Sur un sujet a priori pas vraiment passionnant - qui s'intéresse à l'élection du patron d'un des plus petit état du monde ? - le réalisateur, Edward Berger, surtout remarqué par son adaptation de A l'ouest, rien de nouveau (2022) réussit à nous tenir en haleine pendant une heure et demie dans un huis clos quasi-total. Cet exploit tient sans doute à la présence d'un Ralph Fiennes impeccable en doyen des cardinaux rassemblés pour élire le remplaçant du vieux pape et à une succession de twists tous aussi improbables les une que les autres mais qui ont toutefois la vertu d'éveiller l'intérêt du spectateur à intervalles réguliers, jusqu'à une conclusion explosive. La qualité technique et la direction des acteurs sont irréprochables, signe peut-être que le réalisateur allemand a fait ses classes aux Etats Unis. Le tournage dans les studios et des décors de Cinecitta à Rome est bluffant, reconstitution de la Chapelle Sixtine comprise.
Pas le film de l'année, mais un bon film à intrigue(s). La fin vire vers le "fantastique"... pas très crédible mais amusant, pas très catholique* non plus. *(humour) Ralph Fiennes est le personnage sympathique de l'histoire.
J'ai bien aimé cette restitution de l'ambiance tendue qui doit prévaloir dans cette enceinte close et des coups bas qui doivent avoir lieu pour déstabiliser les adversaires. La fin est surprenante et pas politiquement correcte. Mais ne sommes nous pas tous des créatures de Dieu devant être acceptées en tant que telles ?
Au vu de son sujet, Conclave pourrait faire craindre un film monotone et ennuyant. Au lieu de cela, Edward Berger signe un véritable thriller politique prenant de bout en bout. Grâce à une réalisation à la fois classique et stylisée et une direction d’acteurs impeccable (le casting est parfait de bout en bout), le scénario de Peter Straughan tiré du roman homonyme de Robert Harris (d’ailleurs récompensé par le Golden Globe du meilleur scénario) montre parfaitement les tenants et les aboutissants de l’élection d’un nouveau pape en montrant les différentes visions de la religion et de la société et regorge de rebondissements (aboutissant à une révélation finale totalement inattendue). Passé les réticences que l’on pourrait avoir apriori, Conclave se révèle donc être une vraie réussite qui devrait autant passionner les croyants et que les non-croyants.
Très bon thriller … la fin est assez inattendue mais on se dit ‘pourquoi pas un jour …?’ Belles images et acteurs convaincants. Bref un très bon moment de cinéma.
Parfait traduction sur film du l'ecriture de robert Harris. Chaque plan est beau, une intrigue qui se deroule et se devoile a un rythme toute a fait adapté au genre. Musique d'ambiance extra - et distribution excellente
J'avais un doute de pouvoir nous tenir en haleine sur ce huis clos pendant tout le film, et pourtant c'est parfaitement réussi. Il allie le cadre religieux et ses règles ancestrales mais réelles pour élire un nouveau pape, et le suspense, l'intrigue, le policier, les alliances, les coup bas, les retournements de situation. Une réussite totale.
Un huis clos très prenant, des acteurs de qualité, dans ce milieu inconnu du public . Très impressionnant. Voilà pourquoi on aime le cinéma . À voir absolument.
On ressort un peu déçu de ce film. Nous entrons dans un monde inconnu: la mise en place et le déroulement d'un conclave et là je dois dire que les observations sont justes et ça donne le ton du film.C'est un " huis clos" dans l'enceinte vaticane et on ne s'attendrait pas à autre chose.Là où le bât blesse ,c'est dans le caractère sombre du film, sombre sur le plan de la luminosité et des décors, sombre aussi sur le plan des caractères: tout y passe: des archevêques-cardinaux influençables ou avides de pouvoir,des manquements à caractère sexuel aux lois de l'église catholique....Quand on sort de là, on a un tableau très noirci du haut clergé qui fait oublier que plus des trois quarts d'entre eux avaient une vie irréprochable. Alors , on se retrouve avec un film bancal pavé de bonnes intentions.
La bande-annonce et le synopsis m'ont vraiment mis l'eau à la bouche et j'avoue que, même si ça reste un bon thriller et un bon film, je l'ai trouvé finalement assez "léger" dans le fond.
Le Pape décède, place au vote. On identifie très vite les deux camps opposés : les conservateurs et les libéraux. Certains secrets sont révélés, on suit l'évolution des voix avec attention, m'enfin tout ça manque de piquant. spoiler: La mort "mystérieuse" du Pape ne fait l'objet d'aucune enquête, il n'a pas d'assassin comme je le soupçonnais, juste une histoire de corruption et relation charnelle interdite.
Jusqu'à un final inattendu qui n'est là que pour délivrer un message engagé et progressiste.
Reste que Ralph Fiennes porte ce film avec brio, que la BO discrète et efficace pour instaurer une tension et que, bien sûr, le Vatican et notamment la chapelle Sixtine offrent un cadre exceptionnel.
Tout est beau dans ce film. La musique, la photographie, les costumes, les décors. Et Ralph Fiennes est bluffant. Le problème c’est que c’est le seul qui est crédible en cardinal. Les autres acteurs incarnent des caricatures avec des dialogues ineptes. Dommage !
Bon film à suspense. Des rebondissements sans doute un peu prévisibles mais bien amenés. Le personnage principal est remarquable d'honnêteté et très bien interprété par Fiennes. Le décor impressionnant est un peu sous- utilisé. Un twist final un peu trop dans l'air du temps.
Le souverain pontife est mort, et il faut lui trouver un successeur : tout est dans le titre. On sait que l’on va plonger dans un thriller porté par un huis clos au Vatican.
Le film cherche à nous faire monter la tension, tout en dévoilant les enjeux politiques, voire géopolitiques, d’une élection pontificale. C’est un défilé de cardinaux qui envahissent les couloirs dorés du Saint-Siège : certains intrigants, machiavéliques, d’autres si intègres qu’on leur confierait nos clés de maison sans sourciller.
Toute l’ambiguïté de ces hommes d’Église éclate à l’écran. Leurs luttes intérieures – entre foi, éthique et appétit pour le pouvoir – mettent en lumière les failles d’une institution fragilisée. Et les péchés capitaux finissent par rattraper certains.
On se laisse entraîner, curieux de découvrir qui finira par porter la tiare. Avec une photographie soignée et des décors somptueux, chaque scène est un tableau. Mais malgré cela, le dénouement laisse une impression mitigée et l’issue manque de la force qu’on espérait. "L’habit ne fait pas le moine", dit-on.
Le film ne se hisse pas au sommet du genre, mais il n’en reste pas moins un bon moment de cinéma !