Vers un avenir radieux
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150 critiques spectateurs

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fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mai 2026
C’est un film dans le film, donc un film assez singulier, je trouve, autant par cette approche que par la mise en scène de N. Moretti. Tout au long du film, on ne sait pas toujours sur quel pied danser ni où le réalisateur veut nous emmener. Il y a sûrement aussi certaines allusions, des private jokes notamment, que je n’ai pas forcément saisies. La question est aussi de savoir si Moretti se voit comme un « grand » du cinéma, un éléphant en quelque sorte, en se mettant lui-même en scène. Est-ce Moretti l’acteur que l’on voit? Ou Moretti le réalisateur, confronté à tous les problèmes auxquels fait face son personnage? Les allusions à Netflix et autres producteurs sont plutôt drôles. Le producteur joué par Amalric est aussi très amusant. Le début du film m’a beaucoup plu pour son côté décalé. Ensuite, en revanche, j’ai trouvé que le récit stagnait un peu sans vraiment redécoller. La voix lente et puissante de Moretti, presque professorale, finit aussi par devenir un peu lassante. Cela reste malgré tout un beau film: un film sur le cinéma, sur l’art face à la violence brute, sur les nombreuses références qui le traversent, mais aussi sur le lien entre fiction et réalité, la vie de couple et la vie de famille.
Chaîne 42
Chaîne 42

221 abonnés 3 553 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 mai 2026
Film assez représentatif du cinéma italien avec un réalisateur qui se met en scène, nous fait part de ses doutes à 70 ans, fait un film dans le film situé en 1956 proche de son année de naissance. Mais avec cela il y a un bon rythme, des rebondissements et des émotions et il finit par montrer qu'il n'a pas perdu de sa créativité.
CloakBack
CloakBack

6 abonnés 347 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 septembre 2025
Dans un cinéma qui interroge son propre rôle, Nanni Moretti met en scène un réalisateur en pleine crise, tiraillé entre ses convictions politiques et sa vie personnelle. Vers un avenir radieux veut être à la fois une réflexion sur le septième art et une fresque intime, mais peine à trouver son équilibre.

Le film aborde plusieurs thèmes forts : la mémoire politique et le poids des idéaux, la place du cinéma dans le monde contemporain, la difficulté de concilier engagement et vie privée. Moretti cherche à montrer comment l’art peut rester un outil de lutte et de transmission, tout en explorant la fragilité des relations humaines et familiales. On sent la volonté d’un cinéaste de parler à la fois du collectif et de l’intime, de mêler la grande Histoire à ses propres obsessions.

Mais ces éclats sont étouffés par un ensemble trop égocentré et désordonné. Moretti joue Moretti qui filme un film de Moretti, et cette mise en abyme finit par tourner en rond. Le récit avance comme un flux dispersé, passant d’un sujet à l’autre, d’une tonalité à une autre, sans jamais trouver de véritable cohérence. L’impression générale est celle d’un film déstructuré, qui se perd dans ses propres détours.

À cela s’ajoute un rythme pesant. Les dialogues, souvent bavards, paraissent parfois écrits plus pour illustrer des idées que pour faire vivre des personnages. Certaines séquences fonctionnent comme des sketches collés bout à bout, donnant une impression de décousu. L’ensemble manque de souffle narratif et peine à capter l’émotion.

Au final, Vers un avenir radieux oscille entre éclairs intéressants et pesanteur démonstrative. On y trouve des fragments stimulants, mais trop vite noyés dans une œuvre qui semble davantage tournée vers l’auteur lui-même que vers son spectateur.

Un film qui voulait être une méditation sur le cinéma et l’engagement, mais qui finit par se perdre dans l’autocontemplation et la dispersion.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 janvier 2025
Un film foutraque qui ne ressemble à rien. Faire un film sur un film est peut-être intéressant (quoique), mais il faut éviter d’être nombriliste. C’est complexe et fastidieux. On cherche le plaisir du spectateur.
Jean-Charles ECHARD
Jean-Charles ECHARD

1 abonné 278 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 décembre 2024
Après quelques films plus en demi-teinte quel plaisir de retrouver Nanni Moretti au sommet de son art. C'est drôle, bavard, nombiliste, "antimoderne" Quel merveilleux hommage au cinéma italien !
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 novembre 2024
Même si je n’ai plus regardé quoi que ce soit de Nanni Moretti depuis ‘Habemus papam’ il y a plus de dix ans, j’en garde le souvenir d’un cinéaste profondément européen, l’un des derniers de son espèce peut-être, qui a depuis toujours tenté de concilier deux tendances divergentes du cinéma italien, le néoréalisme et la satire. Son dernier projet poursuit la tradition d’autofiction qui a souvent eu ses préférences, nul n’étant mieux placé que lui pour incarner un avatar qui possède les mêmes idées et valeurs. Giovanni est un cinéaste vieillissant qui peine à terminer son film, entre autres parce que son sujet et les valeurs de gauche qu’il porte n’intéressent plus grand monde et parce que sa manière de tourner ne correspond plus aux contingences économiques modernes…mais surtout parce que terminer comme il l’a prévu dans le script, par le suicide de son personnage, serait une façon de valider une pulsion de mort qu’il refuse de se reconnaître. En plus, ses acteurs n’en font qu’à leur tête, son producteur est véreux et sa femme la quitte. Alors, Giovanni fait ce que font tous les gens de son âge quand rien ne va plus : il radote, soliloque, discourt sans fin, il fustige l’inculture des jeunes générations, dénonce la vacuité des films commerciaux, il se perd dans les chansons d’amour napolitaines de sa jeunesse et se remémore avec une naïveté sincère une manière d'envisager le cinéma qui n’a peut-être jamais existé ailleurs que dans sa mémoire. Certains verront en Nanni Moretti une voix sage venue d’un passé où on croyait encore que tout était politique, d’autres un boomer grincheux qui ne veut pas changer d’avis et qui ne veut pas changer de sujet. ‘Vers un avenir radieux’ est une comédie douce-amère, aux ambitions mineures et engoncée dans un étrange “rétro-optimiste”, dont on sent confusément qu’elle n’arrachera une larme ou un sourire spontanés qu’aux ultimes représentants de l’intelligentsia de gauche italienne, même si la séquence avec les pontes de Netflix est bien sentie. Ce qui n’empêche pas qu’on puisse prendre un certain intérêt à réfléchir aux questions existentielles que se pose Moretti : comment vieillir dans un monde où votre vision des choses est aussi différente de la norme que le serait celle d’un extraterrestre ?
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 novembre 2024
Nanni Moretti incarne Giovanni, un réalisateur dépressif, interventionniste, et contrôleur. Il tente de pondre son dernier long-métrage, sur la position du parti communiste italien lors du soulèvement de Budapest en 1956. Mais il va devoir gérer diverses galères, dont son propre couple en train de couler.
Le sujet n'a rien de neuf, il doit bien exister des centaines de films sur les difficultés de tourner un film. Aussi, beaucoup de gags ou d'éléments scénaristiques ont déjà été vus ailleurs. Par ailleurs, l'ensemble est parfois un peu bancal, à la limite du narcissisme (quel part Nanni Moretti a-t-il mis de lui dans ce protagoniste ?).
Mais le réalisateur parvient à garder son film attachant. Tant dans la remise en question de son personnage, que dans la peinture du cinéma moderne, ou que dans les idées intéressantes (et nostalgiques ?) sur le communisme italien. Il y aussi quelques scènes très bien vues, dont une confrontation très amusante avec des producteurs Netflix
Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 mai 2024
Une autofiction fantasque et pleine d’autodérision, dans laquelle Nanni Moretti livre ses habituels états d’âme de réalisateur désabusé, avec en prime des parties musicales savoureuses. 3,25
TUTUR29
TUTUR29

46 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 avril 2024
Waouw quel film je viens de voir. Je ne connais Nanni Moretti que de nom donc je n’ai aucun à priori sur son cinéma, et je me suis pris une petite claque. A travers ce portrait d’un réalisateur un peu triste (que j’imagine autobiographique), Moretti tire à la fois ce qui fait la force et la faiblesse de son film. Force car on retrouve une authenticité et sincérité dans tout le film, qui donne lieu à des scènes très drôles comme celle de Netflix, ou à des scènes magnifiques comme celles avec de la musique. Mais ça an fait la faiblesse aussi car à l’image de son personnage principal, Vers un avenir radieux s’empêtre dans un discours de vieux cinéphile aigri et très nombriliste, et devient un peu mou à suivre. Heureusement, la fin du film apporte une énorme once d’espoir à cela et vient nous montrer que Moretti n’est peut être pas si déprimé que ça, car à travers la fin il réalise tout ce qu’il semble détester dans ce film, à savoir une fin heureuse et un peu niaise. J’ai un peu du mal à juger tant le film semble autobiographique mais je pense qu’il est très intéressant à analyser pour un connaisseur de ce réalisateur, ce qui n’est malheureusement pas mon cas pour l’instant. Une belle découverte, en plus j’adore la photographie !
No Quarter
No Quarter

9 abonnés 539 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 mars 2024
Je n'ai pas compris l'objet du film en dehors de l'envie de Nani Moretti de parler de son métier et d'une mise en abîme bordélique. L'ambiance est joyeuse et on se promène au sein d'un grand foutoir dont l'intérêt de certaines scènes et de certains personnages laissent pensif...
Jezz
Jezz

3 abonnés 1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 22 mars 2024
Un cirque nombriliste qui se regarde lui même. Quelques acrobaties funiculaires de petit genre. A éviter.
Dora M.
Dora M.

78 abonnés 543 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mars 2024
Giovanni (Nanni Moretti) tourne un film. En parallèle, sa femme (Margherita Buy) ne sait pas comment faire pour le quitter. Elle produit un film qui n’est pas du tout du goût de Giovanni et il perturbe le tournage de celui-ci. Enfin, leur fille vient de se mettre en couple avec un homme beaucoup plus âgé.
J’ai eu plus l’impression d’une succession de scènes plutôt que d’un scénario très construit, mais ça ne m’a pas perturbée. J’ai trouvé l’ensemble sympa, amusant. J’ai été plus dérangée par l’exagération de la fantaisie à certains moments du film (à la fin ou lorsque Nanni Moretti développe sa théorie du cinéma pendant le tournage de l’autre film, toute la nuit). En effet, le film est tellement ancré dans le réel que le côté grotesque ne colle pas toujours car il est trop poussé.
nicolaslepretre
nicolaslepretre

10 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 mars 2024
Film agréable, beaucoup de ressemblance avec un Woody Allen. Mais des scènes trop longues, dont la présence n’est pas toujours claire, er surtout la fin qui tombe un peu à l’eau
Nums75
Nums75

6 abonnés 103 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mars 2024
Un joli film, qui aborde les questions de la nostalgie, de l'inspiration, de la vieillesse et du couple avec douceur, et surtout une grande liberté, parfois aux dépends du rythme mais qui permet aussi de belles idées.
Bertrand C.
Bertrand C.

8 abonnés 437 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 19 février 2024
Pas mon style et d’un ennui profond
C’est long et c’est lent, l’image est moche et le scénario ne rattrape rien.
Avis aux amateurs !
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