Vers un avenir radieux
Note moyenne
3,2
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150 critiques spectateurs

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Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 18 juillet 2023
J'avais entendu les retours très négatifs de @realisesanstrucage au moment du Festival de Cannes mais les quelques bons avis que j'avais lus depuis la sortie du film m'avaient fait penser que je pouvais lui donner sa chance.

Mal m'en a pris.

Cela ne partait pourtant pas si mal avec un premier quart d'heure assez enlevé mais plus le film avançait, plus il donnait l'impression d'un empilement de sujets très différents les uns des autres (le cinéma, le communisme, l'usure du couple...) sans que jamais ils ne se croisent vraiment ou soient suffisamment approfondis.

Évoquons ensuite la façon de jouer de Nanni Moretti, horripilante de bout en bout. Son phrasé de vieux gâteux et sa façon d'accentuer chaque syllabe de chaque mot comme s'il s'adressait à des demeurés amusent les cinq premières minutes pour devenir ensuite insupportables.

Il y a tout de même quelques bonnes idées de cinéma (la façon dont les différentes narrations sont enchâssées, le film dans le film...), et ce que Nanni Moretti cherche à nous dire n'est pas inintéressant mais chaque scène est fabriquée de manière trop artificielle. En effet, les intentions du réalisateur sont systématiquement trop appuyées : faire du drôle ou du décalé par ici, du poétique par là... Tout est trop didactique pour que cela fonctionne vraiment et l'auto-dérision manque sérieusement de subtilité. Il y a même quelques moments embarrassants comme cette leçon de cinéma lors d'une interminable scène d'interruption de tournage, ridicule en tous points, ou celle avec les producteurs Netflix, digne d'un mauvais sketch.

Bref, après n'avoir pas particulièrement été ému devant La Chambre du Fils et m'être profondément ennuyé devant les interminables balades en vespa de Journal Intime, je crois n'être tout simplement pas du tout sensible au cinéma de ce réalisateur italien, qui se regarde un peu trop le nombril, selon moi.

Ma page ciné insta : fenetre_sur_salle
Bernard F
Bernard F

35 abonnés 82 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 juillet 2023
Excellent. Un Nanni Moretti en grande forme.Touchant, drôle. Tout comme Mathieu Amalric d'ailleurs. Un très bon scénario avec ce film dans le film sur les évènements de Budapest de 1956 et l'attitude du PC italien face à la répression soviétique. Plongée dans l'histoire et dans le monde du cinéma avec ses acteurs, ses divergences de vue dans le tournage des scènes et aussi la vie personnelle des protagonistes. Le film est ponctué de quelques chansons en français ou en italien bienvenues. La diction est tellement parfaite qu'on a parfois l'impression de comprendre l'italien, même quand on le parle à peine, voire pas du tout. On passe un très bon moment.
Collincath89
Collincath89

2 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 juillet 2023
Circulez, y'a rien à voir... Film totalement mégalo et sans intérêt, j'aurais dû me fier à mon intuition et pas aux critiques dithyrambiques qui m'ont fait perdre une heure de mon temps (je suis partie avant la fin) et mon argent. Bref.
momo M.
momo M.

50 abonnés 284 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 juillet 2023
On retrouve le Nanni Moretti que l'on aime, toujours un peu politique. De la nostalgie et beaucoup de tendresse dans cette histoire du cinéaste vieillissant qui ne se retrouve plus dans le monde d'aujourd'hui.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 567 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 juillet 2023
Ai vu "Vers un avenir radieux" de Nanni Moretti. Evidemment le titre est à prendre au second degrés car rien n'annonce vraiment un futur réjouissant ni dans l'actualité, ni dans ce long métrage, seul le cinéma aurai le pouvoir de nous faire croire à cette devise nous déclare Moretti. Le réalisateur tenait là un sujet formidable mais ce n'est pas ce qu'il a choisi de traiter. Moretti qui sur l'affiche de "Journal intime" partait vers l'horizon en scooter, nous revient ici sur une trottinette en vieux monsieur fatigué, grognon à qui tout échappe et principalement l'avenir. Giovanni (Nanni Moretti) est un metteur en scène qui filme son dernier projet, celui d'une cellule communiste en 1956 à Rome qui accueille un cirque hongrois qui fuit l'insurrection de Budapest. Mais Giovanni rencontre des problèmes avec son actrice qui la ramène tout le temps, avec son producteur pas très rassurant et avec sa femme qui après 40 ans de vie commune veut elle aussi se diriger vers un avenir plus radieux et célibataire. Par générosité probablement le film se retrouve a aborder bien trop de sujets et ne réussi à n'en traiter aucun. Un peu comme Giovanni qui veut tout maitriser et devant qui tout s'effondre. Le film se veut léger et amer, mais l'équilibre est plus que fragile et Moretti n'a pas trouvé le bon dosage. Le léger se retrouve être superficiel et l'amertume devient parfois de l'aigreur. Ce dernier opus n'est clairement pas du plus grand Moretti, et ses nombreuses références à sa propre filmographie tournent un peu à vide. Tout comme Woddy Allen, Moretti s'avère piégé dans un rôle qu'il s'est donné lui-même, qui a fait son succès et sa marque de fabrique, une caricature de lui-même pesante et redondante. De très beaux moments de cinéma mais aussi de l'anecdotique (le couple que forme sa fille avec l'ambassadeur, les nombreuses chansons en play-back frisants le ridicule). Plusieurs personnages peinent vraiment à exister (le producteur, l'ambassadeur, la fille...) et le propos s'étiole assez vite, de plus l'élocution ici particulière de Moretti lente et sur-articulée et celle d'Amalric dans la sur-enchère et l'emphase épuisent assez vite le spectateur. C'est donc le film dans le film qui est le plus intéressant, le plus abouti et le plus cinématographique avec le couple formidable Magherita Buy et Sylvio Orlando, hélas nous n'en voyons que quelques bribes. Dommage !
Bart Sampson

414 abonnés 850 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mai 2023
"Vers un avenir radieux" le titre du dernier Nanni Moretti semble avoir emprunté son titre à un slogan de parti politique.

Giovanni, cinéaste italien renommé sorte de double de Nanni Moretti, s’apprête à tourner son nouveau film qui prend racine en 1956 quand une section du Parti communiste accueille un cirque bulgare à l'instant ou l'armée soviétique écrase le printemps Hongrois.

Procédé vu dans plusieurs films de cette édition Cannoise, le récit opère un va et vient entre réalité et fiction, dans un volonté certaine de démontrer que le cinéma c'est la vie ( en tout cas chez Moretti) et que la vie c'est d'une certaine façon du cinéma !!!

Ainsi Giovanni-Nanni doit composer avec son couple en crise, son producteur français au bord de la faillite et sa fille qui le délaisse, tout semble jouer contre lui !

Toujours sur la corde raide, Giovanni va devoir repenser sa manière de faire s’il veut mener tout son petit monde vers un avenir radieux.

Premier film de Moretti aux atours comiques et légers depuis quelques années, on peut lui reprocher une légèreté dans son déroulé ( on a un petit sentiment d'inachevé à la dernière image) mais on en sort avec la banane alors que demande le peuple !
Chamar
Chamar

39 abonnés 65 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 juillet 2023
Un très beau film sur la fin des mondes. Celui du PCI, celui de la croyance, celui du cinéma en salles, remplacé par les plateformes, comme Netflix dont les représentants répètent ici comme un mantra être "présents dans 190 pays" dans une scène mémorable. "Pubblico di merda" faisait scander à ce même public Michele Apicella, le double de Moretti dans "Sogni d'Oro". Ici, même plus besoin d'un pseudonyme : Nanni Moretti reprend son vrai prénom, Giovanni, tombe le masque comme pour rendre la satire plus cruelle et révèle ses traits fatigués et dépressifs, pour interpréter un réalisateur à l'autoritarisme patriarcal et insupportable, en permanence accablé mais dont on comprend aussi les colères, les prises de positions esthétiques - extrêmes, injustes, arbitraires, mais aussi authentiques, pertinentes, drôles. Contradictoire comme l'époque, Moretti nous offre un pamphlet réjouissant et infiniment intime.
domit64
domit64

74 abonnés 369 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 juin 2023
Encore un film difficile à évaluer, un scénario incompréhensible, quel message Moretti veut-il vraiment faire passer ? On rigole néanmoins, on retient quelques scènes cuites et un jeu d'acteurs excellent. On ne peut pas détester ce film mais difficile de l'encenser... du Moretti !dirai-je !!
jeff78800
jeff78800

10 abonnés 104 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 juillet 2023
Que c'est long, ennuyeux et bavard ! Et que c'est mal joué, Moretti devrait rester derrière la caméra. Quelques sourires, mais un film intello qui ne parle de rien, mais sans arrêt !
François Huzar
François Huzar

10 abonnés 83 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juillet 2023
A partir d'un canevas très simple, Moretti livre ses états d’âme par une suite de saynètes qui s’enchaînent à un rythme soutenu. Ce faisant, il renoue avec la forme de son Journal intime (1994) – la trottinette électrique ayant remplacé la vespa. Et il ne s’interdit rien, entraînant l’ensemble de son casting dans une chorégraphie au milieu d’une scène, prodiguant à un jeune couple les dialogues de leur dispute, interrompant le tournage d’un jeune réalisateur pour s’interroger sur la juste manière de représenter la violence.
Vers un avenir radieux opère comme une synthèse de tout le cinéma de Moretti. On reconnaît ici et là des éléments éparses de ses précédents films : le rapport au parti communiste, sa passion du ballon rond, l’éclatement de la famille, la psychanalyse, la mise en abyme d’un tournage.

La critique complète du Huzar sur le toit : https://www.senscritique.com/film/vers_un_avenir_radieux/critique/291330796
Aria
Aria

11 abonnés 75 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 juillet 2023
Autobiographique ne veut pas dire mégalo et j'aime quand il parle car je comprends alors parfaitement l'italien.
Entre désillusions et optimisme il choisit l'optimisme et rejette la tentation du suicide. La scène finale est très belle, les visage radieux.
Pas de fil narratif évident . Un film original et très personnel.
Jipéhel
Jipéhel

37 abonnés 195 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 juin 2023
Viva Italia !

J’ai découvert Nanni Moretti en 1989 avec Palomba Rossa. Bien sûr, ont suivi, Journal intime, La Chambre du fils, Habemus Papam, Mia Madre, Tre Piani… que du très bon voire de l’excellent. Je ne pouvais évidemment pas rater ces 95 minutes de pure comédie dramatique à l’italienne. Giovanni, cinéaste italien renommé, s’apprête à tourner son nouveau film. Mais entre son couple en crise, son producteur français au bord de la faillite et sa fille qui le délaisse, tout semble jouer contre lui ! Toujours sur la corde raide, Giovanni va devoir repenser sa manière de faire s’il veut mener tout son petit monde vers un avenir radieux. Encore un formidable hommage au 7ème Art ! Incontournable.
Plein de chansons, de la danse, quelques éléphants et beaucoup de communistes… Tout simplement jubilatoire ! Quand on sait que le film a reçu une ovation de 12 minutes au dernier festival de Cannes, on comprend mieux. Ce qu’on comprend moins bien, c’est pourquoi ce bijou est reparti bredouille dudit festival. Ce film est une prodigieuse mise en abyme en parlant un cinéaste dont la vie a toujours été rythmée par le cinéma et dont les films ont toujours accompagné sa propre vie. Il nous prouve – parfois par l’absurde – que le cinéma a le pouvoir magique de nous faire redécouvrir la légèreté et l’envie d’être heureux. Malgré tout. Elle est baignée par la musique de Federico Piersanti qui nous rappelle les grandes heures de Fellini, de Cine Citta et de Nino Rota… La marche finale est inoubliable tout comme l’œuvre d’il Signore Moretti. Aussi virevoltant que profond, quel beau moment de cinéma, une infinie croyance en son pouvoir.
Nanni Moretti est quasiment de tous les plans et c’est un régal. Parfois ténébreux, d’autres fois exalté, portant le drame comme la comédie avec la même aisance, il s’autoparodie avec gourmandise. Autour de lui gravite un casting somptueux avec Margherita Buy, Silvio Orlando, Barbora Bobulova, Mathieu Amalric, et beaucoup d’autres. Ca foisonne d’idées visuelles, de mise en scène et dialogues… c’est vertigineux d’invention. Politique, mélancolique et drolatique, tout est là pour un bijou qu’il faut voir absolument.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 juin 2023
Homme de gauche, Nanni Moretti ne peut qu’être désorienté par l’évolution politique suivie par son pays. C’est par une sorte de farce à la fois désabusée et combative qu’il nous parle des relations de couple, du cinéma et des plateformes et, bien sûr, de politique, n’hésitant pas à faire appel à Aretha Franklin, se transformant un moment en derviche tourneur, empruntant une mise en scène « fellinienne » à la fin de son film. "Vers un avenir radieux" n’est probablement pas le meilleur film de Nanni Moretti mais c’est un des meilleurs, et c’est déjà beaucoup ! critique complète sur https://www.critique-film.fr/critique-vers-un-avenir-radieux/
joseph-marie
joseph-marie

4 abonnés 22 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 juin 2023
j'adore le cinéma italien et Mr Moretti en particulier. cela nous change du cinéma américain et de ses grosses ficelles commerciales. un film qui interroge sur la vie. cela fait du bien.
Bifidus
Bifidus

3 abonnés 21 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 3 juillet 2023
Nanni Moretti se prend peut être pour Fellini et Woody Allen réuni alors qu'il est juste égocentrique et insupportable.
Concernant le communisme dans les années 50 en Italie il y a 100 fois plus de vérité et d'humanisme dans Don Camillo.
Seuls Mathieu Amalric et Silvio Orlando surnagent dans ce naufrage.
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