Que dire face à ça ? A part que nous en sommes en présence d'un énième pensum qui va bien dans le sens où le vent souffle, sans intelligence et sans nuances. Arrivera le moment où il faudra bien comprendre que les discours victimaires ne mènent à rien, à part à desservir la cause que l'on défend, ou que l'on prétend défendre. Par le passé, de grandes femmes telles Marie-Sophie Germain, Camille Claudel, Adrienne Bolland ou Marie Curie, pour ne citer qu'elles, ont réussi à se faire une place, parce qu'elles avaient du talent et du caractère. Sortir les violons et accuser les hommes de tous les maux est absolument contre-productif et n'a pour conséquence que de promouvoir et de glorifier la médiocrité. Le problème est que "Mon crime" répond pile poil aux critères de cette idéologie. Et d'un, les hommes sont tous de potentiels prédateurs et de deux, si les femmes n'arrivent à rien, c'est à cause d'eux. C'est ce que l'on veut nous dire. Je trouve l'argumentaire très très léger et même sacrément inquiétant. Autre problème ici, tout a été pensé pour être un film de femmes, or, ces dernières dévissent complètement dans leur jeu. Nadia Tereszkiewicz et Rebecca Marder sont charmantes, mais elles ne savent pas jouer. Quant à Isabelle Huppert, il faut avoir les nerfs sacrément solides pour encaisser son surjeu exaspérant. Ces messieurs, sans être particulièrement brillants (bien que Luchini soit assez en verve) s'en sortent mieux. Nous sommes loin, si loin de ces films d'autrefois comme "Casque d'or", "Madame De...", "La mariée était en noir", "Belle de jour", "Marie-Octobre" et pourquoi pas "8 femmes" du même Ozon qui, chacun à leur manière, savaient dresser de vrais portraits de femmes et les mettre en valeur.