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Y Leca
47 abonnés
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2,0
Publiée le 21 février 2025
Clip vidéo qui abuse des filtres bleus, des voilages, des colombes façon John Woo et des ralentis. Les actrices sont belles (le visage de Deneuve, les seins de Sarandon) mais c'est Bowie qui vole le show dans la première scène impressionnante de vieillissement accéléré. Pas dans le peloton de tête des films de vampires.
On ne peut que tomber sous le charme de la mise en scène du film, conçu comme un vidéo clip très sophistiqué avec des jeux de lumières d'une rare beauté et rarement vu au cinéma. Le tout est mené par un trio d'acteur, certes original, mais d'une immense qualité. De plus le scénario est captivant puisqu'il est basé sur la mort, et la peur de celle et la quête de vie éternelle. Un film fantastique dans tout les sens du terme!
J'ai du mal à croire que ce film est signé Tony Scott… vraiment bon, Deneuve est magnifique, Bowie surprenant… Je ne sais que penser de ce film… je ne savais pas du tout de quoi allait parler ce film, au vu du réalisateur j'aurai pensé à un film d'action, mais il n'en ait rien du tout… on frise le film d'horreur en passant par la réflexion sur la vie et la mort… aussi étrange qu'envoûtant… ce film laisse une marque dans l'esprit du spectateur…
Premier long métrage de Tony Scott, les prédateurs est peut être aussi son meilleur film. Une histoire de vampire qui repose sur l'aspect séduction du monstre, son côté sexuel. Le film s'interroge aussi sur la temporalité de l'amour: combien de temps peut il durer, qu'est ce qui peut l'abîmer petit à petit. Le film est très soigné, peut être même trop car Tony Scott donne parfois l'impression de se regarder filmer, mais il se dégage du film une impression de raffinement et en même temps de souffre (la fameuse scène entre Catherine Deneuve et Susan Sarandon) qui en fait une excellente variation sur le thème du vampirisme et un très bon film quoiqu'un peu prétentieux.
Ca fait plaisir de voir des films ambitieux comme ces "Prédateurs" oeuvre intéressante des 80" film qui entretient plus d'un lien avec Blade Runner mais qui est pour moi, plus convaincant. Comme celui-ci, le film s'intéresse à la vie éternelle, évolue dans une ambiance mélancolique et une esthétique inspirée, évanescente et tragique, brillament orchestré par Tony Scott qui utilise partitions classiques et une B.O. d'inspiration "Vangélis". Le film possède également un glamour indéniable, vieillit bien et continue de diffuser son parfum de fascination. Dommage que la fin soit moins convaincante mais un film de belle ampleur sur les blessures du temps.
Bon film de vampire qui innove un peu dans le récit et qui cré une lourde atmosphère dont les acteurs ne sont pas inconnue par leur talent et surtout le bon choix lors du casting. A voir.
Il y a deux choses qui crèvent l’écran et ce sont le couple Catherine Deneuve et David Bowie qui est une élégance nonchalante formidable et la scène que nous livrent Catherine Deneuve et Suzanne Sarando qui est d’une beauté divine. Bien que ce film date de 1983, il n’a pas pris une ride (ou presque) comme son personnage principal Miriam, c’en est d’ailleurs assez perturbant. Tony Scott nous présente ici un film d’un esthétisme rivalisant avec les publicités chiques de parfums de grande marque et a même réussi à lui conférer même cette odeur enivrante (pas très étonnant puisque Tony vient du milieu de la publicité). La photographie du premier long métrage du réalisateur est tout à fait remarquable et la bande-son est parfaitement bien choisie. En revanche, notre monsieur Scott s’est un peu trop laissé aller sur le bruitage et les bruits stridents et à écho ce qui amène une ambiance trop bruyante. DIVIN.
L'esthétisme seul suffit à donner sens à The Hunger, illustration des circonvolutions artistiques des années 80 davantage qu'histoire complexe. Thèmes sombres, éléments scénaristiques dérangeants, culture artistique, on notera l'immense contraste entre les préoccupations d'époques pas si éloignées et celles actuelles de nos jeunes twilightiens, ou plus exactement, ce sont on les abreuve.
Tony Scott a débuté sa filmographie avec cette histoire de vampires à la recherche de la vie éternelle. Il dispose d'un certain casting (Catherine Deneuve, David Bowie, Susan Sarandon). Malheureusement on assiste plus à un exercice de style à l'esthétisme trop prétentieux qu'à une réalisation acceptable.
Loin d'être un inconditionnel de Tony Scott, c'est avec un regard quasiment vierge que j'entame la projection des Prédateurs... Si ce premier film se détache du reste de la filmographie du frère cadet, c'est probablement parce qu'il a du style. Beaucoup de style. Trop, même. Les Prédateurs n'en finit pas d'exhiber sans vergogne la grammaire cinématographique dans tout ce qu'elle a d'excessif et d'hypertrophié. Tout est déjà dans les vingt premières minutes : le montage agressif du générique ( accompagné d'une musique qui se rapproche plus du bruit que d'autre chose ) laisse place à l'un des baisers les plus maniéristes de l'Histoire ( gros plan insistant sur la distance séparant les lèvres de Catherine Deneuve de celles de David Bowie, deux êtres baignant dans l'humidité vaporeuse d'une salle de bain, le tout accompagné du célèbre trio de Schubert... Ouf ! ). La suite n'en demeure pas moins ampoulée : zooms incessants, accumulation d'inserts à rendre jaloux les cinéastes les plus fétichistes, séquences grand-guignolesques des plus démonstratives... Sur le fond, Les Prédateurs part d'une idée intéressante : actualiser les recettes ancestrales du film d'épouvante ( vampires, immortalité...) en les retransposant dans l'Amérique des années 80 ( mouvements gays et lesbiens )... Hélas, l'idée n'est pas suffisamment développée et le scénario tourne à vide la plupart du temps. Au final, Tony Scott a du style mais je ne suis pas dupe : c'est de l'esbrouffe pure et simple. Fatiguant voire agaçant.
3 étoiles pour l'esthétique; Deneuve est superbe comme Bowie dommage que ce dernier disparaisse si vite, en revanche je suis plutôt déçu par la prestation de susan Sarandon. Malgré une histoire originale pour l'époque et des vampires rock'n roll l'ensemble du scénario reste pauvre, heureusement la qualité des images compense.
Véritable témoin de l'esthétique new wave des eighties, "Les Predateurs" de Tony Scott dont c'est le 1er film est une reussite presque totale. Une histoire improbable de vampire dans le New-York de 1983 mené par une Catherine Deneuve plus belle que jamais et un David Bowie toujours original, ainsi que l'un des premiers rôles de Susan Sarandon. Comme souvent avec les vampires, c'est une belle histoire d'amour sublimée par la mise en scène, les couleurs et le travail sur le son de Tony Scott et son équipe. Dominance du look clean à une époque où la culture punk se meurt, The Hungers ne laisse rien déborder, les cadrages impersonels à l'extrême et la froideur des images est telle que l'on ne peut que féliciter Tony Scott d'avoir saisi et détourner la mode afin de nous montrer le changement culturel qui s'opère. Grande déception que le petit frêre de Ridley n'est pas continuer ces raisonnements sur l'esthétique au profit de blockbusters (Top gun et Beverly Hills cop II) quoi qu'il y est aussi des choses à dire sur ces deux là (sur les ratés et les chefs d'oeuvre que cela aurait pu être). Le type de jeu de Deneuve s'adapte parfaitement au rôle et à l'esprit du film et Bowie trouve un rôle qui met en valeur son physique et son visage photogénique. Sarandon, solide comme d'habitude et Willem Dafoe, petite apparition, une guele, une voix, on comprend le succée qu'il est pu avoir par la suite. Un film culte qui aurait un gagné un petit plus sans la fin qui tire en longueur mais c'est une parfaite analyse de ce qu'a pu être le mouvement new wave au niveau formel. Il est lcair que Tony Scott est un cinéaste et pas le moneymaker qu'on essaye de faire croire qu'il est. Il est seulement dommage que ses reflexions soient noyés sous des déluges pyrotéchniques. Un cinéaste du visuel aussi intéréssant que son frère.
Adapté du roman éponyme de Whitley Strieber, ce premier film de Tony Scott sorti en 1983, qui n'a pas eu, au moment de sa sortie, le succès qu'il méritait, est vraiment très bon ! C'est la seconde fois que je découvre ce film, cette fois en ayant lu le roman avant, et je dois dire que j'en suis trois fois plus fasciné que la première fois ! En effet, je dois bien avouer que je n'étais pas vraiment rentré dans le délire, dans cette espèce d'histoire un peu décousue, surtout au début, mettant en scène tous ces personnages aussi chics qu'exubérants. Mais lors de mon second visionnage, je suis complètement tombé sous le charme de tout ce que je rejetai auparavant. Nous retrouvons donc ici John et Miriam, des "vampires" en pleine crise. John se meurt à petit feu et Miriam se met en tête de trouver un nouveau compagnon en la personne du docteur Sarah Roberts. Le film diffère un peu, voire complètement, du bouquin. Si on y retrouve les mêmes personnages ayant les mêmes buts et plus ou moins les mêmes situations, le film y opère quelques changements afin d'être notamment moins linéaire et plus cinématographique. C'est ce que l'on peut d'ailleurs principalement reprocher au livre ; sa linéarité. Alors que c'est John qui prend contact avec Sarah dans le film, c'est Miriam qui prend contact avec le docteur dans le livre, pour la séduire. Séduction qui prend un certain temps à se mettre en place et qui est surtout dix fois moins subtile que dans le film. J'ai en effet trouvé ce dernier beaucoup plus adroit dans la la manière d'amener la rencontre entre Miriam et Sarah et d'alimenter cette rencontre avec une séduction et une élégance qui crèvent l'écran. Plusieurs scènes du film avaient d'ailleurs, à l'époque, marquées les esprits, et notamment bien-sûr les scènes gay dans lesquelles Miriam et Sarah se séduisent l'une, l'autre et finissent sous les draps. Il faut dire que la mise en scène aide énormément ! En effet, en plus d'une magnifique photographie, le réalisateur pose en ambiance onirique, qui a peut-être légèrement mal vieillie (mais qui est toujours aussi efficace !), avec des plans léchés très inspirés de la publicité "chic" et des clips. On retiendra également cette excellente scène d'ouverture qui nous met tout de suite dans le bain avec cette fameuse ambiance onirique, tout en étant rythmée et coupée par un montage alterné mettant mal à l'aise ; on baigne ainsi directement dans l'élégance mêlée à l'horreur. Concernant les acteurs, nous avons un casting cinq étoiles où nous retrouvons Catherine Deneuve, Susan Sarandon et David Bowie, tous excellents ! "Les Prédateurs" est donc un très bon film à (re)découvrir de toute urgence !