Les Prédateurs
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132 critiques spectateurs

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BURIDAN
BURIDAN

25 abonnés 201 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 juin 2013
Tony Scott et Ridley Scott, deux frères, deux parcours parallèles…
Ils passent tous deux de l’expérimentation flamboyante et géniale au four crépusculaire du cinéma le plus commercial…
Blade runner de Ridley (1982) et The Hunger (Les prédateurs) de Tony (1983) deux merveilles cinématographiques, devenus cultes, traitant du même sujet dans des formes totalement différentes : le temps qui limite la vie, l’amour dévoration de l’autre…
Blade runner grand succès, The Hunger quasi-échec commercial…

The Hunger, à ce titre, est le plus passionnant.
Pourquoi ce désaveux à sa sortie qui fut quasi confidentielle ?
Tony était issu du monde publicitaire et il offrait à voir un premier film quasi expérimental…
L’époque était à la critique du monde publicitaire… De la consommation… Epoque révolue avec le retour en force du bling bling de rigueur (Ipad et autres conneries).
Il fut donc squeezé, malmené par la critique…
Avant que les Inrock et Télérama n’usent de dithyrambes (légèrement à côté de la plaque… les dithyrambes !

Tout est parfaitement maîtrisé dans ce film intelligent…
Une image magnifique nageant dans les brumes bleues du crépuscule des temps immémoriaux…
Et puis le rouge subliminal de la survie et de la prédation…
Alternent les contre-jours intimes et la lumière crue, publique de la rationalité des laboratoires….
Close up sublimes faisant ressortir la matérialité des corps et de l’amour…
La pluie qui tombe en allégorie de l’usure et de la ruine du vieillissement…
Découpage, surdécoupage… Choc des situations…

La musique… Ah la musique !
L’occasion de revoir en entrée Peter Murphy, génial leader du fulgurant Bauhaus (groupe mythique s’il en est !) assénant de sa belle voix grave « Bela Lugosi's dead », humour décalé du réalisateur qui ouvre ainsi un film de vampires !
Magnifique BO mêlant aussi Schubert, Bach, Lalo, Delibe…
Musiques faisant « corps » avec le propos du film !
Rien de gratuit ici !

Des dialogues laissant la place à l’image…
Ce n’est pas un film bavard !
Des dialogues flirtant avec la poésie et le rêve…
Les personnages « réels » (le mari, le flic, l’agent immobilier) sont bien ternes…
Non, le sujet, ici, c’est le temps, le rêve du temps…
Les vrais « vivants » ont 400 ou 2000 ans…
Ou bien s’apprêtent à pénétrer l’éternité !

Les acteurs ?
Le casting le plus improbable : Deneuve, Bowie et Sarandon !
Il fallait repérer leur point commun, le hiératique, le glacial !
C’est là que Tony est vraiment génial !
Et il donne à Deneuve un rôle qui ne comporte, sans doute, pas plus de deux ou trois feuillets…
Tant mieux !
Deneuve et l’anglais, ce n’est pas ça !
Les beaux visages flirtent dès le début du film avec la froideur des tombeaux…
Leur perfection appelle la poussière !
Miriam beauté du diable et démon gothique effectue ses meurtres avec raffinement.
John acculé à l’urgence des rides, des flétrissures de la peau, des cheveux qui restent dans les doigts se trouve acculé à l’innommable de l’enfer… On exorcise le mal, dans le film, en ne le nommant pas. On use d’un subterfuge, on tourne autour du sujet, on désigne la progéria qui génère un vieillissement incompréhensible…

Le vampire de 1983, évoqué ici de façon vertigineuse par Tony Scott n’est autre que le SIDA…

Et Sarah, justement tente de combattre le fléau et elle y succombe… Sarah dont la raison se brouille, se noie dans la passion… Myriam lui a offert l’Ankh symbole d’éternité… Qui tue !

Rêve et cauchemar baroque et grandiloquent, Les Prédateurs, film d’auteur expérimental, certes daté, mais dont les résonances actuelles, la force inégalée, montrent bien qu’il s’agit d’un authentique CHEF-D’OEUVRE…
chrischambers86

16 164 abonnés 13 121 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 avril 2011
Conçue comme un vèritable-clip ultra-sophistiquè, cette oeuvre ambitieuse de Tony Scott nous conte l'existence quotidienne et prècaire de ces amants d'outre-tombe - interprètès par David Bowie et Catherine Deneuve - en quête constante du prècieux liquide vital qui assure leur immortalitè! Les proies se faisant de plus en plus rares, les deux vampires sont inèluctablement rattrapès par les stigmates d'un vieillissement accèlèrè et d'une mort dèfinitive! L'histoire est belle, Susan Sarandon aussi! Originale symphonie de sexe, de sang et de mort, ce premier long-mètrage de Tony Scott est un brillant exercice de style qui aborde le thème dans un contexte contemporain! Le film est devenu culte depuis...
Yannickcinéphile

2 880 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 avril 2016
Les Prédateurs est un film que je voulais voir depuis longtemps, et puis il m'avait échappé. Je me suis donc finalement lancé, et franchement je ne le regrette pas.
Comme souvent chez Tony Scott, ce qu'on peut louer en premier lieu c'est son sens de l'esthétique. C'est un réalisateur très esthétique, et il le prouve ici, à ses débuts, dans un métrage très élégant, plein de raffinement. Son style clipesque est bien là, dans le travail remarquable sur les éclairages et la lumière, dans la mise en scène stylisée d'une grande élégance et qui fait mouche en plus d'une occasion (notamment lors d'une séquence au début du film). Le tout servit par des décors pour le coup plutôt classicisant, faisant référence aux classiques du cinéma d'horreur gothique (l'intérieur de la maison). En somme Les Prédateurs est très agréable à l'oeil, malgré un style très eighties.
Le scénario est peut-être un peu vain parfois. Je dirai que la première partie est clairement supérieure à la seconde, qui s'avère un peu longue et redondante, moins vive et intense que la première, où l'on suit avec un intérêt particulier le personnage joué par David Bowie. Le film cultive une certaine abstraction dans la seconde partie, et du coup on perd en consistance. Mais enfin, ce n'est pas non plus gravissime.
Le casting est quand même impressionnant pour un réalisateur à ses débuts. David Bowie tire à mon sens son épingle du jeu. Doté d'un personnage très réussi, très intense, l'acteur colle parfaitement et fait des merveilles. Catherine Deneuve a un style froid qui réussit aussi dans le film, et elle s'en tire bien, pour ma part la petite lacune viendra d'une Susan Sarandon plutôt fade, surtout dans la seconde partie, et elle ne succède pas avec bonheur à Bowie.
Je concluerai quand même en évoquant la bande son, très plaisante, très estampillée musique d'ambiance mais bien dans le ton du film.
Franchement Les Prédateurs c'est un solide film de Tony Scott qui ravira ses fans je pense. S'il n'est pas dans le registre action qu'il a souvent cultivé, en revanche son style graphique est bien là, et c'est un réel plaisir. 4
BabsyDriver
BabsyDriver

98 abonnés 993 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 décembre 2013
Derrière un esthétisme dévorant, on reste hanté par l'angoisse de la vieillesse portée par un David Bowie sublime.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 avril 2011
Les années 80 ont été une fâcheuse décennie pour le cinéma dans la mesure qu'à partir de là la forme a dans un trop grand nombre d'oeuvres écrasé totalement le fond. "Les Prédateurs" en est un très bon exemple. Vous vous attendiez légitimement à une réflexion intelligente sur le vampirisme et la jeunesse éternelle. Ben non, c'est juste un vidéo-clip sans rien d'autre que sa forme (qui en plus est loin d'être magistrale!) et son trio d'acteurs principaux à nous offrir. Tony Scott tente bien de nous cacher le manque total de fond avec les musiques les plus magnifiques qui soient au Monde à travers Schubert, Bach et Delibes mais sans succès. Bref à part ces instants musicaux qui ne doivent qu'à leurs compositeurs, on s'ennuie ferme.
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 avril 2025
Pour son premier, Tony Scott réalise un conte fantastique culte à l’ambiance clippée new wave très représentatif des années 80. Deneuve est envoûtante. 3,75
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 juillet 2013
Les frères Scott ont un point en commun dans leur carrière, tous les 2 ont commencé par un film au ton très original. Le magnifique Les Duellistes pour Ridley et Les Prédateurs pour Tony. Mais c'est là aussi ou l'on se rend compte que Ridley Scott est le seul des 2 qui a un réel talent, dès son 1er film il maîtrise totalement son sujet alors que si Tony Scott réalise avec Les Prédateurs sa mis en scène la plus originale, Le Fan pourtant à l'allure plus formaté est plus réussi (on peut dire de même pour Ennemi d'Etat ou encore USS Alabama). Mais il faut dire que le scénario est mal développé, Les Prédateurs commence de manière excellente, les scènes sanglantes sont présentes et le couple Bowie/Deneuve est d'une grande singularité et la scène saphique ente Catherine Deneuve et Susan Sarandon offre un cachet érotique de luxe à ce beau film très stylisé mais à l'histoire un peu plate et peu envoûtante. Les Prédateurs reste cependant à voir car même si j'ai été un peu déçu en le visionnant, ce film fantastique se distingue des autres productions du genre. La carrière de Tony Scott aura débuter de manière forte mais avec un manque de puissance que son frère Ridley n'a pas eu avec Les Duellistes.
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 septembre 2021
Première réalisation de Tony Scott et accessoirement dernier de ses films qu'il me restait à découvrir, un thriller qui prend la forme d'un triangle amoureux avec en toile de fond une réflexion, abordée sous un angle intéressant et assez original, du vieillissement et le vampirisme. Un film porté par un superbe trio central de David Bowie à Catherine Deneuve à Susan Sarandon, un ensemble assez lent mais qui montre, dans une mise en scène très inspirée par le clip musical, de la passion du cinéaste anglais pour la peinture par un nombre impressionnant de plans magnifiques à la photographie absolument sublime. Un long-métrage qui emprunte autant au film romantique, qu'au thriller ou encore au film d'épouvante des années 60. Une très bonne sensation.
Napoléon
Napoléon

181 abonnés 1 628 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 février 2024
Une mise en scène réussie avec une belle ambiance hypnotique et envoûtante. Le trio de tête est bon avec une très bonne Deneuve. Pour une oeuvre qui malgré son scénario peu développé arrive à évoquer le temps qui passe.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 janvier 2019
Tony Scott ose transposer et adapter le mythique vampire aux années 80, traduit par sa démarche clipesque l’accélération des pulsations cardiaques avant de se repaître du sang du sacrifié qui jaillit comme le fluide vital, ce même fluide qui décime les amants de la même manière que le sida. Les Prédateurs, c’est le prolongement vampirique de Blade Runner où la machine aurait cédé sa place au corps, au désir brutal de posséder autrui dans l’espoir d’oublier, ne serait-ce qu’un temps, sa condition d’immortelle. Car les corps sont ici à la fois érotiques et glaciaux, captés recouverts de strates de lumière ou figés dans la rêverie d’un temps passé, révolu et pourtant toujours présent. L’architecture – mélange de formes géométriques et de baroque – semble irréelle, et pourtant tout nous paraît si proche : un salon où il fait bon jouer de la musique, une douche où se retrouver, l’alcôve brûlante tout droit inspirée des harems orientaux. Se croisent et s’emmêlent les âges, conservés à la cave et qui emporteront celle qui les a impunément traversés, donnant naissance à une nouvelle muse par une brillante permutation Deneuve / Sarandon. Les Prédateurs, œuvre qui envoûte et fascine, parvenant à nous faire éprouver le vertige de l’immortalité. Rarement avons-nous été aussi près du vampire, et pourtant la Hammer semble si loin.
Caine78

7 755 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 février 2017
Arf... Il est peu dire que « Les Prédateurs », première réalisation de Tony Scott, ne ressemble pas, mais alors pas du tout à ce que proposera le frère de Ridley par la suite ! À ce titre, les premières images ne sont pas loin de terrifier : entre esthétique de clip et montage hystérique, on a presque envie de rendre les armes d'emblée alors que le film vient à peine de commencer. Heureusement, les choses vont (un peu) s'améliorer par la suite. Scott retrouve une vague sobriété, et l'histoire, aussi minimaliste soit-elle (un nouveau cas d'emploi fictif côté scénariste ?), se met en place. Sauf qu'une fois que j'ai écrit cela, je n'ai presque plus grand-chose à ajouter... Le futur auteur de « Top Gun » intègre une très belle musique classique sans parvenir à l'exploiter ou à l'utiliser totalement à bon escient. Certes la beauté de Catherine Deneuve est presque une œuvre à elle seule, mais son personnage (comme les autres, d'ailleurs) manque trop de chair pour susciter quelque chose d'intense, et ce même si sa relation spoiler: saphique avec Susan Sarandon
a parfois une certaine allure. Les images sont léchées, mais n'exprime rien de concret, l'entreprise apparaissant presque souvent bien vaniteuse... Heureusement, il y a l'impressionnant travail de maquillage réalisé sur David Bowie, seul aspect saisissant et totalement réussi de l'entreprise. À noter un final aux confins du grotesque où Tony Scott semble uniquement motivé par l'idée spoiler: d'offrir une sortie « marquante » à son héroïne
 : plutôt réussi mais pas dans le sens qu'il espérait... C'est une curiosité. Pas totalement raté mais franchement pas réussi. Si, comme moi, le thème du vampirisme vous attire, et ce sous toutes ses formes, vous pouvez quand même y jeter un coup d'œil. Pour les autres, l'abstention semble de rigueur.
Acidus

872 abonnés 3 936 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 avril 2013
Premier long métrage de Tony Scott, "Les prédateurs" souffrent de nombreuses imperfections dont la première est la réalisation. Le frère cadet de Ridley Scott n'arrive pas à se détacher de son passé de réalisateur de publicités et nous propose ici une succession de plans clichés qui noie complètement le propos du film. Justement, le scénario, lui, s'il s'avère prometteur durant les premières minutes tombe dans un fatras de longueurs et de facilités. Pour ce qui est des acteurs, seul David Bowie sort son épingle du jeu. Heureusement, le choix des musiques relève le niveau et apporte ce petit plus émotionnel que Tony Scott n'arrive pas à véhiculer dans l'image. En bref, c'est maladroit, peu convaincant et plat.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 juin 2012
Pfiouw ! Pas bcp de dialogues, et pourtant on s'ennuie pas ! On faisait des trucs vraiment barrés dans les 80s, et c'est pour le moins surprenant de la part du réalisateur de Top Gun ! Trois acteurs au top !
selenie

7 445 abonnés 6 653 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 avril 2014
Ce premier film de Tony Scott (futur réalisateur de "Top Gun", "True Romance" ou de "Ennemi d'Etat") est aussi son plus impersonnel, soit celui sur lequel il n'a pas encore trouvé son style propre. Influencé par son frère Ridley Scott et par son passé de réalisateur pub ce film est un film à l'esthétique Baroque Chic où il réinvente le mythe du vampire. Original dans la forme avec une photographie qui pourrait rappeler quelques pubs sur le parfum il offre aussi un casting aussi hétérogène qu'inattendu avec David Bowie tout juste (ce film passera inaperçu comparé à son autre film "Furyo" sortit la même année), Catherine Deneuve alors entre deux productions gauloises et dans un de ses seuls rôles outre-Atlantique et Susan Sarandon. Adapté d'une nouvelle de Whitley Strieber on suit une vampire de 3000-4000 ans Miriam (Deneuve) qui vit avec John (Bowie) depuis 300, qu'elle a rendu éternel jusqu'à ce qu'elle jette son dévolu sur un docteur spécilialiste du sang (Sarandon), dès lors John n'étant plus aimé par Miriam John se voit vieillir à vu d'oeil... Le film est devenu culte au fil des ans notamment grâce à la fameuse scène lesbienne entre Deneuve et Sarandon, magnifiquement filmée. L'atmosphère sophistiquée et particulièrement désenchantée enveloppe l'histoire d'un voile troublant et envoûtant. Bien suivi par ailleurs par une superbe musique. On regrette seulement cette fin un peu trop démonstrative et différente de la nouvelle (dans laquelle Miriam a trouvé un nouvel amant à San Francisco). En tous cas ce film reste l'un des plus originaux sur les vampires.
MaCultureGeek

1 161 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 février 2017
Vampires, vampires... Vous avez-dit vampires? Non parce que de nos jours, les vampires nous envahissent. Depuis l'invention du long-métrage, en fait. Plus d'un siècle de suceurs de sang qui nous pompent jusqu'aux os, qui nous traquent comme de vrais prédateurs, mais pas un seul film qui soit à la hauteur de celui-ci ( dans ce qu'il fait tout du moins ). Porté par son jeune réalisateur au talent incontestable, Les Prédateurs est une oeuvre particulière, atypique, magnifique. Esthétique de cendres sur fond de couleur lisse, draps blancs sur corps souillés, souillés par le sang du désir et du pêché, par la crasse du combat et des coups portés. C'est cela, Les Prédateurs. On pourra donc dire ce qu'on veut, mais le film possède une personnalité énorme, un cachet indéniable. Mené tambour battant dans ce qui s'impose rapidement comme un jeu de dupes et de meurtre, le film marque les esprits par sa violence mêlée de sensualité, par son David Bowie électrique et viscérale, qui nous sûrement là SA prestation la plus classe. Un charisme d'enfer pour un personnage débordant de violence autant qu'il est épris de romantisme. Elle est justement là, la frontière entre le mal et le bien, entre l'homme et le vampire : dans cette atmosphère à la fois froid et chaude, dans les agissements de nos héros qui vont souvent vers la solution de facilité, souvent synonyme de réaction animale et primaire. C'est une sorte de choix à faire, de dilemme incontournable : si vous voulez vivre votre vie à jamais, il faudra tuer et se nourrir. Terrible épopée d'âmes tourmentées sachant leur heure prochaine, Les Prédateurs touche son spectateur en plein dans le mille; il lui vend l'immortalité comme un moyen de vaincre ses peurs d'homme. C'est donc un don, mais également une malédiction, puisqu'on ne pourra clairement pas faire son Louis et manger des rats plutôt que des hommes. Le rat n'est qu'un pis aller, l'humanité le plat qui donne les crocs. On pourra lui reprocher sa fin brouillone et tombant un peu comme un cheveu sur la soupe, mais le reste mettra bien d'accord sur le fait que le film possède sinon un certain cachet, une âme folle. Hyper-violent autant qu'il pourra être érotique, Les Prédateurs passe toujours d'un registre à l'autre sans sourciller, nous offrant une sorte de melting-pot d'amour et de pulsions meurtrières des plus efficaces. C'est beau, tout simplement. Un jeu de faim, de celui qui tuera l'autre. The Hunger Games, tout simplement.
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