Vers un avenir radieux
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Bertrand C.
Bertrand C.

10 abonnés 479 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 19 février 2024
Pas mon style et d’un ennui profond
C’est long et c’est lent, l’image est moche et le scénario ne rattrape rien.
Avis aux amateurs !
Zorglubu
Zorglubu

3 abonnés 311 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 février 2024
Waw on le voit venir et pourtant on le prend quand même en pleine poire. Ce film est une ode au cinéma, un vrai film artistique et politique. Difficile de ne pas y être insensible. A voir malgré son caractère hors du temps et suranné.
Guillaume LR
Guillaume LR

46 abonnés 165 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 février 2024
Giovanni est réalisateur et tente de finir son film. Mais la vie personnelle et la vie professionnelle se mêlent parfois pour mettre à nu ses névroses.
Après le Gondry (Le livre des solutions), un autre film qui parle du travail du réalisateur et de ses névroses lors de cette édition 2023 de Cannes. Traitement aussi humoristique ici avec Nani Moretti qui joue le rôle d’un réalisateur en partie sûrement autobiographique. Avec un second degré et une auto critique certains, des scènes cultes très drôles, mais aussi un engagement politique et social qui transpire jusque dans le film dans le film.
Marie Breton
Marie Breton

83 abonnés 268 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 février 2024
Ce film plaira peut-être aux plus élitistes, ou à ceux qui parlent couramment italien et qui seront aptes à juger du jeu et du rythmé des dialogues sans avoir l’impression d’entendre la même mélodie en boucle.
Malheureusement (?) ce n’est pas mon cas, et j’ai trouvé que tout était surjoué, voire même mal joué, au point que l’aspect satirique du film m’a davantage semblé être le phrasé italien plutôt que le scénario en lui-même.
Une photographie stylisée jaune qui plaira à certains, une maîtrise certaine du cadre ; le reste est malheureusement assez revu et trop vu, et on est content que ça s’arrête.
bendelette
bendelette

34 abonnés 284 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 février 2024
Film un peu foutoir mais avec des instants de grâce,d'ironie mordante qui font oublier les passages un peu ennuyeux.J'ai vu Nanni mieux inspiré.
Serge M
Serge M

7 abonnés 39 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 janvier 2024
Le dernier film de Nanni Moretti ?
Certainement pas le meilleur.
Nanni Moretti écrit une sorte de testament cinématographique plein de clins d'oeil à ses propres films et à quelques autres.
Moretti, narcissique à un point qui devient presque comique semble règler de vieux comptes avec la France et les producteurs français. Ça sent le vécu. Heureusement les Coréens sauvent le film !
Norbert Sautelles
Norbert Sautelles

24 abonnés 710 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 janvier 2024
spoiler: La grande qualité du film est l'enchevêtrement de plusieurs arcs dramatiques : un réalisateur doit gérer son film et ses acteurs, mais aussi sa femme qui est productrice et son couple qui est en question, sa fille, qui présente son amant, le réalisateur du film que sa femme produit, film dans un style très différent du sien. Et enfin il doit gérer ses producteurs, dont le premier est français, Mathieu Amalric, jusqu'à des coréens, en passant par la séquence hilarante des producteurs de Netflix. Le réalisateur est bien sûr interprété par Nanni Moretti, de toutes les scènes. Ce qui peut être irritant, mais qui fonctionne car Nanni Moretti parsème son film de dérapages visuels : la balade en trottinette pour les repérages, les chorégraphies de danse où le film bascule subitement en comédie musicale. Au total le film est un show Moretti autour de ses obsessions, avec le charme de l'imbrication de ces différentes histoires qui gravitent autour de lui. Ses thuriféraires seront en pâmoison, ceux qu'il énervent seront le seront à 100%.
nicole Wacrenier
nicole Wacrenier

14 abonnés 27 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 décembre 2023
Il me semble que je pourrais le sous-titrer : Tout ce que le cinéma permet. Parce qu'il chante, parce qu'il danse et parce qu'il réécrit l'histoire, la petite et la grande, celle de 1956, de l'invasion de Budapest par les chars russes et des réactions des partis communistes européens. J'ai pensé à Tarentino et à son " Inglorious bastards" qui revisitait de manière réjouissante la fin d'Hitler et du nazisme. Les couleurs de notre monde virant plutôt au noir, je me réjouis de l'audace adolescente du grand Nanni car je ne doute pas qu'en parlant du passé, il regarde le présent. Son présent et le nôtre. Politique, son film l'est mais pas d'une manière lourde et sentencieuse. Il est léger et drôle. Nanni, c'est une voix, un timbre puissant, reconnaissable entre mille, qui martèle de façon hilarante ses rejets
et ses exigences. J'oubliais de préciser que son alter ego, Giovanni, est cinéaste et que c'est avec sa caméra qu'il recolore l'attitude du parti communiste italien. Il se cadre en gros plan les yeux étonnés ou courroucés. Que c'est drôle et que j'aime son regard amusé sur lui-même et son côté ronchon. Parce qu'il est bien sûr beaucoup plus que cela. S'il n'aime pas Netflix et son productivisme alléchant (190 pays!!!), s'il n'aime pas la façon d'un jeune réalisateur de tourner une scène de violence (cette scène centrale, longue et délirante m'a beaucoup plu), c'est parce qu'il garde en lui cette exigence grave et morale de ce qu'est un geste de cinéma.
Quand tout va mal, Giovanni chante à tue-tête et danse. Il regarde Fellini et le visage doux et clair de l'adolescente à la fin de "La dolce vita", lorsqu'elle fait des signes qu'il ne comprend pas à Marcello. Elle semble nous faire signe, elle nous sourit. Avant la géniale parade finale où viennent défiler, saluer, rire joyeusement les clowns, les communistes résistants, tous les acteurs du film, de ses films.
gimliamideselfes

3 456 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 novembre 2023
Vers un avenir radieux raconte comment un vieux réalisateur aigri va transformer un film profondément pessimiste sur tous les aspects en un film optimiste et c'est vraiment drôle et touchant.
Le film pose plein de questions, explore plein de pistes et ça donne quelque chose de foisonnant, parce qu'il s'intéressant autant au couple qui bat de l'aile de son héros, qu'au message politique du film qu'ils sont en train de tourner, tout en s'arrêtant longuement sur ce que c'est que de tourner un film, avec en plus des interludes musicaux absolument magiques.

Nanni Moretti arrive à articuler toutes les différentes dimensions de son film ensemble, à lier le tout avec une certaine cohérence, ainsi un moment où Giovanni, le héros, craque totalement et se met à emmerder sa femme qui produit le film d'un jeune réalisateur qui n'a aucune idée originale de mise en scène et qui ne s'interroge pas sur la portée de ce qu'il film (scène vraiment drôle au passage), va se transformer en point de non retour dans leur vie amoureuse.
Moretti arrive à passer des scènes loufoques à d'autres bien plus dramatiques et touchantes.

Mais j'avoue que mes passage préférés sont les moments où Moretti explique ce que c'est que de tourner un film, lorsqu'il montre qu'on s'en fout de ce qu'était la vérité historique de l'époque où se situe l'action de son film et que si lui a envie que ça soit comme ça, parce qu'il a envie que ça soit comme ça, alors ça sera comme ça. Un film n'a pas à être la vérité historique, on peut changer d'avis, on peut même écrire tout un film autour d'une scène centrale et supprimer cette scène centrale...

Et le moment qui sera sans doute le plus marquant sera sans doute le passage chez Netflix, où Moretti tente d'aller sous tirer des financements et s'en suit une séquence absolument lunaire où les employés de chez Netflix sortent un discours tout fait, pré établi, avec des cases à cocher où la vision du personnage de Moretti ne peut juste pas rentrer. Moment assez désopilant.

Et en trame de fond le film pose la question de la loyauté à un parti, même si celui-ci contrevient à nos idéaux, est-ce-qu'il faut se résigner ou est-ce-qu'il faut faire bouger les choses ? Et la réponse change en fonction de l'humeur du réalisateur... Sans les déboires financiers que connaît le film, peut-être que le message aurait été très différent.

En tous cas c'est un régal de chaque instant et c'est sublimé par les moments musicaux qui sortent de nulle part, pure beauté gratuite et tout particulièrement le moment où tout le monde se met à chanter... des frissons.

Franchement convaincu par Vers un avenir radieux qui propose un bol d'air frais.
Fiers R.
Fiers R.

210 abonnés 928 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 novembre 2023
Nanni Moretti se la joue Woody Allen avec ce qui semble être une petite récréation pour lui. « Vers un avenir radieux » est une sorte de comédie psychanalytique qui parle de cinéma, d’amour ou encore de politique émanant d’un maelstrom de petites histoires plus que d’un véritable scénario. Et comme tous les auteurs réputés et renommés qui ont une longue carrière, l’un des plus grands cinéastes italiens a des hauts et des bas. Et son dernier long-métrage fait plutôt partie de la dernière catégorie tant il ne marquera pas les annales. Il plaira surtout aux critiques et festivaliers vers qui ce type de films se destine davantage que le public lambda, entretenant une hypothétique connivence supposée (à tort ou à raison). D’ailleurs sa sélection en compétition officielle à Cannes fait plus figure de gage de fidélité (ou d’abonnement) que de démarche pertinente de la part de Thierry Frémeaux qui aime à choyer ses auteurs phares.

Moretti se met donc en scène comme le ferait et l’a fait Allen. Il parle beaucoup comme lui. Joue un personnage en proie au doute et qui s’interroge sur beaucoup de sujets comme lui.. Et on pourrait continuer comme cela longtemps sauf que le décorum ici est romain et non new-yorkais. Il utilise aussi la fameuse mise en abyme avec le film dans le film pour parler de cinéma et de politique, mais aussi d’histoire italienne. Et il évoque aussi parallèlement le couple et de la famille... Bref un vaste programme à priori intéressant mais qui s’avère souvent fastidieux pour un long-métrage parfois amusant et savoureux mais qui laisse la plupart du temps de marbre. « Vers un avenir radieux » est donc un film en dents de scie, avec plus de bas que de hauts, ou quelques moments géniaux et drôles côtoient une palanquée d’autres dont on se serait bien passer.

Dans la première catégorie, on s’amuse de la scène avec les gens de Netflix ou de certaines séquences de tournage du film du personnage principal, incarné par Moretti lui-même donc. On peut aussi apprécier certaines de ses diarrhées verbales, dialogues joliment écrits, comme d’autres longues et peu captivantes qui vont nous passer par-dessus. De l’autre côté, il passe à côté de la poésie de certaines séquences (la scène du football) et en rate d’autres complètement (la bien trop longue scène de tournage d’un film que sa femme produit où il intervient est interminable). Il y a tout de même quelques beaux plans qui prouvent que le cinéaste italien a toujours l’œil mais pour un film qui dure une heure et demie, on trouve le temps long. Très référencé, en forme de déclaration d’amour à un cinéma disparu et en pleine crise d’auto-analyse, le cinéaste oublie son public pour se faire plaisir avec cette récréation légère mais peu probante.

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CREOTIVEMEDIA
CREOTIVEMEDIA

122 abonnés 406 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 novembre 2023
"Vers un avenir radieux," réalisé par le talentueux Nanni Moretti, est une exploration perspicace de la vie d'un cinéaste en quête de sens, d'amour et de renouveau. À travers une histoire délicate et des performances d'acteurs impressionnantes, le film offre une réflexion profonde sur le cinéma et la vie elle-même.

Le film suit Giovanni, interprété par Nanni Moretti lui-même, un cinéaste italien reconnu, en train de préparer son prochain film. Cependant, sa vie personnelle est en pleine crise. Son couple bat de l'aile, son producteur français est au bord de la faillite, et sa fille semble le rejeter. Giovanni est un homme sur la corde raide, jonglant avec les pressions professionnelles et personnelles.

Nanni Moretti, en tant qu'acteur et réalisateur, livre une performance éblouissante en incarnant le protagoniste tourmenté. Sa capacité à exprimer l'angoisse, le doute, et l'amour dans un seul regard est remarquable. Margherita Buy et Silvio Orlando, qui interprètent les rôles respectifs de la femme de Giovanni et de son producteur, apportent également une profondeur émotionnelle et une authenticité à leurs personnages.

"Vers un avenir radieux" explore les coulisses du cinéma d'une manière qui parle à la fois aux amateurs de cinéma et aux personnes en quête de sens dans leur propre vie. Le film examine la relation complexe entre le cinéma et la réalité, montrant comment les deux s'entremêlent de manière souvent déconcertante. Le réalisateur Giovanni doit repenser sa manière de créer et de gérer sa vie pour trouver un équilibre entre son monde professionnel chaotique et ses relations personnelles en souffrance.

Nanni Moretti réussit à capturer les moments d'intimité, de vulnérabilité et d'humour avec une touche subtile et un sens aigu de l'observation. Le film est une méditation sur l'art du cinéma et la complexité des relations humaines, tout en étant empreint d'une profonde humanité.

"Vers un avenir radieux" est un voyage émotionnel riche en nuances, qui évoque à la fois le doute existentiel et l'espoir. C'est un rappel que, même dans les moments les plus sombres de la vie, il est possible de trouver un chemin vers un avenir radieux.
Albert
Albert

16 abonnés 442 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 novembre 2023
mise en scène et direction de la photo sympa mais certaines scènes sont ridicules ex : trottinettes
y'a un côté tellement pièce de theatre qu'on ne rentre pas dans le film, ce qui est au moins intéressant est cette critique du cinéma netflix
Spider cineman
Spider cineman

221 abonnés 2 566 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 novembre 2023
Film autocentré de Nanni Moretti avec une intrigue autour de la création d un film, une bande de pseudo intellos qui se sont fait financer une œuvre sans aucun intérêt.
elriad

529 abonnés 2 068 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 octobre 2023
Nanni Moretti parle de Nanni Moretti et dresse un bilan de Nanni Moretti plutôt frustré pour ne pas dire aigri. L'intelligence de "Habemus Papam", le mordant du "Caïman" ou la force émotionnelle de " La chambre du fils" laisse place ici à une sorte de testament triste où les comédiens du film dans le film subissent, où l'épouse est empêchée de vivre, où les danseurs tournent mécaniquement sur eux-même, où le pessimisme va au delà de la guerre qui se passe en Hongrie. Comme si le réalisateur ne croyait pas, ne croyais plus, avait la respiration difficile et derrière les références au Cinéma se trouvait dépassé, ne croyait plus. Le spectateur assiste avec ennui donc et même si le métrage est d'une durée classique, qu'il semble long. Long...
Paul Roux
Paul Roux

13 abonnés 81 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 octobre 2023
VERS UN AVENIR RADIEUX ? AH BON !

J’hésite un peu à vous l’avouer, car j’aurais bien aimé vous dire le contraire, mais je me suis plutôt ennuyé en allant voir « Vers un avenir radieux ». Bien sûr, comme toujours, j’ai adoré entendre parler italien (et on parle beaucoup dans le dernier Moretti). J’ai bien aimé aussi revoir Barbora Bobulova, une actrice slovaque qui fait carrière en Italie, excellente ici dans le rôle de Vera, l’enthousiaste adjointe du maire communiste.

Le sujet ne manque pourtant pas d’intérêt. Un cinéaste en fin de carrière, qui peine à réaliser son nouvel opus, s’interroge sur l’avenir de son art, menacé par les plateformes à la Netflix. Sa femme, qui est aussi sa productrice, se questionne plutôt sur les lendemains de son couple.

Moretti dit s’être inspiré du Fellini de « Huit et demi ». Mais n’est pas Fellini qui veut. Là où son grand devancier a réussi un chef-d’œuvre en jonglant avec l’amour et le cinéma, Moretti a plutôt produit un long métrage bavard et confus. Certaines scènes sont interminables, en particulier celle où le vieux cinéaste intervient sur le tournage d’un jeune collègue, lui reprochant le dénouement hyperviolent de son film. Je veux bien croire que l’on est ici dans la fantaisie, mais la scène est peu crédible et le propos est cliché.

Les critiques québécois ont accusé Denis Arcand d’être réactionnaire avec « Testament ». À tort, à mon avis. Mais je ne crois pas me tromper en affirmant que Moretti se montre ringard et passéiste dans « Vers un avenir radieux ». Comme le dit un blogueur sur Allociné, le réalisateur ressasse des obsessions qui étaient charmantes à l'époque de « Journal intime », mais qui sont devenues depuis agaçantes et énervantes.

spoiler: La scène finale (attention, je suis en train de la divulgâcher) est surprenante et peu convaincante elle aussi. Après nous avoir fait traverser bien des crises, le film soudainement les surmonte. « Grâce au cinéma, nous dit le réalisateur, qui a le pouvoir magique de nous faire redécouvrir la légèreté et l’envie d’être heureux ». Ah bon ! On a beau être dans un film italien, c’est un peu fort de café.
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