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jean
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4,5
Publiée le 3 juillet 2023
Du grand Moretti. Courez-y voir ! Truffé d'humour à l'italienne. Avec un fond de Woody Allen, mais en mieux ! Destiné à un public qui a quelque chose entre les oreilles, comme le disait la célèbre pub dans les années 90. Je recommande, vivement. Tellement décapant et tellement vrai !
L'année cinématographique se poursuit avec un nouveau réalisateur qui porte un long métrage sur le cinéma. Après Spielberg et Chazelle notamment. Pour ceux qui connaissent Nanni Moretti ce n'est pas une surprise. Ses films sont souvent inspirés par sa propre vie. Je me rappelle l'avoir découvert et apprécié avec la chambre du fils. Dans son nouveau film, on retrouve des ingrédients propres à son univers. Un humour subtil, une mise en scène teintée de mélancolie et de joie. Le cinéma italien fait du bien !! C'est sûr ce n'est pas du cinéma Netflix, mais spoiler: What the fuck !! Je répète : c'est du cinéma qui fait du bien ! J'aime ce côté intellectuel et cinéphile de ce réalisateur sans compromis. Mélange de nostalgie et de vision moderne tournée vers un avenir qui pourrait être radieux. Le cinéma n'est pas mort, et les trouvailles qui parsèment cette fiction surtout dans la dernière partie, en sont la preuve. Il y aura toujours des réalisateurs pour nous divertir et nous faire réfléchir dans les grandes salles obscures. Dommage qu'on était qu'une petite trentaine ce dimanche soir dans une salle qui peut en accueillir plus de 300. Mais bon grâce à la fête du cinéma, les prochaines séances devraient être plus garnies. Ce film mérite bien ça. Moretti n'est plus dépressif alors ne le soyez pas non plus ! Amis cinéphiles courrez-y ! 16/20
Nanni Moretti se prend peut être pour Fellini et Woody Allen réuni alors qu'il est juste égocentrique et insupportable. Concernant le communisme dans les années 50 en Italie il y a 100 fois plus de vérité et d'humanisme dans Don Camillo. Seuls Mathieu Amalric et Silvio Orlando surnagent dans ce naufrage.
Ce film est d'un ennui mortel ; d'un intellectualisme prétentieux infini, les traits d'humour sont dispensés avec parcimonie et ne parviennent pas à sauver l'ambiance générale d'une grisaille digne d'un documentaire soviétique. A fuir absolument ! Une séance de cinéma doit procurer du plaisir et non être un pensum
Film ironique, Moretti est fidèle à lui même : un homme qui vie mal sa vie et les changements, mais l’histoire pour une fois se termine bien… Les chansons italiennes des années ‘60-‘80 choisies pour la bande sonore sont magnifiques, comme dans tous ses films.
Depuis qu’il faisait des films "sérieux", je me plaisais à dire du bien de Nanni Moretti.
Mauvaise humeur ? J’ai trouvé que Vers un avenir radieux, avait trop de points communs avec Mia madre: parallèle entre la vie quotidienne et la réalisation de son film.
Bon la courte apparition de M.Amalric est agréable et décalée …..comme celle de John Turturro ?
Il est évident qu'étant de culture franco-italienne mon avis ne peut être que biaisé. J'ai découvert Moretti avec celui qui reste mon préféré, Bianca, qui date de 1984 et que j'ai découvert autour de 1990 et qui reste un de mes films préférés de l'histoire du cinéma. Le film de cette année n'est pas son meilleur mais, après quelques films moins inspirés depuis son formidable "La chambre du fils" il fait partie des très bons Moretti. Il joue sur deux des points forts du cinéma italien depuis plus de soixante ans: 1.celui de la comédie amère qui traite de sujets humains et sociaux par le rire pour faire passer un message souvent politique et/ou illustrer l'absurdité de l'existence. 2. la nostalgie dont tant de réalisateurs italiens se sont saisis comme façon de "colorer" leurs films, leur apporter ce brin de mélancolie, y compris lorsqu'il s'agit de faire rire. Dans ce film, Moretti nous montre ce qu'il est : un homme de culture de gauche, qui a voté pour le PCI et vote probablement toujours pour les descendants de ce parti, tout en prenant ses distances. Moretti a une culture de gauche mais pas celle d'un membre de parti. J'ai trouvé une grande intelligence dans la façon dont Moretti nous explique à la fois son attachement à la gauche et à une certaine forme de cinéma et comment ce double attachement se heurte à certaines évolutions de la société avec lesquelles il est en désaccord complet. Mais comme il le fait par la dérision et une certaine forme de légèreté, comme toujours cela passe bien. Moretti nous montre aussi qu'il a appris à aimer la vie, lui qui était pétri dans sa jeunesse de tant de complexes et de difficultés à comprendre les autres, tellement autocentré sur sa personne et à tendance dépressive. Je dirais pour finir que ce n'est pas le meilleur film de l'année (j'ai préféré le film turc Burning Days par exemple), mais c'est un film à voir pour toute personne qui s'intéresse à une forme artistique non calibrée par l'industrie cinématographique. En d'autres termes, Moretti fait des films par nécessité existentielle quand d'autres font des films parce qu'il faut bien gagner sa vie.
Nanni Moretti se fait plaisir avec cette critique au vitriol de son milieu et de lui même. C'est parfois brouillon ou incomplet mais les dialogues sont percutants et drôles.
Nanni Moretti se lâche, et ça fait du bien ! Il continue à parler de sa personne, avec le côté égocentrique qu'on lui connait, mais alors qu'auparavant il se complaisait dans une certaine rigidité, il s'est enfin ouvert sur la fantaisie. On rigole à de nombreuses reprises, les dilalogues font mouche, les parties chantées apportent pas mal de fraicheur. Est-ce que ce serait son film testamentaire du coup ? Peut-être ! Seul petit bémol, le personnage du producteur joué par Mathieu Amalric totalement superflu et n'apportant rien au film ...
Un mélange de tout--politique, relations congugales, cinema, mais surtout l'egocentrisme de M. Moretti. Ma partenaire a actuellement dormi et moi, j'ai regardé ma montre. Quel gaspillage de talent, des ressources et particulièrement de temps des spectateurs.
Le cinéaste personnage principal est insupportable, c'est tellement bien fait que la première moitié du film est aussi insupportable que lui. j'ai failli m'endormir plusieurs fois dans ces scènes de longs monologues. et puis soudain l'histoire prend le pas sur le cinéaste, comme si sa création lui échappait pour lui faire comprendre qu'il doit sortir de ses marottes pour profiter des autres et de la vie. j'ai beaucoup aimé cette 2eme partie.
Un auto portrait un brin ennuyeux Quelques scènes amusantes mais le tout est plutôt long, auto centré avec des couches de cinéma d'histoire de cinéma maladroitement entremêlées On était 10 dans la salle, 5 sont sortis avant la fin J'ai résisté à cette envie et tant mieux la scène finale est réussie (après beaucoup d'indigestes)