Au rythme de Vera
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islander29

1 028 abonnés 2 663 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 juin 2025
Si pour votre plus grand malheur, vous n’avez jamais entendu le Köln concert de Keith Jarret, que d’heures passées devant mon piano, à improviser devant le thème du concert ( j’en serai incapable aujourd’hui) mais j’avais dix huit ans et ce disque était un bijou de « jazz » ? Quelle merveille que ce concert ( le concert du siècle selon moi) et que de souvenirs…..Le film pour moi est génial, parce qu’il nous montre le génie de Keith Jarret, le génie de l’actrice principale ( Mala Emde), et le génie des années 70, où l’on pouvait tout oser. Félicitons la réalisatrice d’avoir si bien discerner les secrets
et les imbroglios de ce fabuleux concert….Si vous avez acheter le disque, il y a cinquante ans, vous serez scotché devant tant de virtuosité, si vous be connaissez pas le disque vous vous précipiterez pour l’acheter chez un disquaire ou l’écouter sur You tube….Autant le dire, le film est incontournable…..Merci Keith Jarret pour ton génie…..Merci à ce film brillant qui se doit d’entrer dans l’histoire de la musique
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 juin 2025
Vera Brandes a dix-huit ans à peine et un toupet fou. Rien ne lui résiste, sauf peut-être son père, un dentiste installé qui se désespère qu’elle soit moins assidue à ses cours au lycée qu’aux concerts de jazz qu’elle fréquente assidûment. Vera s’est improvisée impresario. Et, par un hasard de circonstances, c’est à elle qu’échoit la responsabilité d’accueillir le pianiste Keith Jarrett à Cologne en janvier 1975 pour l’organisation d’un concert voué à entrer dans la légende.

"Au rythme de Vera" est la traduction française insipide de "Köln 75". Le titre allemand fait écho à plusieurs séries allemandes : "Berlin 56" et sa suite "Berlin 59", "Deutschland 83" et ses suites "Deutschland 86" et "Deutschland 89". Comme elles, c’est un film historique qui ressuscite une époque : celle de Fassbinder et des années 70 où la sage RFA étouffait à force d’expier les crimes de ses pères. Il focalise le film sur l’événement qui en constitue le moyeu : le concert mythique donné par Keith Jarrett, improvisateur de génie, à l’opéra de Cologne en 1975.

C’est d’ailleurs cet argument-là qui m’a conduit à voir ce film. Comme tous les amateurs de jazz qui connaissent mal le jazz, je place Keith Jarrett et son "Köln Concert" au sommet de mon panthéon.

Or, c’est Vera qui est au centre du film. La vraie Vera Brandes aujourd’hui sexagénaire a d’ailleurs participé à l’écriture du scénario. C’est une fille portée par une énergie folle, qui rappelle l’héroïne de Cours, Lola, cours (encore une traduction d’une rare élégance !), toujours en mouvement. Dans la même tenue, tellement seventies, que celle qu’on voit sur l’affiche, elle passera la soirée du 24 janvier 1975 à courir pour parer au plus pressé : trouver un piano, convaincre le pianiste, épuisé par plusieurs jours de tournée et paralysé par une lombalgie, de monter sur scène….

On le sait par avance : Keith Jarrett montera sur scène, dût-il jouer sur un piano d’études fatigué dont il n’aimait pas les aigus, ce qui le conduisit à se cantonner dans un registre plus grave qu’à son habitude. Le concert tant attendu par les personnages comme par les spectateurs marquera la fin du film. La façon dont le réalisateur Ido Fulk le filme est maligne.

Noyé dans une programmation qui le condamne à l’invisibilité, "Au rythme de Vera" risque de passer inaperçu. Ne le ratez pas !
dejihem
dejihem

155 abonnés 709 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 juin 2025
Il est fort dommage que la production n’ait pas eu les droits pour faire passer quelques moments de ce concert mythique de Keith Jarrett à Berlin, dont le film Nar, la naissance, l’énergie et la détermination qu’il a fallu pour qu’il ait lieu.
Toutefois, pour un français ne connaissant pas cet artiste ni ces musiques,  et malgré le talent certain de l’actrice qui déborde d’énergie, un certain niveau d’ennui m’a gagné au milieu du film, et il ne m’a pas lâché depuis. 
didier retornaz
didier retornaz

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4,0
Publiée le 27 juin 2025
j'en suis sorti heureux; un très bon film servi pour de bon acteurs, beaucoup de "second rôles" sont juste excellents, le père de l'héroïne, le journaliste qui prend le rôle de monsieur loyal en s'adressant au spectateur (belle trouvaille), les accordeurs de piano, et bien d'autres encore; le narratif est bien construit, il alterne petite histoire des mœurs de l'époque, l'histoire du jazz, et celle de Keith Jarrett; le biopic est un exercice difficile, voir casse-g... l'acteur qui joue Keith a un costume trop grand pour lui, même s'il ne démérite pas, hormis ce petit bémol, si vous aimez le jazz courrez-y. coup de chapeau à l'image, les décors les costumes et les coupes de cheveux très seventies!
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 juin 2025
Au lieu d'un biopic habituel sur le génie plus ou moins véritable de l'artiste le récit suit les coulisses d'une organisation hors norme centrée sur la passion, l'amour de l'art et la détermination d'une adolescente. S'il s'agit d'un biopic plus ou moins romancé mais néanmoins très fidèle aux prémices artistiques et entrepreneuriaux de Vera Brandes, le propos et le message de fond reste universel. On s'attache rapidement à cette gamine de 16 ans qui prend son envol et surtout s'émancipe d'un patriarcat réac et conservateur, mais on comprend aussi ce père qui a peur pour l'avenir de ses enfants comme tous pères qui se respectent. Si le père reste un symbole néfaste c'est qu'il n'évolue pas, mais le film n'est heureusement pas manichéen ou stupidement néo-féministe. Le parcours de Vera/Emde est virevoltant, audacieux, impertinent et on savoure d'autant plus que le réalisateur offre une mise en scène créative, avec une caméra toujours en mouvement, aussi nerveuse que son héroïne est mouvante, brisant judicieusement le quatrième mur pour imprimer à l'écran une complicité avec le spectateur qui ne rêve alors que d'une chose : revenir à ses vingt ans et oser ses rêves !
Site : Selenie
TOEIMAJO
TOEIMAJO

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 juin 2025
Véra qui est une fille pleine d'énergie nous raconte les préparatifs du mythique Köln Concert. C'est tout à fait surprenant et réussi.
Jylg
Jylg

55 abonnés 492 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juin 2025
Quelle bien truculente vie aura eu cette Vera. On découvre un’ pan de l’histoire récente d’une allemande bien décidée à mettre en œuvre son projet. Reste une BO formidable et des acteurs attachants .
Gaël SOLIGNAC
Gaël SOLIGNAC

1 critique Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 juin 2025
Gentil petit film servi par un bon casting. Des "effets" qui ne servent pas toujours le propos. L'histoire du Koln concert de keith Jarrett évoqué à partr de la moitié du film seulement.
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 juin 2025
spoiler: Keith Jarrett et son entourage n'ont pas souhaité collaborer de quelque façon que ce soit à la fabrication de Köln 45, ce qui nous prive notamment des images de ce concert mythique.
Mais après tout, le propos du réalisateur, Ido Fluk, est d'abord de montrer comment l'événement a pu se dérouler, grâce à la ténacité d'une "groupie de jazz", âgée de seulement 18 ans, au mépris de toutes les embûches rencontrées, que ce soit sur le plan familial, financier ou logistique. Le côté ludique du film n'est pas constant mais rafraîchissant et trace aussi le portrait d'une nouvelle génération allemande, rebelle, et qui ne porte plus la culpabilité de la seconde guerre mondiale. Au rythme de Vera se déroule sur un tempo enlevé et les seuls moments de calme, qui brisent un peu la cadence, sont ceux consacrés au célèbre musicien, à son caractère particulier et à son mal de dos chronique. Il y a certes un peu de frustration sur la fin puisque l'acmé attendu ne vient jamais mais la qualité de l'interprétation, celle de Mala Emde, en premier lieu, compense ce manque mais aussi une mise en scène qu'on espérait plus flamboyante. Au moins, le nom de Vera Brandes, souvent oublié dans la célébration du concert de Cologne, avec son enregistrement qui a battu des records de vente, est-il fort justement mis en lumière, 50 ans plus tard.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 479 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juin 2025
Au rythme de Vera — Le concert que personne ne voulait… sauf elle.
Et si l’un des plus grands concerts de jazz de tous les temps n’avait jamais dû exister ? En 1975, Vera Brandes a 18 ans, pas de diplôme, pas de réseau, mais une obsession : faire jouer Keith Jarrett à Cologne. Entre piano défectueux, refus des institutions et pression parentale, elle organise l’impossible. Résultat ? The Köln Concert, l’album de piano solo le plus vendu de l’histoire. Mais ce film, signé Ido Fluk, ne parle pas d’un génie du jazz. Il parle d’une héroïne invisible, effacée des livres, mais centrale dans la légende.

Là où tant de biopics misent sur la star, Au rythme de Vera fait le pari inverse : donner la lumière à celle qui la prépare. Avec une narration libre, fiévreuse, parfois presque improvisée comme le jazz qu’il évoque, le film plonge dans les coulisses d’un moment mythique. Et le twist ? Aucun extrait du concert n’est présent. Refusé par Jarrett, cet obstacle devient un moteur. Le film invente son propre tempo, porté par la performance magnétique de Mala Emde, incandescente dans le rôle de Vera.

Plus qu’un film musical, Au rythme de Vera est un manifeste. Un plaidoyer pour celles et ceux qu’on ne voit jamais : les passionnés, les organisateurs, les rêveurs sans parachute. Il rappelle que le plus grand risque, ce n’est pas d’échouer, mais de ne jamais oser. Comme Vera, il refuse les cadres et les conventions. Et il en sort grandi. Vibrant, émouvant, et surtout profondément humain. À voir… et à écouter avec le cœur.
Doodoodingue
Doodoodingue

1 abonné 39 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 juin 2025
film vu en avant première et en séance de film surprise.
on se laisse emporté par le tourbillon de vie de cette jeune fille rythmé aux sonorités Jazz.
aucyt
aucyt

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 juin 2025
Vu en avant première « coup de cœur surprise »

Malgré quelques passages un peu longs, bon film, féministe et qui nous plonge dans l’univers jazz des années 70.
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