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Loicl1706
12 abonnés
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4,5
Publiée le 2 avril 2026
Quel bonne surprise! Voici un film ! Un travail de précision, un poème en image. Tout est ciselé, le moindre élément de décor, le moindre soupir d un comédien …Du grand art!
Avec Les Feuilles mortes, Aki Kaurismäki retrouve son minimalisme mélancolique pour raconter une histoire d’amour cabossée dans un monde désenchanté. La mise en scène, d’une épure presque ascétique, laisse place à des silences éloquents et à un humour pince-sans-rire qui désamorce constamment le pathos. Les personnages, taiseux et solitaires, avancent avec une dignité fragile, comme suspendus entre résignation et espoir ténu. Kaurismäki capte avec une justesse remarquable la précarité sociale tout en y injectant une douceur inattendue. Un film modeste et profondément humain, où la simplicité formelle devient la clé d’une émotion durable.
Ce film est très singulier, et pour plusieurs raisons. Premièrement c'est un film finlandais et c'est pas tous les jours qu'on peut en voir un. Deuxièmement, c'est très lent, pas vraiment poétique pour autant, mais plutôt "brut de décoffrage" et ça change pour une comédie soit disant romantique. Tous les deux sont ouvriers ou dans la classe sociale basse. Ils sont tous les deux gauche aussi au possible. Mais il forme un couple intéressant qu'on a envie de connaitre et découvrir. Lui ne se cache pas pour boire et c'est un énorme fléau je crois dans les pays scandinaves. Elle, de son côté, ne semble pas avoir de vice ou défaut. Elle est juste banale. Ils vont au cinéma et le réalisateur en profite pour faire une apologie du cinéma qu'il aime bien et il y a beaucoup de vieux films et pas mal de films français. Ce n'est pas un film qui fait rêver mais c'est un film qui change de ce qu'on a l'habitude de voir. Un film qui peut aussi rappeler ceux des frères Dardenne.
Du grand Kaurismaki comme on l'aime. Une histoire simple et banale mais tellement bien racontée. Rien de superflu là-dedans. Les personnages ont une épaisseur et une âme. On les sent proches. La photo est superbe. Le personnage féminin est magnifié et du coup on s'attache à son sort. Plan magnifique du visage derrière la fenêtre qui lui donne sa singularité et sa beauté . On est dans l'épure et l'essentiel. Les films de ce réalisateurs sont reconnaissables entre mille, ce sont des œuvres d'art, des tableaux de Gauguin à contempler .
On ne sait pas en quelle année on est. Tout semble usé, fané, comme si le monde s’était arrêté en 1983 dans un bar à néons. Les décors sont anciens, les musiques finlandaises ont ce quelque chose de mélancolique qui colle au plafond, et même la radio, quand elle parle, parle de guerre. Bref : ambiance joyeuse.
Et pourtant… j’ai souri. Plusieurs fois. Pas à cause de blagues, non. Mais à cause de cette absurdité tranquille. Cette manière que le film a de te montrer la déprime générale, le vide des jours, les silences qui pèsent… et de t’en faire rire malgré toi. C’est froid, mais jamais cynique. C’est lent, mais jamais complaisant. C’est juste… humain.
Les deux personnages principaux, Ansa et Holappa, sont des êtres un peu cabossés, solitaires, qui cherchent à s’accrocher à quelque chose — un regard, un job, un chien qui s’appelle Chaplin. Ils ne parlent pas beaucoup, mais on sent tout. L’envie d’exister un peu plus fort. De sortir du gris.
Alors oui, il ne faut pas être déprimé pour regarder ce film. Ou alors, il faut l’être juste assez pour y voir une petite lumière. Parce qu’au fond, c’est une fable. Pas grand-chose ne se passe, mais il se passe l’essentiel : une rencontre, une absence, une attente. Le strict minimum… mais bien fait.
Même s’il n’est plus aussi actif que dans ses jeunes années, Aki Kaurismäki conclut ici sa trilogie du prolétariat, dont le dernier segment, ‘La fille aux allumettes”, remonte à plus de trente ans. ‘Les feuilles mortes’ est une oeuvre modeste, consciemment naïve, une romance (un peu) contrariée entre une jeune femme et un jeune homme dans des situations précaires plus ou moins assumées, dans un Helsinki réduit à quelques environnements industriels ou, au contraire, d’une artificialité de maison de poupée. La critique sociale étant implicite, il n’y a pas grand chose, dans ‘Les feuilles mortes’, qui sorte des sentiers battus si ce n’est son empreinte culturelle. Je ne parviens toujours pas à déterminer si Kaurismäki exagère un naturel national à des fins burlesques ou s’il reproduit fidèlement la banalité du quotidien dans son pays…mais de nombreux éléments (volontairement? Involontairement?) humoristiques proviennent de cet esprit éminemment “finlandais” : l’économie de dialogues, l’humour pince-sans-rire, un rendez-vous amoureux pratiquement monosyllabique, des bars à karaoké où des gens immobiles boivent en silence,....le monde de Kaurismäki semble peut-être encore plus artificiellement agencé (et beaucoup, beaucoup plus froid) que celui de Wes Anderson, tout en suscitant une véritable curiosité pour cette terra incognita nordique, qu’on ne voit pas si souvent dans ses habits de tous les jours.
Le film empreint d’une nostalgie qui fait frémir utilise cette chanson qui est une des plus belles de la chanson française pour retourner malgré tout son sens. Le ton est pessimiste et l’histoire est plutôt terne mais on peut croire que l’amour d’une certaine manière peut changer les choses.
En voilà un film intéressant et très singulier. J’ai adoré la simplicité et la poésie de ce film. Le cadre de la pauvreté y ajoute un sel indescriptible. On a l’impression que ça se passe presque dans les années 80,90 mais c’est bien de nos jours. Ce film est sublime je le conseille à tout ceux qui ont une âme douce.
Du cinéma d'auteur singulier aux couleurs prononcées. On a souvent l'impression que les décors sont assemblés de toutes pièces, de manière significative et artistique. Le film suit une histoire d'amour assez ordinaire malgré des rebondissements pas banals sur fond de drame sociale. Une œuvre portée par ses effets de styles.
Même si j’apprécie souvent les films aux touches poétiques et ceux qui creusent dans la sphère intime des personnages, cette œuvre ne m’a malheureusement pas captivé.
Elle met en scène deux êtres égarés, écrasés par le poids d’une société moderne impitoyable, qui les isole, les broie sous le joug du capitalisme et de la solitude. Leurs chemins finissent par se croiser, s’entrelacent avec une certaine pudeur, sans jamais totalement fusionner.
Cependant, le film reste d’une froideur saisissante. Le ton détaché, presque clinique, m’a laissé avec un sentiment de malaise. Alors qu’il aurait pu émouvoir par sa profondeur, il m’a surtout paru distant. Le paradoxe ici, c’est que malgré sa durée relativement courte de 1h20, l’ensemble traîne en longueur. L’histoire qui promettait tant se dilue, et la lenteur devient pesante.
Je n’ai pas du tout été emporté par l’histoire très froide dépeinte par les feuilles mortes, même si en revanche, la photographie et les musiques sont pour le coup vraiment envoûtantes.
J'étais un grand admirateur de Kaurismaki dans les années 90. Je m'en suis détaché lors de ses errances dans le cinéma francophone. Ce film ne m'a pas réconcilié. 30 ans plus tard, ce réalisateur fait le même genre de cinéma sans avoir réellement évolué dans son geste et en perdant l'âme froide qui habitait délicieusement ses premiers films.