle pour vous faire votre propre opinion !
Passer de L’Évènement (Ernaux) à Emmanuelle (Arsan) ne relève pas tant du grand écart pour Audrey Diwan car on peut évidemment leur trouver quelques points communs mais il est tout de même surprenant de voir la réalisatrice s'attaquer à ce "monument" (c'est ironique) érotique du début de mandat de Giscard. Luxe, tristesse et volupté : le film est davantage un exercice intellectuel et quelque peu sentencieux qu'un hymne torride au plaisir, mais de cela on s'y attendait un peu. Mais pas à ce point, quand même, sans le décor quasi unique d'un palace de Hong Kong que cette chère Emmanuelle explore, tentant de chasser son spleen charnel, tout en exerçant son métier de contrôleuse de qualité; aussi passionnant qu'un jour de pluie sans connexion wifi. spoiler: Œuvre sur papier glacé, Emmanuelle ne s'anime qu'au moment où le film délaisse, un peu tard, son univers ouaté pour les bas-fonds de Hong Kong. De fait, le personnage le plus intéressant du long-métrage n'est pas Emmanuelle, à la froideur étudiée, plus intimidante que sensuelle, mais le mystérieux Asiatique joué avec componction et élégance par Will Sharpe. Faute de tremblements de chair et de montées de température, il faudra se contenter d'un suave suspense qui s'interrompra d'ailleurs, avec une certaine brusquerie, en son dénouement .
Étant donné le travail fourni pour produire un film de1h45, je n aime pas écrire ceci, mais il faut en convenir , c est un NAVET ! Pourquoi avoir appelé ce film Emmanuelle ? Quel est le fil directeur ? La recherche du plaisir de l heroine ? C est très mince et mal traité. Le rythme est lent, l érotisme est plat, c est ennuyeux. Le jeu glacé des acteurs ajoute à la somnolence globale. On tient les 1heure 45, en espérant une chute, une explosion. Mais rien... Bref un ratage complet.
N'étant jamais allée voir les films Emmanuelle, j'ai tenu à aller voir celui là. L'actrice (Noémie Merlant) joue bien, bien sûr, mais le scénario est terriblement creux. J'ai regardé ma montre une bonne partie du film... :-(((
Refaire "Emmanuelle" 50 ans après, cela peut être une bonne idée, et quelquefois une moins bonne..... Audrey Diwan avait sans doute de bonnes intentions, en actualisant un film "culte" au fauteuil en rotin, et bien entendu Sylvia Kristel, avec un zeste voir plus, de féminisme....mais réussir un tel projet est proche de l'impossible. En choisissant l'actrice principale : Noemie Merlant, la colonne vertébrale de son ambition, prenait bonne allure. En effet, cette actrice réussit totalement à endosser un personnage froid et improbable, à la plastique redoutable et au caractère bien trempé. Mais vous risquez d'être déçu par la lenteur du scénario, une attente démesurée qui rend ce nouvel essai fatiguant et glaçant. A part le dernier quart d'heure à la sauce "50 nuances ..." qui réveillera quelque peu l'assemblée, une large déception nous envahit alors que le générique se lance....tout ça pour ça.....!!**
Le titre est trompeur et il est difficile de voir dans ce film d'auteur minimaliste une relecture du succès de Just Jaeckin. C'est une œuvre d'ambiance sur le désir d'une jeune femme frustrée, avec une atmosphère décalée. Belle photo du Hong Kong nocturne. Il est aussi permis de bailler si l'on n'adhère pas au dispositif de ce long métrage mal vendu.
Film original. Excellent mise en scène du désir féminin, c'est si rare. Univers passionnant et intéressant qui demande un certain effort de ses spectateurs. Ce n'est pas Spider-Man eh!
Rien ne va : scénario indigent, esthétique de pub de parfum chic, dialogues abracadabrants. Sur le désir féminin, allez plutôt voir ou revoir Lady Chatterley (2006) de Pascale Ferran.
"Emmanuelle" d’Audrey Diwan s’impose comme une œuvre paradigmatique, transcendant les contours traditionnels du cinéma érotique pour s’inscrire dans une démarche conceptuelle de l’image, du corps et de l’intimité. Le film n'est pas simplement un objet visuel, mais une véritable dissection des espaces invisibles de l'être, où la sensualité se meut en outil de déconstruction des structures sociales et des normes de la subjectivité.
Diwan parvient à éroder les frontières entre l’intime et le politique, en utilisant le corps non comme une surface de projection, mais comme un territoire de réappropriation. À travers le prisme d’Emmanuelle, la sexualité devient un acte de résistance, un geste performatif qui dialogue avec la question de l’autonomie et du pouvoir. Ici, le désir ne se contente plus d’être observé ou consommé : il est pensé. La caméra, telle une présence quasi organique, observe non pas pour voyer, mais pour interroger. Les corps sont révélés dans leur matérialité brute, des corps pris dans le tissu du regard, où le spectateur est invité à une introspection, voire une confrontation avec ses propres tabous.
La mise en scène travaille la notion d’espace, fragmentant les plans, jouant avec la lumière et les ombres comme des éléments de dramaturgie. Chaque cadre devient un terrain de jeu pour l’abstraction du désir, où les lignes du corps se perdent dans une composition presque picturale. Diwan semble convoquer des réminiscences du cinéma de Tarkovski ou d’Antonioni, où la géométrie de l’image construit une réflexion sur la fugacité du moment, sur la nature éphémère du désir humain.
La bande sonore, quant à elle, n’est pas tant un accompagnement qu’une résonance interne des personnages. Les sons semblent provenir du dedans, créant une porosité entre l’auditeur et les pulsations intérieures des protagonistes. Cette expérience sonore amplifie la dissociation entre les corps et l’esprit, nous plongeant dans un état presque méditatif, où les frontières entre le sensoriel et l’intellectuel se brouillent.
L’approche de Diwan fait voler en éclats la linéarité de la narration traditionnelle pour entrer dans une logique performative. Le film devient une œuvre à part entière, une performance sur la scène de l'intime, où le spectateur est activement interpellé, non pas comme simple observateur, mais comme participant à cette dialectique du désir et de la liberté. En déconstruisant les attentes habituelles vis-à-vis du cinéma érotique, Emmanuelle s’impose comme un objet cinématographique hybride, à mi-chemin entre la performance artistique et la critique sociale, invitant à une réflexion sur le pouvoir des représentations du corps dans nos sociétés contemporaines.
Le film trouve sa révolution non pas dans sa provocation, mais dans sa capacité à détourner les symboles et à les recomposer sous une forme nouvelle. Emmanuelle devient ainsi un texte visuel où la chair est langage, où chaque geste, chaque souffle, chaque regard contient un palimpseste de sens qui dépasse la simple surface du visible. Il s'agit ici d'une tentative de refonte du cinéma de genre à travers le prisme de l’abstraction et de la théorie critique.
En somme, "Emmanuelle" se déploie comme une œuvre polyphonique, à la fois radicalement ancrée dans la matérialité du corps et flottant dans les sphères plus élevées du discours philosophique. Audrey Diwan nous livre une expérience cinématographique qui déjoue les conventions, tout en ouvrant de nouveaux horizons pour penser l’érotisme non pas comme un spectacle, mais comme une forme d’art subversive et réflexive.
L'actrice manque de sex-appeal et de charme. Tout le monde parle français à Hong-kong et la réalisatrice pourrait prouver qu'elle a du talent si elle avait quelque chose à dire.
Je ne comprends pas toutes les mauvaises critiques. Je pense que les gens attendaient un film purement orienté « sexe ». Le film est plus nuancé sur la notion de plaisir qui passerait b’abord par la pensée que par le corps. Les nombreux plans du visage et des yeux de l’héroïne sont une preuve. Un peu de philosophie et de subtilité font beaucoup de bien. Les plans qui montrent la nudité sont respectueux du corps des femmes et c’est tant mieux. De plus, j’ai aussi beaucoup appris du fonctionnement des palaces et de leur attention à connaître et satisfaire leur clientèle… Le film a des longueur mais ça fait du bien de ralentir un peu de temps en temps.