L'Enlèvement
Note moyenne
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221 critiques spectateurs

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catjac
catjac

2 abonnés 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 novembre 2023
Ce film est un vrai chef d'œuvre. Il est à la fois poignant et magnifique. On ne voit pas le temps passer.
Olivier Barlet
Olivier Barlet

329 abonnés 433 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 février 2024
L'extraordinaire maîtrise de Bellochio fait de ce piège mental un opéra fiévreux et baroque qui mêle allègrement les genres. Un splendide pamphlet contre l’obscurantisme et l'enfermement dogmatique !
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 novembre 2023
L'Enlèvement est l’œuvre d'un très grand metteur en scène, capable du meilleur en scénario, découpage, photographie, direction d'acteurs, etc. Le film est donc d'une exceptionnelle maîtrise du premier au dernier plan. La restitution des villes italiennes du XIXe siècle est très réussie (décor, costume, etc.) et le récit nous apprend beaucoup sur l'Église, l'Italie en pleine unification, les communautés juives en Europe, etc. La grande force du film est de pointer l'arbitraire des rites religieux. Bellocchio montre avec respect les pratiques de cette famille juive (prière du soir, prière du repas, shabbat, etc.). Et il se moque souvent des rituels catholiques (escalier monté sur les genoux, etc.). Mais dans les deux cas, il semble aussi en signifier la vacuité, mettant au premier plan la réalité des êtres, de leurs relations, de leurs sentiments, indépendamment de ce qu'impose la religion. En tout cela, L'enlèvement mérite son succès critique et sa fréquentation en salle. Le seul hic me semble être le caractère trop manichéen du récit. Vincere, le chef-d’œuvre indépassable de Bellocchio, montrait une construction scénaristique et une mise en scène encore plus ambitieuse et réussie. Et surtout, il évitait tout manichéisme. Tous les personnages y sont d'une extrême complexité, sans jamais tomber dans la simplification. Avec l'Enlèvement, c'est l'inverse. La situation de départ, qui se prolonge pendant 1h30 environ, est très simple et terriblement manichéenne. La méchante Église enlève le gentil enfant d'une gentille famille. Ce n'est que plus tard que la complexité arrive, spoiler: dès lors que cet enfant, devenu un adorateur du pape, est tiraillé par des contradictions internes, brutalisant son idole en des coups de folie stupéfiants, avec pour aboutissement la superbe fin, qui, elle, est vraiment à des années lumière de tout manichéisme.
Napoléon
Napoléon

181 abonnés 1 628 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 décembre 2023
Malgré une certaine réussite visuelle et des enjeux clairs, le film ne décolle jamais. Tout au long on assiste à la bataille entre la famille et l'Église sans rien proposer de particulier à travers cela. Du grand basique du début à la fin.
Marie Breton
Marie Breton

83 abonnés 266 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 mai 2024
Même si ce n’est pas le sujet principal du film, je reste bien embarrassée de constater que cette famille a choisi de conserver une religion plutôt qu’un fils.
Et ce qui m’a le plus gênée, c’est que le réalisateur tourne les séquences qui concernent ce choix en le faisant apparaître comme une force.
« Je ne me m’abaisserai pas au niveau de mon ennemi », sauf que l’ennemi, c’est bien de placer les lois religieuses au dessus de tout.

Les voies des humains sont, elles aussi, impénétrables.
Pierre Phdb
Pierre Phdb

24 abonnés 297 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 novembre 2023
Un film en forme de fresque.

Le coté fresque historique au travers des décors et des mouvements de foules est très réussi. Mais comme souvent plusieurs thèmes qui se mélangent. D'une part l'enlèvement d'un jeune enfant né et élevé dans le judaïsme pour être "confié" a des institutions catholiques pour cause de baptême secret.

L'ennui est que le film ne développe pas vraiment cette "conversion" son cheminement, la relation liée entre le pape et le jeune garçon. Pas traité car en parallèle est évoqué aussi l'indépenda it
RENEE D.
RENEE D.

23 abonnés 119 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 novembre 2023
J'ai aimé ce film qui recrée un 19ème siècle Italien avant le début de l'unification. Ma seule critique est l'impression d'avoir vu une religion catholique un peu ridiculisée (et pourquoi pas ?) versus une religion juive qui n'a pas le même traitement. Autre problème : la vérité historique semble différente de ce que le film nous montre. Il y a sur internet une photo montrant la maman entre un des frères à la gauche, en tenue militaire et à sa droite, le "kidnappé" en tenue de prêtre catholique : ce qui veut dire que la famille avait accepté le sort de ce fils et qu'elle le voyait parfois ou plus. Ce document questionne aussi la scène de la mort de la mère où l'on voit le prêtre, essayant de convertir la mourante au catholicisme.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 novembre 2024
Ce long-métrage du réalisateur italien Marco Bellocchio, sorti en 2023, s’empare d’un fait divers historique pour aborder en toile de fond le pontificat de Pie IX, dont le règne de plus de trente ans a connu de nombreux soubresauts. En 1858, à Bologne, un petit garçon juif est placé de force dans un couvent pour être élevé dans la religion catholique. S’engage alors pour ses parents un combat perdu d’avance. La difficulté dans ce genre de récit est de rendre aussi passionnante la grande Histoire que le drame intime. Et là, il faut avouer que l’on a du mal à ressentir l’injustice et encore moins à comprendre les enjeux de ce convertissement religieux. On soulignera tout de même la parfaite reconstitution de l’époque, assortie d’une belle photographie. Bref, un film très ambitieux sur le fanatisme de la papauté qui reste néanmoins enfermé dans un classicisme froid.
Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 421 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 mars 2024
Magnificence du clair-obscur et BO symphonique magistrale soulignant la dramaturgie (performance de l'Orchestre National Tchèque). Mais il y a de nombreux bémols : peu d'émotion se dégage (si ce n'est le combat de la mère), le spectateur n'ayant aucune indication sur les tourments d'Edgardo (il pleure et doute quelquefois mais se soumet bien volontiers et plus que ça).
Le contexte de l'Italie face à cette Eglise autoritaire et inquisitrice est caricaturé par ce personnage papal, peu humaniste, qui justifie à lui seul la défiance du peuple italien : quelle humiliation pour ces juifs romains! Et puis la comedia italienne fait des apparitions incongrues : participation du pape à la partie de cache-cache, procès à l'emporte-pièce, bousculade du pape lors d'une procession, spoiler: résurrection rêvée, autoritarisme humiliant exagéré (ordre pour pénitence de lécher le sol), foule menaçant de jeter le cercueil du pape dans le Tibre
,...
Et puis cet épilogue bâclé nous laissant abasourdi devant un tel comportement!
CINÉ FEEL
CINÉ FEEL

82 abonnés 285 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 novembre 2023
Un film puissant et superbe, dans lequel le grand maître Bellochio explore ses thèmes de prédilection : la trahison/le renegat (Le traître); le rapt (la série Esterno notte, le film Buongiorno notte, tous deux sur l’enlèvement d’Aldo Moro), les grandes figures historiques toxiques ( Vincere).
Il s’intéresse cette fois à l’enlèvement d’un jeune enfant juif au 19 ieme siècle , lors du pontificat de Pie IX, pour le sauver de l’enfer et en faire un catholique.
Au delà de l’écho de ce thème dans une actualité marquée par les conséquences humaines et sociales de l’intégrisme religieux, ce film marque surtout par la puissance et la beauté de sa mise en scène. Tout l’apparat ici décrit ( paysages, tableaux, églises, riches intérieurs, mais aussi une musique imposante et très belle) peut paraître pesant, mais il concourt en fait a décrire l’extrême injustice faite à cette famille, à cet enfant. Plusieurs scènes marquantes : le départ vers Rome du jeune enfant captif, en une vision totalement fantasmagorique qui évoque la traversée du styx, la rivière qui paradoxalement mène aux enfers, les scènes de retrouvailles avec les parents, l’une glacée, l’autre pleine de tempêtes, l’accueil méprisant faite par le pape au messager venu défendre la cause de la famille du jeune enfant.
Tout est glaçant sous les dorures, et tout sentiment est anéanti par le poids des dogmes.
C’est à la fois terrible et splendide, étouffant et gracieux, doux et violent. Mais surtout d’une absolue maîtrise de la mise en scène. Et de ce talent si précieux que possède Bellochio pour marier l’intimité, la confidence, avec le grandiose et l’excès.
L’énigme principale du film et ce qui fait aussi toute sa richesse , c’est l’attitude du jeune enfant qui finalement semble accepter de se fondre dans cette nouvelle vie, d’accepter cette nouvelle religion, cette nouvelle famille. Une possible hypothèse pourrait elle être ce conformisme italien , déjà exploré par Bertolucci, qui pousse son
Personnage à se ranger toujours du côté du plus nombreux , du plus puissant , pour se protéger, s’intégrer, s’oublier ? …mais Bellochio prend soin de n’apporter aucune réponse à cette interrogation.
Chacun restera libre d’être horrifié ou bouleversé par la scène finale. Bref, un film précieux à voir et revoir
Le retour bredouille de cannes de ce chef d’œuvre est totalement incompréhensible.
Golem passif
Golem passif

38 abonnés 196 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 novembre 2023
C'est beau mais c'est tout.

Visuellement c'est incroyable, le film est magnifique. Malheureusement, je suis beaucoup moins convaincu par l'écriture en général et le déroulé. L'orientation du film qui est clairement hostile à l'Eglise ne me dérange pas en soit mais selon moi, ce parti pris handicape totalement le cœur du film qui est la bascule du personnage d'Edgardo. En tant que spectateur, je ne comprends jamais comment Edgardo est séduit ou convaincu par celle-ci. Cet aspect est complètement négligé alors que ce devrait être le cœur du film.
Sophie
Sophie

11 abonnés 59 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 novembre 2023
L'histoire est fort intéressante et les images très belles, mais plusieurs défauts m'ont gênée. D'abord l'image est justement trop belle pour faire vraie (images de synthèse, costumes trop neufs...). Ensuite il y a pas mal de longueurs, notamment lors des cérémonies religieuses. Certes cela nous permet de bien éprouver l'arbitraire voire le ridicule de ces rituels, mais c'est bien inutile et pesant quand on en est déjà convaincu. Par ailleurs l'attitude d'Edgardo est parfois totalement incohérente (notamment à l'égard du pape). Enfin et surtout j'ai peu apprécié une forme d'hystérisation, d'exagération dans la manière de jouer (pour certains personnages : le pape et la mère notamment) et dans la manière de mettre en scène, jusqu'à l'utilisation d'une musique écrasante et pénible dans les temps forts.
foularbleu
foularbleu

12 abonnés 54 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 novembre 2023
Toujours d actualité, malheureusement, l endoctrinnement, les dogmes...la guerre des religions ! Jusqu'à la cruauté, l impensable l enlèvement d un enfant ! Un film d une cruauté presque "tranquille". Qui lui donne toute sa force. Les décors d une Italie au XIX sont superbes, entre églises, Vatican, ruelles.. et point d orgue une musique époustouflante qui nous colle au siège jusqu à la fin du générique.
HMD.
HMD.

1 abonné 14 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 décembre 2023
C'est dommage, la bande annonce laissait entrevoir une différence de mentalité bien abordée qui aurait pu nous apprendre beaucoup sur le passé comme sur nous-mêmes. Alors que cet aspect là commençait à être traité, notamment en la personne du dominicain, le film ne résiste pas à la tentation facile de basculer dans un anticléricalisme tout droit sorti de notre époque dû à la psychologie nouvellement acquise de l'enfance. Il en va de même pour la musique, la jeune bonne qui couche à droite à gauche alors qu'il s'agissait justement d'une très jeune catholique voulant trop bien faire, les effets carricaturales de punitions, la duplicité du jeune Mortara lors d'un moment de foule : comme dans Vincere, Marco Bellocchio n'est pas capable de faire dans la finesses, c'est regrettable parce qu'un tel sujet en aurait eut bien besoin.
François Huzar
François Huzar

10 abonnés 83 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 novembre 2023
D’une beauté sidérante et d’une puissance incontestable, l’enlèvement revient sur l’une des pages les plus sombres de l’histoire de l’Eglise. (...)
Dans la première partie du film, le cinéaste restitue avec un grand souci du détail la mécanique du rapt d’Edgardo. Puis, à travers le récit de son endoctrinement, il ouvre sur des perspectives plus vastes : l’histoire de l’absolutisme papal – ce qu’on a appelé l’ultramontanisme –, de l’antisémitisme qui a pu exister dans l’Eglise catholique et enfin du combat pour l’unité de l’Italie.
Bellocchio orchestre donc une fresque historique ample non sans doter sa mise en scène d’une beauté absolue. De nombreux plans sont composés comme des tableaux, véritable régal pour les yeux. Pourtant, il n’est point question d’académisme. On trouve, comme toujours chez le cinéaste, des séquences folles mi-cauchemardesques mi-bouffonnes. (...)

La critique complète du Huzar sur le toit : https://lehuzarsurletoit.substack.com/p/lenlevement-le-nouveau-chef-duvre
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