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TUTUR29
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2,5
Publiée le 11 septembre 2024
Je n’ai pas du tout été emporté par l’histoire très froide dépeinte par les feuilles mortes, même si en revanche, la photographie et les musiques sont pour le coup vraiment envoûtantes.
On s attache immédiatement à ces personnages pas heureux mais qui résistent dans leur morne quotidien et les dialogues sont très bons avec ce décalage entre ce ton neutre et le contenu. Kaurismaki à toujours la flamme.
Dans le monde d’aujourd’hui, à Helsinki, Ansa vit simplement dans son studio et gagne sa vie en travaillant dans un supermarché. Holappa, lui, travaille dans une entreprise du bâtiment. Un jour, le hasard va les pousser à se rencontrer. Le film raconte l’histoire d’amour entre ces deux personnages que pourtant tout oppose. Lui un homme frappé par le désespoir, l’alcool, elle par l’ennui. C’est bien réalisé et très bien interprété. Aki Kaurismaki dépeint un monde triste, silencieux et poétique. Un joli film.
Un film sur des gens de rien riches de dépossession, ainsi aurait pu parler "Barbara". Ce qui laisse toute la place aux sentiments, là est certainement le message du film et que le bonheur n'est pas forcément corrélé à un compte en banque bien fourni et ça fait du bien.
Même si j’apprécie souvent les films aux touches poétiques et ceux qui creusent dans la sphère intime des personnages, cette œuvre ne m’a malheureusement pas captivé.
Elle met en scène deux êtres égarés, écrasés par le poids d’une société moderne impitoyable, qui les isole, les broie sous le joug du capitalisme et de la solitude. Leurs chemins finissent par se croiser, s’entrelacent avec une certaine pudeur, sans jamais totalement fusionner.
Cependant, le film reste d’une froideur saisissante. Le ton détaché, presque clinique, m’a laissé avec un sentiment de malaise. Alors qu’il aurait pu émouvoir par sa profondeur, il m’a surtout paru distant. Le paradoxe ici, c’est que malgré sa durée relativement courte de 1h20, l’ensemble traîne en longueur. L’histoire qui promettait tant se dilue, et la lenteur devient pesante.
peut être pas le meilleur Kaurismaki, mais très touchant, à contrario d'une mode dans le cinéma selon laquelle l'amour n'est qu'une passade qui ne peut durer tant les personnages evoluent dans un monde d'égoïsme et de nombrilisme. La nos personnages se rencontrent et s'aiment aussi par la conscience du fait qu'ils ont besoin de l'autre. Tout leur comportement est un hymne à l'amour d'où toute manipulation toute volonté de domination sont exclus. Revu ce film et contrairement à ma première impression je l'ai considéré comme l'un des meilleurs Kaurismaki, par sa pudeur. une utilisation des gros plans sur les principaux personnages très intenses malgré un eventail minimum d'expression. Mais simplement les yeux.
Errance dans l'ennui Avec une bande-annonce prometteuse et des bons retours du festival de Canne je m'attendais à aimer le film. Grosse déception, il y a quelques bons moments comme le concert du groupe Maustetytöt mais la globalité est très procédurale et d'un ennui absolu. C'est le film d'auteur type dans le mauvais sens du terme, qui passe son temps à s'auto-contempler en ne proposant pas grand-chose.
Un film trop souvent qualifié de triste, non au contraire les personnages se battent et passent d'un job difficile à un autre, sans être toujours payé et jamais félicité.spoiler: Mais au moins la fin est belle et je suis ressortie réconfortée.
Voici donc le nouveau film de Aki Kaurismäki, un cinéaste finlandais qui s’est fait une petite réputation à l’international au fil des années. C’est aussi le premier film du réalisateur que je découvre, ce qui n’aide surement pas à apprécier le film tel qu’il le mérite, tant son cinéma est atypique.
C’est l’histoire de deux quadragénaires solitaires qui vont se rencontrer par hasard. Lui noyé dans l’alcool, elle dans les dettes, le tout avec en fond la radio qui diffuse inlassablement des nouvelles sur la guerre en Ukraine.
Bon, sur le papier, ça ne sent pas la partie de plaisir, pourtant, bizarrement il se dégage réellement quelque chose de l’œuvre … Malgré le sentiment de dépression qui survole son film, avec ses deux protagonistes à la situation précaire et dont la vie semble s’acharner à leur mettre des bâtons dans les roues, il y a une certaine légèreté et un optimisme qui ressort de l’ensemble.
Kaurismäki a un vrai sens du cadre et propose des plans statiques et millimétrés, tout en jouant avec le hors champs. Le film est peu bavard, mais les rares dialogues sont souvent savoureux. On est face à un film contemplatif, qui apporte une mélancolie, mais aussi un humour assez efficace et frôlant parfois l’absurde. Il y a un côté intemporel à l’histoire, et un amour du cinéma qui transparait, renforcé par de multiples références au cinéma de Godar, Bresson, Chaplin, et surement d’autres qui m’ont échappées… Et malgré son côté lent, le film a finalement réussi à retenir mon intérêt, aidé par sa courte durée (1h20), et donné envie de découvrir le reste de sa filmographie.
Quel bonne surprise! Voici un film ! Un travail de précision, un poème en image. Tout est ciselé, le moindre élément de décor, le moindre soupir d un comédien …Du grand art!
Un film qui déborde de charmes grâce à ses personnages, humains, luttant à leur manière pour vivre. Elle est caissière et va de petit boulot en petit boulot. Elle est propriétaire de son appartement. Il est manuel et travaille dans une usine, mais il boit. Et il va de petits boulots en petits boulots. Ils vont se croiser. Tous les deux sont seuls. Ils sont attirés l'un vers l'autre. Une fille rencontre un garçon. Un garçon rencontre une fille. Ils sont tous les deux timides. Mais il y aura des grains de sable dans la mécanique de création de leur couple. Aki Kaurismäki dose parfaitement la construction de ce couple.
Aki Kaurismäki parsème son film de références (Jean-Luc Godard, George A. Romero, par exemple). Pour donner un ensemble d'une durée courte, et c'est tant mieux. Il n'y a pas de séquence inutile ici. Il n'y a pas de musique extradiégétique. Sans aller vite, Aki Kaurismäki construit l'histoire d'amour entre les personnages. Un film qui donne du baume au cœur.
Suis sorti de la salle grandement étonné par ce film. Deux individus solitaires se rencontrent ,les échanges se font, la femme laisse son n°) de téléphone à l'homme sauf que lui, le perd Il est un alcoolique invétéré et il perd successivement son travail et cet "amour naissant" Le décor est kitsch, on se croirait dans les années soixante, soixante dix sauf que la radio a plusieurs moments nous rappelle que nous sommes en 2023. Il y a quelques références au cinéma russe dans la manière de filmer en s'amusant avec la lumière dans les yeux. Finalement, après maintes péripéties, la rencontre se fait.
Objet Filmique Non Identifié: c'est curieux; drôle, décalé et ça ce laisse regarder sans déplaisir. Sans être fan du réalisateur, ses films laissent toujours une trace dans nos méoires, son tyle étant inimitable!
Un peu déçu. Certe tous les fondamentaux de Kaurismaki sont présents : Paysage urbain sinistre, très bonne bande son, portraits de personnages à la dérive. Mais malgré le fait que le film ne fasse qu 1 heure 24 j ai trouvé le temps long.