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philippeko
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4,0
Publiée le 8 janvier 2024
Je crois que chaque film que Ken Loach réalisera je serai fan. Encore un film qui montre une tranche de vie dans une petite ville anglaise en montrant des migrants venir réconcilier une population grâce à quelques clichés photos d'abord, puis des initiatives communes. Ensemble. À la même table.
Ken Loach nous emporté dans un film plein d'humanité de solidarité et de spiritualité sur un sujet d'actualité. un premier rôle formidable tout en finesse.
Ken Loach poursuit son combat contre le libéralisme destructeur. Film émouvant et plein d'espoir dans une Angleterre déstructurée aux habitants se noyant dans l'alcool et la haine de l'autre.
Pas d'ego démesuré, pas de grand homme, ou de sainte irréprochable. Ici on côtoie la vie des gens. Deux gros problèmes sociaux et mondiaux sont soulevés et démontrés dans la vie de tous les jours. Celle d'une Angleterre pauvre et ouvrière abandonnée par la politique gouvernementale. Celle du peuple syrien qu'on massacre, qui fuit et s'exile, demande asile. Très touchant on suit le quotidien de ces communautés que rien ne rassemble. Ma note est de 3.34 sur 5. Compassion, tendresse, et espoir sont les valeurs de ce film.
Film très réussi : bonne histoire, bonne réalisation, acteurs convaincants. On se laisse prendre par l'histoire. Le rytme et les émotions sont bien présents. Bref du bon cinéma !
Seul bémol : c'est un peu trop pétri de bons sentiments et la fin de l'hsitoire qui est cousue de fils blancs.
Un film authentique, où l'acteur Dave TURNER excelle dans son rôle. On en ressort conquis, Ken LOACH nous prouve encore son talent bien reconnu, et parvient à retranscrire de manière honnête et fidèle la réalité à laquelle font face les familles Syriennes migrantes
The Old Oak est un film militant pro-migrants. Ken Loach ne dit pas seulement "soyons généreux et solidaires avec les Syriens réfugiés, car ils sont nos frères". Il dit "soyons (...) car ils sont une chance pour nous." Et dans le film, ils le sont. L'histoire est très bien ficelée et nous tire éventuellement quelques larmes vers la fin. Les acteurs sont très bons. Les personnages bien ciselés. Le cadre est très intéressant : un village ex-minier du nord de l'Angleterre, en voie avancé de décomposition sociale et économique, se voit imposer des familles de réfugiés de culture, religion et langue différentes. Les craintes et les haines des indigènes anglais sont exposées, principalement par la bouche d'une poignée de piliers de pub très aigris, quelques enfants hâves au ventre creux, des ados stupides, une mère de famille paupérisée. Toute la liste y passe : on favorise les étrangers et c'est injuste, car on leur donne tout, maison, nourriture, école etc. alors que nous, nous sommes encore plus pauvres qu'eux ; nous sommes naïfs car il s'agit d'invasion et bientôt ils construiront une mosquée ; nous sommes en danger car un terroriste djihadiste se cache peut-être parmi ces familles ; les garçons syriens embêtent nos filles et représentent aussi un danger. Deux anglais sauvent la tradition d'hospitalité, une femme très dynamique et un homme meurtri, qui est aussi celui qui maintient à grand peine le dernier lieu public de convivialité, le pub. En face, les familles syriennes. De l'une de ces familles jaillit le 2e personnage principal, une jeune et jolie femme, photographe amateur, qui parle correctement anglais, ce qui est une chance. Ce personnage est éminement sympathique, courageux, doux et elle a plein d'idées. Elle est la seule femme syrienne à ne pas porter le voile islamique et cela est étrange car on ne sait pas pourquoi. Or, sa mère et ses soeurs, y compris la petite fille, sont voilées. Par ailleurs, cette jeune femme jouit d'une très grande liberté de parler, d'aller et venir, de se retrouver seule avec un homme anglais chez lui, sur la plage etc. qui m'a paru incongru. Je ne peux m'empêcher de penser que Ken Loach se sert de ce personnage irréaliste, dans son contexte familial, pour porter son propre message, sans trop brutaliser le public. D'autre part, quand les familles anglaises sont en souffrance, destructurées, pauvres, affamées etc. la famille syrienne (celle de la jeune femme) est soudée, aimante, accueillante, souriante, et les enfants y sont très sérieux et font leurs devoirs d'école. Pourquoi pas ? Mais ce n'est pas le hasard, c'est pensé. Les réfugiés incarnent des valeurs qui ont disparu du village anglais et c'est une chance qu'ils soient là pour les réintroduire. Les Anglais sont en quelque sorte des réfugiés de l'intérieur car ils ont non seulement perdu leur boulot, leurs économies, leur dignité mais aussi leur famille et tout sens politique collectif. N'oublions pas qu'ils sont les premières victimes d'un ordre économique injuste. La fin montre que spoiler: le sens politique collectif est restauré, dans l'unité intercommunautaire tolérante, puisque tout ce petit monde se dirige vers la cathédrale en brandissant des fanions dont un évoque la guerre civile espagnole.
Pas un grand Ken Loach même si le sujet est très bien amené (des familles pauvres anglaises ne comprennent pas pourquoi des réfugiés syriens reçoivent tant d'aides et d'attention). Des bons personnages, d'autres stéréotypé, une histoire qui ne décolle jamais et un développement minimaliste. On s'attache tout de même au personnage principal.
Un très beau Ken loach !! Une nouvelle fresque de l après Thatcher en Angleterre au travers du prisme de la solidarité et du racisme Mais comment fait il pour trouver ses acteurs ? Et pourquoi n avons nous pas en France un "Ken loach"?
Un village marqué par le déclin accueille de nouveaux arrivants alors que tout semble manquer. The Old Oak observe ce frottement discret entre fragilités anciennes et urgences nouvelles.
Ken Loach s’inscrit ici dans la continuité assumée de son cinéma social britannique. Actif depuis les années 1960, il n’a cessé de filmer les effets concrets des politiques économiques sur les classes populaires, en privilégiant les trajectoires humaines aux démonstrations idéologiques. The Old Oak arrive à un moment particulier de sa carrière, souvent perçu comme un geste de clôture ou de synthèse. On y retrouve ses thèmes centraux : précarité, dignité, solidarité mise à mal, mais avec un ton plus mélancolique que frontal, comme si le film actait l’existence d’un monde déjà fissuré plutôt que la perspective d’un changement.
Le tournage s’est déroulé dans le nord de l’Angleterre, au cœur de villages touchés par la désindustrialisation et l’appauvrissement progressif des territoires. Fidèle à ses habitudes, Loach privilégie des décors réels, une mise en scène discrète et des acteurs en grande partie non professionnels. Cette approche cherche moins la dramatisation que la justesse, donnant au film une texture concrète, quotidienne. Le contexte social est immédiatement lisible, entre sentiment d’abandon, tensions liées au logement et accueil de populations déplacées. Sans forcer le trait, le film s’ancre dans une réalité contemporaine identifiable.
Le récit s’intéresse avant tout à la fragilité du lien social. Il montre une communauté déjà éprouvée, où la peur de manquer et la fatigue nourrissent la défiance. L’arrivée de nouveaux habitants ne crée pas la fracture, elle la révèle. Le film aborde ainsi la question de l’immigration non comme un problème isolé, mais comme le révélateur d’inégalités plus anciennes. La solidarité apparaît comme une possibilité fragile, jamais acquise, qui passe par des gestes concrets et parfois impopulaires.
Le message est clair. Les misères ne devraient pas entrer en concurrence, mais c’est pourtant ce qui se produit lorsque les structures collectives se désagrègent. Loach insiste sur l’idée que l’abandon institutionnel nourrit les divisions, et que le repli est plus une conséquence qu’une cause.
J’ai trouvé le film agréable à voir. J’ai apprécié le message porté, d’autant plus qu’il résonne avec des situations actuelles reconnaissables. Il y a quelque chose de juste dans cette volonté de donner une forme dramatique à des tensions que l’on observe déjà autour de nous. Le film se regarde avec intérêt, même s’il lui arrive de manquer de rythme.
C’est dans cette retenue permanente que le film trouve aussi ses limites. La mise en scène très sobre peut donner une impression de réalisation lisse, presque routinière. Le récit adopte par moments une écriture démonstrative, avec des positions morales clairement identifiables et peu de zones d’ombre. Certains personnages manquent de nuance, et la progression dramatique reste prévisible, ce qui réduit l’effet de surprise.
The Old Oak demeure un film honnête et cohérent, porté par une conviction intacte. Un cinéma social direct, parfois trop balisé, mais toujours guidé par une attention sincère portée aux êtres et aux fractures du monde contemporain.
Ce film vu cette après-midi m'a profondément marqué de par son sujet brûlant et la façon dont il est exprimé.Ce dernier film de Ken Loach n'est rien d'autre qu'un chef d'oeuvre,il nous manquera dans les temps à venir car rares sont ceux capables d'aborder la vie sous un angle aussi pur...