Les années 80 ont été une fâcheuse décennie pour le cinéma dans la mesure qu'à partir de là la forme a dans un trop grand nombre d'oeuvres écrasé totalement le fond. "Les Prédateurs" en est un très bon exemple. Vous vous attendiez légitimement à une réflexion intelligente sur le vampirisme et la jeunesse éternelle. Ben non, c'est juste un vidéo-clip sans rien d'autre que sa forme (qui en plus est loin d'être magistrale!) et son trio d'acteurs principaux à nous offrir. Tony Scott tente bien de nous cacher le manque total de fond avec les musiques les plus magnifiques qui soient au Monde à travers Schubert, Bach et Delibes mais sans succès. Bref à part ces instants musicaux qui ne doivent qu'à leurs compositeurs, on s'ennuie ferme.
Un curieux film de vampires, traînant la nostalgie de cette espèce fascinante censée hanter notre monde depuis la nuit des temps. Catherine Deneuve, David Bowie et Susan Sarandon constituent une distribution prestigieuse et remarquablement dirigée par Tony Scott dans des images à l’esthétique glacée (dont la fameuse scène de lesbianisme qui a été bien dépassée depuis). Le sang est bien sûr au centre de cette histoire, le sang et la vie éternelle… Il est pourtant bien dommage que la fin du film ne tienne pas les promesses du début - qui introduit le sujet de la vieillesse conçue comme une maladie médicalement guérissable - pour se contenter de donner une conclusion sans surprise en forme de version supplémentaire du vieux mythe qui ne lui apporte strictement rien.
L'histoire de Catherine Deneuve et de David Bowie qui aimeraient bien être éternels.
S'il est un film qui a laissé une trace aussi confuse que passionnée dans mes souvenirs d'adolescent, c'est bien celui la ! Entre l'esthétique eighties et deux des plus beaux visages du cinéma mondial, sans parler des amours saphiques, tout était réuni pour les fantasmes flous après deux passages TV tard dans la nuit entre deux séances de révisions lycéenne.
Le revoir quadra et dans de bonnes conditions était donc légèrement angoissant. Heureusement, passé le kitsch assumé du premier quart d'heure, on retrouve tout les plaisirs de la madeleine Tony Scott. On n'atteint pas la beauté, l'intelligence ou la puissance d'un Ridley dans « Blade Runner », mais la virtuosité immature et creuse donne beaucoup de plaisir.
Tout comme « Orange Mécanique » avait très mal vieilli, ce film appartient au passé, l'espoir que l'esthétique sans but allait suffire à sauver le monde par sa seule force face à la laideur et aux contingences.
Mais comme c'est le passé qui m'a construit, on se laisse aller, on en prend plein les yeux et on ressort heureux pendant quelques minutes ! Merci Tony.
Macabre, sensuel, gothique... un vrai film de vampire à l'ancienne! Avec un David Bowie puant le sexe et une Catherine Deneuve classe et très attirante, on ne peut qu'abdiquer. Dès l'intro, l'esthétisme est très soigné et la musique excellente. Mon préféré dans le genre restera encore "entretien avec un vampire" par ce qu'il fouillait au plus profond de l'âme des vampires. Ici ça reste relativement en surface mais la beauté des images et les deux acteurs principaux sont deux raisons amplement suffisantes pour le voir. Les amateurs du genre seront servis!
J'aurai plutôt nommé ce film, 'passions morcelées' alors que les prédateurs ne correspond pas vraiment à un métrage qu'on aurait pensé plus sanguinaire.
Le premier tiers est assez tentant, mais après on arrive vite sur quelque chose de bien moins captivant avec des effets à outrances qui ne séduisent pas.
Dommage, car l'idée était bonne et les acteurs aussi.
Un film esthétique qui nous se contente de nous livrer des sortes d'images subliminales sans queue ni tête. Pas ou peu d'histoire -ou alors il faudrait creuser? mais par quoi commencer? Sont-ce des vampires ou d'autres créatures fantastiques? Nous ne le saurons pas. La fin du film embrouille encore plus les pistes et la signification du film. Dommage, il y avait de bons acteurs.
Ceci n'est pas un film a proprement parler, plutôt des images, photos, tableaux, très beaux certes mais pas d'histoire, pas de scenario, alors c'est pour un certain public. Personnellement, je préfère les films avec une histoire, un début et une fin, donc je n'aime pas du tout "les prédateurs".
Je ne peux pas dire que ce soit un mauvais film. L'histoire est bonne, la façon de filmer aussi, les acteurs sont justes dans le role qu'à voulu leur faire jouer le réalisateur... Mais... Mais le réalisateur semble avoir oublié l'histoire, oublié le film, oublié le spectateur... Usant et abusant d'effets, submergeant tout, sacrifiant tout à un certain esthétisme... Le film n'est plus un film, il devient une espèce d'oeuvre contemplative. J'oserai dire que partant d'une bonne idée on arrive sur quelque chose de prétentieux et d'ennuyeux, dommage...
Partagé entre stupeur et dégoût, on a plus l'impression d'assister à une immense et horrible hallucination qu'à un film. Un film inclassable, d'ailleurs, aussi gore qu'érotique. L'histoire est quasi inexistente, c'est l'ambiance qui compte. Les acteurs sont convaincants dans l'absurdité du film, mais une chose est sûre, Catherine Deneuve et la langue anglaise, ça fait deux.
Sans doute le film le plus personnel de Tony Scott qui n'était pas encore coltiné aux grosses productions. Une atmosphère feutré et mélancolique forte se dégage de cette histoire de vampire avec une approche intéressante du sujet en traitant plus le vampirisme comme une maladie que comme un phénomène surnaturel. Les 10 premières minutes sont excellentes mais les 10 dernières assez décevantes.
16 171 abonnés
13 133 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 15 avril 2011
Conçue comme un vèritable-clip ultra-sophistiquè, cette oeuvre ambitieuse de Tony Scott nous conte l'existence quotidienne et prècaire de ces amants d'outre-tombe - interprètès par David Bowie et Catherine Deneuve - en quête constante du prècieux liquide vital qui assure leur immortalitè! Les proies se faisant de plus en plus rares, les deux vampires sont inèluctablement rattrapès par les stigmates d'un vieillissement accèlèrè et d'une mort dèfinitive! L'histoire est belle, Susan Sarandon aussi! Originale symphonie de sexe, de sang et de mort, ce premier long-mètrage de Tony Scott est un brillant exercice de style qui aborde le thème dans un contexte contemporain! Le film est devenu culte depuis...
assez marrant de voir les bonnnes critiques presse, a l epoque tout le monde avait snobé ce film. Un régal pour les yeux et les oreilles: "les prédateurs" c'est une fable sanglante et romantique, a l'atmosphere vaporeuse, la lumiere cotonneuse, la bande son oscille entre classique, envolees lyriques et musique experimentale. Les acteurs sont justes (deneuve, bowie, sarandon, pas vraiment des tocards;;;) ce qu'on pourrait reprocher c'est le scénar: un vampire se cherche un nouveau compagnon parce que l'actuel a fait son temps. Ben ouais ça tient en 2 lignes mais les personnages sont telleement développés et leurs destins si imbriqués que cette petite histoire devient un film. Et quel film! A voir ou revoir sans aucune hésitation (mais plutot en VF à mon avis, Catherine Deneuve qui parle anglais ça m'a fait tout bizzare et elle a vraiment assuré la post-synchro)