Une histoire d'amour qui n'a malheureusement rien de ouf. Une promotion de l'adultère faite au grand public accompagnée d'une intrigue sans action ni émotions au travers d'un semblant de paysage monotone et grisailleux. Bref, un film platonique qui ne fait rire, ni pleurer. Mais comme on me dit, une soirée de perdue, 10 de retrouvées.
Mélanie Thierry joue très bien à son habitude. Quant à la façon de filmer, je n'ai pas aimé. Pas sûre que je retourne voir un film réalisé par Alex Lutz. Il passe à côté de l'essentiel et les scènes intimes sont assez nombreuses sans grand intérêt. Le film est long et un peu ennuyeux, on reste sur sa faim !
ce film et mauvais car les actings ok il passe , ses pas beaucoup rythmé, ses un peu long pour ce que ses , j'adore Lutz mais la l'utilité on ressent se qu'il veux nous faire dire dans le film mais on comprend pas vraiment tous les montage pas trop mal mais résultat ses pas ses terrible que sa ses mauvais .
Mélanie Thierry, cadre dynamique sur le point de devenir associée, quitte Paris pour son Epinal natal, et y retrouve un ancien amour. La narration décousue m'a un peu déconcertée et je me suis lassée des scènes de sexe. Les acteurs assurent et la mise en scène est parfaite, je mets donc deux virgule cinq étoiles, pas plus. Plaisant mais vite oubliable.
Le film manque de rythme et la mise en scène est assez basique. Mais le plus important est ailleurs, dans le scénario, adapté du livre éponyme de Nicolas Mathieu où l’on suit une provinciale, allée à Paris puis de retour dans sa région d’origine qui ne « pense » pas de la même façon que ceux qui n’ont jamais quitté leurs terres. C’est ce contraste qui est intéressant dans la France d’aujourd’hui, pleine de fractures. Le film bénéficie d’un superbe casting (mentions spéciales à Mélanie Thierry, Jacques Gamblin et Bastien Bouillon). Malheureusement, sur un thème similaire, « Partir un jour », sorti quelques mois plus tôt, est plus convaincant.
Il faut croire que les romans de Nicolas Mathieu inspirent le cinéma. Après Leurs enfants après eux de Ludovic et Zoran Boukherma, c’est au tour d’Alex Lutz d’adapter Connemara, qui reprend le titre de la chanson éponyme de Michel Sardou « …là-bas au Connemara / on y voit encore / des hommes d’ailleurs venus chercher / le repos de l’âme et pour le cœur un goût meilleur / l’on y croit encore…. ». C’est donc l’histoire d’Hélène (Mélanie Thierry) qui nous est contée, qui pour échapper au blues de la quarantaine - le boulot, les enfants, le mari - Hélène quitte ainsi Paris pour retourner à Epinal sur les traces de sa jeunesse. Alex Lutz use et abuse d’une mise en scène maniérée, qui accumule les effets visuels (flash-backs incessants, flous artistiques, décalages systématiques entre dialogues et situations) et installe une sorte de distanciation entre émotion, sentiments et ressenti…. C’est bien dommage tant le propos est riche et passionnant : les mirages de la vie, la ségrégation de classe, l’émancipation familiale, la réussite professionnelle comme gage de l’épanouissement personnel, la nostalgie du temps passé, les choix assumés et les non-choix subis…. Ce que l’on est, ce que l’on devient, ce qu’on aurait aimé être…. Autant de thèmes qui auraient mérité plus de sensibilité et moins d’artificialité (qu’apporte le personnage du père ?) pour complètement nous happer. Reste l’interprétation magnifique de Mélanie Thierry……
Autant le roman apportait nuances et détails à la construction de ses personnages, à la description de leur vie et de leur environnement, autant le film reste très en surface. Il ne parvient jamais à faire dialoguer passé et présent, comme c’était le cas dans le livre, sans doute la faute à un montage que j'ai trouvé peu inspiré.
Si le début du film se révèle plutôt intéressant, l’ennui nous gagne assez vite. La mise en scène d’Alex Lutz finit par agacer, avec ses gros plans systématiques qui, certes, mettent en valeur le jeu de Mélanie Thierry et Bastien Bouillon, mais deviennent rapidement étouffants et artificiels. /
Ai vu « Connemara » d’Alex Lutz d’après le roman de Nicolas Mathieu… Alex Lutz sur le papier paraissait un peu surprenant pour être celui qui adapterai à l’écran ce livre à succès et il s’avère qu’il a fait un vrai travail personnel et d’auteur. De bonnes idées de mise en scène tout au long du film, principalement le décalage entre le montage image et le montage son qui est extrêmement judicieux et donne une fluidité à la narration et le fait de faire dialoguer deux personnages qui vivent à deux époques différentes est également un procédé original qui amène de l’émotion. « Connemara » ne se contente pas de dérouler le fil narratif du livre, il prend aussi le temps de laisser infuser des affects, des impressions, des atmosphères. Le film est axé sur Hélène (Mélanie Thierry) qui après avoir quittée sa province pour s’épanouir professionnellement et fonder une famille à Paris, revient sur sa terre natale des années plus tard en pleine dépression. Elle y retrouve ses anciens copains de lycée et principalement Christophe (Bastien Bouillon) qui lui n’a pas bougé d’un iota. Film sur le transfuge de classe qui est difficile même par amour. L’adaptation est beaucoup plus intéressante que celle qui avait été faite pour « des enfant après eux » premier roman de Nicolas Mathieu. Le film est toujours juste et évite des reconstitutions trop marquées, tout pathos inutile et tout misérabilisme pesant. « Connemara » est sobre, juste tout en restant littéraire. Alex Lutz fait confiance à ses acteurs et leur laisse le temps des silences, des regards, des hésitations. Tous les seconds rôles existent et particulièrement Jacques Gamblin (dans le rôle du père qui perd la tête) et Clémentine Célarié, en très peu de scènes et de dialogues. Le film est assez proche par ses thématiques du récent « Partir un jour » (également avec Bastien Bouillon) mais lui est supérieur indéniablement par sa grammaire cinématographique.
Vu dans le cadre de la première édition du festival ciné citoyen de Vannes, l’adaptation du roman de Nicolas Matthieu est un bel exercice avec des choix scenaristiques judicieux. Le personnage féminin est incarnée toute en émotions retenues et Bastien Bouillon donne corps à Christophe.
“Connemara”, c’est le genre de film qui croit filmer l’âme des grands espaces, mais finit par te perdre dans les brouillards d’un drame tiède et prémâché. Les critiques les plus bienveillants y saluent une atmosphère mélancolique, des paysages habités, et une délicatesse émotionnelle à fleur de peau ; les autres dénoncent un récit qui piétine, des dialogues convenus, et une poésie de carte postale. La mise en scène se regarde filmer, le montage étire les silences jusqu’à l’ennui, et l’émotion s’évapore faute de nerf dramatique. Un film qui voulait courir dans les landes sauvages, mais qui finit englué dans ses bottes de sentimentalisme bourgeois.
Mettre en image un roman aux personnages aussi intériorisés était un sacré challenge et cela s'avère une réussite.
C'est l'histoire d'une mixité sociale qui n'existe palus , aussi bien pour Hélène qui a du mal avec une certaine bourgeoisie d'entreprise où l'on préfère l'entre soi , mais aussi pour Christophe pour qui la mixité sociale aurait put passer par l'amour.
Troublant , bouleversant , un film qui ne laisse pas indem.
J’avais adoré le bouquin et j’avais hâte de voir le film mais je craignais fort d’être déçue, n’imaginant pas comment Alex Lutz arriverait à le transposer à l’écran. Quelle prouesse d’avoir su retranscrire le contenu si dense et l’atmosphère. J’ai ri et pleuré. Les acteurs sont fabuleux. Un grand bravo aussi à l’équipe de montage qui a fait un travail phénoménal.
Je n'ai hélas pas passé un bon moment . J'ai trouvé que la réalisation était laborieuse avec des effets de style un peu à tout va ( des moments de flou, de ralenti , de volume sonore qui s'éteint puis reprend...) . Alors on comprend que le but est de nous faire plonger dans le vécu d'une femme anxio depressive , mais on sent que le réalisateur abuse des effets .C'est assez long et on est comme suspendu à un dénouement qui n'arrive jamais vraiment .L'alchimie entre les 2 acteurs ne m'a paru évidente, c'est surtout leur talent de comédien respectif qui sauve la mise . Bref, je ne pense pas que tout acteur ou comédien soit bon en réalisation de film .
Connemara s’impose comme une œuvre où le romanesque se dilue dans l’ordinaire, et où Alex Lutz explore le vertige intime des existences cabossées. La fragmentation du récit – avec ses ellipses et ses failles – n’est pas qu’un artifice stylistique : elle rend palpable la désorientation d’une héroïne à bout de souffle, prisonnière d’un déterminisme social qu’elle tente d’esquiver par le refuge amoureux.
Ce qui frappe, c’est la justesse du regard : ni complaisance, ni cynisme, mais une attention à la vulnérabilité, au besoin de consolation comme ultime horizon. Mélanie Thierry incarne avec une intensité rare cette zone grise entre colère rentrée et désir de réinvention, tandis que Bastien Bouillon oppose une fragilité terrienne, presque désuète.
Lutz signe un film profondément humain, qui refuse les séductions du mélo pour préférer une émotion tremblée, inégale, mais authentique. Un cinéma du vacillement, qui touche précisément parce qu’il accepte ses fissures