une œuvre remarquable, à l'ambiance inquiétante, à l'esthétique travaillée ajoutant du mystère (rythme, sons, jeu de voilages etc). C'est tout le talent de T. Scott, inspiré à traiter le sujet des vampires de façon léchée et élégante, emmené par un trio d'acteurs exceptionnel! Il nous gratifie même d'une scène érotique d'anthologie. Fascinant!
Alors que le nom d'Alan Parker était pressenti pour réaliser l'adaptation du roman de Withley Streiber, celui-ci suggéra Tony Scott, issu à l'origine de la publicité. "Les Prédateurs" est donc son premier long-métrage et se distingue par une distribution internationale ainsi qu'une approche plurielle, mêlant gothisme et scènes en costumes. Auteur d'un plan sur "Barry Lyndon", le cinéaste lui rend longuement hommage, notamment en reprenant le trio de Schubert ainsi qu'en reproduisant certains plans de répétition qui rappellent le chef-d'oeuvre de Kubrick. Éreinté par la critique à sa sortie, tout n'est pourtant pas à jeter dans "Les Prédateurs". Certes, ce premier essai comporte inévitablement des maladresses et un rythme inégal, mais Scott a le mérite d'y faire figurer une ambiance à la fois sonore et visuelle. "Les Prédateurs" s'avère troublant et nerveux à souhait. L'apogée du film demeure une réussie scène d'amour entre Catherine Deneuve et Susan Sarandon qui deviendra une icône pour la cause homosexuelle. Et puis surtout précipitez-vous sur cette curiosité expérimentale car Tony Scott ne fera plus rien de tel par la suite. Quatre ans après il réalisera "Top Gun" avec le succès commercial que l'on sait, et s'orientera définitivement vers le film d'action nettement plus conventionnel quoique très efficace !
Après une dizaine d’années passées à réaliser des publicitaires, Tony Scott imite son frère Ridley en passant au long métrage avec Les Prédateurs. Pour un premier film, le réalisateur réunit un casting de rêve (Catherine Deneuve, Susan Sarandon et David Bowie) pour une vision originale du mythe du vampirisme. Ainsi, 9 ans avant le Dracula de Coppola et 25 ans avant l’adaptation cinématographique de Twilight, Scott allie vampirisme et histoire d’amour et offre une vision romantique de ce thème associé à la mort. Visuellement, il signe un film très esthétisé mais ne tombant pas dans le vidéoclip (comme le seront beaucoup de ses films à commencer par le suivant, Top Gun) et renforce sa beauté formelle par une bande originale réunissant de magnifiques musiques classiques (à commencer par le Trio en mi bémol majeur pour piano et cordes no 2 de Franz Shubert et le Duo des fleurs du Lakmé de Léo Delibesspoiler: sublimant la séquence saphique entre Deneuve et Sarandon ). Avec cette première œuvre, Tony Scott réussit donc à signer une très belle vision esthétisée d’un sujet qui demandait à être renouvelé. On peut ainsi regretter que le peu de succès commercial rencontré par le film poussa sûrement le cinéaste à se tourner vers un cinéma plus commercial.
L’effort de Tony Scott de rester fidèle au roman s'est concentré sur les lignes directrices du scénario, à la sensulité fascinante dégagée par le personnage de Miriam, et à l’aspect ethéré des décors. Seulement voilà le sens profond des ressorts dramatiques est délaissé. Du coup, on ne comprend pas le pourquoi et le comment de beaucoup d’éléments de l’intigue : comment Sarah fait-elle pour « revenir » ? Pourquoi les «anciens» se rebiffent-ils précisément à ce moment-là ? Trop aveuglé par son sujet et ses émotions, Scott erre un peu à certains moments et laisse sa caméra divaguer. Notamment dans certaines scènes du début, où il cherche à entrecouper des scènes de réel violent avec des scènes artistiques chorégraphiées vaguement psychédélique. Ou encore lorsque les anciens reviennent. L’action chaque fois perd en fluidité et ennuie, parfois jusqu’à l’agacement. Mais l’intérprétation est tellement talentueuse que l’essentiel reste sauf.
Mal reçu par la critique, lors de sa sortie en 1983, "Les Prédateurs", adaptation du roman de Whitley Strieber est pourtant un film à voir ! Le long métrage raconte l'histoire de Miriam, une femme vampire née, il y a 4000 ans et de son compagnon, John vampire vieillissant subitement. Le thème de la jeunesse (et de la vieillesse) est formidablement bien amené dans cette fable vampirique. Interprétée par Catherine Deneuve, Miriam est sans doute l'un des meilleurs rôles confiés à cette actrice. David Bowie qui joue le rôle de John est aussi très bon, les effets spéciaux de maquillage étant excellents pour l'époque. Mais là ou Tony Scott réussi le plus son film est dans la bande originale composée de musiques classiques et d'un thème marquant le fardeau du vieillissement et donc de la mort. Au final, "Les Prédateurs" est une véritable réussite artistique !
Dés l'introduction, le ton est donné avec le groupe de rock gothique "BAUHAUS" interprétant un de leurs standards, "Bela Lugosi's dead" dans une boite de nuit où le couple Blaylock interprété par David Bowie et Catherine Deneuve aborde un couple afin de se repaître de leur sang après les avoir séduits. Toutefois, peu à peu, John Blaylock s'aperçoit qu'il vieillit alors qu'en tant que vampire, il devait rester jeune éternellement. C'est à ce moment que Myriam Blaylock tombe sous le charme de Sarah Roberts....
"Les prédateurs" (The hunger) est mon film préféré de Tony Scott.
" Les prédateurs" est un film fantastique très bien réalisé, bénéficiant d'une superbe photographie, d'images et de plans esthétiques ainsi que d'une excellent bande originale. Au générique figurent également Susan Sarandon et Willem Dafoe. A la fois film vampirique et histoire d'amour, "les prédateurs" déroulent un scénario bien ficelé, captivant et incertain pour le spectateur jusqu'à la toute fin de ce long métrage délicieusement sophistiqué. On peut également y saluer l'une des meilleures interprétations de David Bowie au cinéma avec "L'homme qui venait d'ailleurs" de Nicholas Roeg et "Furyo" de Nagisha Oshima.
De son côté Arty si décrié, Les prédateurs est tourné comme un clip survitaminé typique des années 80. Loin de l'histoire banale du vampire, l'ensemble se base plutôt vers un concept de vie éternelle et charnelle où les deux femmes font montre d'une sensualité sombre et réussie.
Le film commence de manière à faire rentrer immédiatement le spectateur dans l’ambiance du film : mystère, horreur, drame. On suit le couple Miriam (Catherine Deneuve) / John (David Bowie) au cours d’une virée nocturne au cours de laquelle ils séduisent et attirent chez eux un homme et une femme puis les tuent. La musique, les scènes courtes / coupées créent une tension forte, c’est assez terrifiant. Le reste du film (hormis la fin qui est dans la même veine) est moins dans l’horreur, mais on conserve ce mystère, notamment avec le personnage de Catherine Deneuve, très intrigant autant qu’attirant. J’ai aimé l’esthétique du film, très soignée, ainsi que l’ambiance générale de mystère et de tension. L’histoire est intéressante et prenante.
Une relecture stylisée et poétique du mythe vampire
Première réalisation et premier coup de maître ! Tony Scott est pour moi avec ce film au même niveau artistique que son frère, Ridley, à cette époque. Ce dernier venait à l’époque de réaliser « Blade Runner » et ce qui est marrant, c’est de voir des thèmes communs entre les deux films. La vie, le temps, l’amour, la mort et la passion sont les thématiques qu’on retrouve dans « Blade Runner » et « Les Prédateurs ». Bien sur c’est exploité différemment. Pour en finir avec la comparaison entre les deux frères et les deux films, l’un a été un énorme succès à sa sortie tandis que l’autre (en l’occurrence notre film du jour) s’est planté. Malgré cela, les deux films sont aujourd’hui des œuvres cultes.
Tony Scott livre une mise en scène à la fois brute et soignée. On a le droit à un découpage des scènes assez ciselé mais en revanche celles ci sont magnifiques. Rien n’est laissé au hasard, l’éclairage crépusculaire, les ralentis, les contres-jour…Tout est très cohérent et séduisant. On ressent la patte du réalisateur publicitaire qu’était Tony Scott, il s’attarde sur les acteurs, leurs mouvements ainsi que dans l’environnement où ils évoluent. La photographie de Stephen Goldblatt est somptueuse et s’accorde parfaitement avec le travail du réalisateur. Une beauté visuelle maitrisée et captivante de la première à la dernière scène.
Un trio parfait, les trois acteurs se complètent parfaitement. Tony Scott les filme d’une manière très précise, on est charmé du début à la fin.
La critique complète et détaillée est disponible sur mon blog. N'hésitez pas ;)
Surtout connu pour Top Gun ou Jour de Tonnerre, le défunt frère de Ridley Scott a aussi réalisé un film fantastique sur les vampires. Pour ses Prédateurs, il rassemble un casting improbable mais vrai, Catherine Deneuve aux côtés de David Bowie et Susan Sarandon. L’actrice française campe le rôle d’une femme-vampire née en Egypte il y a 4000 ans. Pour accompagner ses éternels jours, elle immortalise ses conquêtes. Elle vivra 300 ans avec John, alias David Bowie. Malheureusement celui-ci est frappé d’un processus accéléré de vieillissement. Alors que nous pensions que le film s’attarderait sur l’explication de ce problème, nous nous rendons surtout compte que cet élément est le prétexte pour introduire la liaison de cette femme avec la séduisante docteur, alias Susan Sarandon. Les Prédateurs est un mélange de film gothique et d’horreur parsemé d’érotisme lesbien. Les scènes sont inégales du fait d’une photographie plus ou moins belle. Quoi qu’il en soit, la pulsion sexuelle qui auréole autour des deux femmes ne nous laisse pas indifférent, mais le scénario semble inachevé. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Après avoir réalisé deux clips dont le fameux "One More Try" de George Michael, Tony Scott décide en 1983 de suivre les pas de son frère Ridley et de réaliser son premier long-métrage, un conte fantastique moderne tiré d'un roman de Whitley Strieber. Reformulation du thème vampirique transposée dans les années 80, Les prédateurs suit le fin de parcours d'un "jeune" vampire de 300 ans qui se découvre un processus d'accélération de vieillesse lui faisant obtenir le corps d'un vieillard. Cet être qui ne peut pas mourir va devoir subir sa nouvelle condition physique, lui qui a déjà été transformé en créature aux dents longues par sa moitié âgée de plus de quatre siècles. C'est dans un New York à la fois huppé, branché mais aussi sombre et glacial que Tony Scott nous entraîne. Soirées new wave et meurtres sanglants font donc partie de ce décor typiquement 80s où le réalisateur anglais use de ses talents de clippeur pour nous asséner de nombreux plans léchés au surdécoupage incessant contrasté par des scènes plus calmes et plus gothico-romantiques. Cet échec critique et commercial à sa sortie est aujourd'hui l'un des plus beaux films sur le thème du vampire, avec ce qu'il faut de romance sincère, de poésie gothique et de frissons romanesque pour en faire un film culte.
Erotique, romantique, romanesque et gothique, on vit un véritable voyage halluciné à travers un clip hyper stylisé d' 1h40. C'est fascinant du début à la fin et l'atmosphère noire, couplée à une bande son superbe marque son spectateur. Tony Scott aura sans doute moins marqué le 7ème art que son illustre frangin mais il n'est tout de même pas en reste avec une filmographie certes hétéroclite, tant au niveau des thèmes que de la qualité, mais comportant de rais petits bijoux. "Les prédateurs" en fait clairement partie, sur un scénario original et sombre, les acteurs s'avèrent plus que convaincants et les images sont superbes, bien aidées par une photographie étonnante, le final se révèle également surprenant. On traverse ce film, ébahi, parfois dérouté, mais sans en perdre une miette et avec le sentiment de ne pas tout comprendre non plus. Une oeuvre à part à découvrir ou à revoir tant l'univers semble unique.
« Les prédateurs » est une œuvre qui respire son époque, celles des années 80, avec le look de ses protagonistes mais aussi le côté vidéoclip de l’ensemble, ce qui pourra paraître un peu daté aujourd’hui. Pourtant, grâce à une Catherine Deneuve excellente avec son jeu tout en froideur, des maquillages de vieillissement super bien faits et une relation homosexuelle féminine osée pour le cinéma de 1983 filmée sans pudeur, cette excursion de Tony Scott dans le fantastique tient bien la route. Notons aussi que l’ensemble est magnifié par une superbe bande originale mélangeant musique punk mais aussi musique classique avec des morceaux mémorables de Bach, Schubert ou encore de Léo Delibes avec son superbe « Lakmé ».
Partant d'un bon sentiment, "The Hunger", fini peu à peu par s'essouffler pour finir de manière décevante. Malgré une très classe et étrange Catherine Deneuve, qui tient son rôle à merveille, nous avons le droit à une fable vampirique qui aurait pu exploiter un peu plus de choses comme les conséquences d'un tel mode de vie. Parfois brouillon mais doté d'une bande originale reposante, ce long métrage d'épouvante aurait pu être plus tranchant et moins kitsch. Cependant, quelques scènes sont vraiment réussis notamment celle du rapprochement entre les personnages principaux de l'histoire. En bref, je m'attendais à quelque chose de plus impressionnant et au final, je reste un peu sur ma faim. 13/20.
Un curieux film de vampires, traînant la nostalgie de cette espèce fascinante censée hanter notre monde depuis la nuit des temps. Catherine Deneuve, David Bowie et Susan Sarandon constituent une distribution prestigieuse et remarquablement dirigée par Tony Scott dans des images à l’esthétique glacée (dont la fameuse scène de lesbianisme qui a été bien dépassée depuis). Le sang est bien sûr au centre de cette histoire, le sang et la vie éternelle… Il est pourtant bien dommage que la fin du film ne tienne pas les promesses du début - qui introduit le sujet de la vieillesse conçue comme une maladie médicalement guérissable - pour se contenter de donner une conclusion sans surprise en forme de version supplémentaire du vieux mythe qui ne lui apporte strictement rien.