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philhag
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4,0
Publiée le 24 février 2025
En cette période où le pape Francois, approche de la fin de sa vie, où il a fait des nominations surprenantes dans des pays où il n’y a que quelques centaines de chrétiens C’est sincèrement un film à voir non seulement par la mise en scène qui est excellente, mais pour quelques scènes, qui sont d’un graphisme, absolument magnifique Et pour la scène finale qui est étonnante et peut plaire ou ne pas plaire. En tout état de cause, à voir !
C'est indéniable, Conclave est un thriller politique qui te tient en haleine tout au long des 2 heures de film avec un scénario qui regorge de rebondissements. Encore une fois, Edward Berger (À l'Ouest rien de Nouveau) emmène son spectateur dans quelque chose qu'il ne connaît pas, c'est immersif, c'est intéressant. La photographie est hallucinante de beauté, une bande-son puissante et le casting est époustouflant. Maintenant, je suis partagé sur la conclusion, j'ai peut être trouvé le scénario moins crédible sur la fin et même un peu exagérée. En tout cas ce qui est sûr, c'est que Conclave mérite toutes ses récompenses et ses nombreuses nominations aux Oscars.
Thriller politique au Vatican, peut être que le seul intérêt est d entrer au Vatican et d en comprendre plus ou moins le fonctionnement d un conclave, pour le reste le scénario assez simpliste se noit dans des intrigues improbables pour finir dans un grand n importe quoi. Est ce Une charge contre l église ? Quand je lis certains commentaires prenant ce film pour une référence fidèle à l église, j en suis réellement consterné. Enfin bon pas vraiment convaincu par l’exercice pour ma part. Pour finir un film vraiment trop lent.
Montre un sujet intéressant et méconnue. Un personnage principal bien écrit et bien joué, tout comme les autres. Une fin qui fait suite à trop de retournement de situation à mon goût.
Autant l'avouer tout de suite, je m'attendais à mieux. Si l'aspect thriller dans un milieu rarement exploité est une très bonne idée, la mise en place reste assez molle et ne présente finalement qu'un intérêt limité. La colorimétrie rouge/blanc/noir fonctionne à merveille et apporte une vraie identité visuelle. Mais en définitive, je n'en retiendrait pas grand chose.
Edward Berger livre avec Conclave un thriller politique aux ambitions affichées, porté par un casting prestigieux et une direction artistique soignée. Dès les premières minutes, le spectateur est plongé dans l’atmosphère feutrée et solennelle du Vatican, où se joue une bataille d’influences dissimulée sous des apparences de ferveur religieuse. La mise en scène joue intelligemment avec les espaces confinés et la photographie appuie habilement la tension qui règne dans cette lutte de pouvoir entre cardinaux.
Si la reconstitution du conclave est convaincante, le film souffre néanmoins d’un certain déséquilibre. La narration, malgré un postulat captivant, s’étire parfois inutilement et s’égare dans des sous-intrigues qui peinent à maintenir une tension constante. Les dialogues, bien que globalement bien écrits, tombent parfois dans une solennité un peu excessive, donnant au film un rythme irrégulier. L’intrigue avance par à-coups, alternant entre des moments de grande intensité et d’autres où le scénario semble hésiter sur la direction à prendre.
Le film bénéficie néanmoins d’un atout de taille : Ralph Fiennes. Dans la peau du cardinal Lawrence, il livre une performance nuancée, jouant sur un registre allant de l’autorité froide à une introspection plus tourmentée. Face à lui, Stanley Tucci et John Lithgow assurent une présence solide, bien que leurs rôles manquent parfois de profondeur. Sergio Castellitto incarne un Tedesco imposant mais trop schématique dans son positionnement, rendant son personnage prévisible. Isabella Rossellini, dans un rôle plus secondaire, insuffle une humanité bienvenue dans ce cadre austère.
Malgré un départ prometteur, le dernier acte du film peine à pleinement convaincre. L’accumulation des révélations finit par affaiblir l’impact de l’intrigue principale, donnant un sentiment de résolution précipitée. Certains retournements de situation, bien que surprenants, semblent plus guidés par un désir d’étonner que par une logique narrative implacable. Ce manque de rigueur dans l’écriture empêche le film d’atteindre une véritable puissance dramatique.
Conclave est donc un film indéniablement bien réalisé, porté par des performances solides et une direction artistique soignée. Il propose une immersion intrigante dans les coulisses du pouvoir religieux, mais souffre d’un scénario inégal qui dilue son impact. S’il réussit à captiver par moments, il ne parvient pas toujours à maintenir la tension et l’efficacité dramatique qui auraient pu en faire un grand thriller politique. Une œuvre intéressante, mais imparfaite.
Si le rythme de la mise en scène fait penser aux bons vieux films ricains des années 70, cela dégouline de bons sentiments et jusqu'au rebondissement final absurde qui dégrade l'ensemble, cela reste regardable malgré tout. Sur Netflix.
En 2024, le réalisateur allemand Edward Berger propose un thriller psychologique d’une grande maîtrise. En effet, même s’il s’agit d’une œuvre fictive, rendre l’élection d’un pape aussi captivante relève de l’exploit. Grace à une mise en scène soyeuse et soucieuse du moindre détail, l’histoire nous plonge au cœur du conclave à Rome, où les cardinaux sont réunis pour désigner leur plus haut représentant. Les conflits au sein de cette assemblée, partagée entre lignes progressiste et conservatrice de l’Eglise, demeurent caricaturaux mais étoffent utilement l’intrigue. De même, les ambitions personnelles s’accompagnent de coups bas dignes d’une joute politique de haut niveau. Cela crée une tension permanente avec un suspense croissant. Bref, à partir d’un sujet austère, ce film réussit le pari d’entretenir l’attention jusqu’au dénouement plutôt inattendu.
A travers le prisme de l’objectif d’Edward Berger, les mystères qui entourent un conclave prennent ici les allures d’un vrai thriller théâtral. La mise en scène, les décors et les costumes sont vraiment soignés et le casting, de Ralph Fiennes à Stanley Tucci en passant par John Lithgow, Sergio Castellito et Isabella Rossellini, prend activement part à ces joutes papales. Ce huis clos n’est pas franchement tourné vers le suspens mais les mécanismes du pouvoir et des manigances sont partie prenante de cet épisode épiscopal qui se conclut sur un twist que l’on ne voit pas venir. Chacun jugera si cela à une réelle plus-value sur le film ou pas.
Tout est merveilleusement et intelligemment réussi dans ce film, tant la forme que le fond !
C’est un film esthétiquement très beau avec un jeu permanent sur les contrastes, une exploitation réfléchie du Vatican et de Rome, une utilisation maligne de décors minimalistes … Les plans sont superbes, d’une très grande efficacité. Rien que pour le visuel, ce film est à voir. Toujours dans la forme, les dialogues sont d’une très grande pertinence et s’inscrivent parfaitement dans le contexte religieux du film. Le casting est brillant. La seule chose que l’on pourrait reprocher à la réalisation (et encore) est qu’elle reste américaine dans le scénario : un ou deux éléments peuvent paraître légèrement tirés par les cheveux ou intégrés pour amener du « show ». Ça reste tout de même loin d’être fondamentalement dérangeant, ça apporte même du rythme dans ce film où le sujet reste très sérieux.
Sur le fond : le parti pris politique et les questionnement qui sont amenés sont particulièrement intéressants et honorables. Spiritualité et politique se croisent à merveille et reflètent avec beaucoup de justesse les enjeux du conclave.
Ce qu’il faut retenir finalement, c’est le message d’espoir qui est transmis. Peu importe nos sensibilités, ce film ne peut pas laisser indemne.
Les films sur le Vatican sont toujours immersifs et charmants. Il y a quelque chose de délicieusement proche d'un idéal à ce monde de vieux érudits qui fondent leur vie sur la remise en question et sur l'application de valeurs spirituelles à un monde constamment en crise. Ils y sont extérieurs mais agissent dessus quand même, et ça fait du bien. Je savais donc que j'allais aimer Conclave, avec son beau casting et tout ça… mais j'en attendais aussi davantage.
Bien sûr, j'ai été convaincu·e par les dilemmes moraux et les conversations à travers lesquelles les cardinaux explorent leurs âmes (ou croient le faire), mais ce n'est pas surprenant. Ce qu'il m'aurait vraiment fallu pour que le film tienne ses promesses, c'est des tensions qui mènent quelque part, et des enjeux qui signifient quelque chose. Ça manque de crescendo, et au final on a l'impression d'assister à beaucoup de blabla pour rien. Le cardinal qui sort de nulle part et dont tout le monde ignorait l'existence manque de contexte pour justifier les votes qu'il accumule à chaque nouveau tour. Son élection-surprise a du sens dans le cadre des dissensions qui rongent les candidats favoris, mais souffre du peu de temps que le personnage a effectivement à l'écran. Quand à la révélation du mystère qui l'entoure, elle m'a simplement donné envie de dire "ok, et donc ?". Peu de choses marquantes donc, à part quelques clashs et citations. Et puis l'atmosphère.
La foi est-elle permanente ? Un cardinal a-t-il le droit de douter ? Et de le dire ? Le clergé doit-il demeurer sur des positions figées ou peut-il s'adapter à l'évolution du monde et dans ce cas comment ? Sur quels thèmes et jusqu'où peut-il prendre position ? À l'occasion d'un conclave, deux courants s'opposent dans l'assemblée de cardinaux et on assiste à un jeu de pouvoir et de politique dans le but de gagner l'élection. Rien n'est joué avant la fin, les favoris tombant en disgrâce les uns après les autres au fur et à mesure des machinations et des révélations. La surprise finale concernant la singularité du nouveau pape est totale et rend le film encore plus intéressant.
Mais au-delà du propos, la mise en scène et la photographie sont remarquables, certaines scènes étant filmées comme dans un western, je pense à l'entrée et l'avancée de Ralph Fiennes au milieu des autres cardinaux. Un vrai moment de cinéma !