C'est Dopesick. Si la (bonne) série Disney vous a plu, et terrorisé sur le peu de cas qu'ont à faire les magnats du capitalisme pharmaceutique de votre santé, alors Marchands de douleur de David Yates (oui... David Yates, la baguette magique ici, c'est le cacheton) s'offre à vous assez simplement. Plutôt divertissant, donnant à voir le même scandale sanitaire que celui de l’ocytocine (Dopesick) avec juste une autre molécule (toujours aussi nocive et addictive, et donnée par les toubibs la bouche en cœur), avec un casting cinq étoiles agréable sans éclats (Emily Blunt et Chris Evans assurent le service, même si on les a connu nettement plus en forme que dans ces rôles de marchande de mort par nécessité financière, et cette fripouille appâtée par l'argent), des personnages manichéens faciles à suivre, et un rythme plutôt soutenu (on ne s'ennuie pas). Marchands de douleur n'a pas de grande camelote à vendre, si ce n'est un film très simple, prévisible, déjà vu, mais le fait avec la sincérité de vouloir être plaisant au visionnage. Netflix tire clairement dans les pattes de Disney, et on ne sait déjà pas où on va retrouver David Yates la prochaine fois (on s'est déjà surpris à le voir crédité en tant que réalisateur), mais on a bon espoir que Netflix et Yates, tous les deux, nous sortent prochainement un petit bijou respectif, ils en sont capables. De notre côté, on a largement préféré Dopesick, mais la mouture filmique de Yates n'a pas à rougir, et on aime à se rappeler que les gens qui jouent avec la santé des autres peuvent
finir en prison...
Ah, une happy-end qui fait vraiment du bien, sans médocs.