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gwen310
1 abonné
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4,5
Publiée le 3 mai 2025
Excellent jeu d’acteurs, à voir en VO. Les arcanes du pouvoir sont toujours jubilatoires et savoir que ça va démarrer la semaine prochaine en vrai est encore plus savoureux.
Un sujet intéressant, servi par une très belle réalisation visuelle.
spoiler: Contrairement à de nombreux commentaires, je n'ai pas trouvé que ce film faisait preuve d'un manichéisme excessif, même si on ressent un parti pris "progressiste" dans le traitement du sujet. L'Eglise ayant toujours été divisée entre des approches plus ou moins conservatrices, il est normal que cet enjeu ressurgisse au moment d'un conclave.
spoiler: Concernant la surprise finale, je peux comprendre que certains la jugent caricaturale ou inappropriée, mais elle ne m'a pas dérangée outre mesure. Au-delà de la question de la pertinence des règles sexistes traditionnelles de l'Eglise visant à exclure les femmes, qui se trouve posée, il est possible de se concentrer sur l'essentiel : le discours et l'attitude du Pape finalement désigné, qui sont les seuls critères qui lui ont permis de l'être.
Un thriller religieux remarquable qui fait une place très intéressante à une reconstitution historique de qualité. A voir par curiosité et pour apprécier des jeux d’acteurs efficaces. Une fin étonnante qui ne contrarie pas la dramaturgie du propos.
Ça aurait pu etre bien. Mais trop de clichés. Les gentils sont forcément les "progressistes". Le dénouement est un peu ridicule et surtout pas réaliste.
Edward Berger nous offre cette fois un thriller psychologique feutré, adapté du roman de Robert Harris. Le pari est audacieux : plonger le spectateur au cœur du Vatican, dans un huis clos sacré et ultra-secret — l’élection d’un nouveau pape — tout en conservant une tension dramatique digne d’un polar politique. Ralph Fiennes, impeccable de retenue, incarne le cardinal Lomeli, choisi pour présider le conclave après la mort du Saint-Père. Très vite, le cérémonial se trouble : spoiler: un cardinal inattendu, une lettre laissée par le pape défunt, des alliances fragiles et une vérité explosive qui menace l’équilibre de l’Église. On pense parfois à Le Nom de la Rose sans la poussière, à House of Cards sous mitre, à The Two Popes version paranoïaque.
Berger filme avec sobriété, refusant tout spectaculaire superflu. C’est dans les regards, les silences, les jeux d’influence que se noue la tension. Les décors (souvent recréés en studio) sont magnifiques sans être ostentatoires, et la mise en scène épouse le rythme lent, mais pesant, de cette cérémonie où le secret est loi. On peut reprocher au film une certaine froideur, ou un manque d’aspérités émotionnelles. Mais c’est aussi sa force : “Conclave” captive par sa précision, son ambiance presque irréelle, et surtout son questionnement sur la foi, le pouvoir, et la vérité. spoiler: La révélation finale, étonnante sans être artificielle, donne au film une portée plus large que le simple thriller ecclésiastique.
En choisissant la discrétion au lieu du scandale, Berger signe un film intelligent, élégant, et terriblement actuel.
Dans l’histoire du cinéma, les films dont l’exploitation en salles a été relancée par un évènement majeur de l’actualité se comptent certainement sur les doigts d’une main. « Conclave » fait partie de ceux-là. Hasard de l’histoire : alors que sa diffusion en salles s’achevait tranquillement dans un certain nombre de pays, l’annonce par le Vatican du décès du pape François le 21 avril 2025 est venue donner un coup de fouet au succès commercial du film, drainant massivement des spectateurs curieux d’en savoir davantage sur la manière dont est désigné le souverain pontife. « Conclave » a le mérite de traiter le sujet en profondeur tout en mettant en exergue les différents défis que traverse l’église catholique depuis plusieurs décennies : baisse progressive du nombre de fidèles, évolution de sa doctrine au regard des changements sociétaux, positionnement par rapport aux autres religions, scandales à répétition… En centrant son film sur quelques cardinaux qui briguent l’investiture pontificale et s’opposent sur leur conception de l’Eglise et sur les valeurs qu’elle doit défendre, Edward Berger donne au spectateur les clefs pour mieux comprendre chacun de ces défis. Du cardinal Adeyemi, qui symbolise l’espoir que suscite l’Eglise dans les pays en voie de développement au cardinal Tedesco, adepte d’un retour de l’Eglise à ses fondamentaux les plus intangibles en passant par le très progressiste cardinal Bellini et par le cardinal Benitez qui représente les nouvelles frontières de l’Eglise, la palette de candidats présentés est assez large pour nous permettre d’apprécier l’ensemble de ces défis à leur juste mesure. La désignation du souverain pontife ne se résumerait pas uniquement à une différence de vues sur le rôle futur et la ligne directrice de l’Eglise, elle serait aussi une affaire de coups bas, de petits arrangements, de discussions en coulisses, d’alliances et d’oppositions. Elle ne différerait donc pas fondamentalement des élections au scrutin universel que nous connaissons dans nos démocraties, d’autant plus que la règle de la majorité absolue au sein du conclave prévaut et qu’autant de votes que nécessaires sont organisés avant que ne puisse être émise une fumée blanche. En multipliant les rebondissements autour du processus électoral et en tenant ainsi le spectateur en haleine d’un bout à l’autre de son film, Edward Berger évite habilement le piège du documentaire. Conformément à la pratique en vigueur, il nous enferme pendant deux heures avec près de 150 cardinaux dans la chapelle Sixtine et la résidence Sainte-Marthe, d’où nous ne sortirons pas avant le dénouement final. Cette atmosphère de huis-clos est nettement renforcée par une mise en scène soignée qui s’appuie sur des décors et des costumes impeccablement lisses, aux couleurs froides et sur une lumière fade. Les scènes tournées en extérieur sont rares, les rayons de soleil encore plus. Les moments de silence se révèlent pesants. L’heure est grave, le monde entier a les yeux tournés vers Rome. Le jeu des acteurs est à la hauteur de la partition que leurs personnages ont le devoir de jouer. Les multiples gros plans sur leurs visages crispés où ne se dessine pas le moindre sourire, sont le meilleur témoin des émotions qui les traversent et du niveau de concentration qui les anime. Mention spéciale à Ralph Fiennes, qui incarne le cardinal Lawrence, chargé de l’organisation du conclave, personnage qui allie sobriété et détermination, sensibilité et humanisme, sens du devoir et souci de l’éthique, malgré la lourde charge qui pèse sur ses épaules et son parti pris de voir l’Eglise évoluer dans un sens plus libéral. On regrettera toutefois le côté grand spectacle que cherche à se donner le film par moments à travers quelques séquences peu crédibles, qui n’apportent rien à l’ensemble et ont tendance à enlever de sa cohérence au récit : celle de l’attentat islamiste qui vient éclabousser le conclave en plein vote ou les révélations ultimes du cardinal Benitez sur la nature même de son corps. Malgré ces ratés, « Conclave » n’en demeure pas moins un film qui sonne juste, non seulement parce qu’il fait écho à l’actualité du moment, mais aussi parce qu’il parle ouvertement de l’Eglise. Reste à savoir si le conclave qui s’ouvrira le 7 mai 2025 pour l’élection du successeur du pape François sera tout aussi acharné dans ses luttes de pouvoir et incertain dans son dénouement.
Passionnant. Moi qui ne suis pas forcément un fan des marbres du Vatican et encore moins de sa Curie, je dois avouer m’être laissé bercé par ce polar bien emmené. Ralph Fiennes vraiment excellent. Le scénario manque un poil d’agressivité et s’autorise quelques partis pris (pourquoi pas), mais le tempo est parfaitement maîtrisé, agrémenté d’une superbe photo et de la découverte d’un autre monde : celui des cardinaux lors du conclave. La chute (non pas de Rome) est malheureusement en décalage scénaristique, et ouvre subitement vers une réflexion qui bien qu’intéressante sur le fondspoiler: (théorie du genre) , tranche avec le réalisme et le classicisme assumé du film. Un peu dommage cette dernière scène.
Depuis quelques semaines, Conclave me faisait de l’œil. Avec l’actualité marquée par le départ du pape François, c’était le moment idéal pour plonger dans les arcanes mystérieuses de l’élection papale. Le film réussit d’emblée à immerger le spectateur dans l’univers clos du Vatican : les décors somptueux et les costumes minutieusement travaillés renforcent l’authenticité et la tension ambiante.
Le suspense est habilement mené, tout comme la lutte politique qui se joue à huis clos entre les cardinaux. Conclave capte bien ce mélange de ferveur spirituelle et de stratégie humaine. Ralph Fiennes livre une performance remarquable dans le rôle du cardinal chargé d’orchestrer cet événement historique : sobre, puissant, crédible de bout en bout.
Cependant, malgré une montée en tension captivante, la fin du film m’a laissé perplexe. La conclusion, un brin déconcertante, m’a moins convaincu et atténue légèrement l’impact global de l’œuvre. Dommage.
Un film à voir, surtout si vous êtes curieux de découvrir l’envers d’un événement aussi secret qu’universel.
Je ne savais pas à quoi m’attendre et en réalité je ne m’attendais à rien. Mais il faut dire que le film m’a tenu jusqu’au bout ! Le jeu d’acteur est vraiment très bon. J’ai été contente de revoir jouer Ralph Fiennes. Les decors aussi sont bien respectés. Et puis la fin et la leçon a en tiré est vraiment profonde. Vraiment super.
Visionner pour la première fois la veille du décès du pape François. Alors était ce un signe divin ou juste une coïncidence ? Trêve de plaisanterie, film plutôt intéressant sur l'envers du décor de la haute sphère du catholicisme pendant l'élection d'un nouveau souverain pontife mener par un bon casting. Un scénario sympa sans être incroyable. Une belle preuve que même chez les croyants ou les sois disant plus "saints" des hommes, il y a des magouilles quand il s'agit de pouvoir.
Très bon moment devant Conclave. Ralph Fiennes est exceptionnel, le scénario est prenant et la mise en scène superbe. Début un peu lent, fin qui divisera, mais film réussi selon moi.
Voici un film surprenant sur le conclave. Très immersif, nous découvrons le Vatican sous le prisme unique de ses occupants. Combinée tantôt à la beauté, tantôt à la sobriété des lieux, l'atmosphère qui en résulte confère alors un cadre parfaitement crédible. Ajoutez à cela, le rythme de la caméra et des acteurs et le résultat n'en paraît que plus vraisemblable. Sur le fond, l'intrigue est bonne et questionne fondamentalement le rôle de ces hommes au service d'une idéologie. Même les cardinaux n'échappent pas aux travers humains. La fin est assez étrange et déconnectée de la réalité mais elle a la pertinence d'interroger ce qui fait qu'un homme est digne ou pas d'une telle charge. La place de la femme au sein de l’Église est centrale et est à prendre en compte pour cerner toute la réflexion qui est posée ici.
Thriller captivant dans un huis clos en milieu hostile. Le film partage le point de vue du cardinal Lawrence (Ralph Fiennes, impeccable), doyen chargé d'organiser le conclave à son corps défendant, souvent à bout de nerf et de foi face aux ambitions personnelles, aux coups bas, aux tensions entre les différents courants et aux scandales de l'Eglise. Une atmosphère sombre et pesante, servie par une photographie en clair-obscur et des plans enfermant et froids de couloirs, d'escaliers et de chambres monacales. Un bémol toutefois pour la finspoiler: : des indices un peu trop évidents et un twist final qui tombe dans l'outrance, comme s'il fallait absolument placer tous les sujets problématiques pour les catholiques.