Un très joli film pudique, tout en finesse, porté par un duo d'acteurs impressionnant. Deux être qui n'auraient jamais dû se rencontrer vont vivre une histoire forte malgré l'entourage hostile qui cache de lourds secrets de famille. Les silences comme les regards, la maladresse dans leur approche, tout bouleverse chez ces deux personnages cabossés. Coup de coeur.
A la fois touchant de naturalisme, à la fois singulier dans le traitement de ces personnages, le dernier long métrage de Michel Franco raconte de difficiles moments de vie où la mémoire tient une place centrale. Malgré tout celà, le film peine à trouver un rythme et une dimension accrocheuse pour adhérer à son univers. Mention spéciale aux deux acteurs principaux habités par leur rôle.
Au-delà des commentaires quasi unanimement positifs, les sujets traités associés à un bon casting semblaient très prometteurs. Quelle déception! A l'arrivée, un film insipide et brouillon, inintéressant. La chanson de Procol Harum est la seule chose de valable dans ce film d'un ennui mortel. A fuir!
Le titre est habile, qui évoque à la fois l'absence de mémoire (SARSGAARD) et le traumatisme mémoriel (CHASTAIN). Beaucoup de pudeur dans la naissance de cet amour inattendu mais si attachant. Et cet entourage (frère, mère, soeur) si malfaisant dans cette volonté de protection malgré eux! La réalisation abuse de séquences trop sombres et la photographie n'est pas belle. Et on découvre tardivement la nature du traumatisme de CHASTAIN, qui s'avèrera une sacrée révélation la mémoire du passé peut être traumatique). Il adore le tube de Procol Harum qu'il écoute en boucle (et nous aussi)... Un beau mélo!
Film ennuyeux, quelque chose d'inabouti. On peut, peut-être se laisser émouvoir par la démence ou l'histoire familiale des uns et des autres, mais les sujets sont appréhendés de façon superficielles et très "clichés". Une tentative ratée.
Au début un florilège de profils de visages dans une réunion d' anciens alcooliques anonymes..........
Michel Franco signe une magistrale réflexion sur les mystères et les aléas de la mémoire humaine.
Jessica Chastain, qui incarne Sylvia, est dense et intense. Quant à Saul qui est un homme sans mémoire immédiate il est incarné par Peter Sarsgaard qui a obtenu le prix Volpi au dernier festival de Venise.
Notons quelques éléments particulièrement importants :
- " Wither Shade of Pale ", parue en 1967, du groupe musical Procol Harum, revient souvent dans le film et cela donne corps à des souvenirs et des nostalgies mais aussi à des élans positifs.
- des plans séquences très pertinents notamment lors d' une confrontation familiale liée à une horreur subie par Sylvia lorsqu' elle était enfant.
Nous pouvons alors penser aux romans et témoignages de Christine Angot, Neige Sinno, etc..........
-plusieurs scènes sublimes entre Sylvia et Saul.Celui-ci " reçoit" une emprise mentale de son neveu pour la "bonne " cause évidemment.
-une analyse fine et distanciée quant aux peurs et actes de ces deux protagonistes principaux qui ont subi des douleurs mentales différentes mais iniques sans que le film verse dans un montage en forme de " prêt à voir"abscons ou convenu.
- un montage qui nous place comme observateur lucide face à ces histoires par trop fréquentes.
Michel Franco prend le parti de ne pas produire une musique illustrative mais uniquement des chansons incluses dans le déroulement du scénario qui détaille très honorablement la complexité des rôles principaux et secondaires.
Au sortir de ce film , qui traite de questions essentielles, nous avons envie d ' agir positivement autour de nous pour mieux respecter la vie et la liberté de choisir évidemment. Et vous ?
C'est quoi déjà l'histoire ? Ah oui, c'est une fille... Non, pardon un gars qui... Pas de synopsis inutile, c'est un énième film traitant de la perte de la mémoire. L'originalité de celui-ci est qu'un homme victime d'un Alzheimer précoce noue une relation amoureuse avec une femme qui, elle, aimerait oublier une partie de sa vie passée. Si le climax du film (la scène de la révélation) est affreusement mal jouée, on appréciera tout de même de quelle magnifique façon Michel Francis a su filmer l'idylle. Un film touchant.
Le titre est judicieusement choisi et illustre bien le film. La rencontre de deux personnes handicapées par leur mémoire. L’un ne parvient pas à se souvenir quand l’autre ne parvient pas à oublier. Une très belle histoire d’amour atypique et déroutante.
j'ai été voir ce film principalement parce que Jessica Chastain jouait dedans. j'avais acheté a ce moment là un abonnement dans mon cinéma de quartier. Depuis j'ai été voir 2 autres films et je me demandais jusqu'à aujourd'hui quel était le premier film que j'avais vu en prenant cet abonnement : impossible de m'en souvenir. je viens de retrouver le ticket aujourd'hui en faisant le tri des papiers à jeter. Même avec le titre il m'a fallu encore qqs minutes pour me remémorer de quel film il s'agissait, puis quelque scènes sont revenues : celles de Jessica dans son appartement avec sa fille, l'homme perdu dans la ville et les 2 protagonistes dans le parc ... soit memory n'était pas mémorable, soit le sujet me concerne plus que je pensais
début un peu lent, j'étais plutôt mitigée. Puis le film se lance et on est bercé par la délicatesse du scénario. Jessica Chastain est parfaite dans ce rôle de femme brisée mais forte, accompagné de Peter Sarsgaard duo très touchant. Chacune de leurs scène, de leurs dialogue est très juste. Belle découverte.