Une réalisation clipesque, un abus d'effet de rideaux dans les courants d'air, une histoire tenue qui s'étire comme un jour sans fin, et une conclusion incompréhensible qui se voudrait moralisatrice. Ça en fait des casseroles ! Ce qui n'est guère étonnant, Tony Scott n'ayant jamais été un grand réalisateur. Mais il y a les acteurs, Catherine Deneuve est (encore une fois) magnifiée, Sarandon est très bien et la spoiler: dégénérescence de Bowie est particulièrement bien décrite. Et puis il y a la photo, la musique (Schubert, Delibes, Bach) Et puis on pourra toujours dire ce que l'on voudra mais voir Deneuvespoiler: rouler une pelle à Sarandon, puis quelques instants plus tard lui sucer un téton, tout cela sur la musique du "Duo des fleurs de Lakmé", ça ne laisse pas de marbre !
On pardonnera bien les faiblesses du scénario - qui tient tout entier sur une feuille à rouler - tant le travail esthétique de Tony Scott, alors obsédé par l'image tout comme son frère Ridley, tient ici du génie, bien aidé qu'il est par une Catherine Deneuve qui n'aura jamais été aussi belle. Une oeuvre absolument sublime.
Premier film du regretté Tony Scott(dont le suicide reste bien mystérieux),"Les Prédateurs"(1983)ressemble à long vidéo-clip présentant le vampirisme moderne au coeur de Manhattan.La forme est franchement innovante,et représente bien l'obsession chic et toc des eighties.C'est aussi à rebours une allégorie troublante sur l'apparition du sida.Ici,les vampires vivent dans un loft,et récoltent le sang grâce à un pendentif sacré.L'amour est la plus efficace manière pour eux de lutter contre le vieillissement.Catherine Deneuve étaite toute indiquée pour ce rôle d'héroïne glaçée,qui au passage en a fait une icône gay et lesbienne.La remarque vaut aussi pour David Bowie dont le physique androgyne et le comportement étrange se prêtent bien à ce conte gothico-fantastique.Susan Sarandon,elle fait office d'agneau dans une bergerie.On retiendra sa scène d'amour saphique et sacrificiel avec Deneuve.L'esthétique new-wave et sophistiquée du film va de pair avec un montage alterné troublant et une intrigue mortifère.Comme presque toujours,Tony Scott a du mal à dévoiler des sentiments,préférant se cacher derrière son attirail technique.La grosse limite de cette oeuvre globalement fascinante.
Un film fascinant et d'une splendeur formelle à couper le souffle. Tony Scott réalise ici un premier film totalement réussi, tendu, prenant, plastiquement superbe. En pleine émergence du new age, il en fait émerger la quintessence et tire toute la beauté que ce mouvement pouvait signifier. A la fois gothique, désespéré et terriblement mélancolique, le cinéaste parvient presque sans faux pas à délivrer un film à la fois glacé et bouillonnant. La caméra virevolte, les plans sont d'une grande intelligence et la narration pourtant elliptique et complexe est d'une fluidité totale. Deneuve est divine dans ce rôle qui lui va comme un gant. Sarandon est bouleversante de naturel et de force, comme à son habitude.
Les Prédateurs peut être considéré comme un film culte du genre tout simplement parce qu'il ne ressemble à aucun autre film "de vampires". Ici la suggestion est bien plus utilisée que les scènes directes et crues de sang ou de sexe ; il y en a bien sûr quelques unes mais elles sont réalisées dans le même style assez subtil et mystérieux que le reste du film. Les couleurs sont froides, l'ambiance assez pesante, seul le sang réchauffe l'image par moments ! Enfin, le trio d'acteurs principaux fonctionne pas mal, on ne nous donne pas la possibilité d'approfondir les personnages, qui restent tous assez superficiels sans caractère clairement défini, ce qui contribue également à l'ambiance énigmatique du film. D'ailleurs on ne nous explique jamais pourquoi Miriam est éternelle alors que ses amants ne le sont pas (la scène finale nous donne une possibilité d'explication mais rien de très poussé) le mystère ne s'arrête jamais et l'histoire qu'on nous raconte a peu d'importance face à la mise en scène et aux musiques qui elles, sont très travaillées et précisément choisies ! Au final je mets 3.5 parce que moi, ça m'embête que l'histoire soit à ce point creuse, malgré la qualité du visuel.
Pour son premier film, Tony Scott signe un film de vampires pour le moins singulier, échec à sa sortie mais porté aux nues par la culture gay. Il faut dire qu'il y a de quoi fasciner dans cette histoire d'une vampire qui donne la vie éternelle à ses amants pour les garder auprès d'elle et qui après en avoir perdu un va en retrouver une. La scène culte est bien évidemment celle de sexe entre Catherine Deneuve (débordante de sensualité) et Susan Sarandon (l'opposé de Deneuve dans ce film, l'actrice étant anti-sexy) mais le film a d'autres qualités comme l'ambiance qu'il distille aidé par une très belle partition de musique ou même la façon dont il aborde la vieillesse (les scènes avec David Bowie, fascinant sans même dire un mot), le sexe, l'amour ou même la mort. Hélas Tony Scott n'a pas les talents de metteur en scène de son frère et alourdit son film par un montage très découpé qui ne s'impose pas et qui plombe son sujet. Sans compter que ses personnages ont du potentiel mais qu'il les filme tels de froides marionnettes.
Pour son premier film, Tony Scott réalise une oeuvre experimental, dans un style inédit, ce qui a fortement déplu à la critique ainsi qu'au public. Et comme bien souvent, le temps rend la chose "culte". Venant de la publicité comme son frère Ridley, Tony a intégré ce style narratif et visuel dans un long métrage. La chose est cependant très ancré dans le style anées 80, on retrouve les lumières bleues crues et froides venant de l'exterieur, les ombres venant de l'exterieur, les contres jours, et les rideaux qui volent parce que dans un clip des années 80 dans un manoir les fenêtres sont souvent ouvertes. Montage alternatif pour donner du sens, découpage, sur-découpage, le style clipesque qui était nouveau à l'époque semble sied à merveille au format long métrage. "Les prédateurs" est un film lent, contemplatif, donnant peu d'informations aux spectateurs et c'est ce qui le rend fascinant et interessant. Son catsing le rend encore plus bizarre, enfin franchement réunir David Bowie et Catherine Deneuve à l'écran fallait vraiment y songer. Tony Scott s'est toujours différencier de son frère Ridley, pourtant son film et le dernier de Ridley en date à l'époque, "Blade Runner" partage le thème de vouloir vivre plus. Plutôt vieillot visuellement, "Les prédateurs" n'a rien perdu de sa puissance d'évocation.
Les prédateurs ou la 1ere preuve du talent (sous estimé) de Tony Scott. D'abord une réal avant gardiste puisqu'elle reprend les codes de la pub et du clip, milieu d'où vient Tony Scott : montage cut, mouvements de caméra rapides, ralentis et éclairages vaporeux . Du coté de la musique, on a un subtil mélange entre classique et sons electro ... Sans oublier le gothique et new wave Bela Lugosi's dead de Bauhaus. Morceau au titre évocateur puisque le film fait table rase des anciens modéles de vampire pour un vampire plus sexy. En témoigne les acteurs du casting qui sont três bons par ailleurs. Le scénario se veut également une métaphore du Sida avec le thème du vampirisme. Et encore bravo pour le maquillage vieillissant de D Bowie. Un classique sous estimé !
Ça alors?! Est-ce vraiment Tony Scott qui a réalisé ce film! Lui qui nous a habitué à faire des mises en scène survitaminées avec la caméra qui s'affole tout le temps, lui qui met toujours des dialogues inutiles à n'en plus finir, lui qui met des scènes d'action exagérées souvent tirées par les cheveux, lui qui fait rarement des chefs d'oeuvre... Et bah la pour son premier film, et surement meilleur, Tony Scott signe un chef d'œuvre, faisant tout le contraire de d'habitude, plans fixes, dialogues discrets et efficaces, tranquillité étouffante... Non c'est grand ce qu'il a réalisé la!
Les prédateurs Une mise en scène sublime avec une colo sobre, mais efficace, avec une belle ambiance et un visuel hypnotique et envoûtant. Bowie-Deneuve-Sarandon un trio d'acteurs époustouflant, leur jeu est sublime, mais c'est surtout la relation naissante toxique entre Deneuve-Sarandon qui fait tout dans ce long métrage pour qu'au final, poussé par une sorte de désespoir, le personnage de Sarandon se suicide. Le scénario a quelques longueurs, mais arrive à captiver.
Négativement reçue à sa sortie en 1983, la réalisation de cette adaptation, porte essentiellement sur la vie éternelle, fut confiée à Tony Scott qui signait-là son premier long-métrage. Mise en scène clipesque chic et léchée, avec un excellent travail de Rick Smith pour le maquillage et une belle partition musicale hétéroclite, polluée par un mixage des effets sonores qui m’a agressé les oreilles du début à la fin. Réunissant Catherine Deneuve, David Bowie et Susan Sarandon, la proposition est singulière, loin du mythe vampirique traditionnel, mais elle ne m’a pas vraiment emballé.
Premier véritable film de Tony Scott, qui ne laisse pas du tout présager de la suite de sa carrière (top gun, USS Alabama, Man On Fire etc...) Il revisite ici le mythe du vampire dans une réalisation qui se veut sophistiquée visuellement. Pari réussi ? Pour ma part moyennement, un peu trop de tentures s'envolant au ralenti, de colombes atterrissant au ralenti, de traces rouges sang contrastantes (mais bon c'était de bon ton et dans l'air du temps à cette époque). Reste le plaisir de voir réuni David Bowie, Susan Sarandon et Catherine Deneuve? A voir une fois pour se faire sa propre idée.
Une très troublante histoire de vampire, vraiment originale et inattendue portée par Catherine Deneuve et David Bowie en couple vampirique sur le déclin. Je suis agréablement surpris de la première moitié du film. Il y a un aspect "Benjamin Button" inversé aujourd'hui, dans la maladie de David Bowie. J'ai bien aimé l'intrigue et le rythme du film. Idem pour la BO classique, juste magnifique. La deuxième moitié est, hélàs, beaucoup moins bonne. Il s'agit d'un autre couple incluant Susan Sarandon. C'est bien moins intéressant à mon goût, un peu plus excentrique et moche pendant 1 minute spoiler: Les amants momifiés reviennent . Dommage, le film avait du potentiel, ils auraient du garder D. Bowie plus longtemps.
Un film parfaitement réalisé par Tony Scott. Avec " Les prédateurs", il nous livre de grands effets visuels, une fiction photographiquement et musicalement très esthétique. Le casting de qualité nous offre un trio d'acteurs principaux réalisant de grandes performances de jeux. On peut juste regretter la noirceur extrême du sujet d'un scénario trop glauque.