1437 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
151 critiques spectateurs
5
15 critiques
4
35 critiques
3
46 critiques
2
30 critiques
1
16 critiques
0
9 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
pst113
41 abonnés
105 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 1 juillet 2023
Un auto portrait un brin ennuyeux Quelques scènes amusantes mais le tout est plutôt long, auto centré avec des couches de cinéma d'histoire de cinéma maladroitement entremêlées On était 10 dans la salle, 5 sont sortis avant la fin J'ai résisté à cette envie et tant mieux la scène finale est réussie (après beaucoup d'indigestes)
Vers un avenir radieux De nano Moretti J ai adoré ce film. Cela faisait longtemps que le cinéma italien ne m avait pas emmené dans ses souvenirs merveilleux de tendresse,de dérision, de joyeuse folie créative d émotion, de questions sans que l on est besoin de réponses. Nano Moretti nous emmène dans ses rêves où des pages de philosophie historique nous dévoile avec sourire les incohérences de la pensée politique à distance. Il veut trouver "l'introuvable", et ne le trouvant pas décide de trouver résolument que la vie est belle. Clin d oeil à Mastroianni, à Tarentino pour nous dire peut être que la vie est un rêve et qu il ne sert a rien de représenter les violentes réalités. Le film qu il tourne dans son film nous emmène "vers un avenir radieux" avec tendresse et dérision. Un très joli souffle d amour. Allez voir ce film et écrivez votre senti.
J’ai découvert Nanni Moretti en 1989 avec Palomba Rossa. Bien sûr, ont suivi, Journal intime, La Chambre du fils, Habemus Papam, Mia Madre, Tre Piani… que du très bon voire de l’excellent. Je ne pouvais évidemment pas rater ces 95 minutes de pure comédie dramatique à l’italienne. Giovanni, cinéaste italien renommé, s’apprête à tourner son nouveau film. Mais entre son couple en crise, son producteur français au bord de la faillite et sa fille qui le délaisse, tout semble jouer contre lui ! Toujours sur la corde raide, Giovanni va devoir repenser sa manière de faire s’il veut mener tout son petit monde vers un avenir radieux. Encore un formidable hommage au 7ème Art ! Incontournable. Plein de chansons, de la danse, quelques éléphants et beaucoup de communistes… Tout simplement jubilatoire ! Quand on sait que le film a reçu une ovation de 12 minutes au dernier festival de Cannes, on comprend mieux. Ce qu’on comprend moins bien, c’est pourquoi ce bijou est reparti bredouille dudit festival. Ce film est une prodigieuse mise en abyme en parlant un cinéaste dont la vie a toujours été rythmée par le cinéma et dont les films ont toujours accompagné sa propre vie. Il nous prouve – parfois par l’absurde – que le cinéma a le pouvoir magique de nous faire redécouvrir la légèreté et l’envie d’être heureux. Malgré tout. Elle est baignée par la musique de Federico Piersanti qui nous rappelle les grandes heures de Fellini, de Cine Citta et de Nino Rota… La marche finale est inoubliable tout comme l’œuvre d’il Signore Moretti. Aussi virevoltant que profond, quel beau moment de cinéma, une infinie croyance en son pouvoir. Nanni Moretti est quasiment de tous les plans et c’est un régal. Parfois ténébreux, d’autres fois exalté, portant le drame comme la comédie avec la même aisance, il s’autoparodie avec gourmandise. Autour de lui gravite un casting somptueux avec Margherita Buy, Silvio Orlando, Barbora Bobulova, Mathieu Amalric, et beaucoup d’autres. Ca foisonne d’idées visuelles, de mise en scène et dialogues… c’est vertigineux d’invention. Politique, mélancolique et drolatique, tout est là pour un bijou qu’il faut voir absolument.
On se demande alors à quel point Moretti a-t-il mis de lui dans son personnage ?! Le récit alterne donc entre le plateau de tournage de son nouveau film un peu trop théâtrale, sur un sujet sérieux au point qu'on constate un cinéaste pointilleux et directif ce qu'il semble être également dans sa vie privée. Crise à laquelle fait écho l'affirmation de son actrice de son propre film n'est pas une histoire politique mais un film d'amour et qu'il ne s'en rend pas compte, ça renvoie aussi à une autre scène touchante avec un autre couple plus jeune qui se quitte. Hors du tournage le cinéaste continue entre son intransigeance offrant pourtant quelques séquences drôles notamment et surtout toute la partie autour de l'ultime scène d'un film qui n'est pas le sien et où il pousse le bouchon à une réflexion quadi unilatérale sur la violence. Nanni Moretti offre plus étonnamment quelques séquences de liberté et de fantaisie amusantes et ou mélancoliques (scènes dansées, musicales) assaisonnées de réflexions plus ou moins sensées (Netflix ou les sabots !). Peut-être un peu monocorde et quelques petites longueurs le film est pourtant foisonnant et amusant, touchant parfois, avec malgré tout un optimisme et une élégance certaine. Site : Selenie.fr
Je me suis beaucoup ennuyée à regarder ce film d'un format pourtant standard (1h36). A force de mettre le cinéma dans le cinéma, de superposer les points de vue et les niveaux d'analyse, le film m'est apparu comme un produit cérébral qui enchaîne des saynètes plus ou moins drôles. Nanni Moretti s'est fabriqué un piédestal à la hauteur du personnage égocentré qu'il interprète, pérorant et donneur de leçons à tout-va. Et cette élocution lente et appliquée : insupportable !
Encore un film difficile à évaluer, un scénario incompréhensible, quel message Moretti veut-il vraiment faire passer ? On rigole néanmoins, on retient quelques scènes cuites et un jeu d'acteurs excellent. On ne peut pas détester ce film mais difficile de l'encenser... du Moretti !dirai-je !!
Film complexe Nanni Moretti se rit des conformistes, des Netflix et des conventions aussi bien sociales que du cinéma La parade finale , un clin d oeil a Fellini, avec tous les personnages qui comptent a ses yeux dont Renzo Piano.., des scènes qui renvoient a Don Camillo et Peppone .annees 50 et la nostalgie qui traverse tout le film avec des chansons culte ...un peu Woody Allen aussi..mais il est a revoir parce que plein de tiroirs renferment des pépites . Déconcertant aussi mais a ne pas rater
Moretti nous parle et rend encore hommage à son métier. Mais ici, il y a quelque chose de Fellinien qui plane... Et si l'amertume, l'amour, l'humour, la nostalgie, la politique l'ironie et la mélancolie sont au programme, dans nos existences qui se débattent, ces questions y sont aussi revues sous le prisme de la joie, de l'atmosphère solaire romaine et de la volonté que l'on veut accorder et appliquer aux choses. C'est tendre et enthousiasmant. Une nouvelle réussite.
j'adore le cinéma italien et Mr Moretti en particulier. cela nous change du cinéma américain et de ses grosses ficelles commerciales. un film qui interroge sur la vie. cela fait du bien.
Un peu comme tous les films semi-autobiographiques, et comme tous les films sur les films. Bavard et amusant comme un Woody Allen, et moins italien qu'un Fellini qui lui fait référence. C'est le genre de films qu'on fait quand on n'a pas d'autres idées en tête et qu'on a besoin de s'exprimer, et que sa carrière est assez établie pour le légitimer. Quant à la substance politique, je l'ai trouvée un peu banale.
Un très beau film sur la fin des mondes. Celui du PCI, celui de la croyance, celui du cinéma en salles, remplacé par les plateformes, comme Netflix dont les représentants répètent ici comme un mantra être "présents dans 190 pays" dans une scène mémorable. "Pubblico di merda" faisait scander à ce même public Michele Apicella, le double de Moretti dans "Sogni d'Oro". Ici, même plus besoin d'un pseudonyme : Nanni Moretti reprend son vrai prénom, Giovanni, tombe le masque comme pour rendre la satire plus cruelle et révèle ses traits fatigués et dépressifs, pour interpréter un réalisateur à l'autoritarisme patriarcal et insupportable, en permanence accablé mais dont on comprend aussi les colères, les prises de positions esthétiques - extrêmes, injustes, arbitraires, mais aussi authentiques, pertinentes, drôles. Contradictoire comme l'époque, Moretti nous offre un pamphlet réjouissant et infiniment intime.
Nanni Moretti nous fait le coup éculé du « film dans le film ». Le premier film raconte l’histoire d’un couple de militants communistes (Ennio et Véra), lui étant le secrétaire du parti dans un quartier ouvrier de Rome. En octobre 1956, cette section fait venir un magnifique cirque hongrois pétillant de vie au moment de l’insurrection du peuple hongrois contre le joug soviétique et sa terrible répression. Ennio hésite sur la position à adopter : solidarité avec les amis hongrois du cirque ou fidélité à l’Union soviétique. Le deuxième film raconte l’histoire d’un réalisateur dépressif (Giovanni/Moretti) tournant le premier film. Pétri de certitudes, il est dépassé de toutes parts : par sa femme qui le quitte, par sa fille qui s’émancipe, par ses acteurs qui ne l’écoutent plus, par le monde qu’il ne comprend pas. Tout part à vau l’eau, le film s’arrête. Bien évidemment aucun des deux films ne suivra son cours prévu, modifiés qu’ils seront par les états d’âme, les hauts et les bas de leur réalisateur maniaco-dépressif. Regardant tout cela, nous oscillons entre deux états : l’exaspération face à un Nanni Moretti, plus pontifiant, égocentrique, narcissique que jamais auquel on a envie de dire « Mais arrête ton cirque, casse-toi Nanni » et l’euphorie, tant certaines scènes sont magnifiques et émouvantes. On passe du froid au chaud. Tous ceux qui aiment l’Italie adoreront les chansons populaires italiennes que Moretti utilise pour rythmer son film et les références, le plus souvent Felliniennes, qu’il glisse affectueusement tout au long de sa narration. Certaines scènes sont d’anthologie, les scènes finales en particulier mais aussi la ballade de Moretti et Amalric en trottinettes la nuit dans Rome, les réunions avec les producteurs de Netflix et bien d’autres encore. Les acteurs du premier film sont éblouissants (Silvio Orlando et Barbora Bobulova), ceux du deuxième film un peu moins mais les scènes finales les réunissent dans un embrasement Fellinien qui donne à la caméra de Moretti toute sa puissance et son empathie. Le film a des défauts mais il a surtout de grandes qualités. Il ne faut pas le manquer.