Connemara. Film dramatique d'une femme qui échoue systématiquement à être heureuse dans sa vie sentimentale et professionnelle. Réalisation au niveau. Trois étoiles et demie.
Beau film, un magnifique portrait de femme contemporain et bouleversant. Mélanie Thierry est sublime, juste et parfaite pour ce rôle. Tout est d'un réalisme saisissant dans ce film, c'est touchant et sincère, comme toujours chez Alex Lutz.
Ce film psychologique repose sur le mal être que l'on a, qui peut venir de l'enfance et de la confiance en soi, ce besoin de changement de vie lorsque celle ci devient routinière et le retour vers ce que l'on a connu lorsque l'on était jeune avec un évolution différente
Les trente premières minutes du film frôlent le ridicule, donnant presque l’impression d’une mauvaise plaisanterie. La suite ne parvient pas vraiment à redresser la barre, malgré quelques passages réussis. Les plans trop rapprochés m’ont vite dérouté, rendant difficile toute immersion dans l’histoire. J’ai eu du mal à croire en la crédibilité des personnages, et la fin, aussi abrupte qu’incompréhensible, laisse le même sentiment de confusion que le début.
Adapté du roman Connemara, Connemara marque une nouvelle étape dans le cinéma d’Alex Lutz, qui délaisse ici la verve comique pour une mise en scène feutrée, presque pudique, au service d’un récit profondément mélancolique.
Hélène, incarnée avec une justesse bouleversante par Mélanie Thierry, a quitté depuis longtemps les Vosges, son milieu modeste et ses rêves de jeunesse. À la quarantaine, un burn-out brutal la contraint à abandonner Paris et à revenir « là d’où elle vient », entre Nancy et Épinal. Elle y retrouve une forme de stabilité : un travail, une maison, une qualité de vie rassurante. Et pourtant, quelque chose manque.
Un soir, sur le parking impersonnel d’un restaurant franchisé, le passé surgit sous les traits de Christophe Marchal, ancien hockeyeur adulé des années lycée, aujourd’hui interprété par Bastien Bouillon. Ce visage familier ravive un désir enfoui, une promesse jamais formulée. Leur liaison, inattendue et fragile, devient le cœur battant du film : la rencontre de deux trajectoires qui se sont éloignées, de deux France qui ne se comprennent plus tout à fait mais rêvent encore, l’espace de quelques instants, de s’aimer.
Alex Lutz filme cette idylle sans emphase, avec une infinie délicatesse. Les silences comptent autant que les mots, les regards disent plus que les aveux. La mise en scène privilégie les cadres simples, les paysages des Vosges baignés d’une lumière douce, comme suspendue. Chaque plan semble chargé d’un poids invisible : celui des choix passés, des renoncements et des vies parallèles que l’on n’a pas vécues.
Connemara n’est pas seulement une histoire d’amour tardive ; c’est le portrait d’une génération confrontée à ses désillusions, à la violence sociale feutrée, à l’écart grandissant entre les origines et la réussite supposée. À fleur de pellicule, le film capte ce moment précis où l’on comprend que vivre, parfois, consiste à apprendre à survivre à ses propres rêves.
Une œuvre sensible, mélancolique, profondément humaine, qui laisse longtemps résonner en nous l’écho de ce qui aurait pu être.
PARTIR UN JOUR. On dit que la vie c'est une folie, que c'est pour les vivants. On dit qu'en regardant les yeux, on voit le coeur. Les images d'Epinal, souvenirs de jeunesse et d'amour. Hélène et le garçon, le tour Bouillon de la vie, pour un retour de femme, porté par le vent, brulé dans les coeurs. Maureen, Connors, O'Connoly... ont aimé.
Je prends enfin le temps de faire un retour sur ce film vu il y a quelques temps et qui ne m'a pas convaincu.
La mise en scène d’Alex Lutz est trop maniérée, multipliant les effets visuels qui finissent par distancier le spectateur. Les flous artistiques, les gros plans ou le montage qui joue à superposer plusieurs scènes, créent une impression d’artificialité. L’émotion se voit en permanence étouffée par cette stylisation excessive et par ces procédés de mise en scène.
Aussi, le cadre social et territorial, pourtant au cœur du roman, se réduit à un simple décor pour une intrigue amoureuse, somme toute assez banale, privant le film de toute l'ampleur politique du roman. Il faut attendre la scène finale pour que la question du fossé social qui sépare les deux personnages soient enfin vraiment traitée.
Au centre de Connemara, Mélanie Thierry domine le film. Par de simples silences ou un regard perdu, elle parvient à incarner toute la complexité d’une femme en crise existentielle et impressionne par son mélange de force et de fragilité. Même si l'on peut regretter que son personnage ne soit pas mieux écrit (il est difficile de percevoir le mal-être dans sa vie de famille et les raisons qui la poussent à s'évader dans les bras d'un autre), il ne serait pas du tout surprenant que l'actrice remporte enfin le César de la meilleure actrice. Quant à Bastien Bouillon, c'est un acteur que je ne porte définitivement pas dans mon cœur. Après Partir un jour, il faudrait arrêter de croire en son potentiel de provincial sexy et irrésistible.
Au final, Connemara laisse une impression globale d’inachèvement. Tout semble survolé et tenu à distance. En voulant tout faire, Alex Lutz s'éparpille et ne dit finalement pas grand chose. L'on en ressort ni ému par cette histoire d'amour, ni interpellé sur la question de la fracture des classes.
Une femme mal dans sa vie …un burn-out professionnel à l’autre bout du monde….elle décide de revenir dans sa région d’origine , les Vosges , pour se ressourcer. Les Vosges et Épinal , filmés au plus juste , une atmosphère d’une vie simple , les soirées entre amis ….c’est très réaliste et c’est vraiment le plus du film….et sa réussite. Un film tout en contraste …parfois de longues scènes….et à d’autre moments , des pèles-mêles de moments de vie en accéléré …un choix du réalisateur plutôt intéressant.
C’est un beau portrait de femme en dépression qui rêve et ne parvient pas à s’accommoder de la réalité. La réalisation est belle mais un peu trop présente, ce qui m’a coupé des émotions de l’héroïne. Le scénario a le mérite d’être original car il ne tombe pas dans les clichés. Les acteurs sont formidables même si les seconds rôles sont un peu caricaturaux, dommage. L’atmosphère est un peu engluée dans la vision désespérée de l’héroïne.
C'est sans doute un bon film pourquoi n'a pas lu le livre. Alex Lutz alterne sans cesse Le point de vue des deux personnages, il nous montre leur errance et leur détresse avec un procédé cinématographique efficace. En revanche rien de nouveau dans mon ressenti pour cette histoire. Le livre avait déjà posé toutes les bases et les avait explorées bien plus en profondeur.
L'idée de deux personnages évoluant différemment en fonction de leur lieu d'habitation est passionnante et le film sans se montrer trop démonstratif arrive à nous faire ressentir cette distance qui se crée sans crier gare. Les acteurs sont tout en nuance avec un jacques gamblin très touchant. Bémol sur les lieux, on filme Epinal et ne montre quasiment que la patinoire qui pourrait être une patinoire comme les autres, alors d'accord c'est pas un téléfilm pour France 3 mais c'est dommage de tourner en province et de rien en montrer.
Un portrait de femme à la croisée des chemins tout en subtilité avec des dialogues brillants ainsi qu'une mise en scène sophistiquée et novatrice. Une interprétation de haut vol de la part de Mélanie Thierry et de Bastien Bouillon. La thématique est commune à celle de "Partir un jour" (avec le même acteur pour incarner l'amant qui n'a pas quitté sa région natale !) mais le traitement est radicalement différent. Bravo à Alex Lutz pour ce film très réussi !
Encore un film avec Bastien Bouillon qui joue l'anciens petit copain resté au bled. Répétitif et sans créativité. Le film est ennuyeux, le truc peu cohérent, long et il n'y a pas la verve prétendue.
le thème est intéressant, mais tellement proche de "partir un jour " avec le même Bastien Bouillon, on ne peut s'empêcher de comparer. c'est beaucoup trop haché, des scènes très courtes ,beaucoup de sexe qui a priori n'apporte pas longues séquences sur les cheveux de Mélanie Thierry franchement ça n'est pas une réussite cinématographique. en revanche Mélanie Thierry est vraiment une super actrice