Les Feuilles mortes
Note moyenne
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216 critiques spectateurs

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MatTh
MatTh

25 abonnés 8 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 septembre 2023
Long lent sans intérêt sans histoire , le festival de cannes doit se poser les bonnes questions quel ennui
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 227 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 septembre 2023
Aucun doute possible, nous sommes bien dans un film d'Aki Kaurismaki. On y retrouve son univers, son goût pour les héros du quotidien aux destins peu réjouissants et pourtant toujours porteur d'un certain espoir. On retrouve aussi le goût pour la musique, d'une autre époque, d'un autre pays et qui collent parfaitement à l'univers du cinéaste. Destins croisés, destins perturbés par les aléas de la vie, Kaurismaki semble tourner le même film depuis des années et malgré cela, continue à nous séduire et à rendre ses personnages attachants. Les personnages des "feuilles mortes" n'échappent pas à cette règle. De plus, les cinéphiles apprécieront les nombreux clins d'œil cinématographiques éparpillés le long du film, nous réservant le plus beau d'entre eux pour la fin.
JB D
JB D

9 abonnés 35 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 septembre 2023
Ah! Qu’il est beau et bon de voir un film tenir dans la paume d’une main, simple comme un mot d’amour, d’une petite heure et ses vingt minutes qui suffisent à tout dire par la simplicité.

Comme toujours chez Kaurismäki, le regard est du côté des ouvriers, et son cinéma plus que jamais s’incarne dans les deux plus belles choses qui puissent être filmées : le travail manuel, c’est-à-dire le corps politique, et les regards, qui sont l’âme poétique. Film de yeux et de mains! secrètement bressonnien, œuvre désespérée mais dont le cœur est gardé chaud, illuminé d’êtres humains, de choix, d’actions minimes mais fondamentales : arrêter de boire pour se montrer à la hauteur, se dénoncer, essayer d’avancer, donner des signes, aimer l’inconnu(e), échouer, recommencer.

Il suffit d’une poignée de plans comme autant de graines fertiles pour que l’image Kaurismäkienne fleurisse, verdisse. Il suffit de deux mots échappés du fond de soi (« Maudite guerre ») pour en dire plus que tous les flots et les flux de la parole. Le silence, l’immobilité, sont la condition du mouvement cinématographique dans le regard si intime qu’instaure le cinéaste finlandais auprès de ses personnages.

On a trop dit l’influence chez lui de Chaplin et de Tati mais, tout en étant maître de son style, les plans lapidaires sur une éponge, une assiette mise à la poubelle, un pavé luisant dans la nuit finlandaise, les vues d’Helsinki à l’aube, sont d’une nécessité d’eux-mêmes qui font penser à Murnau, à Renoir : rien à couper, rien à retrancher de cet opus d’une émotion inouïe, d’une timidité irrésistiblement nordique. Les plans, dans leur justesse et leur lumière intérieure, dans leur fragilité ô combien humaine, s’en vont chacun vers le suivant, comme une série de gestes amoureux, pudiquement liés entre eux - en ce sens presque japonais.

De son titre automnal, Kaurismäki promet le verdoiement à venir, et son cinéma est encore et toujours d’un équilibre intact, comme l’herbe libre qui vient germer sur les terres gelées du Nord, et qu’aucun vent ne peut fléchir.
Petitgraindesable
Petitgraindesable

23 abonnés 72 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 septembre 2023
Ni assez burlesque, ni assez sentimental. L'alliance affirmée des deux aurait donné un grand film. Les références cinéphiliques sont appuyées à l'excès. Déçue !
Alu-Ciné
Alu-Ciné

26 abonnés 129 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 septembre 2023
Une réussite dans le cadre des objectifs que le cinéaste s'est fixé : écrire-filmer une jolie histoire d'amour sur fond de guerre horrible en Ukraine tout en dénonçant la condition faite aux travailleurs que l'on appelait de "première ligne" du temps de la pandémie. Tout y est très maîtrisé : les couleurs qui crient volontairement, les plans qui s'enchaînent en de parfaits glissandi et des variations musicales qui subjuguent -ah ce groupe de jeunes finlandais et leur pop extatique-décalée, ah ce mouvement sublime de la symphonie pathétique de Tchaïkovski dirigée par Mravinski en 61, merci, j'ai noté la référence !-.
Par cet aspect musical et par cette séquence dans un cinéma où les deux protagonistes visionnent un film violent je n'ai pas pu m'empêcher de rapprocher ce film du dernier opus de Nanni Moretti : une même allégresse sur un rythme allègre dans la manière d'emporter le spectateur, ravi, dans un tourbillon. J'ai vu l'opus du cinéaste italien aussi comme un appel à résister à la laideur contemporaine. Ma dernière phrase est éminemment subjective : il me semble que l'ami finlandais est quelque peu résigné-désenchanté. C'est bien là ma seule raison de ne noter "que" 4 un travail si bien abouti.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 septembre 2023
Si vous avez déjà vu un film d’Aki Kaurismäki, certains vous diront que vous auriez déjà tout vu chez le cinéaste finlandais. Dans la forme ce n’est pas faux, mais dans le fond, chaque chapitre qu’il nous donne à décortiquer est une redécouverte de son art et de sa poésie. Bien sûr, on reconnaît le teint pâle d’Helsinki, une ville où les citoyens charbonnent à la tâche pour quelques miettes de pain. Ce film n’est pas si différent des autres sur ce point. Il y aborde plusieurs thématiques sociales, dont le prolétariat (Ombres au Paradis, Ariel, La Fille aux allumettes) ou l’immigration (De l’autre côté de l’espoir, Le Havre), quitte à traverser les frontières. Pour son retour à la Croisette, et avec l’aval d’un jury épris de sa tragi-comédie sociale, Kaurismäki ouvre un nouveau chapitre sur une histoire d’amour, d’une grande sincérité et d’une grande sensibilité.

La toile de fond d’une société qui tend vers le capitalisme montre une réelle bascule dans un pays en crise économique. Holappa (Jussi Vatanen) en fait les frais, malgré une certaine rigueur dans le tri des aliments ayant dépassé leur date de péremption. Tout comme ces produits invendables en supermarchés, elle est une indésirable d’une société qui grogne pour témoigner d’une hiérarchie obsolète. L’inflation s’ajoute à l’addition corsée de cette femme, qui s’efforce de trouver la sécurité de l’emploi, une utopie prise avec beaucoup d’humour et de désarroi par le cinéaste. Le temps n’est pas celui du cynisme, mais de l’amour. Il s’agit sans doute du refuge idéal pour Holappa, une citoyenne anonyme, jusqu’à ce qu’elle croise la route d’Ansa (Alma Pöysti), un ouvrier quelconque parmi tant d’autres.

Archétype de l’alcoolique chronique, qui fume clope sur clope, peut-être est-il temps pour lui de se trouver une autre addiction dans une relation sentimentale. Vivant dans une modeste colocation, il prend des airs d’un bad boy la nuit tombée. Chacun se retrouve alors pour chanter son meilleur tube mélancolique dans le pub du coin, avec une audience statique et attentive pendant chaque représentation. On y chante ses fantasmes, on devient une star et on revendique son existence à ce moment précis. Que l’on soit face à la scène ou non, on ne peut échapper aux hurlements de désespoir qui frappe chaque protagoniste. Cela justifie tous les actes illégaux que l’on observe, mais au bout du compte, il ne reste plus que l’amour et la solidarité pour s’émanciper de tout.

Avec autant d’éléments sinistres, il y aurait de quoi partir en dépression et c’est un peu ce qui transparaît en contemplant l’unique expression faciale de ce petit monde. Cela crée un décalage burlesque qui est assez ravageur, dès lors que les protagonistes sont conscients de leur statut et de leur isolement. Ce sont des morts-vivants ou bien les feuilles mortes d’un chêne au bout de croissance. Holappa a beaucoup de temps pour elle, mais peu d’argent pour combler le vide dans sa vie solitaire. On en prend pleinement conscience lorsqu’elle part faire ses courses ou qu’elle revient chez elle, avec uniquement une radio pour apporter un peu de vie à son foyer. Malheureusement, ce qu’elle a à annoncer n’est que mort et désolation. Comme pour Ansa, elle attend une révolte intérieure, un dépassement de soi, qui commence par les petites intentions, à à l’image d’une virée improvisée au cinéma, le meilleur moyen de voyager à l’autre bout du monde tout en restant collé au fond de son siège. Une insoupçonnable référence à Jim Jarmush vient d’ailleurs confirmer la pudeur de Kaurismäki, sans oublier de citer Bresson et Godard, au détour d’une petite boutade. Ce genre d’aparté montre à quel point le cinéaste finlandais peut manquer de subtilités par moments, car il croit à son public, plus futé et plus raisonnable qu’il n’y paraît.

Chaque étape de la relation est ainsi captée avec intelligence, sans que rien ne dépasse, sans que rien ne vienne déchanter ce petit espoir qui est parti de rien. Un bout de papier qui s’envole, une addiction, un accident, rien de tout ça ne peut finalement empêcher les personnages de tenir la promesse la plus folle et la plus insolite de ce conte, solaire et merveilleux. Il est donc possible d’avoir un coup de foudre sous un lied de Franz Schubert, tout en entretenant l’ivresse de l’amour. Sur ce point, Aki Kaurismäki nous apparaît beaucoup plus romantique qu’à son habitude.

En plus d’être une douce référence à la chanson éponyme écrit par Jacque Prévert et composée par Joseph Kosma, Les Feuilles Mortes est un conte d’une finesse extraordinaire. S’il n’est pas possible de s’évader au-delà des frontières d’Helsinki, il faut admettre que la grande réussite de l’œuvre réside dans son évasion, symbolique et sensorielle. Kaurismäki prouve ainsi qu’il est capable « d’offrir un avenir à l’humanité » avec une histoire d’amour qui n’a de sens que lorsque l’on renonce à sa captivité.
Hervé L
Hervé L

92 abonnés 717 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 septembre 2023
Un très bon film un humour froid excellent des cadrages fantastiques une économie de paroles géniale on se croirait dans un livre de Passilina... À voir absolument
Jeanlucchichery
Jeanlucchichery

30 abonnés 119 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 septembre 2023
Suis sorti de la salle grandement étonné par ce film.
Deux individus solitaires se rencontrent ,les échanges se font, la femme laisse son n°) de téléphone à l'homme sauf que lui,
le perd
Il est un alcoolique invétéré et il perd successivement son travail et cet "amour naissant"
Le décor est kitsch, on se croirait dans les années soixante, soixante dix sauf que la radio a plusieurs moments nous rappelle que nous sommes en 2023.
Il y a quelques références au cinéma russe dans la manière de filmer en s'amusant avec la lumière dans les yeux.
Finalement, après maintes péripéties, la rencontre se fait.
Piette Lacour
Piette Lacour

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 septembre 2023
J'adore ce film plein d'humanité, d'humour froid et d'amour entre 2 personnes solitaires. Sur fond de guerre en Ukraine. Touchant et émouvant. Tous les acteurs sont excellents. Je reconnais bien la patte du réalisateur dont j'ai aimé tous les films.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 septembre 2023
Le cinéaste aborde une multitude de sujets, les contrats de travail précaire, les stupidités sans nom de certains règlements, la solitude aussi, ou l'alcoolisme mais on constate aussi qu'aucun n'est réellement traité, logique pourrait-on dire les silences et le rythme lancinant sur à peine 1h20 de film c'est court pour pouvoir exposer un récit digne et dense sur des thématiques aussi larges. Mais le style Kaurismaki c'est aussi ça, rester clair et concis pour aller à l'essentiel, et ici c'est avant tout la recherche de l'amour pour se sauver d'une solitude forcément mortifère. Les points socio-politiques sont secondaires mais forment un contexte de piège fataliste qui instaure une atmosphère nostalgique, poétique et mélancolique qui se confrontent pourtant. En effet, la musique souvent joyeuse crée néanmoins un paradoxe face à des clients ternes, ennuyants et ennuyeux qui se réfugient pour la plupart dans l'alcoolisme. Par là même, le réalisateur offre quelques séquences aussi amusantes que tristes (ciné). Car si on aime la forme et qu'on savoure les couleurs chaudes et la photographie du film le fond du récit reste terriblement triste et austère, dans un écrin de mélancolie dépressive qui ne donne pas envie de rêver, justement.
Site : Selenie.fr
Patricia D.
Patricia D.

87 abonnés 181 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 septembre 2023
Deux âmes solitaires se croisent un soir dans un karaoké d'Helsinki. L'une et l'autre enchaînent des boulots ingrats et mal payés dans des environnements blafards et bruyants. Leur quête d'amour est régulièrement contrariée comme dans la chanson : "mais la vie sépare ceux qui s'aiment, tout doucement, sans faire de bruit"...
Je ne suis pas une spécialiste de Kaurismäki mais les connaisseur·euses voient ici l'un de ses meilleurs films, ou même pour certain "un écrin de beauté et d'espoir". J'y ai vu, plus modestement, une histoire tendre et maladroite entre deux êtres qui plongent dans une rencontre fortuite comme on s'accroche à une planche de salut.
Peut-être faut-il éviter de visionner ce film un jour de pluie...
Vanille Artiade
Vanille Artiade

4 abonnés 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 septembre 2023
C’est beau. Drôle. Intelligent. Le film de l’année à mes yeux. Du grand Kaurismaki !
Les plans sont subtilement pensés, la caméra toujours posée en plan large, suggestion de la profondeur et de l’espace qui se dégage de la vie des personnages. De la place il y en a mais comment faire pour le voir ? C’est tout simplement majestueux.
Christine SALAVERT GRIZET
Christine SALAVERT GRIZET

3 abonnés 98 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 septembre 2023
Alors que dire ? Nous sommes restées assises dans la salle avec mes copines comme beaucoup d'autres spectateurs, ne sachant pas suoi penser. Certes on ne sort pas enervé.e de la projection. Le film est quand même triste malgre des pointes d'humour. Je croyais la Finlande plus sociale avec ses travailleurs pauvres. Des decors anachroniques, vieux télephone, poste radio contrastent avec le fond de guerre d'Ukraine.
Une histoire d'amour étrange et lente, c'est joli.
Bref allezvous faire une idée par vous mëme...
Timbak
Timbak

3 abonnés 9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 septembre 2023
J'ai trouvé ce film excellent, non pas pour son histoire somme toute assez classique en elle-même mais pour la profondeur des personnages qui, broyés par un monde capitaliste parviennent à se retrouver dans un silence magnifique et digne. Les couleurs sont toujours très belle, et certaines scènes réellement émouvantes nous attachent aux deux protagonistes. Pour couronner le tout, le message est utile et donne espoir malgré l'apparente tristesse dépeinte.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 septembre 2023
Un Prix du Jury à Cannes bien mérité pour ce beau film.

L'atmosphère des films de Kaurismaki est reconnaissable entre mille. Des personnages taiseux, des décors désuets et minimalistes... quelque chose de froid et de distant peut se dégager de son cinéma et je comprends que l'on puisse rester hermétique à cet univers.

Je m'y suis, pour ma part, plongé avec beaucoup de plaisir, une nouvelle fois, et j'ai été touché par cette jolie histoire d'amour naissant, qui a tant de mal à exister et à se construire, entre deux personnages écorchés, que la vie n'a pas épargnés, mais qui, malgré la précarité dans laquelle ils se trouvent, se montrent très résiliants et parviennent à trouver une force pour avancer.

La réalisation est très maîtrisée et impressionne par sa précision. Chaque plan, chaque objet filmé (un transistor, un papier qui s'échappe dans le caniveau, une demi-bouteille de vin mousseux, une veste, une assiette et des couverts achetés au supermarché puis jetés à la poubelle) en dit beaucoup plus que des mots et apporte du sens à la narration de manière assez subtile sans que le réalisateur ait besoin de trop appuyer ou tout surexpliciter.

Malgré une représentation du Monde qui pourrait paraître assez sombre et désabusée (la guerre en Ukraine en toile de fond à la radio, un club karaoké et un bar dans lesquels personne ne semble s'amuser, la nécessite de voler pour se nourrir, l'alcool comme échappatoire), Aki Kaurismaki filme ses personnages avec beaucoup de tendresse et parvient à régulièrement insuffler quelques pointes d'humour qui apportent une certaine forme de légèreté. Tout cela contribue à rendre les personnages encore plus attachants et le film assez irrésistible au final.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
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