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Jmartine
203 abonnés
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4,0
Publiée le 29 novembre 2023
Le hasard de la sortie de « l’Enlèvement » entre en résonnance avec une actualité que Marco Bellochio ne pouvait envisager. A bientôt 84 ans, le réalisateur italien n’a rien perdu de son mordant, bien au contraire, ses deux derniers longs métrages de fiction, « Le traître » et « L’enlèvement » se placent très haut dans la hiérarchie de sa filmographie. Alors que « Le traître » s’intéressait à l’histoire véridique de Tommaso Buscetta, un repenti de la Mafia, c’est à une autre histoire véridique que le réalisateur a consacré « L’enlèvement ». En 1858, la ville de Bologne fait encore partie des Etats pontificaux et, à ce titre, l’inquisition y avait encore droit de cité. Le 23 juin 1858, la police pontificale, sur ordre de l’inquisiteur Pier Gaetano Feletti, a investi la demeure où habitent la famille Mortara et leurs 8 enfants. Les policiers exigent que leur soit remis Edgardo, un de ces enfants, alors âgé de 6 ans et quelques mois. Pourquoi cet enfant plutôt qu’un autre ? Très simplement parce que la famille Mortara était une famille juive et parce que les autorités catholiques avaient appris qu’Edgardo avait été ondoyé en secret par une domestique de la famille Mortara alors que, bébé, il était très malade et que cette servante, en bonne chrétienne, craignait que, s’il venait à mourir, l’enfant aille rejoindre les limbes. Considéré comme baptisé à la suite de cet ondoiement, Edgardo ne pouvait plus, du point de vue de l’église catholique, être élevé dans sa famille juive sauf à devenir apostat et donc excommunié. Il est donc emmené à Rome, loin des siens…. Dans ce véritable combat avec la papauté, le couple Mortara va trouver des soutiens un peu partout dans le monde et l’affaire abondamment traitée dans la presse, agite l’Italie, l’opinion publique libérale mais aussi la France, les Etats Unis jusqu’à la chute des Etats Pontificaux en 1870…et si Camillo Cavour, Napoléon III et la communauté juive américaine s’en mêlent, le pape Pie IX ( Paolo Pierobon, exceptionnel que l’on prend plaisir à détester dans ce rôle, tout comme on ne peut s’empêcher de détester l’inquisiteur Pier Gaetano Feletti, interprété par Fabrizio Gifuni ) ne veut rien entendre de son vivant. Marco Bellochio a réalisé un film d’une rare puissance, qui aurait mérité une nouvelle récompense au dernier Festival de Cannes où il a été présenté. Le rapt de l’enfant, filmé comme dans un thriller, dans des teintes sombres, ( la photo et la lumière de Francesco Di Giacomo sont absolument magnifiques), l’interprétation des acteurs principaux, la façon de traiter en parallèle la tragédie familiale que vivent les Mortara, les tourments du jeune Edgardo, l’agonie du pouvoir temporel de l’Eglise, tout cela concourt à faire de « L’enlèvement » un film inoubliable…un sacré film, récit d’un lavage de cerveau qui tourne au syndrome de Stockholm…où le jeune Edgardo aura jusqu’au bout espéré convertir les siens !!
Évidemment, c'est une belle réalisation. Évidemment, c'est du grand spectacle réussi. Mais que reste-t-il de tous ces effets de manche ? L'aspect historique du papisme en Italie est survolé. La cohabitation des religions n'est pas vraiment abordée. Le ressenti de ce petit bonhomme balloté entre juifs et catholiques est passé sous silence. La manipulation et l'emprise ne sont pas interrogées. Ne reste que de l'emphase, renforcée par une musique grandiloquente.
Histoire vraie d'un enfant juif enlevé par la papauté au XIXiéme siécle, et qui va devenir malgré lui un enjeu politique fort du régne du Pape Pie IX. Si le sujet est passionnant, la réalisation l'est nettement moins. C'est grandiloquent, lourd et ennuyeux. Film fauché qui finit par se faire écraser par son sujet.
Quelle fresque ! Quelle histoire ! Quelle mise en scène ! Quels comédiens ! Quels décors ! Quels costumes ! Quelle musique ! Bref, quel film ! Oui, quel film nous offre Marco Bellochio !!! C'est d'une beauté, d'une originalité, d'une maîtrise dans la cruauté.... À couper le souffle. Un grand, très grand film ! Allez, j'ose le terme, un chef d'œuvre.
Un film absolument grotesque, où l'emphase des acteurs, la lourdeur assourdissante de la bande originale, et le rythme totalement aléatoire se mettent en travers de toute chance de trouver l'intrigue soit émouvante, soit au moins intéressante sur le plan historique.
Un film opéra, baroque parfois trop, une scène de théâtre qui fait de ce film, une histoire en plusieurs actes. La question de la famille, du lien, de l'outrance religieuse radicale et obscurantiste est évidente. Obéir par fanatisme, trahir ou pas ses origines.. le sujet posé est d'actualité !
Pas d enthousiasme.certes c est bien filmé et bien reconstitué mais l histoire est faible et le scénario pauvre.il est consacré trop de temps à l enfance du garçonnet,héros de ce film et pas assez à sa vie d adulte.récit d’un enlèvement au pays des intégristes.
Excellent film ! 2h15 qu'on ne sent pas passer, tellement l'histoire est bien emmenée et le rythme bien dynamique. Sans parler que ça vaut la peine de découvrir cette histoire vraie qui fait froid dans le dos. L'enfant qui joue le rôle principal est excellent, touchant et crédible dans son rôle.
Visuellement c'est incroyable, le film est magnifique. Malheureusement, je suis beaucoup moins convaincu par l'écriture en général et le déroulé. L'orientation du film qui est clairement hostile à l'Eglise ne me dérange pas en soit mais selon moi, ce parti pris handicape totalement le cœur du film qui est la bascule du personnage d'Edgardo. En tant que spectateur, je ne comprends jamais comment Edgardo est séduit ou convaincu par celle-ci. Cet aspect est complètement négligé alors que ce devrait être le cœur du film.
Bon film bien que sur qualifié par la critique. L'enfant est merveilleux de vérité ainsi que ses parents. Pour le reste je trouve le tout très caricatural et sans nuance, la musique trop présente ou collant trop aux images. Trop long