Au rythme de Vera
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selenie

7 445 abonnés 6 653 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 juin 2025
Au lieu d'un biopic habituel sur le génie plus ou moins véritable de l'artiste le récit suit les coulisses d'une organisation hors norme centrée sur la passion, l'amour de l'art et la détermination d'une adolescente. S'il s'agit d'un biopic plus ou moins romancé mais néanmoins très fidèle aux prémices artistiques et entrepreneuriaux de Vera Brandes, le propos et le message de fond reste universel. On s'attache rapidement à cette gamine de 16 ans qui prend son envol et surtout s'émancipe d'un patriarcat réac et conservateur, mais on comprend aussi ce père qui a peur pour l'avenir de ses enfants comme tous pères qui se respectent. Si le père reste un symbole néfaste c'est qu'il n'évolue pas, mais le film n'est heureusement pas manichéen ou stupidement néo-féministe. Le parcours de Vera/Emde est virevoltant, audacieux, impertinent et on savoure d'autant plus que le réalisateur offre une mise en scène créative, avec une caméra toujours en mouvement, aussi nerveuse que son héroïne est mouvante, brisant judicieusement le quatrième mur pour imprimer à l'écran une complicité avec le spectateur qui ne rêve alors que d'une chose : revenir à ses vingt ans et oser ses rêves !
Site : Selenie
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 juin 2025
spoiler: Keith Jarrett et son entourage n'ont pas souhaité collaborer de quelque façon que ce soit à la fabrication de Köln 45, ce qui nous prive notamment des images de ce concert mythique.
Mais après tout, le propos du réalisateur, Ido Fluk, est d'abord de montrer comment l'événement a pu se dérouler, grâce à la ténacité d'une "groupie de jazz", âgée de seulement 18 ans, au mépris de toutes les embûches rencontrées, que ce soit sur le plan familial, financier ou logistique. Le côté ludique du film n'est pas constant mais rafraîchissant et trace aussi le portrait d'une nouvelle génération allemande, rebelle, et qui ne porte plus la culpabilité de la seconde guerre mondiale. Au rythme de Vera se déroule sur un tempo enlevé et les seuls moments de calme, qui brisent un peu la cadence, sont ceux consacrés au célèbre musicien, à son caractère particulier et à son mal de dos chronique. Il y a certes un peu de frustration sur la fin puisque l'acmé attendu ne vient jamais mais la qualité de l'interprétation, celle de Mala Emde, en premier lieu, compense ce manque mais aussi une mise en scène qu'on espérait plus flamboyante. Au moins, le nom de Vera Brandes, souvent oublié dans la célébration du concert de Cologne, avec son enregistrement qui a battu des records de vente, est-il fort justement mis en lumière, 50 ans plus tard.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juin 2025
Au rythme de Vera — Le concert que personne ne voulait… sauf elle.
Et si l’un des plus grands concerts de jazz de tous les temps n’avait jamais dû exister ? En 1975, Vera Brandes a 18 ans, pas de diplôme, pas de réseau, mais une obsession : faire jouer Keith Jarrett à Cologne. Entre piano défectueux, refus des institutions et pression parentale, elle organise l’impossible. Résultat ? The Köln Concert, l’album de piano solo le plus vendu de l’histoire. Mais ce film, signé Ido Fluk, ne parle pas d’un génie du jazz. Il parle d’une héroïne invisible, effacée des livres, mais centrale dans la légende.

Là où tant de biopics misent sur la star, Au rythme de Vera fait le pari inverse : donner la lumière à celle qui la prépare. Avec une narration libre, fiévreuse, parfois presque improvisée comme le jazz qu’il évoque, le film plonge dans les coulisses d’un moment mythique. Et le twist ? Aucun extrait du concert n’est présent. Refusé par Jarrett, cet obstacle devient un moteur. Le film invente son propre tempo, porté par la performance magnétique de Mala Emde, incandescente dans le rôle de Vera.

Plus qu’un film musical, Au rythme de Vera est un manifeste. Un plaidoyer pour celles et ceux qu’on ne voit jamais : les passionnés, les organisateurs, les rêveurs sans parachute. Il rappelle que le plus grand risque, ce n’est pas d’échouer, mais de ne jamais oser. Comme Vera, il refuse les cadres et les conventions. Et il en sort grandi. Vibrant, émouvant, et surtout profondément humain. À voir… et à écouter avec le cœur.
Yves G.

1 845 abonnés 4 018 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 juin 2025
Vera Brandes a dix-huit ans à peine et un toupet fou. Rien ne lui résiste, sauf peut-être son père, un dentiste installé qui se désespère qu’elle soit moins assidue à ses cours au lycée qu’aux concerts de jazz qu’elle fréquente assidûment. Vera s’est improvisée impresario. Et, par un hasard de circonstances, c’est à elle qu’échoit la responsabilité d’accueillir le pianiste Keith Jarrett à Cologne en janvier 1975 pour l’organisation d’un concert voué à entrer dans la légende.

"Au rythme de Vera" est la traduction française insipide de "Köln 75". Le titre allemand fait écho à plusieurs séries allemandes : "Berlin 56" et sa suite "Berlin 59", "Deutschland 83" et ses suites "Deutschland 86" et "Deutschland 89". Comme elles, c’est un film historique qui ressuscite une époque : celle de Fassbinder et des années 70 où la sage RFA étouffait à force d’expier les crimes de ses pères. Il focalise le film sur l’événement qui en constitue le moyeu : le concert mythique donné par Keith Jarrett, improvisateur de génie, à l’opéra de Cologne en 1975.

C’est d’ailleurs cet argument-là qui m’a conduit à voir ce film. Comme tous les amateurs de jazz qui connaissent mal le jazz, je place Keith Jarrett et son "Köln Concert" au sommet de mon panthéon.

Or, c’est Vera qui est au centre du film. La vraie Vera Brandes aujourd’hui sexagénaire a d’ailleurs participé à l’écriture du scénario. C’est une fille portée par une énergie folle, qui rappelle l’héroïne de Cours, Lola, cours (encore une traduction d’une rare élégance !), toujours en mouvement. Dans la même tenue, tellement seventies, que celle qu’on voit sur l’affiche, elle passera la soirée du 24 janvier 1975 à courir pour parer au plus pressé : trouver un piano, convaincre le pianiste, épuisé par plusieurs jours de tournée et paralysé par une lombalgie, de monter sur scène….

On le sait par avance : Keith Jarrett montera sur scène, dût-il jouer sur un piano d’études fatigué dont il n’aimait pas les aigus, ce qui le conduisit à se cantonner dans un registre plus grave qu’à son habitude. Le concert tant attendu par les personnages comme par les spectateurs marquera la fin du film. La façon dont le réalisateur Ido Fulk le filme est maligne.

Noyé dans une programmation qui le condamne à l’invisibilité, "Au rythme de Vera" risque de passer inaperçu. Ne le ratez pas !
Martial Bonkoungou
Martial Bonkoungou

12 abonnés 209 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 juin 2025
Comment on arrive à un concert mythique de jazz dont l'enregistrement est l'album solo, du genre, le plus vendu au monde. Il faut l'audace d'une jeune fille de 18 ans Vera Brandes et le génie d'un pianiste Keith Jarrett. C'est cette rencontre improbable et incongrue que veut nous relater ce film. C'est punk, subversif, léger. Même si le rythme s'amenuise, ça reste le témoignage d'un moment marquant d'un genre musical, d'un génie de l'improvisation
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 480 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 juillet 2025
Quand il s’agit d’évoquer The Koln Concert de Keith Jarrett chacun le reliera à une image, moi j’en ai deux qui me viennent en tête : un soir étoilé sur une plage ivoirienne avec une amie sénégalaise, il y a une éternité et évidemment Nanni Moretti déambulant avec sa Vespa dans les rues de Rome dans « Journal Intime » son meilleur film.
Et Vera raconte la genèse de cette œuvre musicale mythique qui reste encore le disque de jazz solo le plus vendu dans le monde. Et sans doute l’un des cinq qui vient à l’esprit quand on demande de citer un album de jazz. Mais en est-ce vraiment un? Je le classerais plutôt dans la musique classique ce qui expliquerait le fait qu’il plaise à toutes les chapelles d’auditeurs.
Ce qui est sur c’est que ce qui sortit du piano de Keith Jarrett ce soir là ne fut jamais entendu avant ni après. Et savoir qu’une improvisation puisse atteindre ce statut de chef d’œuvre intemporel force le respect.
Dire que ce disque ne fut enregistré que grâce à la volonté farouche d’une adolescente de 18 ans qui ne voulait pas finir dentiste et qui personnifie la fameuse citation de Mark Twain « elle ne savait pas que c’était impossible alors elle l’a fait ».
En préambule le réalisateur file une métaphore impliquant Michel-Ange et un échafaudage et il va jusqu’au bout de la frustration du spectateur en ne jouant pas une seule note du Koln Concert dans son film.
Comme beaucoup d’entre nous sans doute je l’ai écouté immédiatement en sortant de la salle.
Patrick Witasse
Patrick Witasse

5 abonnés 94 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juin 2025
Et bien un film un peu loin de mon univers artistique qui raconte une histoire vraie et inspirante, le film a quelques lenteurs mais au final un excellent moment
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 juin 2025
Si pour votre plus grand malheur, vous n’avez jamais entendu le Köln concert de Keith Jarret, que d’heures passées devant mon piano, à improviser devant le thème du concert ( j’en serai incapable aujourd’hui) mais j’avais dix huit ans et ce disque était un bijou de « jazz » ? Quelle merveille que ce concert ( le concert du siècle selon moi) et que de souvenirs…..Le film pour moi est génial, parce qu’il nous montre le génie de Keith Jarret, le génie de l’actrice principale ( Mala Emde), et le génie des années 70, où l’on pouvait tout oser. Félicitons la réalisatrice d’avoir si bien discerner les secrets
et les imbroglios de ce fabuleux concert….Si vous avez acheter le disque, il y a cinquante ans, vous serez scotché devant tant de virtuosité, si vous be connaissez pas le disque vous vous précipiterez pour l’acheter chez un disquaire ou l’écouter sur You tube….Autant le dire, le film est incontournable…..Merci Keith Jarret pour ton génie…..Merci à ce film brillant qui se doit d’entrer dans l’histoire de la musique
Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 421 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 novembre 2025
Elle s’adresse à la caméra, puis ce sera le tour du journaliste de JAZZWORLD, en brisant le 4ème mur, pour nous mettre dans la connivence… et ça marche ! Elle court, se démène, elle supplie et le provoque… et ça marche !
Il a besoin de silence absolu, il mêle classique et jazz, il danse sur son siège, il vit sa musique inspirée, il chante : et le film nous frustrera totalement, car pas la moindre note ne nous sera proposée. Il suffira d’acheter le disque ! Où est passé ce diable de BOSENDORFER Imperial au coeur du suspense?
Pôpô passion ciné
Pôpô passion ciné

32 abonnés 330 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 juillet 2025
Un film pour ceux qui aiment la musique, les gens passionnés... Et Nina Simone !

Ce biopic raconte l'histoire passionnante d'un concert mythique Keith Jarrett à Cologne en 1975 organisé par une femme de 18 ans m'a transporté !!

Je ne connaissais pas du tout ce musicien qui a réalisé l'exploit de jouer une tournée entièrement improvisée au piano. Un génie de l'ombre qui vivait de sa passion simplement et humblement.

Cette actrice se donne toute entière au personnage si solaire de Vera Brandes, une femme passionnante qui croque la vie à pleine dent et qui n'a pas peur d'aller au bout de ses rêves !

C'est un film qui donne envie de se dépasser pour ses convictions et de profiter de chaque instant !
C'est une déclaration d'amour à la musique jazz, cette musique controversée si particulière faite d'improvisation par de véritables passionnés !

Ce récit est une ôde au dépassement de soi qui donne envie de danser, de chanter et de sautiller de joie !

Un film réussi et original à voir absolument !!
Yannick M.
Yannick M.

3 abonnés 39 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 juillet 2025
J'ai vraiment aimé le film "au rythme de Vera".
Très bon film sur le Jazz en général,sur l'émancipation des femmes en Allemagne,sur le patriarcat,mais aussi sur comment a été créé un concert fabuleux qui restera dans les annales.
Comme le présente un journaliste de jazz dans le film on regarde monter l'échafaudage de cette œuvre comme on aurait pu regarder l'échafaudage dont s'est servi Michaël Ange dans la chapelle Sixtine ....
Bien filmé et bien que la prod n'ai pas réussi a obtenir les droits de la bande son du kôln concert, la musique utilisée ne dénature pas le propos sauf peut-être les quelques images brèves pendant le concert.
Doodoodingue
Doodoodingue

1 abonné 39 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 juin 2025
film vu en avant première et en séance de film surprise.
on se laisse emporté par le tourbillon de vie de cette jeune fille rythmé aux sonorités Jazz.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juin 2025
Très intéressant film , inspiré d'une histoire vrai ,d'Ido Fluk qui s'intéresse là aux coulisses et à la préparation du « Köln Concert » de 1975 , improvisation mythique du pianiste Keith Jarrett , par Vera Brandes , interprétée par une saisissante Mala Emde , une Jeune Femme ambitieuse de 18 ans qui va défier les conventions , s’opposer à ses parents et prendre tous les risques pour réaliser son rêve .
Le film bénéficie d'une mise en scène rythmée , énergique et doté d'une belle inventivité !
PASCAL C
PASCAL C

27 abonnés 296 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 juillet 2025
Il y a des films qui t'embarquent celui-ci en fait partie. Il faudrait le montrer aux ados qui cherchent leur voie. On adore ces personnes qui ont un destin sans pour autant être des génies mais qui ont plutôt une vocation une raison de vivre comme une évidence.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 600 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 juillet 2025
Au rythme de Vera

C’est le 1er film de l’israélien Ido Fluk et son biopic en forme de drame musical est un formidable moment. En 1975, Vera Brandes, une jeune femme ambitieuse de 18 ans, va défier les conventions, s’opposer à ses parents et prendre tous les risques pour réaliser son rêve : organiser un concert de Keith Jarrett à l’Opéra de Cologne. Son audace et sa détermination vont donner naissance à un des enregistrements mythiques du XXe siècle : The Köln Concert. L’histoire est incroyable et pourtant elle est vraie. Les coulisses d’un des concerts de jazz les plus célèbres de tous les temps retracées à travers la passion et les affres d’une tout jeune femme et des ces travailleurs de l’ombre sans lesquels ces moments magiques ne pourraient exister. A voir absolument.
Alors que l’on célèbre les 50 ans de la sortie de cet enregistrement mythique, c’était la belle idée que de retracer cet événement musical mis en scène avec une énergie pleine d’inventivité. Ce récit dynamique et réjouissant évite toute sacralisation, pour preuve le fameux concert avalé par une ellipse. Le propos peut paraître naïf, mais ce qui intéresse par-dessus tout, c’est l’énergie communicative, la soif de liberté et le talent de se confronter à un » monde d’hommes » de la jeune héroïne. Voilà ce qui fait l’intérêt principal de l’histoire fascinante du Köln Concert, le disque solo de piano le plus vendu de tous les temps. Plutôt que de glorifier l’artiste, cette pépite met en avant une jeune fille tenace, invisible dans les livres d’histoire de la musique. Il s'agit en quelque sorte d'un biopic centré sur la passion, la foi en l’art, et la détermination.
Un 1er grand rôle pour l’étonnante Mala Emde, qui parvient à nous faire croire qu’elle n’a plus l’âge du rôle et qui crève l’écran de bout en bout. John Magaro est lui aussi très convaincant dans le rôle du pianiste de génie insaisissable, qu’il campe avec une intensité muette saisissante. Notons encore les performances de Michael Chernus, Ulrich Tukur, Alexander Scheer, tous excellents. Ce film dégage une énergie contagieuse. Laissez-vous prendre.
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